> The Banker who owns the stars

The Banker who owns the stars

Par | 2018-02-23T11:01:42+00:00 24 novembre 2013|Catégories : Blog|

 

The ban­ker who owns the stars took me to his obser­va­to­ry on a hill out­side Rome. “Look,” he said, “that one is where I will live and that one is for my daugh­ter and that one where my wife will live.” “Do people who have no money also go to stars after they die?” I ask. “Of course”, he shrugs calm­ly, “they will have to spend their time with the worms but nothing stops a fede­ra­tion of them owning a share in a star. The worms too have their shim­me­ring pre­sence laced in the stil­l­ness above and, besides, who can say how many empe­rors’ stars have fol­lo­wed the laws of com­bus­tion, dwind­ling away in the caval­cade of what we can only call the wounds in bright­ness.” “Will the sky and the stars end?” I ask him. He is silent and pulls from his pocket a hea­vy gol­den watch within which can be seen smal­ler gol­den watches each contai­ning more watches and the last, the smal­lest, specks of gold sand. The ban­ker is a sober citi­zen who regu­lates the pro­fit and loss of the jour­ney. His immense com­pu­ta­tions are held in a woo­den dra­wer where wands of mer­cu­ry assess their truth. Now on his outs­tret­ched hand specks of bright­ness are mul­ti­plying and I no lon­ger know what is the sky, what the hand, what the uns­ta­ted sanc­tua­ry of lumi­nous decom­po­sing soil.

 

 

 

Le Banquier qui pos­sède les étoiles

 

Le ban­quier qui pos­sède les étoiles m’a ame­né à son obser­va­toire sur une col­line aux envi­rons de Rome . « Regardez », a-t-il dit, « celle-ci est celle où je vivrai, et celle-là est pour ma fille et sur cette autre vivra ma femme. » « Est-ce que les gens qui n’ont pas d’argent vont aus­si dans les étoiles après leur mort ? » ai-je deman­dé. « Bien sûr », dit-il cal­me­ment en haus­sant les épaules, « ils devront pas­ser leur temps avec les vers mais rien ne les empêche de s’associer pour  déte­nir une part dans une étoile.  Les vers  éga­le­ment ont leur cha­toyante pré­sence  entre­la­cée à la tran­quilli­té là-haut et, par ailleurs, qui peut dire com­bien d’étoiles d’empereurs ont sui­vi les lois de la com­bus­tion, s’éloignant en dimi­nuant dans la caval­cade de ce que nous pou­vons seule­ment appe­ler les plaies dans  la brillance » « Le ciel et les étoiles auront-ils une fin ? » ai-je deman­dé. Il  se tait  et sort de sa poche une lourde montre en or à l’intérieur de laquelle on peut voir de plus petites montres en or conte­nant cha­cune d’autres montres et la der­nière, la plus petite, des paillettes de sable d’or. Le ban­quier est un citoyen posé qui règle les pro­fits et les pertes de la jour­née. Ses cal­culs immense sont ran­gés dans un tiroir en bois où des baguettes de mer­cure garan­tissent leur exac­ti­tude. Maintenant, sur ses mains ten­dues se mul­ti­plient des paillettes de lumière et je ne dis­tingue plus ce qui est  le ciel,  la main,  ou  le sanc­tuaire inex­pri­mé du sol lumi­neux en décom­po­si­tion.

 

 

Traduction en fran­çais : Marilyne Bertoncini