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lune d’octobre

Par | 2018-02-21T14:03:35+00:00 2 janvier 2014|Catégories : Blog|

 

La lune d’octobre est à ma porte
Petit fan­tôme
Couleur zeste d’orange
Et la val­lée se rem­plit des grains
de la lune
de ses fleurs de lumière
jaune pâle
Et cela fait fondre les éclats
res­pi­rer la fraî­cheur !

Les éclats de lune
déferlent sur la terre
répandent une cha­leur douce au tou­cher.
Son crois­sant comme un feu loin­tain
embrase les hori­zons.

Poussant la nuit vers l’aube
l’aube vers le matin
La face cachée de la nuit
se dis­sipe dis­crè­te­ment
En démas­quant la lune
L’arc sphé­rique sur­git nu
comme à sa nais­sance
nu et gêné

Nous pour­rions aus­si bien dire que
nos gorges sont jaunes
quand jaillit le clair de lune

Attendant que nos noms soient pro­non­cés
Au milieu des éclats à mille pétales
Insoumis aux vents de la vie
La lune nous a traî­nés
comme l’œil d’un Cyclope
Dans le long silence où elle se cache.

 

Interprétation en fran­çais,  Elizabeth Brunazzi 

 

 

octo­ber moon

 

October moon is on my door
A lit­tle ghost
Raw orange zest
And the chaff of the moon fills the val­ley
with its pale yel­lo­wish
flo­wers of light
And it’s mel­ting sli­vers
brea­thing cool­ness !

The sli­vers of the bright moon
rocks down the earth
with heat that is warm to touch.
Its half rim like the dis­tant fire
is bur­ning the hori­zons.

Pushing night into dawn
dawn into mor­ning
The night’s elu­ding face
slip­ping away with a quiet
Undressing the moon
Spherical arc in birth emer­ging naked
naked and embar­ras­sed

We might as well say we are
yel­low-throa­ted
In the moonlight’s pou­ring corn­light

Listening for our names
In a mil­lion-petal­led sli­vers
of the moon’s being
Unbowed by life’s winds
The moon has pul­led over us
like a Cyclops’s eye
In the long silence the moon is hiding.
 

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