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Le coup de timbale

Par |2018-08-18T20:43:13+00:00 5 juillet 2012|Catégories : Blog|

 

L’entendez-vous, ain­si raillent des pro­to­coles de miel : tu ne le veux pas.

Est-que alors l’espace ne devient pas une cathé­drale ? Un bas­sin pour hommes ?

Ou un Luthérus ? Ta volon­té je l’exécute volon­tiers. Comprends juste :

Les ban­dages se portent bien. Très bien sur de belles per­sonnes.

Cela ne dit rien sur les ban­dages. Et ne parle pas non plus de ceci,

com­bien ser­rées elles se portent, si même elles ne ficellent pas. Et pas non plus :

à cause de quoi. L’image est crue où fri­vole. Enlève-la. Il se pour­rait

que tout s’écroule, soit anéan­ti. Ou aus­si, au contraire que tout

se res­source pour tou­jours. Différent de l’anéantissement,

le res­sour­ce­ment a besoin du rap­port. Rien que ça, ça l’habilite.

Mais à quoi ? Réfléchis. Et alors, tu n’as pas de mots, mais tu veux,

pour ce pour quoi tu n’as pas de mots, pos­sé­der. Acier devant le ciel bleu-acier,

une prise afin d’y mettre quelque-chose ou aus­si d’en extraire quelque-chose,

une éta­gère, une très grande main rem­plie de prunes. Comment ça se dit en alle­mand ?

En alle­mand on dirait sans doute : un tim­ba­liste doté de dévoue­ment.

 

Traduit de l’allemand par Tom Nisse

 

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