> Une nuit d’Adieu à Janrabel

Une nuit d’Adieu à Janrabel

Par |2018-08-19T01:55:58+00:00 11 janvier 2014|Catégories : Blog|

 

Elle fut la terre
De ma dépres­sion divine
Ce nom de fleur
A réso­nance d’amour
Elle fut la terre
D’une cha­leur en retraite
Ce mas­sacre à brû­ler les semences
Tu m’es appa­rue en songe
Comme le pre­mier bai­ser du matin
En chair
Comme un rouge à lèvre de vieille date
La ville n’a plus le Tam-tam
Des réveillons de gauche
Ni les draps blancs des voi­si­nages en cou­vert
Depuis la froi­deur de ta force
En plus, il me semble que ton absence
Et la mémoire vide des fils de Guinée
Ne font qu’un
En si peu de temps Janrabel
Le jour est deve­nu
Un trai­té de lutte dilu­vienne
En si peu de temps ma douce
Des phrases toutes faites
Comme un croi­se­ment inat­ten­du
Me tra­versent la tête
Pour me souf­fler ce deuil
En son­net acous­tique d’un retour
Janrabel au côté sud des sol­stices
Sans pal­miers à témoi­gnage de pru­nelles sau­vages
Janrabel de pas­sé oublié
Au som­meil de ses fils en neu­vaine pol­luée
En com­bien de dou­ceurs se divise
Un atten­tat de sui­cide ?
En com­bien de secrets
Se vola­ti­lise un tré­pas ?
Et si la jeu­nesse n’est pas un pay­sage avor­té
Un jour Janrabel
Tu dor­mi­ras dans mes bras
Comme la révo­lu­tion des faunes flores sus­pen­dues

 

 

Anderson Dovilas, Vingt poemes pour tra­ver­ser la nuit
 

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