> La poésie iranienne d’aujourd’hui

La poésie iranienne d’aujourd’hui

Par |2018-07-08T12:42:50+00:00 19 octobre 2014|Catégories : Critiques|

Les poètes ira­niens, sauf quelques noms illustres comme Sadi au 13ème siècle ou Hafiz au 14ème, sont par­ti­cu­liè­re­ment mal connus en France aus­si faut-il savoir gré à Babak Sadegh Khandjani de nous pré­sen­ter la géné­ra­tion contem­po­raine. En effet, le poète le plus âgé, Mahmoud Motaghedi, est né en 1946 et les deux  plus jeunes,  Saba Kazemian et Yavar Mehdi Pour en 1983. Dix-sept poètes sont réunis ici. La mort et l’amour sont sou­vent pré­sents mais aus­si la nos­tal­gie et les rêves. L’érotisme éga­le­ment, par­fois cru  mais subli­mé par la méta­phore :

(…)

Je n’ai pas mis mon doigt
dans l’hymen de la mon­tagne
pour faire avan­cer les trains éten­dus
dans l’utérus de l’humanité

(Reza Chirmaz)

 

Quelquefois, les allu­sions idéo­lo­giques sont expli­cites :

Ferme la fenêtre
ferme la porte à clé
au coin de la chambre
il y a une petite place pour la liber­té

(Aliréza Abbassi)

 

Tous sont à décou­vrir. Encore une fois, il faut saluer l’initiative d’un jeune tra­duc­teur ira­nien qui a su nous com­mu­ni­quer la beau­té et la fer­veur de cette poé­sie en la tra­dui­sant avec sen­si­bi­li­té.

www​.boo​ke​lis​.com

mm

Denis Emorine

Denis Emorine  est né en 1956 près de Paris.

Il a avec l’anglais une rela­tion affec­tive parce que sa mère ensei­gnait cette langue. Il est d’une loin­taine ascen­dance russe du côté pater­nel. Ses thèmes de pré­di­lec­tion sont la recherche de l’identité, le thème du double et la fuite du temps. Il est fas­ci­né par l’Europe de l’Est. Poète, essayiste, nou­vel­liste et dra­ma­turge, Emorine est tra­duit en une dou­zaine de langues ; Son théâtre a été joué en France, au Canada ( Québec) et en Russie. Plusieurs de ses livres ont été édi­tés aux Etats-Unis. Il col­la­bore régu­liè­re­ment à la revue de lit­té­ra­ture “Les Cahiers du Sens”. 
En 2004, Emorine a reçu  le pre­mier prix de poé­sie (fran­çais) au Concours International Féile Filiochta.
L’Académie du Var lui a décer­né le « prix de poé­sie 2009 »

                On peut lui rendre visite sur son site : http://​denis​.emo​rine​.free​.fr

X