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Canto de la divina luz

Par |2018-10-20T17:08:26+00:00 12 décembre 2013|Catégories : Blog|

 

Oser cor­ri­ger les cavales brusques des pas­sions éche­ve­lées
Les luxu­riantes flo­rai­sons vam­pires des sylves car­ni­vores
Délasse l’esprit épris de fan­tasmes inter­mit­tents et bario­lés
De vieux vin de Phénicie engour­di à la gorge des amphores

Lever les strates ten­tures et dénu­der les indices d’Aphrodite
Traduire le jar­gon extra­va­gant du branle-bas tran­si de Babel
Grossit la voix qui psal­mo­die le sacré des proses inter­dites
Verbalise le poème embra­sé  des îles des oasis des archi­pels

L’oiseau que tu crois chan­ter la gaie­té entre les bar­reaux de sa cage pri­son
Pleure la liber­té par mal­heur per­due à la jeu­nesse désin­volte du prin­temps
Scrute sa détresse et se noie dans l’ivresse des contrac­tures et trilles de sons
Asperge  les cica­trices sou­ve­nances heu­reuses  que jamais n’efface le temps

Oubliez  les remords les regrets les angoisses pois­seuses des heures molles
La las­si­tude mornes des cap­tifs res­sasse les infor­tunes entre­tiens la révolte
Mais la mémoire inculte est une inter­mit­tente pas­soire, une girouette folle
Un feu fol­let une étin­celle une abeille reine nup­tiale qui danse et vire­volte

La grêle des cordes égrène les rebonds et les rythmes ruti­lants de la gui­tare
La voix her­ma­phro­dite se love et se tord avance et recule en amples délires
Rallume les tour­nantes flammes d'étincelles de sons ardents d’arômes rares
Dissipe les miasmes qui encombrent sou­ve­nir apaisent l’esprit  et les dési­rs

La larme divine  pluie dif­fuse le soleil lampe le cœur de ses rouges rayons
Pour ins­crire le nom de l’eau  mes­sa­gère fos­sile des temps les plus anciens
Rouler mur­mu­rer son fier par­cours dans les rigoles cavernes et les rebonds
Comme cabriolent les doigts agiles de den­te­lières et le génie des musi­ciens

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