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deux absents

Par |2018-11-20T23:28:03+00:00 10 février 2013|Catégories : Blog|

 

(1)

 

au large de la route grise une absente et seule per­sonne
tou­jours, n'est pas ren­trée à la mai­son ; 
quels feuillages, feuillages je perds, au-des­sus de la route de nous tous les deux absents ;  l'absent de  tous les deux, toi, je vais te dire un moment de la féli­ci­té de dis­pa­raître,
quelle nou­velle fois, ici et de ne plus dis­pa­raître, en ce moment un, d'            
embras­ser les deux absences, n'être plus à la fin l'une, d'un silen­cieux

 

tous les deux nous étran­gers, parents, dans la même orbe,
qui voi­là l'âme sur l'âme quelle silen­cieuse la route,
indis­tincte nous quand même sous deux ciels ;  on dirait ;
heu­reu­se­ment ton absence est mon retour, au moment même
tu te  relève de notre en allée au vent dans notre repos au vent, à la route, de la route ; 
mais, que tu ne redes­cendes jamais du ciel, qu'à pré­sent pour me dire seule­ment deux absents, pour me dire heu­reu­se­ment deux attentes de  tous les deux qui jamais là reviennent là tou­jours

 

à mon retour je cherche le moment gris, du vent et mon seul ciel, des feuillages,
feuillages,d'où tu reviennes me dire que je suis silen­cieux, trop. 
La terre est belle là comme son tis­su d'asphalte de la route au large du temps grise
dès mon retour elle rentre dans le pay­sage au jour éclai­ré dans la parole au large,
allon­gez-vous sur moi en vous en allant, atten­dez, dans l'heure éclai­rée, le moment de ne plus  jamais s'en aller sur moi

(2)

 

quelqu'un vient à la route, et n'arrive jamais de notre temps de la route
je le vois tou­jours dans son temps de mon  pay­sage de la route entrer
dès l'immobile du pay­sage n'arriver tou­jours pas, ne le et me déchi­rer
le pay­sage tou­jours pas jusqu'à moi, qui voi­là seul ; 
quelqu'un vient de mon côté de la route, vers mon image :
même jour, de son absence à son arrê­tée là à ton absence

 

mêmes feuillages dans mon regard, sur le visage d'encore qu'un absent
d'avant nos deux entrées de la pâleur avec la pâleur de même ciel, de même bruit même  silence, au long, dans l'air, une voix dans mon regard, tes che­veux, et un même moi  seul de seul toi ;

 

nous tous les deux toi, ceux à pen­ser la belle lon­gueur de la route
ruban gris de la dou­ceur de là dou­ceur seule aujourd'hui d'hier
à quels feuillages comme ils bruissent dans le bruit se perdent, ne se perdent ; 
quelqu'un seul de geste, sauf que la nuit est sa pâleur de rêveur là dans ma pen­sée
lui il se nomme Là-dans-la-nuit et se nomme Là-dans-la-nuit-qui-n'est-plus-seule

 

comme la route est éclai­rée dans le cou­vert des feuillages !
comme elle se couvre de la pénombre de mes feuillages
comme la route se mélange à mon décou­vert des feuillages et du ciel ; 
ils sont un man­teau noir et or, sur nous, à l'heure dite ;  ils sont mes bruis­sés dans ma nuit de  là ;  et ils seraient stu­pé­faits et là figés si per­sonnes ils ne savaient que le vent même  est nous de loin de nous, légers, quand même silen­cieux

 

main­te­nant heures, nuits, soirs et années
route gris et  or au large, sont à leur en allée à la mer­veille de tou­jours avant la nuit
route des  Feuillages, de Se perdre
heures et les nuits, la soi­rée jusque dans l'heure

(3)

 

c'est un ins­tant, le mur­mure et deux absents de l'heure, un ravis­se­ment
nous ne nous en allons par des paroles en allées
nous nous nom­mons Je-suis-là et aus­si Je-suis-tou­jours-silen­cieux ; 
nos pas c'est toute la route qu'ils sont et aus­si qu'ils sont silen­cieuse, déserte et ravie
'heure est en per­sonne du pay­sage, au vent, aux feuilles entrées dans le vent
à mes feuilles cou­chées sous le vent
à nous qui sommes ensemble là sans nous voir, le ravis­se­ment de l'heure
seul est le regard

 

les yeux ne savent pas l'inquiétude de l'heure en ce moment
même ne savent le repos de l'heure ; 
l'heure est dans l'arrondie du regard, dans le pas­sé du regard ;
dans  le temps pré­cieux d'alors ; 
quand même les yeux ne se voilent qui sont quel voile dans les yeux
elle s'ombre et  s'arrondit le temps pré­cieux et alors ; 
d'entre tous les soirs tristes j'appellerai un soir, le temps, les feuillage, l'instant pré­cieux ; 

 

il touche, on est ciel du soir, à la nuit ;  à une nuit ensemble nos corps au bout du che­min la  route se couche ;  là du soir, dans la splen­deur mati­nale et le ciel dans les arbres vit  celui qui ne pleure jamais, il a l'instant, déré­lic­tion, joie et dans la soi­rée et se nomme  Je-suis-la-nuit ;  il se nomme Je-suis-et-les-jours-les-pay­sage-conso­lés

 

sous la fleur qui entoure le ciel, je l'appelle l'air nos pas
la route puisque nous avons le temps, trans­pa­rents puisque nous sommes le temps
mi che­min du vent, de la fleur, du ciel et
de mon côté du regard toi le seul là qui se tourne vers moi pen­dant tout un regard immo­bile, et  comme les absents qui sont l'obscurité et la trans­pa­rence et comme nous n'aurons plus besoin de la lumière

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