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Werner Lambersy

Par | 2018-07-17T21:40:13+00:00 15 février 2014|Catégories : Blog|

 

Lambersy Werner, d’origine belge (Anvers, 1941 ) vit et tra­vaille à Paris depuis 1980 ; car­rière com­mer­ciale et voyages ( Amérique, Asie, Afrique, Europe de l’Est…) entre 1960 et 1982, où il intègre le Centre Wallonie-Bruxelles. Poète impor­tant dans le domaine fran­co­phone, tout en variant dans le ton et la forme, de l’extrême dépouille­ment à une res­pi­ra­tion ample, sa poé­sie, à tra­vers plus de 40 ouvrages, pour­suit une médi­ta­tion inin­ter­rom­pue sur le dépas­se­ment de soi dans l’amour et l’écriture. Il a rem­por­té de nom­breux prix et, par ailleurs, est tra­duit en volume dans plus de 20 langues. Les revues « NU(e) » N°50 et « Le Non-dit » viennent de lui consa­crer un numé­ro spé­cial.  Une réédi­tion des livres d’artiste, introu­vables ou épui­sés, est en cours. A noter : Maîtres et  mai­sons de thé , et plu­sieurs recueils chez Le Cormier, Labor, Dur-an-ki, Les Eperonniers, Cadex, Phi, Le Dé bleu, L’Age d’Homme, L’Amourier, Le Taillis pré, Hermaphrodite, Dumerchez, Rhubarbe ou les édi­tions du Cygne, deux antho­lo­gies per­son­nelles : Présence de la poé­sie (Les Vanneaux ) et L’éternité est un bat­te­ment de cils, chez Actes Sud, et un impor­tant recueil à paraître en 2014 chez L’Age d’Homme : « Dernières nou­velles d’Ulysse »… 

Coimbra est le deuxième volet d’un trip­tyque, com­men­cé en 1980 avec Architecture nuit , répon­dant à Adorno qui pense le poème impos­sible après la Shoa…et que  Dernières nou­velles d’Ulysse  ponc­tue­ra en 2014 chez L’Age d’Homme, car nous sommes tous fils et filles d’une minus­cule Ithaque en route vers une nou­velle wel­tan­schauung, dont seul le chant pour­rait prendre en charge l’épopée déme­su­rée…Coimbra s’occupe donc de recon­naître la place à par­tir d’où  la voix poé­tique peut s’élever dans notre vie sou­vent si peu héroïque ! Tout est né à Coimbra, où regar­dant le soleil des­cendre la col­line et rejoindre Santa Clara a Velha « qui s’enfonce de quelques mil­li­mètres en plus » dans les berges du Mondégo, fleuve côtier qui renoue avec l’imaginaire et l’irrationnel de l’océan, J’AI VU Orphée rejoindre Eurydice, s’enfoncer avec elle, la rame­ner au jour et la perdre à nou­veau dans la confu­sion du quo­ti­dien et «  la beau­té  des choses ». Ma femme était enceinte de notre pre­mier enfant  et chaque jour était le pre­mier jour de notre amour ! La pas­sion, comme la vie, doit mou­rir sans cesse pour renaître sans cesse neuve. Que l’encre du scribe soit la nuit où trem­per le calame du monde, la lumière du vivant,  et qu’il pose les signes d’un mys­tère qui ne se résout que dans un mys­tère plus grand jusqu’à rejoindre celui de l’univers. 

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