Cécile A. Holdban, Le Rêve de Dostoïevski

Par |2026-01-06T16:37:13+01:00 6 janvier 2026|Catégories : Cécile A. Holdban, Critiques|

La lec­ture d’un recueil de poésie est aus­si un voy­age dans sa vie intérieure par les sens, les formes, émo­tions, rêves, croy­ances, etc., mais un voy­age à deux, avec un com­pagnon, rangé dans la caté­gorie des « fous » ou « des sor­cières », que « la tra­di­tion yid­dish dépeint sous les traits du shlemiel » (p. 9). C’est de cela dont je veux ren­dre compte à par­tir du dernier recueil de Cécile A. Holban. 

Elle nous invite à six échap­pées en com­pag­nie de vieux marins. Par ordre d’apparition, avec un cer­tain Robert W[alser] qui sta­tionne à Heriseau en 1956, avec Franz K[afka], à Prague en 1921, Mikhaïl B[oulgakov] à Moscou en 1938, Fer­nan­do P[essoa] à Lis­bonne en 1916, Samuel B[eckett] à Paris en 1974, et Jorge Luis B[orges] à Buenos Aires en 1946. Cha­cun témoigne des « impos­si­bles fiançailles de la réal­ité du monde et de la réal­ité » (p. 47).

Avant d’embarquer, quelques poèmes prélim­i­naires nous famil­iarisent avec le mou­ve­ment de houle du recueil. Peu à peu, nous nous déta­chons du quai de notre exis­tence Le monde est désor­mais liq­uide. Les formes s’indistinctent : maisons ou navires affron­tent la même vague. Écou­tons un extrait : « Lorsque je marche / je suis loin déjà / Le som­meil aus­si aban­donne le monde » (p. 20). Pre­mier effet de lec­ture : ne suis-je pas dans la vie comme dans mon som­meil (bien lire som­meil et non pas rêve), détaché du monde ? Deux­ième effet : le verbe aban­don­ner mar­que une sépa­ra­tion sans effort et sans per­cep­tion claire de son début et de sa fin, une sorte de détache­ment par oubli. La suite du poème explique si ce n’est le pourquoi de la marche, du moins son effet con­staté : « Lorsque je marche, mon vis­age s’ouvre » (p. 20). Cette marche se veut salu­taire. 

Cécile A. Hold­ban, Le Rêve de Dos­toïevs­ki, Arfuyen, 2025, 176 pages, 16 €.

Nous venons d’embarquer dans l’esquif alpin de Walser. Lui aus­si nous dit : « je dois marcher, je dois car­togra­phi­er ce ter­ri­toire du cray­on. C’est le seul moyen que j’ai trou­vé pour dénouer l’étreinte du monde, pour tenir à dis­tance les voix des autres que je ne com­prends pas. Ces mon­tagnes m’offrent un repli. Ici je reprends con­fi­ance. Ici, je sais ce qui est beau. Ici, la vie est une prom­e­nade » (p. 29). Avec Walser, le monde se défait de ce qui est pesant et qu’on ne peut com-pren­dre. Il ne garde que ce dont nous avons besoin : la légèreté de notre corps. Car c’est cela repren­dre con­fi­ance : c’est être léger. Dans cette nou­velle dis­po­si­tion, le monde vibre et se meut der­rière le silence : « Par­fois on se dit / qu’il y a der­rière tout cela / l’énorme rire d’une nuit / sur­prise de sa béance » (p. 40). À la fron­tière entre monde et béance, se tien­nent deux corneilles. « Elles parais­sent sor­ties / du jardin des délices ». D’un côté, elles décou­vrent « les vagues de l’herbe nou­velle », de l’autre, « les racines à nu de l’univers » (p. 45).

Mon­tons à présent dans l’esquif de Kaf­ka, cet homme qui rédi­ge « ces rap­ports d’assurance » (p. 49). Lui aus­si, avec Cristi­na Cam­po, nous par­le de deux mon­des : celui-ci et « un autre tout proche » (p. 49). C’est pourquoi on guette « la matière des anges (celle qu’on attend) », celle qui fera se sou­venir de « ce long chant étrange, façon­né / dans la matière même de la pluie » (p. 52). On baign­era nos yeux dans « l’eau de voir » (p. 55), celle à tra­vers laque­lle « tout à un sens » (p. 56). On enten­dra « les rires de voix incon­nues » (p. 56), venus de « l’autre ver­sant du som­meil » (p. 57). Il y a tant à partager depuis cette vision : « Comme ce matin est doux et vêtu sim­ple­ment / du par­fum du pain, de petites lueurs / et comme la table est lisse » (p. 75).

Avec Pes­soa, l’aujourd’hui est une béance, « il n’est l’heure de rien » (p. 89). Il faut alors par­tir au loin, « faire voile, faire vent, / nous par­tons / l’arbre, sans nous, / s’endort / Sphinx clos / sur l’os de sa ques­tion » (p. 91). Un tu se pro­file dans les vers. Il se tient sur « la passerelle / sur la guerre du vide, / les yeux ouverts » (p. 93). Il est inter­pelé : « ta main fab­rique / sa pro­pre clarté » (p. 96) tan­dis que « la mai­son vogue » (p. 97), que « la neige tant atten­due / ne vient pas alléger le monde » (p. 105). Pour­tant, « écoute / par petites touch­es / le temps s’épaissit » (p. 109). Suiv­ent quelques poèmes sur la nuit, « nous la prenons branche après branche / et la tres­sons en heures ». Un hors soi appa­raît et je peux le rejoin­dre grâce à « une nuit de très pro­fonde soli­tude / [où] mon cœur au bord des lèvres / chute hors de son lieu » (p. 119). Alors « je vis enfin / hors de moi » (p. 120), « nour­ris­son vagis­sant / mains crispées sur l’absence / je suis là, je suis né. » (p. 120–121).

Mais déjà nous quit­tons Pes­soa et voyons appa­raître le matelot Beck­ett penché sur un cail­lou, dans un poème dédié à Jean-François Mathé, « (Ô Mol­loy !) » (p. 122). On s’interroge alors sur la vie des pier­res qui ont besoin de libel­lules pour que leur intérieur se fasse trans­par­ent. À bien les observ­er, on apprend que « toutes les pier­res ont un vis­age », sachant que, lui-même, « le vis­age est un fleuve / plus ou moins tumultueux » (p. 126).

Une fois à bord de l’esquif de Beck­ett, les poèmes ressem­blent à des « fig­ures de la terre vues de l’intérieur » (p. 135), avec des mots fourchus et cor­nus. Par eux, la langue ne vise pas à con­vers­er. Elle doit d’abord être accouchée par la pluie puisqu’elle brille comme de l’eau. Ain­si, il nous est rap­pelé que la langue est d’abord un élé­ment naturel, un par­mi d’autres. Vient ensuite un poème sur Pâques. Il nous mon­tre com­bi­en notre monde « est tout bas ». Il est suivi d’un court poème, Rameau (p.139–141), au sin­guli­er, sup­pli­ante prière à l’immanence telle qu’elle se devine au pied d’un candélabre.

Avec le dernier, marin du recueil, Borges, le voy­age fait voile avec Ulysse, dont « l’œil est un périscope » (p. 145). Nous sommes en haute mer, au milieu « des vais­seaux et des traînes de pieu­vres » (p. 147). De retour sur terre, on trou­ve toutes sortes d’ex-voto. Avec eux, la mémoire et la ruine antiques nous attirent, car d’elles « nous atten­dons un signe » (p. 157). Nous fascine aus­si la force des fleurs, avec leurs pétales « char­ri­ant dans un même élan / des flots de pollen et d’ordures » (p. 161) ; celles aus­si des ruis­seaux et du mimosa aux « mille yeux clairs / qui clig­nent dans l’obscurité » (p. 163), ou celle des bour­geons qui sont « entre tes veines et le soleil » (p. 164).

Ces six voy­ages vien­nent de s’achever. Qu’avons-nous fait ? « Là / où nous pen­sions / nous déplac­er / d’un lieu à un autre / nous n’avons fait / que tra­vers­er le temps » (p. 167). Puis, au cours de ces voy­ages, nous avons côtoyé de grandes puis­sances invi­tantes. Cécile nous les fait approcher en nous chan­tant uns de leurs thèmes. Elle nous redonne goût au grand large, à faire voile avec ces grands anciens. Ils nous sont devenus néces­saires plus que jamais. Pourquoi ? J’en sais rien. Je le con­state. Pareille­ment en musique, bien des com­pos­i­teurs con­tem­po­rains en appel­lent eux aus­si à des grandes fig­ures du passé, dont ils retra­vail­lent les œuvres. Pourquoi ? Peut-être parce que, depuis leur ombre, ils y trou­vent à neuf la lumière sonore que nous cher­chons. Ou peut-être, pour repren­dre une phrase de l’introduction, parce qu’ils décou­vrent dans la folie de leur œuvre cette « forme supérieure de lib­erté » qui tient « la ligne de crête entre la joie et l’inquiétude. » (p. 9). Le Rêve de Dos­toïevs­ki, par­mi la soix­an­taine d’ouvrages lus cette année, est sans doute pos­si­ble un des trois meilleurs. La beauté et la force du vers de Cécile A. Hol­ban vous cap­tivent, et cela ne s’oublie pas.

Présentation de l’auteur

Cécile A. Holdban

Elle est pein­tre et écrivain, lau­réate du prix Yvan Goll (2017) et du prix Cal­liope du Céna­cle Européen (2017), est égale­ment tra­duc­trice et coéditrice de la Revue Ce qui reste, une revue en ligne de lit­téra­ture et d’art con­tem­po­rains. Elle ani­me une chronique lit­téraire sur Ali­gre FM radio.

Elle pra­tique pein­ture et écri­t­ure en les faisant dia­loguer : les liens et trans­mis­sions entre les dif­férentes formes d’arts sont au cœur de son tra­vail. Son univers de créa­tion se fonde sur ces rap­ports synesthésiques. Il s’enrichit de l’observation et de l’imaginaire de la nature, entre paysage vis­i­ble et invis­i­ble, d’une écoute et d’une atten­tion au vivant, aux con­tes et mythes.

Elle col­la­bore par ses pein­tures,  poèmes, tra­duc­tions et arti­cles à de nom­breuses revues, antholo­gies et ouvrages col­lec­tifs var­iés. Elle aime aus­si s’associer à d’autres créa­teurs ou écrivains dans des pub­li­ca­tions, revues et livres d’artistes. Elle a fait l’objet de deux expo­si­tions per­son­nelles en France et par­ticipe régulière­ment à des expo­si­tions col­lec­tives et des fes­ti­vals, et ani­me régulière­ment des mas­ter­class­es et ate­liers de créa­tion, d’écriture et expres­sion plastique.

Cécile A. Holdban

BIBLIOGRAPHIE SÉLECTIVE

Derniers ouvrages publiés 

Pre­mières à éclair­er la nuit, réc­it, Arléa, jan­vi­er 2024

Toutes ces choses qui font cra­quer la nuit, textes et pein­tures, Exopotamie, 2023

Osse­lets, dessins et poèmes, Le Cad­ran Ligné, Saint- Clé­ment, 2023

Kaléi­do­scope, 173 poètes con­tem­po­rains mis en image pen­dant le con­fine­ment, l’Atelier des Noy­ers, Dijon, 2023

Jacques Bibonne, une vie en pein­ture (col­lec­tif, texte de con­tri­bu­tion au cat­a­logue ) édi­tions Le temps qu’il fait, Bor­deaux,  2023

Pier­res et berceaux, dessin et poèmes, Poten­tille, Nev­ers, 2021.

Touch­er terre, Arfuyen, Paris, 2018

Silence, pho­togra­phies d’Anne Lise Broy­er, poème de Cécile A. Hold­ban, Sous les glycines, Paris, 2016.

Poèmes d’après suivi de La route de sel, Arfuyen, Paris, 2016.

Quelques tra­duc­tions :

John Keats, La poésie de la terre ne meurt jamais, édi­tion traduite et annotée par Cécile A. Hold­ban et Thier­ry Gilly­boeuf, Poé­sis, 2021

Howard Mc Cord, Poèmes Chamaniques, édi­tion établie, traduite et annotée par Cécile A. Hold­ban et Thier­ry Gilly­boeuf, La Part Com­mune, 2021

Vir­ginia Woolf, Le Par­adis est une lec­ture con­tin­ue, tra­duc­tion et présen­ta­tion de Cécile A. Hold­ban, La Part Com­mune, Rennes, 2019.

Vir­ginia Woolf, Ain­si par­lait – Thus Spoke, dits et maximes de vie choi­sis, traduits de l’anglais et présen­tés par Cécile A. Hold­ban, édi­tion bilingue, Arfuyen, Paris, 2019.

Sán­dor Weöres, Filles, nuages et papil­lons (Lányok, lep­kék, fel­legek), poèmes choi­sis et traduits du hon­grois par Cécile A. Hold­ban, Érès Po&Psy, Toulouse, 2019.

Dezső Kosz­tolányi, Venise, tra­duc­tion du hon­grois et pré­face de Cécile A. Hold­ban, Cam­bourakis, Paris, 2017.

Atti­la József, Le Men­di­ant de la beauté, Le Temps des Ceris­es, Paris, 2014, poèmes traduits du hon­grois par Fran­cis Combes, Cécile A. Hold­ban et Georges Kassai.

DÉCOUVRIR

Site de la Revue Ce qui reste – Jour­nal quo­ti­di­en de son tra­vail de pein­tre sur Insta­gram

Mail : mcguichard@outlook.com

Autres lec­tures

Un nid dans les ronces de Cécile A.Holdban

     Voici un recueil de haïkus, mais pas seule­ment de haïkus. Les ter­cets de Cécile A.Holdban sont fidèles à l’esprit et aux règles du fameux genre poé­tique japon­ais mais s’en échap­pent aussi […]

Cécile A. Holdban : Toucher terre

La poésie de Cécile A. Hold­ban touche à l’intime mais demeure en per­ma­nence auréolée d’une forme de mys­tère. La poète creuse l’énigme de la vie.  « Il restait une fleur/sur terre/pour l’éclairer », écrit Cécile A. […]

Cécile A. Holdban, Kaléidoscope, Tapis de chiffons

 Kaléi­do­scope, un « Tapis de chif­fons » pour temps de pandémie « Une poly­phonie visuelle et écrite ». C’est ain­si que Cécile A. Hold­ban définit le beau petit livre pub­lié par les édi­tions de l’Atelier des Noyers, […]

Cécile A. Holdban, Premières à éclairer la nuit

Faire par­ler quinze femmes poètes du XXe siè­cle dans des let­tres (imag­i­naires) adressées à des êtres chers : un pro­jet orig­i­nal et surtout ambitieux que l’autrice, poète et pein­tre, Cécile A. Hold­ban a réalisé […]

Cécile A. Holdban, Le Rêve de Dostoïevski

La lec­ture d’un recueil de poésie est aus­si un voy­age dans sa vie intérieure par les sens, les formes, émo­tions, rêves, croy­ances, etc., mais un voy­age à deux, avec un com­pagnon, rangé dans […]

mm

Pierrick de Chermont

Pier­rick de Cher­mont né en 1965) : Poète, cri­tique, ani­ma­teur et dra­maturge, il a pub­lié une dizaine de recueils, dont récem­ment M. Quelle à l’Atelier du Grand Tétras (2024) et un essai d’anthropologie poé­tique et spir­ituel, Les Limbes chez Cor­levour (2022). Après avoir organ­isé pen­dant quinze ans (2003–2018), un fes­ti­val de poésie, de lit­téra­ture et de musique con­tem­po­raine Présences à Fron­te­nay (Jura), il renou­velle l’expérience, avec Les Esti­vales de Lods (Doubs), en l’élargissant à la philoso­phie grâce à un sémi­naire ani­mé par Jean-Luc Mar­i­on. Il a été mem­bre du comité de rédac­tion de la revue Nunc (51 numéros de 2002 à 2021) et pro­pose des recen­sions depuis de nom­breuses années à des revues papi­er ou en ligne (Arpa, Europe, La forge, Les Hommes sans épaules, Pos­si­bles, Recours au poème, Spered Gouez, Terre à ciel). Recueils de Poésie : Je ne vous ai rien dit, édi­tions Club des Poètes, 1995. Poème pour vingt-et-une voix, édi­tions Club des Poètes, 1996. Un poëte chez Hanz Arp, édi­tions Club des Poètes, 1997. Des cit­ron­niers et une abeille, édi­tions Librairie-Galerie Racine, 2000. Le plus beau vil­lage du monde, en col­lab­o­ra­tion avec Elo­dia Tur­ki, édi­tions Librairie-Galerie Racine, 2001. Portes de l’anonymat, à l’usage d’un long voy­age en Chine, édi­tions Cor­levour, 2012. La nuit se retourne, édi­tions Librairie-Galerie Racine, 2012. Par-dessus l’épaule de Blaise Pas­cal, édi­tions Cor­levour, 2015. M. Quelle, L’atelier du Grand Tétras, 2024. Essai Les Limbes, édi­tions Cor­levour, coll. Revue Nunc, 2022. Théâtre Ido­line, édi­tions Éclats d’encre, 2004. Pub­li­ca­tions de poèmes en revue Arpa, n° 89 de juin 06 Nunc, n° 10 de juin 06 Les Hommes sans épaule, n°12, 2002 ; n° 23/24, 2007 ; n°35, 2013 ; n°37, 2014, n°40, 2015 Recours au poème (recoursaupoeme.fr) : Poème ultime recours, Une antholo­gie de la poésie fran­coph­o­ne con­tem­po­raine des pro­fondeurs, de Matthieu Bau­mi­er et Gwen Gar­nier-Duguy, Recours au poème édi­tions, 2014. Prin­ci­paux arti­cles « Michaux, let­tre ouverte aux Eman­glons », revue Vivre en Poésie, n° 34, 1994. « Un an au Club des Poètes », con­férence 1995. « Lec­ture con­tin­uée de bon­té d’Ange de Jean Celte », Cahiers de la Baule N 81, 2003. « Claudel et la mys­tique du verbe », dans la revue Arpa, oct 2000, dans les Cahiers de la Baule n° 81 & 82, sep­tem­bre 2003, sur le site ecrit-vains « L’appel de la muse chez Elo­dia Tur­ki », avril 2003, pub­li­ca­tion en cours « Vous avez dit poésie ? », Col­lec­tif, Sax-à-mots Edi­tions , 2003 « Paul Fare­li­er : à la présence du monde », 2005 sur le site ecrit-vains « Pierre Oster et Michel Deguy : les poètes de l’échec », paru dans Nunc 2010 et en ver­sion tris­te­ment mod­i­fiée dans Pierre Oster, Jus­ti­fi­er l’inconnu, Coelvour, 2014. « Frédéric-Jacques Tem­ple, Tel un veilleur guet­tant l’aurore », Nunc n°30, sept 2013 « Le courage d’être, Lim­i­naire Nunc, juin 2013. « La revue Les Hommes sans épaules ou la com­mu­nauté des invis­i­bles », Recours au Poème, 2013 « Faut-il ? » Recours au poème, 2013. « La poésie française d’aujourd’hui, une poésie de l’anonymat », Nunc n°32, 2014. « Post­face de l’Entretien devant la nuit, de Paul Far­reli­er, Les hommes sans épaules édi­teur, 2014. « Seuls nos yeux bril­lent, poésie croisée de Christophe Dauphin et Régi­nald Gail­lard », oct. 2015. « Croire au monde, Trip­tyque improb­a­ble autour de Roger Mar­tin du Gard, Robert Bolaño et Mo Yan », essai à paraître.
[print-me]

Sommaires

Aller en haut