> Athènes de Didier Ben Loulou et Yorgos Markopoulos

Athènes de Didier Ben Loulou et Yorgos Markopoulos

Par |2018-08-21T02:51:13+00:00 15 février 2014|Catégories : Blog|

 

Cet ouvrage a été réa­li­sé à l’occasion des expo­si­tions des pho­to­gra­phies de Didier Ben Loulou tenues à Chartres en Bretagne, Caen, La Roche sur Yon et La Rochelle. Un ensemble de pho­to­gra­phies du quo­ti­dien athé­nien actuel, accom­pa­gnées de poèmes de Yorgos Markopoulos, poèmes tra­duits par Michel Volkovitch.

Au sujet du pho­to­graphe, on se repor­te­ra ici avec pro­fit : Didier Ben Loulou

Le poète, Yorgos Markopoulos, n’est pas incon­nu de ceux qui s’intéressent à la poé­sie grecque contem­po­raine et aux choix de tra­duc­tion de Michel Volkovitch. Plusieurs de ses poèmes sont acces­sibles en langue fran­çaise, par exemple dans l’anthologie Poètes grecs du 21e siècle des édi­tions Publie​.net /​ Le miel des anges. Né en 1951, le poète vit à Athènes et est l’auteur d’une œuvre consé­quente et recon­nue.

Les deux auteurs de ce beau livre nous donnent à voir ce à quoi nombre d’entre nous essaient d’échapper au quo­ti­dien, et c’est peut-être heu­reux : l’extrême vio­lence induite par cette situa­tion contem­po­raine qui veut que 1 % de nos « frères » humains aient déci­dé d’asphyxier les 99 autres %. Car telle est la réa­li­té : une masse d’hommes vic­times d’un crime contre l’humanité. Le temps vien­dra d’un nou­veau Nuremberg où ces quelques indi­vi­dus seront jugés et, je l’espère vive­ment, pen­dus. On lira et regar­de­ra ce livre, le rouge de sa fin, la vio­lence poi­gnante des pho­tos et des visages, les mots quo­ti­diens et actuels des poèmes, cet ensemble for­mant une « Mer en hiver délais­sée des humains ». Ici, en Grèce, est né notre uni­vers men­tal. Et voi­là. Le poids de quelques dési­rs, ceux d’une minus­cule mino­ri­té, semble, ici, en ce lieu, annu­ler 25 siècles de civi­li­sa­tion.

C’est d’une guerre dont il s’agit, une guerre qui ne dit pas son nom, celle de quelques uns contre tous. On en mesu­re­ra l’écho dans ces pages, dans les nôtres aus­si, avec ce poème de l’ami Andrjez Taczyński , et (forts de ces témoi­gnages, écoeu­rés par cette infâme réa­li­té) l’on se pré­pa­re­ra à com­battre auprès des grecs, pour la sur­vie. Cela demande d’abattre cette pré­ten­due réa­li­té qu’est la forme actuelle du capi­ta­lisme ? Qu’à cela ne tienne, nous l’abattrons dans la Joie.    

 

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