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Arielle

Par | 2018-01-16T22:30:17+00:00 10 février 2013|Catégories : Blog|

(1)

 

le che­min même, le ciel même et sans un ciel, et qu'elle habi­tât chez moi, cette pré­sence elle d'elle, cette venue pure, seule, jamais seule, comme si jamais encore ;  per­sonne, bruit, un che­min blanc, le ciel blanc,

une pierre telle l'autre che­min et non loin l'autre che­min déjà que le che­min ciel blanc déjà ravis­sait :  puis il l'avait habi­té ;  aux bords des labours sous une lumière, une ruine est sous une lumière, dans une pre­mière autre nuit est une nuit

un jour, qu'un arbre, lumi­neux, noir, éclai­ré ;  à la dis­per­sée de pierres de la ruine ;  le bruit à la fenêtre, blanche, claire, d'un cri tout le ciel, enfin qui ne voûte et alors ;  ou à la nuit, de mon père, à point d'heures ;  jusqu'à son retour, un ciel blanc ;

ce temps est de soie, au dedans Azur, et y vit Ariel ;  à la repar­tie mer­veilleuse de toute déjà Arielle elle vivre, cou­rant, son retour de Ariel

une qu'elle dît qu'elle venait à sa place, à moi en leurs absences, dans moi ;  mais, elle elle est venue, dans l'orbe, l'aura et l'ovale du temps autour d'elle et d'encore pas son retour ;  et depuis loin je vins d'elle et de moi ;  main­te­nant elle va, toute légère sur moi, mon ventre, mes mains, ma bouche et à mes yeux ;  quand elle ma nuit, Arielle ne m'est plus venue manque de moi

manque de soi, on ne peut qu'être le che­min de l'horizon, qu'être le ciel, que mar­cher dans nos pas, et un manque d'être nos pas, dès l'abord, et désor­mais ;  un manque, quand même qu'à l'horizon ;  mais nous sommes défaits de l'horizon et de man­quer, nous ne sor­ti­rons pas d'un temps seul, nous le gar­de­rons de vers nous, tel que deux lieux seuls et d'en reve­nir, un ruis­seau, et l'horizon, dis­traits, elle les marche, terre de moi

(2)

 

elle marche les che­mins eux dans leur même  temps, déjà les che­mins où je mar­chais, main­te­nant dans le temps et déjà exprès sur elle et sur moi marche la plus longue, large ave­nue, toute une col­line des che­mins, ce pla­teau et vers l'horizon, col­line :  le ciel appro­ché de sa terre, nous aper­ce­vons les deux che­mins, non sépa­rés, l'un, l'autre ;  eux et nous sommes leurs mêmes

Ariel lui quand nous sor­ti­rons des che­mins ce sera, tou­jours et aus­si, de elle à  tran­quille­ment clair lui ;  seule une ombre mar­che­ra, tra­ver­sant et d'après quand elle se sera per­due, car elle n'est encore ni elle ni son che­mi­ne­ment ni ses deux che­mins, ni un seul ciel d'Azur, sans eux deux, de Arielle

je peux voir une plus pro­fonde tris­tesse dans nos regards et au fond là nous, sans moi seul ;  je peux, sou­riant, être de ne m'en aper­ce­voir, de sans nous voir, sou­riant ;  l'obscurité nous res­semble.  La nuit, à l'obscurité d'un jour :  puis c'est la nuit éloi­gnée, éloi­gnée de l'obscurité, du seul jour ;  au-delà c'est au-deçà, c'est la lumière ni une, ni seule, ni sans nous, et qui se res­semble on dirait seule nous oublie

Ariel, Clair et le ciel clair d'un ciel s'évanouissant un ciel, la nuit là-haut leur res­semble ;  encore à Arielle seule, déjà à nous tous deux

les temps aimés s'abandonnèrent à eux, mêmes ;  dès lors j'ai auprès d'eux quit­té les  trans­pa­rences et dévoi­le­ments blancs, pour la même vision s'abandonnant seule à une nuit comme à dans une nuit ni noire, ni claire, ni s'abandonnant, ni de temps le temps qu'on aime­rait les atten­dant, les temps clairs

Arielle, Cielle la blanche Cielle la toute seule, ciel de tout seul et blanc ;  à la minuit je suis de nou­veau les deux nuits qui noires emportent toutes images et tout le che­min, enfin sans le jour blanc, j'y suis d'alors et de même que le jour ;  Arielle allant de moi 

non loin, la nuit qui, fur­ti­ve­ment, me garde dans sa tra­ver­sée et moi me ré accueille sou­riant de moi, sou­riante de moi, et leur pas­sé les vivants ;  par deux che­mins j'arrive à un champ blanc, ciel et terre ;  ses labours haute et proche terre, noire pro­fon­dé­ment d'invisible, brune tou­jours, de non loin­taine et de là haute sans le ciel, ciel et terre

il y a quand à la nuit j'arrive cette belle vision noire, même à celle-là et de pré noir, herbe toute noire sous l'air tout au ciel noir, nuages,

(3)

c'est nous, ses êtres noirs, son blanc calme à cet appa­ru calme au bord du champ où la terre se courbe de terre, vient des­cendre, cepen­dant lui entre et quitte ce che­min qui, lon­geant vers nous, aus­si va de l'un à l'autre aux deux che­mins

cepen­dant aus­si, ce che­min d'arrivé à l'arbre haut et ciel, comme che­min de venant à l'arbre noir il est che­min éclai­ré et sous la lampe, assour­die, tami­sée, sous la main, à l'éclairée au bas dans la nuit, l'éclairée elle s'embrassant heu­reu­se­ment de heu­reu­se­ment Arielle m'oubliant

 

le che­min sitôt le che­min rejoint tout le monde qui m'a quit­té ;  tout le monde là lui arrive ;  je n'ai alors pas besoin de venir  – et me quit­ter  -,  je suis déjà là-bas, à la fête sans une nuit de moi et sans un jour,
c'est après l'éclair qui là a sai­si un arbre là, toutes branches toutes blanches dans le ciel, non le jour, car, et c'est la nuit de la fête

ce vaste jar­din, sans des murs, mais d'herbe, et de pavillons dis­sé­mi­nés, cepen­dant qui sont tou­jours les mai­sons du pays, dans la nuit de la fête, la nuit et c'est aus­si déjà le matin, mais nous ne sommes pas au len­de­main et c'est encore le clair-obs­cur ;  je suis arrê­té sur un bord d'un che­min après si long­temps de moi seul et du che­min, seul,

mais c'est la fête, là sur tous val­lon­ne­ments, proches et éten­dus là ;  c'est nous, et il est des retours, de belles pro­ces­sions, beaux fran­chis­se­ments de longs et noirs et leurs lueurs d'aux lumières par­tout dans la nuit, une, un, ruis­seau

ce n'est pas la nuit, c'est à la nuit, car, et il y a les lumières ;  ne viens pas, le jour, car :  âmes, et dans de belles effi­lées noir­ceurs non seule­ment d'à la nuit, nous sommes déjà toutes ici ;  on va sur les fos­sés, dans les chambres, dans des combes  – noires, azures et légères  – ;

oubliées là ;  là aus­si quelqu'un venu à nous vient d'entrer une terre blanche res­tée non loin, der­rière, lui, sa tra­ver­sée de la forêt là, blanche de ses bou­leaux levés à, ciel noir, seul d'oublié clair le ciel ;  les tous deux quelques l'un de lui quelqu'un de tout le monde d'un monde de trans­pa­rence dis­pa­rais­sant puis c'est les jours où ils dorment ;  je les vois dans leur chambre, on ne la ver­ra jamais, et à tra­vers mon vent noir la nuit, eux repo­sés, moi et c'est qui ne dort encore les cal­mant

on dort dans la chambre du fond dans sa propre nuit de dans le temps, sa propre nuit sous les volets d'à l'ensoleillé, jar­din ;  les nuits des chambres sont dans la lampe, l'inéclairée, la toute noire et les hauts et c'est pro­fonds lits des chambres de der­rière

(4)

 

un repos de la lumière du cou­chant sur un long d'une rivière, à même rive, et des repos jusqu'à dans le temps, les nuits d'où les jours qui ne sont seuls mais à elles s'ensommeillent et vivent, comme le jar­din aus­si d'ensoleillé ;  et c'est qui dort