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Jah Mae Kân

Par |2018-10-18T05:24:33+00:00 21 juin 2014|Catégories : Blog|

Maximilien Atangana à l’état civil, Jah Mae Kân est le « nom de plume » ou, plu­tôt, le « masque de parole » d’un poète, sla­meur et musi­cien, né à Paris de parents Camerounais. Ayant gagné l’Afrique ances­trale à l’âge de 4 ans, pour y gran­dir, le jeune homme retrouve l’Europe natale douze années plus tard.

Père d'un gar­çon, il est aujourd’hui biblio­thé­caire à la Bibliothèque Centrale de la Province de Hainaut, à La Louvière. De sur­croît ani­ma­teur socio­cul­tu­rel, confé­ren­cier et for­ma­teur en lit­té­ra­tures d’Afrique noire auprès du Centre de Lecture Publique de la Communauté fran­çaise de Belgique (CLPCF), Jah Mae Kân anime un sémi­naire en anthro­po­lo­gie à l'Université du Temps dis­po­nible de La Louvière.

Après une lec­ture inti­mi­dée des « clas­siques » de la poé­sie fran­çaise, c’est dans une période d’exclusion sociale que notre auteur enten­dra l’appel de la pro­duc­tion et la mani­fes­ta­tion poé­tiques, émis des buis­sons ardents du sur­réa­lisme, de la négri­tude et du (free)jazz.

Jah Mae Kân consi­dère, comme dans les tra­di­tions négro-afri­caines, que poème est parole ima­gée des­ti­née à exé­cu­tion publique. Il consacre donc la lec­ture-spec­tacle, musi­ca­le­ment accom­pa­gnée ou non, comme moyen de pro­mou­voir le texte et démo­cra­ti­ser la pra­tique lit­té­raire. Sous l'aiguillon de l'éducation per­ma­nente, notre poète-ani­ma­teur se pro­duit ain­si en des lieux aus­si divers que cafés, éta­blis­se­ments sco­laires, mai­sons de jeunes, biblio­thèques publiques, etc.

Mais à côté de cette action, notre sla­meur a publié trois ouvrages : Héroïde Funèbre à Semira Adamu, avec des illus­tra­tions de Michel Barzin (éd. Tétras Lyre, Soumagne, 2003) ; Afro Blue Diaspora, avec des illus­tra­tions de Keïta et Marco Vaes (éd. Editon, Obourg, 2005) ; Elégie Palestine/​messe noire pour la paix. Poème-rituel pour voix diverses et inter­ven­tions musi­cales (éd, Maelström, Bookleg, 2009).

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