> Littérature et décadence, Etudes sur la poésie de 1804 à 2010

Littérature et décadence, Etudes sur la poésie de 1804 à 2010

Par |2018-07-11T13:13:58+00:00 5 juillet 2018|Catégories : Focus|

L’histoire de la poé­sie haï­tienne est indis­so­ciable de l’Histoire lit­té­raire et de la socié­té haï­tienne elle-même. Dans cette petite antho­lo­gie dédiée à quelques poètes majeurs et pour cer­tains tout jeunes encore, Dieulermesson Petit-frère dresse un état des lieux de la poé­sie de son île en sou­hai­tant mettre à l’honneur les plus anciens, oubliés et la géné­ra­tion mon­tante afin qu’elle ne le soit pas. « D’aucuns affirment qu’au cours des deux der­nières années, la pro­duc­tion lit­té­raire haï­tienne a connu un tel rayon­ne­ment au-delà des fron­tières qu’on peut par­ler de l’âge d’or de notre lit­té­ra­ture », nous dit-il,  et c’est sans doute pour dater et ins­crire ce rayon­ne­ment qu’il s’est employé à  sous­traire au silence ces auteurs encore trop mécon­nus.

Soulignant la pré­pon­dé­rance de la poé­sie dans le pay­sage lit­té­raire, il rap­pelle ce que les auteurs doivent aux modèles de leurs pré­dé­ces­seurs, s’appuyant en cela sur l’exemple de la lit­té­ra­ture fran­çaise et ce qu’elle sait devoir à l’héritage antique, mais insiste sur la néces­si­té de s’en  éman­ci­per, car l’histoire est mou­vante et chaque période a appor­té son lot d’expressions,  enga­gées le plus sou­vent.
Une extrême fra­gi­li­té – poli­tique, éco­no­mique, sociale, sans par­ler des « fléaux s’abattant sur l’ancienne Perle des Antilles », per­dure depuis son indé­pen­dance, ren­voyant injus­te­ment le pays à sa seule res­pon­sa­bi­li­té face aux épreuves de toutes sortes. Ce pays de para­doxe, rési­liant et fra­gile à la fois – deve­nu selon l’expression de Christophe Wargny « Perle bri­sée » – depuis dix ans, ploie sous le poids « d’une occu­pa­tion voi­lée qui ne dit son nom, si ce n’est celui de créer des condi­tions pour main­te­nir le pays dans un contexte de dépen­dance conti­nue en vue de frei­ner son déve­lop­pe­ment ». Mais ne nous y trom­pons pas. Price-Mars, nous dit Dieulermesson Petit-Frère, défi­nit l’Haïtien comme « un peuple qui chante et qui souffre, qui peine et qui rit, qui danse et se résigne ».
Et « Depestre eut à dire que la lit­té­ra­ture haï­tienne est au bouche-à-bouche avec l’histoire ».

Parce que la lit­té­ra­ture, la poé­sie et la culture en géné­ral sont ce qui reste quand tout tombe, comme dit Dany Laferrière. L’auteur, par cette pro­po­si­tion de pério­di­sa­tion de la lit­té­ra­ture haï­tienne, sou­haite faire un état des lieux en regrou­pant les auteurs dans une pers­pec­tive his­to­rique, rap­pe­lant que celle-ci a bien été ten­tée sur les bases de cri­tiques esthé­tiques, mais qu’elle suit vrai­sem­bla­ble­ment les secousses et l’évolution de l’île depuis son indé­pen­dance. Il la divise en quatre tranches ou périodes dis­tinctes cor­res­pon­dant cha­cune  à un évé­ne­ment majeur sui­vant cet ordre :

-1804-1915 : pré-clas­siques, clas­siques et post-clas­siques
-1915-1957 : période indi­gé­niste ou cultu­ro-natio­na­liste
-1957-1986 : renou­veau huma­niste
-1986 à nos jours : époque contem­po­raine (post-Duvalier)

Au fil de ce dérou­le­ment, force est de consta­ter que si la lit­té­ra­ture haï­tienne, pen­dant très long­temps, s’est  lar­ge­ment ins­pi­rée de la culture fran­çaise, allant jusqu’à s’oublier elle-même, oubliant ses propres tra­di­tions, aujourd’hui la lit­té­ra­ture mais sur­tout la poé­sie occupent une place majeure et vouée à une expan­sion dans le sens d’une réap­pro­pria­tion de son iden­ti­té.
C’est une poé­sie enga­gée socia­le­ment, basée sur une forme d’imitation de la lit­té­ra­ture fran­çaise « pâle copie de la lit­té­ra­ture fran­çaise » insiste Dieulermesson citant des auteurs de cette période qu’il appelle « pré-clas­sique » où tels des Dupré, Chanlotte, Dumesne, (et hor­mis les récits d’Ignace Nau)  s’adonnent à une imi­ta­tion et une admi­ra­tion obsé­quieuse des auteurs fran­çais du 17e et du 18e siècle où de l’idée même d’engagement

il n’y avait qu’une exal­ta­tion de la liber­té et de l’indépendance, qui oubliait de par­ler de la culture et des tra­di­tions popu­laires d’Haïti.  Même si les écri­vains avaient for­mu­lé des objec­tifs plu­tôt clairs et défi­nis en optant pour une lit­té­ra­ture qui exprime les réa­li­tés du ter­roir et prend la défense de la patrie et de la race noire, ils conti­nuaient à patau­ger dans l’imitation plate et pué­rile des poètes fran­çais. 

Frantz Zephirin.

La seconde période est celle de l’« Indigénisme » ou cultu­ro-natio­na­liste, avec 1915 comme plaque tour­nante de la réha­bi­li­ta­tion de la culture nègre coïn­ci­dant avec l’occupation amé­ri­caine : elle s’impose alors comme un repère, avec les œuvres de Jean-Price Mars, pour sor­tir le pays de ce qu’il appelle « le bova­rysme col­lec­tif » (bova­rysme défi­ni comme « la facul­té que s’attribue une socié­té à se conce­voir autre qu’elle n’est » )
Il s’agissait bien non pas de reje­ter la culture fran­çaise ou celle d’Amérique latine mais d’en conti­nuer l’héritage et de tra­vailler à trou­ver sa place, pro­duire ses titres et faire ses preuves « tra­vailler à créer l’homme qui vient, le citoyen de l’avenir, le citoyen de l’humanité, une huma­ni­té  renou­ve­lée avec la poé­sie comme « fer de lance du mou­ve­ment indi­gé­niste ».
Avec la Revue Les Griots, on voit un retour sur les valeurs afri­caines, « impli­quant une vision du monde dif­fé­rente de la concep­tion euro­péenne » de 1938 à 1940 puis de 1948 à 1950 » dans le sillage de la Revue Indigène « une obses­sion mani­feste pour la quête iden­ti­taire, le retour aux ori­gines et le natio­na­lisme cultu­rel. »
La poé­sie de ces années-là était déjà une poé­sie enga­gée dans les pro­blèmes sociaux et raciaux, sur la ques­tion du lan­gage et au niveau poli­tique. Le poète Camille Roussan ayant pro­ba­ble­ment « appor­té une contri­bu­tion consi­dé­rable à la pré­pa­ra­tion lit­té­raire de la révo­lu­tion de jan­vier 1946 »selon Baridon, une poé­sie visant à dénon­cer la mau­vaise qua­li­té de vie des Nègres et de l’homme en géné­ral.
Le poète sou­vent s’engage à dénon­cer les injus­tices et les souf­frances mais aus­si à rap­pe­ler les forces comme dans ce poème de Carl Brouard qui appelle à « l’insurrection, le sou­lè­ve­ment et  la révolte ».
Autre date char­nière dans l’histoire d’Haïti, 1957 allait mar­quer  « la conso­li­da­tion du règne du pou­voir noir »suite à l’explosion du mou­ve­ment de 1946 et l’avènement de Duvalier,  issu des luttes entre Nègres et MulâtresDans ce contexte de fra­gi­li­té et d’instabilité éco­no­mique, l’arrivée au pou­voir de Duvalier va voir émer­ger le mou­ve­ment cultu­rel de 1946.
En 1960 naît le mou­ve­ment « Haïti lit­té­raire »,  et s’y déploie :

une sen­si­bi­li­té et une esthé­tique pla­çant le sujet au cœur du dis­cours poé­tique ». C’est « une poé­sie de résis­tance et de sur­vie, d’espérance et de lumière, une poé­sie d’urgence qui marque la rup­ture avec l’indigénisme et ses impli­ca­tions.

Mais c’est aus­si l’année où la dic­ta­ture de Duvalier va se déployer et se dur­cir : « la révo­lu­tion mange ses propres fils, la misère bat son plein et la cen­sure règne en maître ». L’exil devient alors le pal­lia­tif à ce mal sui­ci­daire. Les flux migra­toires ne sont pas nés, comme on pour­rait le croire, de cette période dic­ta­to­riale mais ont pris racine bien plus tôt, avec la pre­mière occu­pa­tion amé­ri­caine d’Haïti. C’est alors que naît une « lit­té­ra­ture hors-fron­tière », lit­té­ra­ture en dia­spo­ra où l’écrivain-migrant se confine« dans une sorte d’enracinerrance ou de des­ti­ner­rance »(Jean-Claude Charles) et d’où naî­tra le « Spiralisme » fon­dé par René Philoctète, J.C Fignoli et Frankétienne, « conçu comme une sorte d’esthétique du chaos, le spi­ra­lisme est né du refus d’enfermement et de la peur », et la mon­tée en puis­sance des pro­duc­tions en langue créole.
Enfin, l’époque contem­po­raine : 1986 à nos jours.

Nasson, VirginMary.

1986 signe la fin du régime Duvalier et la libé­ra­li­sa­tion de la parole, et voit naître toute une géné­ra­tion d’écrivains, la plu­part poètes, une géné­ra­tion appe­lée « Génération Mémoire », com­po­sée de Yanik Lahens, Lyonel Trouillot, Gary Victor, Jean-Yves Métellus, Gary Augustin, Marc Exavier, Marie Célie Agnant, Dany Laferrière, Joubert Satyre, Willems Edouard, et quelques aînés comme Frankétienne et Anthony Phelps, elle est regrou­pée autour de Rodney St Eloi, poète et direc­teur des Editions Mémoires,  mai­son d’édition née dans les année 90 et « ayant sur­vé­cu sans sub­ven­tion, avec la com­pli­ci­té des écri­vains, et sur­tout la volon­té d’accompagner le livre haï­tien » ; réunis­sant ain­si deux géné­ra­tions qui dominent la scène lit­té­raire haï­tienne,  entre rup­ture et conti­nui­té, les géné­ra­tions lit­té­raires se suc­cèdent.
Dans cet essai qui occupe un bon tiers de l’ouvrage, la place des femmes n’est pas oubliée, alors que long­temps cette socié­té patriar­cale a sur­tout fait l’éloge de la gent mas­cu­line, relé­guant la femme aux oubliettes de l’histoire, la can­ton­nant à des rôles de nour­ri­cières, voire pire de ser­vantes ou de pros­ti­tuées dans la lit­té­ra­ture, et plu­tôt objet que sujet.  
Beaucoup de femmes cepen­dant occupent le pay­sage lit­té­raire d’Haïti, et depuis 1990, il y a une éclo­sion de la parole des femmes et une prise de conscience du fait qu’écrire ou peindre ne relève pas d’une acti­vi­té gen­rée.

Parmi ces femmes écri­vains,  on trouve Kettly Mars, Yannik Lahens, Margaret Papillon, Evelyne Trouillot, et sur­tout Edwige Danticat – mieux connue aux Etats-Unis qu’en France,  sans oublier Marie Vieux-Chauvet au roman si sub­ver­sif Fille d’Haïti.
En conclu­sion de son avant-pro­pos,  Dieulermesson Petit-Frère s’interroge sur la trans­mis­sion de cette lit­té­ra­ture dans les écoles qui n’incite pas à l’indépendance d’esprit ni à la créa­tion.

Ce pano­ra­ma his­to­rique fort inté­res­sant de la lit­té­ra­ture et de la poé­sie haï­tienne  per­met d’entrevoir ce regard ambi­tieux et pro­met­teur de Haïti en lit­té­ra­ture et en poé­sie.

L’ouvrage contient éga­le­ment plu­sieurs essais dont cer­tains ont été publiés ailleurs, essais que Dieulermesson Petit-Frère a consa­cré à vingt-trois auteurs des dif­fé­rentes périodes. Dans l’ordre d’apparition du volume, les essais concernent :
Coriolan Ardouin (1812-1835), « le poète des âmes mortes » à la sen­si­bi­li­té proche d’un Alfred de Musset ;  Auguste Bonel (1971) et la sen­sua­li­té de son écri­ture  ; Gary Augustin ( 1958-2014) et l’écriture du songe ; Jeanie Bogart (1970)  « au cœur de l’intime » ; Roussan Camille (1912-1961) auteur du magni­fique Nédjein  Assaut à la nuit, écri­ture de la dou­leur des oppri­més ; Georges Castera, figure emblé­ma­tique de la poé­sie haï­tienne aujourd’hui, et de la géné­ra­tion Mémoire,  dont « l’écriture  poé­tique se veut une invi­ta­tion au voyage dans les terres de l’orgasme » pour dire la vio­lence et le mal-être de l’homme, le désen­chan­te­ment du monde ; Pierre-Moïse Célestin(né en 1976) poète comme beau­coup « nés du séisme » auteur de « Le cœur dans les décombres » ;

Jean Watson Charles,« poète au souffle du devant-jour et à l’imagination trem­pée à l’encre toute chaude de l’été » ; Webert Charles, auteur de poèmes en créole et en fran­çais, de  Que l’espérance demeure, entre autres, et de  Pour que la terre s’en sou­vienne,  co-écrit avec Jean Watson Charles ; Anderson Dovilas (1985) « le poète d’outre-monde » ; Marc Exavier (1962), écri­vain de la dis­tance ayant choi­si « l’isolement comme mode de vie – en se reti­tant du monde-il fait du livre son idole et sa rai­son d’être » – grand éru­dit, poète de l’image et du rêve ; Yanik Jean (1946-2000) fait par­tie de ces femmes que la cri­tique a cen­su­rées et dont on ne parle presque pas, bien qu’elle soit une grande figure de la créa­tion poé­tique contem­po­raine. Son roman La fidé­li­té non plus  (Ed Mémoire d’encrier) est « post-moderne, fémi­niste, trans­na­tio­nal et mémo­riel » ; Jacques Adler Jean-Pierre (1977) né sous la dic­ta­ture, auteur d’une « poé­sie à l’oralité raf­fi­née » : « c’est par la poé­sie que ce diseur à la voix aigüe fait son entrée dans la lit­té­ra­ture » et qui s’interroge sur « les sens (l’essence) »d’Haïti. : « La poé­sie contem­po­raine n’est plus rêve­rie, elle est action, réac­tion, lutte pour la vie, la liber­té » ; Ineda Jeudiné en 1981 pré­sen­té comme relève poé­tique créole, écrit en créole contre l’idée reçue que « en Haïti celui qui écrit dans sa langue mater­nelle ne peut être consi­dé­ré comme écri­vain à part entière », a publié notam­ment un hom­mage au poète Georges Castera ;

Charles Moravia (1875-1936), une poé­sie qui atteint à l’universel et déborde le seul pay­sage haï­tien ; Mackenzy Orcelné en 1983 dit l’attachement à sa terre et écrit  « pour la digni­té de son peuple »selon les termes de son édi­teur Rodney St-Eloi ; Emmelie Prophète (1971) « poète de la ville, de l’espace et du bâti »,« poète aux marges de la nuit et du silence des corps » ; Magloire St-Aude (1912-1971), une des figures majeures de la poé­sie contem­po­raine, a col­la­bo­ré à la revue Les Griots, « écri­ture qui fas­cine et émer­veille » – lire son Dialogue des lampes ; Rodney St-Eloi« le pas­seur de mémoire », écrit le réel pour « atteindre à l’indicible »selon la for­mule de Juarroz ;  Georges Sylvain (1866-1925), écri­ture de l’intime, poé­sie sub­jec­tive et sen­sible, nos­tal­gie et sou­ve­nirs ; Marie-Alice Théard, gale­riste et his­to­rienne de l’art, « poé­sie fièvre ardente » ;  Lyonel Trouillot (1956) « le bien-aimé, le dieu adu­lé de la lit­té­ra­ture haï­tienne », poé­sie riche en images, amou­reux des grands espaces, des immen­si­tés ; Etzer Vilaire (1872-1951) poète trop mécon­nu, révé­lé par J.C Fignolé en 1970, ensei­gné depuis dans les écoles – a publié une œuvre majeure de grande por­tée poli­tique, his­to­rique et lit­té­raire. Lire son long poème : Les dix hommes en noir, et son récit poé­tique en 1659 vers  Le Flibustier.

Un essai pas­sion­nant, une décou­verte ou des retrou­vailles à chaque page, pour notre plus grand plai­sir, un ouvrage impor­tant dans son inten­tion pre­mière.

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Marie-Josée Desvignes

Collabore à LEGS EDITION.

Publications

Poésie

  • REQUIEM, récit poé­tique, (112p)  Editions La Cardère, sep­tembre 2013 Cardère Editeur, extraits
  • Finaliste pour la Bourse d’écriture Gina Chenouard 2013 (SGDL) bourse créa­tion poé­sie

  • Lauréate du Prix TEC-CRIAC Nord Pas de Calais 2001(recueil éd Lieux d’être)

  • Finaliste du prix Val de Seine 2002, Editinter (3e place pour Onzains de l’enfance)

  • Soutien du CNL, jan­vier 2003, bourse d’encouragement pour l’écriture poé­tique

  • Poésie Première, Gros textes, Friches, Encres vaga­bondes, Filigranes, L’Echappée Belle, Fragments d’amour, ARPA (de 2003 à 2010), Lieux d’être, Décharge, Recours au poème, Terre à ciel, Paysages écrits… Journal de mes pay­sages 2, Lesmotsplusgrandsquenous, Traversées, Le capi­tal des mots, Ardemment Résidence auteur, Nunc, Imagine et poé­sia (revue inter­na­tio­nale), La pis­cine, Tiers Livre., Legs et Littérature (dont un spé­cial Marie Vieux-Chauvet), Revue Intanqu’ïllités (Ed Zulma), Ecrits du Nord

Essais, documents

  • La lit­té­ra­ture à la por­tée des enfants, enjeux des ate­liers d’écriture dès l’école pri­maire ,  Editions L’Harmattan, 2000, 3 réim­pres­sions Ed L’Harmattan, extraits

  • « Un si beau métier  »… article publié sous le pseu­do­nyme Marie DELHESTRE, Actes de Recherche en Sciences Sociales, SEUIL, déc 2008 site du CAIRN texte com­plet

Nouvelles

Roman

  • Jeu de dupes, roman, Editions ED.Kiro (Kirographaires), sous le pseu­do­nyme Marie DELHESTRE, nov. 2011

Ouvrages collectifs

  • Dans des mai­sons incon­nues, Tiers-Livre Editeur, déc 2016 Tiers livre

  • Dehors, recueil sans abri, Editions Janus, mai 2016 (107 auteurs, béné­fices au pro­fit de l’Association Action Froid) Ed. Janus

  • Imagine et Poesia, e-book, antho­lo­gie inter­na­tio­nale diri­gée par Hughette Bertrand (Canada) et Lidia Chiarelli (Italie) antho­lo­gie 2015 et 2016 Immagine e poe­sia

  • Somewhere, texte en col­la­bo­ra­tion, ouvrage de pho­to­gra­phies de Rith Banney, Ed La matière noire, édi­tions numé­riques et papier, déc 2013

  •  Malala, Médiathèque L’Alcazar, Marseille, 2013

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