> Cécile A. Holdban, Partir en silence

Cécile A. Holdban, Partir en silence

2018-01-30T23:49:36+00:00

 

Partir en silence
comme les morts
s’oublient

au loin
une mère porte un étran­ger
et pleure
assise
en son propre sein
il se retourne
la tra­verse
se loge en elle à nou­veau
ser­pent
avide de cha­leur.

Et vous,
enfants de l’instant
accueillez contre
un mur de chair
les mains, les yeux
les pas silen­cieux
le reflet vide du temps
pour
des­cendre dans
la vie

Présentation de l’auteur

Cécile A. Holdban

Hongroise d’origine, après une enfance en France,  Cécile A. Holdban décide à l’adolescence de pour­suivre sa sco­la­ri­té dans un inter­nat hon­grois, dans la cam­pagne bava­roise dont elle conserve la nos­tal­gie. Elle com­pose à cette époque ses pre­miers poèmes en hon­grois, sa langue mater­nelle qui l’a ber­cée à tra­vers chants et poé­sies que lui contaient sa mère et sa grand-mère.

Elle suit, pen­dant quatre ans, aux Langues orien­tales, des études de lin­guis­tique au cours des­quelles elle s’initie à la civi­li­sa­tion fin­lan­daise et au que­chua, et, sur­tout, entre­prend ses pre­mières tra­duc­tions du poète hon­grois Weöres Sándor.

Sensible aux arcanes de la nature, cette pas­sion­née de bota­nique est aus­si une grande voya­geuse dans l’âme, dont les iti­né­rances l’ont conduite en Europe de l’Est, en Amérique du Sud et en Asie.

 

Cécile A. Holdban

En 2011, Angèle Paoli, la créa­trice du site « Terre de Femmes », publie pour la pre­mière fois un de ses poèmes.

En 2012, elle publie un pre­mier recueil aux édi­tions L’Échappée Belle, Ciel pas­sa­ger, que sui­vra un recueil de haï­kus en 2013, aux édi­tions La Part Commune, Un nid dans les ronces.

En 2013, elle publie plu­sieurs tra­duc­tions de Weöres Sándor en revue (Variations…), et sur des sites en ligne consa­crés à la poé­sie (Terre de Femmes, Poezibao…).

En 2014, elle tra­duit une antho­lo­gie de Jószef Attila, avec Francis Combes et Georges Kassai, aux édi­tions Le Temps des Cerises, Le Mendiant de la beau­té, ain­si qu’un recueil de textes inédits de Karinthy Frigyes aux édi­tions du Sonneur, Tous sports confon­dus.

Actuellement, elle pré­pare un volume consa­cré à Weöres Sándor pour la col­lec­tion de poé­sie « Orphée » aux édi­tions de La Différence, ain­si que deux recueils de poé­sie, dont l’un a pour thé­ma­tique l’exil, l’arrachement au pays natal, et l’autre la vie et les écrits d’une poé­tesse néo-zélan­­daise mécon­nue du début du ving­tième siècle, Emilia Wandt.

Depuis 2015, elle codi­rige la revue de poé­sie Ce qui reste.

En 2016, elle publie Une robe cou­leur de jour/​​Napszín Ruhában. En juin 2016, elle reçoit le prix A. Ribot.

Elle a éga­le­ment publié poèmes, textes et tra­duc­tions dans de nom­breuses revues (ThaumaEuropePaysages écritsLa femelle du requinTerres de femmesRecours au poème…).

En 2017, elle publie L’Été et Viens dans mon poème. Elle est récom­pen­sée par le prix Yvan Goll, qu’elle par­tage avec Anne Malaprade. Le prix lui est décer­né lors du fes­ti­val du Marché de la poé­sie le 9 juin 2017. Le 10 juin 2017, elle reçoit le prix Calliope du Cénacle Européen de la Francophonie.

Autres lec­tures

Un nid dans les ronces de Cécile A.Holdban

     Voici un recueil de haï­kus, mais pas seule­ment de haï­kus. Les ter­cets de Cécile A.Holdban sont fidèles à l’esprit et aux règles du fameux genre poé­tique japo­nais mais s’en échappent aus­si [...]

Sommaires