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Epoque des Cerisiers

Par |2018-10-22T14:59:04+00:00 30 novembre 2013|Catégories : Blog|

 

à Véronique Flahault

 

 

 

La femme sort du bain

Une femme sort

       du bain

Enveloppée dans

un pei­gnoir

Le sein nu

elle cache

Son sexe de

sa main

Un coq la

regarde…

pliure

Lui suce le

sein elle

Les yeux ferm

és jambes

Repliées corps

dis­joints

Par

la

pli

ure…

Une autre femme

La femme sort du bain

humide son

Peignoir encore ouvert

une autre

Femme à genoux

entoure sa

Taille de ses

mains

froides…

Casida de l’Amoureuse

Par le creux de l’oreille ouverte

ren­dez moi sourde et que je pénètre

Dans votre bouche fer­mée afin de

sai­sir l’âcre salive de vos pen­sées

Rendez moi aveugle pour que je voye

l’épaisseur de votre ombre pen­chée

Sur le bois de mon lit ren­dez moi

muette et que la langue exas­pé­rée

De mon désir nous conduise dans

le champ des blés cou­pés courts

Ah ! le goût ne peut me venir

à cet ins­tant de vous haïr

Rendez moi insen­sible et que j’éprouve

la dou­leur impuis­sante de votre regard

La Reine des flots

Autant savoir que la reine des flots

Repose en une baie de Recouvrance

Autant la cher­cher dans la brume

Étendue sur son lit de varechs

Transparente autant l'apercevoir

Vers la courbe de l'horizon

Couverte de coquilles de nacres

Des escar­gots de mer sur sa peau

Parmi les osiers les fou­gères

Dans le car­ré du marais salant

Autant la sur­prendre dans son drap

De sel gris ou de sel blanc

Femme nue dans une auge de pierre

Qui se baigne sous les bri­sants

Rue des Repenties

Les rues s’en vont à la rivière

Rue des Repenties rue d’Enfer

Des Pénitentes qui cherchent

Le dur che­min des flots éga­rés

Autant suivre le vent qui souffle

Dans les impasses son tour­ment

Je vois cette femme assise les mains

Tendues entre ses jambes décroi­sées

Yeux fer­més les seins nus calme

Dans le des­sin tour­men­té d'ocres

La ligne du sexe mon­trée comme

Une feuille tom­bée d'automne

Le hasard et la liber­té noire

Je pou­vais pas­ser sans la voir

bar­rière d'Osaka

Même si toute la nuit

vous imi­tiez le

Chant du coq je ne

vous ouvri­rais

Pas la bar­rière

d'

Osaka

 

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