> LE PHÉNIX DES INTERSTICES

LE PHÉNIX DES INTERSTICES

Par | 2018-02-18T00:34:48+00:00 25 mai 2014|Catégories : Blog|

 

Arc-bou­ter sa pen­sée à un monde tu.
En extraire labour après labour d'imperceptibles crêtes,
       Dorsales épar­pillées.
Des mondes sans voix. Portés par leur vacui­té.
Le silence est-il-je ? Insensé ? Infini ?
Se meut-il par frag­ments, idéo­gramme, expé­rience ?
A-t-il une âme, un centre ou n'est-il qu'évaporation ?

Je le sens comme un troi­sième lan­gage.
Celui du signe intem­po­rel d'une pré­sence au monde.
Celui d'un irra­tion­nel éro­tique qui me pousse à cha­vi­rer.
Celui qui tra­verse l'immensité par énigmes,
Disparaît et resur­git là où on ne l'attend jamais.

Ce silence à une épais­seur, une tex­ture.
Je le bois sati­né, tan­nique et infu­sé.
Il n'existe pas de mot pour le décrire.
On dira qu’elles ont bu au calice des Dieux,
Qu'Opuntia, Yucca, Hysope, Mélisse
Ou Agaves à Sisal sont autant de mani­fes­ta­tions
                  De son iden­ti­té.

Entrelacs et bour­geon­ne­ment.
          Quand naît-il si ce n'est au car­re­four délié
             De mon igno­rance ?
L'immensité suc­cède à l'immensité.
Le fleuve second s'épand en tresses hya­lines.
L'à-venir s'éploie sous mes yeux clos,
                       Le signe est là.

Arc-bou­ter sa pen­sée à un monde tu.
En extraire, monades après monades,
              Tous les sucs, tous les bruits.
            Du râle au cri déployé,
     Du spasme à l'écartèlement.

Mille arri­mages pour un octroi.
Epigone, laquais ou Phénix des inter­stices,
La voie est au-delà.
 

Sommaires