> TRANSMETTRE LA HAUTE …

TRANSMETTRE LA HAUTE …

Par |2018-08-15T00:02:17+00:00 2 février 2013|Catégories : Blog|

 

TRANSMETTRE LA HAUTE MUSIQUE DES MONDES

 

Transmettre la haute musique des mondes, le son du haut­bois, de la flûte, de la harpe.
Matić nom­mait les ombres des étoiles.
Nommer les étoiles mêmes, c’est bien mieux. La quié­tude.
L’harmonie des sphères.
Il n’est rien à l’intérieur. Dans ce rien Vit une mer pai­sible qui sou­rit par les vagues ima­gi­naires des mots.
Connaître les mots. Connaître à force d’usage leur mer­veilleuse pré­ci­sion.
Transmettre les éten­dues que j’ai vues, en-dehors de toute mort.
Une lumière est à l’intérieur. Par elle je brille et je vis.
Ne sens-tu pas comme elle te caresse et te réchauffe avec dou­ceur ?
Connaître les arbres. A cela aus­si les livres sont néces­saires.
Pour le chan­ge­ment des sai­sons, pour de longues obser­va­tions des cieux, Pour un regard béat à tra­vers les téles­copes, pour les petites choses qui vivent autour de nous.
Que de cou­leurs pour les feuilles à l’automne ! Le matin : un pain sec, nour­ri­cier. Trois crois­sants, un jus d’orange. Cela aus­si nour­rit et réchauffe. Cela aus­si réjouit.
Le pro­me­neur embrasse de son regard les cou­ronnes des arbres, celles-ci embrassent, Absorbent, de par leur vision, telle un œil énorme, le pro­me­neur.
Ne fai­sons-nous, tou­te­fois, que nom­mer les ombres des étoiles ?
Lisons-nous avec suf­fi­sam­ment d’attention les poèmes, les âmes ? Demandons-nous en vain que l’âme dans l’âme se recon­naisse ?
Oui, peut-être suis-je pas­sé à côté de tout, comme ce temps qui m’a dépas­sé.
Toutefois, je brille. Et toi, est-ce que tu brilles ?

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