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revue bâtarde #2 – Le bonheur

Par |2018-08-16T22:26:10+00:00 19 juin 2013|Catégories : Blog|

revue bâtarde #2 – Le bon­heur

16,8 x 24 cm (6.6 x 9.4 in), 112p.
inde­keu­ken edi­tions, 2013
Offset print @ Cassochrome
€ 12 + ship­ping
order : contact@​indekeuken.​org

http://​www​.inde​keu​ken​.org/​?​r​e​v​u​e​-​b​a​t​a​r​d​e​-​2​-​L​e​-​b​o​n​h​eur

ont contribué | with the contributions of :

Vincent Tholomé, Vanya Michel, Topo Copy, Tom Nisse, Thomas Vinau, Théophile de Giraud , Sixtine Jacquart, Serge Noël, Pierre Guéry, Pierre Ergo, Phabrice Petitdemange, Pascal Leclercq, P.G., Norbert Truxa, Mathieu Pierloot, Matthieu Baumier, Mariusz Dreszniak, Marco Jacobs, Marc Schepers, Luc-Andre Rey, Luc Fierens, Le Manque, Kenny Ozier-Lafontaine, Katia Gosselin, Jean-Philippe Hoffmann, Iva Vacheva, Isa Pardi, Giulietta Laki & Nicolas Marchand, Gaetan Saint-Remy, Gabriel Orlowski, Félix Gastout, Éric Dejaeger, Élise Charcosset, Dr Lichic, Didier Blondeau, Daniel Simon, Daniel Piaggio StrandlundCéline Marique, Charles Pennequin, Cécile Richard, Boris Crack, Axel Claes, Antoine Boute, Antigone Michalakopoulou, Anne de Gelas, Annabelle Milon, Andreas Stathopoulos.

Avis aux lec­teurs | notice to the rea­ders

Une bonne déprime, ça fait du bien ! En plus d’une saine intros­pec­tion abys­sale, ça peut créer du lien social. Avec le phar­ma­cien par exemple. Ou le thé­ra­peute. Pour le phar­ma­cien, les temps sont sou­riants, les affaires tiennent le cap, l’industrie est dyna­mique. Les thé­ra­peutes pros­pèrent à l’occidentale, l’agenda char­gé. Pas si ano­din peut-être alors de conclure déjà que la déprime serait col­lec­tive sous nos lati­tudes. Mais com­men­çons par le début. Quel était le déclen­cheur de la déprime ? Ah, oui, il suf­fi­sait d’un peu de luci­di­té, puis de regar­der l’état dans lequel le monde se vautre. Le prix des paquets de mou­choirs par exemple. Pas vrai, Pierrot ? Ça fait sans conteste du bien, une bonne déprime, et c’est en l’occurrence le meilleur moyen d’avoir une vision aus­si com­plète que pos­sible : la vue lucide de l’état du monde cou­plée à l’abyssale intros­pec­tion. Avec comme rajout col­la­té­ral le dia­logue : avec le thé­ra­peute, le regard com­pré­hen­sif du phar­ma­cien, la dame à l’arrêt de bus à l’heure de pointe («Affreux ce temps. » « Oh, oui, on ne peut vrai­ment plus appe­ler ça un prin­temps.»)… En dépres­sifs que nous sommes, nous avons donc invi­té à cela, au dia­logue. Parce qu’inviter au dia­logue est une forme de ten­ta­tive de construc­tion de bon­heur social. Et la réponse à l’invitation aura été la mul­ti­tude de voix et posi­tions et gestes que nous avons pu rete­nir ici. En aus­tères temps de crise bas­si­née, on le ver­ra, le bon­heur crache des pépites qui ne scin­tillent jamais pareilles. Ça veut donc dire que… Notamment que le dia­logue entre usa­gers conscients du monde exa­mine de près les pos­sibles infra­struc­tures du bon­heur et de son oppres­sion à l’échelle intime tout autant qu’à l’échelle socio-poli­tique ; et aus­si à l’intérieur des mou­ve­ments de trans­ferts qui les lient. Là, Pierrot rit à pleines dents jaunes.

Le comi­té cen­tral | the cen­tral com­mit­tee

Le comi­té cen­tral remer­cie par­ti­cu­liè­re­ment Nicolas Vandenbroucke pour ses trou­vailles.
The cen­tral com­mit­tee par­ti­cu­lar­ly thanks Nicolas Vandenbroucke for his find.

 

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