> L’oreiller déroule sa langue nocturne.

L’oreiller déroule sa langue nocturne.

Par |2018-08-19T01:54:22+00:00 21 juin 2015|Catégories : Blog|

 

L'oreiller déroule sa langue noc­turne.

Je découpe la nuit,
la nuit recom­men­cée, à cha­cun de tes pas,
j’inquiète une fenêtre, au fond des sou­ve­nirs,
ton sou­rire ravi­vé,

un si triste sou­rire,
rosée de mon temps.

 

**** 

 

Les étoiles se sont frois­sées
der­rière le grand rideau blanc.

Je connais ce trem­ble­ment
lorsque la flamme lente et triste de l’été
vient lécher mon sou­rire.

La nuit repose
au fond de tes pau­pières
où la parole s’est bri­sée.

La mer hur­lait sa longue che­ve­lure.

 

****

 

 

L’heure pré­sente, le geste de rete­nir,
la crainte d’un soleil moins mor­tel que soi.

Une poi­trine expire,
rapide frois­se­ment de lèvres,
le drap retombe.

Déjà ton départ, déjà l’espace inté­rieur
dou­blé d’une ombre.

 

***

 

Qu’as-tu racon­té à la nuit
pour qu’elle épouse ain­si
le fond de tes yeux ?

 

 

*** 

 

Remous du fleuve,
trem­blantes les mains,
l’ombre est douce à nous replier,
bras, cœur, sang inquiet,
ne pas être sous ton regard.

 

***

 

L’été a trem­blé dans mes mains
devant tant de désir conte­nu.

 

***

X