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Roger Munier ou le souffle du « Néant de Dieu »

Par | 2018-02-19T17:03:59+00:00 9 novembre 2013|Catégories : Blog|

Roger Munier a lais­sé de nom­breux car­nets inédits, dont un por­tant la men­tion « Commencé, je pense, vers 1958 » et inti­tu­lé Passé sous silence, titre qui sera repris plus tard pour un autre ouvrage. Ce car­net, dont seuls quelques frag­ments sont datés, semble avoir été un ins­tru­ment de tra­vail dans lequel l’écrivain notait des réflexions ayant ali­men­té plu­sieurs ouvrages publiés ensuite, comme Contre l’image et Le Seul. À la der­nière page, il a ajou­té « ‟Lecture faite, per­siste et signe.”  – Mais réserve la publi­ca­tion. »  Dans les trente pre­mières pages de cet épais car­net non pagi­né, on peut lire cette réflexion :

La pen­sée et le souffle.

L’esprit comme πνεῦμα

L’expression de la pen­sée n’est pas sépa­rable d’un cer­tain rythme. C’est pour­quoi sans doute, la pen­sée ori­gi­nelle est poé­sie.

D’où l’aphorisme.

 

Il nous semble qu’est résu­mée dans ces quelques lignes l’idée majeure d’une œuvre dont la  prin­ci­pale carac­té­ris­tique est de ne jamais dis­so­cier pen­sée et poé­sie et dont l’aphorisme sera l’une des formes pri­vi­lé­giées. Mais quel rôle joue le souffle dans l’œuvre ?

 

Le souffle de la pen­sée

Il convient d’abord de s’interroger sur la réfé­rence au terme grec de πνεῦμα dans un frag­ment consa­cré à la pen­sée. Πνεῦμα est un mot poly­sé­mique qui désigne aus­si bien le souffle de l’air que, chez Aristote, le prin­cipe ani­mant l’univers, et dans un contexte reli­gieux l’esprit divin, voire l’Esprit saint dans la reli­gion chré­tienne. Ce troi­sième sens est celui auquel ren­voie Roger Munier à la deuxième ligne du frag­ment : « L’esprit comme πνεῦμα » sans qu’il soit cepen­dant ques­tion d’une reli­gion pré­cise. L’esprit est com­pris comme le souffle, comme la res­pi­ra­tion de la matière, dont il est indis­so­ciable, ce que dit bien le titre Le Seul. Il n’y a pas d’un côté l’esprit et de l’autre la matière, pas davan­tage que d’un côté le monde divin et de l’autre le monde des hommes. Il y a le Seul, un monde unique sans arrière-monde. L’esprit dont il est ques­tion ici ne ren­voie à aucun dogme, il ne s’agit pas de l’Esprit saint mais d’un esprit habi­tant tout étant, qui se mani­feste dans la pré­sence de tout étant, l’animant du fait qu’il est souffle.

« La pen­sée et le souffle », expres­sion qui fonc­tionne un peu comme le titre du frag­ment, peut se lire de dif­fé­rentes façons. Le « et » qui relie les deux termes peut consti­tuer d’une part le point d’interrogation d’une rela­tion entre la pen­sée et le souffle, et dans ce cas l’expression peut se tra­duire par la ques­tion : quels sont les rap­ports entre la pen­sée et le souffle ? Mais l’assertion de la qua­trième phrase, « la pen­sée est le souffle » nous invite à consi­dé­rer l’ambivalence du « et » qui pré­fi­gure peut-être la copule « est », dans l’hypothèse que la pen­sée serait le souffle. Posant la ques­tion du rap­port de la pen­sée au souffle, Roger Munier émet l’hypothèse d’une rela­tion entre pen­sée et poé­sie, voire de leur iden­ti­té si l’on peut aller jusqu’à dire que la pen­sée est le souffle. En décla­rant « la pen­sée ori­gi­nelle est poé­sie », l’écrivain s’appuie à la fois sur son expé­rience de tra­duc­teur d’Héraclite et sa lec­ture des pré­so­cra­tiques – car com­ment ne pas pen­ser au Poème de Parménide quand, comme Roger Munier, on a tra­duit Heidegger ? – et sur sa lec­ture des roman­tiques alle­mands pour les­quels la Poésie com­pre­nait la pen­sée. En outre, si l’on sait que l’idée de tenir des car­nets est venue à Roger Munier lors d’un voyage au Japon où il a com­men­cé à noter ses pen­sées dans un car­net parce qu’il se trou­vait éloi­gné de sa table d’écriture, il n’est pas à exclure que le « souffle » dont il est ques­tion ici soit tein­té d’une cou­leur orien­tale. C’est lors de ce voyage que l’écrivain découvre le haï­ku. Il s’intéresse au Zen et lit le livre de Herrigel, Le Zen dans l’art che­va­le­resque du tir à l’arc. Sur la même page que le frag­ment consa­cré au souffle, Roger Munier écrit un frag­ment sur le Zen. Le souffle ne ren­voie pas à une théo­rie pré­cise : il est grec, alle­mand et orien­tal à la fois et ne se réduit pas à une défi­ni­tion qui le fige­rait dans un sens fer­mé.

 

Le rythme de la pen­sée

« L’expression de la pen­sée n’est pas sépa­rable d’un cer­tain rythme », pré­cise Roger Munier, met­tant ici l’accent sur la façon dont la pen­sée se mani­feste lorsqu’elle tente de se dire, voire de s’écrire. Lorsque la pen­sée prend forme, lorsqu’elle advient et se déve­loppe, elle ne peut le faire sans adop­ter « un cer­tain rythme », éty­mo­lo­gi­que­ment une cadence, un mou­ve­ment. En grec ancien ῥυθμός désigne un mou­ve­ment réglé et mesu­ré. Ce peut être celui de la musique mais aus­si de la poé­sie. Parler de rythme de la pen­sée, c’est ren­voyer à sa pul­sa­tion, à des mesures mar­quées par des pauses, les­quelles sont essen­tielles à l’expression de ce qui est en train de se dire en même temps qu’il se pense. Le silence est fon­da­men­tal pour la pen­sée. Très tôt, dès Le Seul, Roger Munier fera entendre sa pen­sée selon un rythme par­ti­cu­lier, un rythme qui n’est pas celui de la phi­lo­so­phie en tant que dis­cours. C’est dans les écrits de la fin des années soixante et dans ceux des années soixante-dix que ce rythme est le plus impré­gné de lyrisme.

Le Seul déve­loppe une pen­sée du rythme, inter­roge l’origine du rythme :

« Au cœur du réel est une source, mince filet per­du ou force jaillis­sante, en sa joie bon­dis­sante, dont le mur­mure, la rumeur, par­fois l’inoubliable chant m’invite. C’est le chant de Ce qui, pris dans le néga­tif, passe abso­lu­ment le néga­tif auquel il s’est sou­mis. Le chant de la Force enclose dans le fini, l’emplissant, le com­blant jusqu’au ver­tige, et qui l’emporte. Dans l’immobile de la forme, le chant de la Force dis­pa­rue inces­sam­ment s’élève. Je suis là pour l’entendre. Il est l’origine, l’appel, l’impulsion de tout chant. L’instance tou­jours ouverte du rythme, la sourde tré­pi­da­tion d’un rythme englou­ti que mon propre chant libère, ampli­fie, célèbre. L’exultation muette qui m’attend[1]. »

 

La pen­sée épouse le chant, chante « la Force dis­pa­rue » et à l’origine de ce chant trouve le rythme pri­mor­dial. Remonter à l’origine en chan­tant cette « Force », ce qui ne peut être nom­mé que sous la forme d’un neutre ou d’une mul­ti­pli­ci­té de noms tou­jours impropres à cet innom­mable, c’est pour Roger Munier asso­cier la pen­sée à la mys­tique et à la poé­sie. Le texte du Seul désigne cette « Force enclose » sous dif­fé­rents noms qui tous conservent le mys­tère de ce qui échappe au lan­gage mais qui vient à l’expression par la célé­bra­tion, laquelle est le déve­lop­pe­ment, l’extériorisation, du « rythme englou­ti ». Ce rythme qui relève du mys­tère est ain­si lui-même célé­bré, mis au jour :

« Le rythme abso­lu, le fond du rythme, le rythme abys­sal qui, né de la limite, sou­lève la limite, et auquel tout rythme, cadence, res­pi­ra­tion, halè­te­ment, entraî­ne­ment, empor­te­ment exta­tique de la parole, du geste, de la danse, de tout signe appe­lant, ne fait que répondre. Le rythme anté­rieur à toute forme, d’où pro­cède toute forme comme son moment figée, et à quoi tout obéit. C’est de lui, de l’élan répri­mé, bon­dis­sant, qu’est issue toute joie : hié­ra­tique en ce qui est, ce qui vit, exul­tante dans l’homme[2]. »

Si la pen­sée est rythme, c’est qu’elle a pour voca­tion d’aller cher­cher au plus pro­fond, d’interroger ce qui pré­cède l’être et que Roger Munier, dans l’héritage de Maître Eckhart, nomme le Rien. Évoquant ce rythme, dans la joie de le célé­brer, le pen­seur trouve un accord avec ce « rythme englou­ti », si bien que la cadence de sa phrase s’accélère, que l’énumération tra­duit l’exultation de la pen­sée épou­sant le rythme. Les mots suivent une cadence qui tend à repro­duire le mou­ve­ment de la vie et le sujet pen­sant devient lui-même le lieu du rythme source de tout ce qui est, dans le balan­ce­ment de la phrase, mimé­tique de l’amour. Le texte devient célé­bra­tion de l’amour par son rythme même :

« Je suis le lieu réel de cette joie enfouie que je rati­fie sans fin dans le rythme du souffle, pneu­ma, pre­mier nom de l’esprit ; à quoi je réponds par le balan­ce­ment de mon pas ; que je scande dans le son de ma voix qui est parole ; que je mime au plus juste peut-être dans le rythme pro­fond, abys­sal, des mou­ve­ments de l’amour. Que j’atteins alors dans le délice pur où elle s’accorde en elle-même, libre de tout mélange, immé­diate, vio­lente, dans cette épreuve phy­sique du corps qui sait le fond… Je suis né pour la connaître, la recon­naître, la célé­brer, la magni­fier, lui don­ner cours[3]. »

Dans la marche, dans la parole mais sur­tout dans l’amour, le corps de l’homme rejoint l’esprit dans le rythme, dans le balan­ce­ment ; dans l’amour, l’homme célèbre le souffle en s’accordant à son mou­ve­ment. Il épouse le rythme du monde, devient le souffle du monde. Cette uni­té, le Seul, est souffle et le « délice pur » consiste à rejoindre ce qui est à l’origine de tout ce qui est par un exis­ter dans sa res­pi­ra­tion la plus pro­fonde. L’union des corps aimant répond à l’appel du souffle pri­mor­dial, va vers le mys­tère de l’origine, en cela elle est mys­tique. Elle repro­duit le mys­tère du souffle qui donne la vie, elle est, par son rythme, mimé­tique de la φύσις. L’amour phy­sique est célé­bra­tion de la φύσις ; la voca­tion de l’homme est de la « recon­naître », d’en faire l’expérience comme Erfahrung.

 

Le rythme de l’aphorisme

À la fête qui célèbre la joie de retrou­ver le rythme pri­mor­dial et s’exprime à tra­vers le lyrisme d’une prose qui mêle pen­sée et poé­sie s’oppose le rythme plus mesu­ré de l’aphorisme. Celui-ci tra­duit aus­si le souffle et sur­tout per­met l’union de la poé­sie et de la pen­sée dans l’instant de leur ren­contre. Sa briè­ve­té laisse la voix en sus­pens et invite le lec­teur à la médi­ta­tion. Plus encore que dans la prose poé­tique ou dans le poème, c’est dans l’aphorisme que se fait entendre l’alternance de la parole et de la pause, de la voix et du silence. L’importance de l’aphorisme appa­raît à Roger Munier dès les années soixante, si bien que, dès ses pre­mières publi­ca­tions, il pra­tique les deux formes d’écriture : la prose poé­tique et l’aphorisme. Ce der­nier est, tout autant que la prose poé­tique, lié au souffle :

« Aphorisme, frag­ment.

Rapidement, comme dans un souffle, dire ce qui est à dire. ‘Rendre’ avec le mini­mum de moyens[4] ».

 

Ce frag­ment appa­raît sous une forme plus longue dans le car­net inédit d’où il semble extrait :

« L’aphorisme. Rapidement, comme dans un souffle, dire ce qui est à dire. ‘Rendre’ avec le mini­mum de moyens. Rendre à qui ?

Expirer. »

 

Le souffle de l’aphorisme, c’est d’abord la briè­ve­té de l’émission de la parole. L’aphorisme cherche à se confondre avec l’instant de pen­sée, à coïn­ci­der avec la pen­sée. Pour Roger Munier, c’est le genre le plus appro­prié à l’expression de la pré­sence, à cette expé­rience qui per­met au sujet de se perdre dans l’existant jusqu’à s’effacer en lui. Par l’aphorisme le sujet rejoint éga­le­ment le souffle pri­mor­dial, il coïn­cide un ins­tant avec lui et le ramène à l’expression. Ce souffle appa­raît dans la forme de l’aphorisme grâce à des pauses, notam­ment la der­nière qui assure sa clô­ture. Car l’aphorisme enclot la pen­sée. « Une pen­sée : elle se des­sine et sou­dain elle est close, comme un oiseau de Braque[5] ». L’aphorisme répond donc au mou­ve­ment de la pen­sée qui, ver­bale et en quête de for­mu­la­tion, trouve son achè­ve­ment dans la forme close de l’aphorisme.

Il convient de remar­quer que l’aphorisme de Roger Munier marque sou­vent une pause, puis reprend son élan pour atteindre rapi­de­ment sa chute. C’est le cas dans les deux exemples que nous venons de citer. Dans le pre­mier, l’aphorisme semble ache­vé en rai­son de la ponc­tua­tion forte mais elle ne vient que mar­quer la césure, per­mettre à l’aphorisme de res­pi­rer plus lon­gue­ment avant le rebon­dis­se­ment de la pen­sée qui atteint son terme par la reprise de la struc­ture infi­ni­tive dans « ‘Rendre’ avec le mini­mum de moyens ». Cette réduc­tion des moyens d’expression est comme une ascèse qui impose au souffle pri­mor­dial de ne plus s’exprimer que dans les pauses de l’aphorisme, celle qui pré­cède sa chute et celle qui la suit. La pre­mière des deux pauses semble moins forte dans le second exemple en rai­son du choix d’une vir­gule mais ce n’est qu’une appa­rence car la der­nière mesure de l’aphorisme est une com­pa­rai­son inat­ten­due, « comme un oiseau de Braque », qui pro­duit un sus­pens.

Le frag­ment consa­cré à l’aphorisme dans le car­net inédit s’achève sur une ques­tion qui joue sur le double sens du verbe « rendre » et entraîne une réponse qui nous semble essen­tielle si l’on veut com­prendre l’œuvre de Roger Munier. « Rendre à qui ? /​/​ Expirer. » ren­voie au néga­tif dont il est ques­tion dans Le Seul et annonce ce que sera plus tard l’aphorisme pour l’écrivain. « Rendre avec le mini­mum de moyens » consiste à dire « le moins du monde » dans une langue qui puisse s’allier à la néga­ti­vi­té du « moins », qui soit suf­fi­sam­ment humble pour ne pas détruire ce « moins » qui est à dire. Car à la ques­tion « Rendre à qui ? » sup­pose l’accord entre l’aphorisme et son des­ti­na­taire, lequel devient expli­cite dans Vision : « La forme ne rêve que d’être forme de Rien. D’autant plus belle et pure qu’elle en approche[6] ». L’aphorisme n’a pas pour pre­mier des­ti­na­taire le lec­teur, contrai­re­ment à ce que l’on pour­rait croire, mais le Rien. Il s’agit de « rendre » au Rien, par ce mini­mum de moyens qu’est la forme « belle et pure » de l’aphorisme, l’hommage qui lui est dû. L’aphorisme est cette forme qui tend à atteindre « avec le mini­mum de moyens » un accord pro­fond avec son des­ti­na­taire, le Rien. À la limite, l’aphorisme n’est pur que s’il est expres­sion pure et simple du Rien, que si l’écrivain s’efface sous le « Pouvoir » du Rien, c’est pour­quoi Roger Munier a sou­vent réfu­té le titre d’écrivain. L’aphorisme consiste à « expi­rer », à rendre le der­nier souffle, l’ultime, celui qui s’accorde dans sa pure­té au retour au Rien. Car « le rien est divin. La dimen­sion du rien, impal­pable, mais res­sen­tie, impen­sable, hors d’atteinte est de Dieu même, du Dieu divin[7] ». Écrire par « ins­tants », par « apho­rismes », c’est « expi­rer » dans une coïn­ci­dence avec le Rien. Mais l’homme ne peut, de son vivant, coïn­ci­der que fugi­ti­ve­ment avec le Rien, il ne peut « expi­rer » que dans l’achèvement de la phrase, mieux : dans celui de l’aphorisme. Le der­nier frag­ment de Vision le dit bien : « J’évolue, ou cherche à évo­luer, ne fût-ce que par ins­tants, dans le Néant. Mais c’est le Néant de Dieu[8] ». Et « par ins­tants » signi­fie aus­si bien ‘par moments’ que ‘par apho­rismes’, si l’on se réfère au recueil L’Instant.

 

Le souffle est donc à la fois chant et expi­ra­tion, d’où le carac­tère duel de l’œuvre de Roger Munier, com­po­sée de médi­ta­tions qui célèbrent et d’aphorismes qui laissent la parole expi­rer. La pen­sée est liée au souffle, que celui-ci soit chant ou der­nier souffle. Le car­net inédit de Roger Munier se pré­sente comme le réser­voir de l’œuvre à venir ; dès ses débuts elle obéit à une voca­tion fon­da­men­tale : « évo­luer, ne fût-ce que par ins­tants, dans le Néant », expi­rer dans l’aphorisme pour mieux célé­brer la dimen­sion néante de la déi­té. Si l’œuvre célèbre le souffle de l’amour, elle exprime tout autant l’expiration de la mort. Vivre et mou­rir, s’élancer et retom­ber, dire en chan­tant et dire par frag­ments, c’est coïn­ci­der avec « le Néant de Dieu ». En ce sens, l’œuvre de Roger Munier est la mime­sis de ce Néant, elle en tra­duit sans cesse le para­doxe d’être et de n’être pas, elle se veut tou­jours plus proche de cet oxy­more du « Néant de Dieu », para­doxale et cher­chant en per­ma­nence la forme adé­quate à ce para­doxe, lequel ne s’exprime jamais mieux que dans l’aphorisme.

 


[1] Roger Munier, Le Seul, Paris, Tchou, 1970, rééd. Deyrolle, 1993, p. 132-133.

[2] Ibid., p. 133-134.

[3] Ibid., p. 136.

[4] D’un Seul tenant, dans Le Seul, op. cit., p. 169.

[5] R. Munier, À vrai dire, Lausanne, PAP, 1988, sans pagi­na­tion.

[6] R. Munier, Vision, Paris-Orbey, Arfuyen, 2012, p. 64.

[7] Ibid., p. 65.

[8] Ibid.

 

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