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l’intranquille n°5

Par | 2018-02-24T09:11:47+00:00 10 décembre 2013|Catégories : Blog|

L'aventure conti­nue pour la revue l'intranquille. Une très belle 5ème paru­tion au for­mat agréable pour le confort du lec­teur. Cette revue est en même temps une sorte d'atelier pour les édi­tions l'Atelier de l'agneau, ain­si qu'un par­tage de leurs choix édi­to­riaux, un bul­le­tin d'informations pour don­ner à l'avance les pro­jets de paru­tions, extraits pré-publiés ici en amont.

Voici donc une action poé­tique pen­sée autour d'un édi­teur, qui fédère les auteurs qu'il publie autour de sa revue et en donne quelque quin­tes­sence à lire avant paru­tion. Espace don­née aux poètes mai­son – mais pas que – pour racon­ter l'histoire des tra­duc­tions aux­quelles ils se sont don­nées, pour déployer leur théo­rie poé­tique, etc…

Nous trou­ve­rons donc dans ce 5ème numé­ro une ouver­ture par des poètes tra­duc­teurs : un poème de chaque poète, asso­cié à la tra­duc­tion d'un poème que cha­cun aura fait. Les couples : Drogi pour Müller, Blanchon pour Joyce, Taïeb pour Mayröcker, Di Meo pour Zanzotto, Mysjkin pour Ioanid. Tout ce tra­vail est véri­ta­ble­ment pas­sion­nant, et nous por­tons le regard du lec­teur sur les pro­pos de Drogi sur l'exceptionnelle Herta Müller, ain­si que sur l'incroyable aven­ture qui lia, dans un invi­sible secret, les poèmes de Mysjkin et de loa­nid.
Mysjkin, dans un pas­sé loin­tain -25 ans – écri­vit des poèmes dans un petit cahier. Il éga­ra ce cahier au cours d'un démé­na­ge­ment et ne fit pas l'effort de recom­po­ser ces poèmes. En 2010, il fait la connais­sance de Doina loa­nid, poé­tesse de Bucarest. Attiré par ses poèmes, et consta­tant qu'ils n'avaient pas été tra­duits en fran­çais, il se pro­pose de pal­lier à ce manque. Commence alors ce tra­vail de tra­duc­tion. Quelque chose de fami­lier s'installe vague­ment dans l'esprit de Mysjkin. Familier mais confus. Il tra­vaille. Travaille. Ne pou­vant plus s'arrêter de tra­duire les poèmes de loa­nid. Soudain le sou­ve­nir lui revint de ses propres poèmes écrits un quart de siècle plus tôt, poèmes per­dus, poèmes res­sem­blant comme deux gouttes d'eau à ceux de loa­nid qui le convo­quaient et l'aimantaient alors.

La poé­sie est toute là, miroir de la vie, et nous sommes impa­tients de lire ce que l'Atelier de l'agneau nous annonce, à savoir la paru­tion du der­nier recueil de loa­nid fin 2014, tra­duit par Mysjkin.

Dans ce numé­ro, nous avons plai­sir à lire le troi­sième volet que consacre Iraj Valipour à la poé­sie ira­nienne post­mo­derne, en se pen­chant sur l'œuvre de Sedipeh Jodeyri. Elle nous entraîne dans le Ghazal post­mo­derne.

 Ainsi que sur les tra­duc­tion menées par Béatrice Machet de Layli Long Soldier, com­men­cée dans le n°4, et concen­trée sur les poètes indiens d'Amérique.

Un dos­sier Mali nous rap­proche, grâce à André Gache, des dogons. Et Françoise Favretto, maître d'œuvre de la revue, nous donne à lire un tra­vail en cours, Entrée dans, sor­tie de, extrait ici consa­cré à Bamako, riche en pro­messes, et com­men­cé en 2006.

Une revue de poids que nous avons plai­sir à défendre.

 

l’intranquille, revue de lit­té­ra­ture, n°5.
Publiée par l’Atelier de l’agneau édi­teur.
Dirigée par F. Favretto.
Semestrielle.
Le numé­ro : 14 euros
Abonnement/​2 numé­ros : 25 euros.
Adresse : 1 Moulin de la Couronne. 33 220 St Quentin de Caplong.
Site : http://​ate​lier​de​la​gneau​.com/