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THE WALL POEMS IV

Par |2018-10-23T09:32:17+00:00 30 mars 2013|Catégories : Blog|

 

It was my last chance to see
The Wall.  I ran through the Arab Market,
ter­ri­fied by images I had lear­ned from
racist American films and sedu­ced by
the spi­cy incense all around. I wan­ted
to stay and see more but I couldn’t.
I ran and ran until I got to the Cardo
where 20 beau­ti­ful Israeli sol­diers
mil­led around.  The rain was per­sistent
and I wan­ted to stay and stu­dy those
faces but some­thing cal­led me.

I arri­ved at The Wall coming from dark­ness
and the stones of the wet floor spoke
to me in pas­tels – Pink,     blue,

                 beige,     gray,     ochre.

I step­ped through the gate, grab­bed
a card­board Yarmulke and

                 Shechina was there

She was so glad that I had come.
Strange that women are not wel­come
on this side of The Wall where the
femi­nine is so strong.   Strange.
But she doesn’t mind too much.  She’s
patient.  A Jewish mother knows that
all her chil­dren come back home even­tual­ly.

I kis­sed her good­bye and wal­ked out
the gate hea­ding home.

But then the rain stop­ped and I heard
a poem.     It went like this :

 

excerpt from
“Israel, the First Time”

 

C’était ma der­nière chance de voir
Le Mur. Je tra­ver­sais en cou­rant le mar­ché arabe,
ter­ri­fié par les images que j’avais apprises dans les
films racistes amé­ri­cains et séduit par
l’odeur épi­cée de l’encens alen­tour. Je vou­lais
res­ter et en voir davan­tage mais je ne pou­vais pas.
Je cou­rus sans arrêt jusqu’à ce que j’arrive au Cardo
où grouillait une ving­taine de beaux sol­dats
israé­liens. Il pleu­vait sans arrêt
et je vou­lais res­ter et étu­dier ces
visages mais quelque chose m’appelait.

J’arrivai au Mur en sor­tant de l’obscurité
et les pavés du sol mouillé me par­laient

en pas­tel – Rose,   bleu

               beige,  gris,  ocre.

Je fran­chis le seuil de la grille, sai­sis
une kip­pa de car­ton et

              la Sheckina était là

Elle était si heu­reuse que je sois venu.
Il est étrange que les femmes ne soient pas admises
de ce côté du Mur où le
fémi­nin est si puis­sant. Etrange.
Mais celà ne la gêne pas trop. Elle
est patiente. Une mère juive sait que
tous ses enfants à la fin rentrent à la mai­son.

Je l’embrassai pour lui dire au revoir et repas­sai
la grille pour retour­ner chez moi.

Mais la pluie alors avait ces­sé et j’entendis
un poème. Il disait :
 

extrait  d’ ”Israël, la Première Fois »
tra­duc­tion – Marilyne Bertoncini
 

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