> Ungaretti, ou la fulgurance à l’envers

Ungaretti, ou la fulgurance à l’envers

Par | 2018-02-21T12:03:50+00:00 6 avril 2014|Catégories : Blog|

Ungaretti, ou la ful­gu­rance à l’envers

 

Pour Carlo Ossola

En témoi­gnage d’admiration[1]

 

 

Ungaretti est le poète de la ful­gu­rance : s’il fal­lait défi­nir son génie d’un mot, ce serait celui-ci. S’inscrivant dans la lignée spi­ri­tuelle de Blaise Pascal, il en a le phra­sé apho­ris­tique et l’ellipse omni­pré­sente. Sa poé­sie abonde en figures de la ful­gu­ra­tion : foudre, éclair, brû­lure, bri­sure, déchi­rure, sou­dai­ne­té, sur­prise. Il n’est dès lors pas sur­pre­nant que, par­mi toutes les formes de la mémoire que cette œuvre vir­tuose arti­cule, l’une d’elle soit pri­vi­lé­giée, celle qui s’exprime par un sur­gis­se­ment inat­ten­du. Dans une créa­tion s’organisant presque en entier  autour de l’incompatibilité entre l’innocence et la mémoire[2], la rémi­nis­cence joue un rôle déci­sif, en une quête poé­tique qui se per­drait sinon dans des méandres. L’écriture d’Ungaretti tra­verse tous les ter­ri­toires de la remé­mo­ra­tion : déam­bu­lant de par le laby­rinthe du sou­ve­nir, tra­ver­sant l’indispensable oubli, frô­lant l’espace mor­ti­fère de la non-mémoire, – toute son inten­tion est de par­ve­nir, via la rémi­nis­cence, à s’approcher de ce qui consti­tue sa Quête : éta­blir une poé­tique du retour à l’innocence pre­mière.

 

***

 

La mémoire enre­gistre. Mais elle n’est pas qu’enregistrement ou simple entre­pôt. Elle s’exprime par le sou­ve­nir, « mémoire qui répète ». Par cette répé­ti­tion à laquelle se mêle l’oubli, le sou­ve­nir se dégrade, se frag­mente et tente en vain de se res­tau­rer. Car toute res­tau­ra­tion est une alté­ra­tion, Ungaretti le dit à pro­pos de Pétrarque : « A tra­vers le déchi­re­ment même de la vie dont il témoigne, le sou­ve­nir, tou­jours si frag­men­taire dans ses réfé­rences au réel, sus­cite les ruines dont il s’entoure, lui-même ruine ense­ve­lie par­mi les ruines, prin­cipe d’une res­tau­ra­tion déses­pé­rée  au sein de l’oubli à illu­mi­ner. » A force de scru­ter des laby­rinthes, dit encore Ungaretti, la vision cou­tu­mière se perd. Et pour­tant cette ten­sion du sou­ve­nir joue un rôle cru­cial dans son aven­ture spi­ri­tuelle. Toute son œuvre poé­tique peut se lire comme un vaste exa­men de vie : « J’ai repas­sé /​ les époques /​ de ma vie ». Il s’agit de ras­sem­bler les sou­ve­nirs afin de mieux les dis­si­per et que le regard retrouve la fraî­cheur d’un pre­mier jour ; que les pas­sions tristes soient dis­soutes. L’exercice a une por­tée méta­phy­sique qui n’est pas sans ana­lo­gie avec celle du sacre­ment chré­tien de la péni­tence : l’objet en est de contem­pler, grâce à une mémoire neuve et loyale, « le prin­temps d’éternité ». Hélas, la convo­ca­tion des sou­ve­nirs n’engendre au mieux qu’un enli­se­ment, au pire l’expérience débi­li­tante de l’oubli – ou la léthar­gie, proche de la mort, de la non-mémoire.

 

L’oubli est une mémoire vidée dont il demeure cepen­dant quelque chose, oubli dont j’ai sou­ve­nance. Il est incer­tain : sou­vent je me demande à quel point j’ai oublié. Cet oubli peut être invo­lon­taire, simple effa­ce­ment du temps : une cou­leur qui ne dure pas. Il peut être volon­taire aus­si – démé­mo­ra­tion[3] dit Ungaretti : refou­le­ment de ce qui se révé­la funeste, enfouis­se­ment, déni. A l’extrême, l’oubli est la réson­nance du silence sans limite ou, pire, une non-mémoire, « pierre réfrac­taire, tota­le­ment inani­mée » : le temps s’est arrê­té en une léthar­gie  ahu­rie, en un dor­mire più vero proche de la mort. La quête spi­ri­tuelle s’interrompt : miroir impas­sible auquel nulle image ne s’accroche, l’âme est déser­tée.

 

Heureusement il y a la rémi­nis­cence, mémoire qui revit. Elle nous intro­duit au cœur de la créa­tion unga­ret­tienne. Volontiers heu­reuse – « Je tres­saille au sou­ve­nir  /​ de ton brusque par­fum » –, elle a une affi­ni­té struc­tu­relle avec la poé­sie. Car pour Ungaretti, la poé­sie, comme la rémi­nis­cence, se mani­feste quand toute mémoire semble quit­ter les objets puis brus­que­ment y refluer, comme par miracle.  Rien de patho­lo­gique ici en la rémi­nis­cence, aucune  proxi­mi­té déce­lée avec sa sœur l’hystérie. Rien d’artificiel non plus, point de haschich comme chez l’ami Michaux : tel le chanvre indien pour­tant, elle res­sus­cite le sen­ti, elle est un bou­quet de sen­sa­tions, un pano­ra­ma d’impressions ; mais sa fonc­tion poé­tique n’est pas seule­ment d’être « une gerbe de ‘rico­chets’ d’impressions venant ana­lo­gi­que­ment »[4]. De façon plus ambi­tieuse, son rôle est de rame­ner des objets à leur pure­té ori­gi­nelle, de retrou­ver l’exultation can­dide des êtres, des choses,  dans leur inno­cence pre­mière : « me remonte à l’esprit que j’exultais en t’aimant ». Ces objets, cette exul­ta­tion, sont des débris d’innocence à l’état brut, et le mot même de débris sug­gère que la rémi­nis­cence ouvre sur la sai­sie par­cel­laire d’un monde inson­dable : espace qui n’est pas sim­ple­ment le gouffre des sen­sa­tions extrêmes de Michaux, mais celui d’abysses méta­phy­siques. Néanmoins, si la rémi­nis­cence est un miracle, il est à double tran­chant : à la fois « éblouis­se­ment et mor­sure », s’y mêlent le pas­sé de la nuit aimante et le pré­sent de la nuit inté­rieure, la traque du désir et le ver­tige du néant :

  

Rosa segre­ta, sboc­ci sugli abis­si
Solo ch’io tra­sa­lis­ca ram­men­tan­do
Come improv­vi­sa odo­ri
Mentre si alza il lamen­to.
 

 L’evocato mira­co­lo mi fonde
La notte allo­ra nel­la notte dove
Per smar­rir­ti e ripren­der­ti inse­gui­vi,
Da liber­tà di più
In più fat­ti roven­ti,
L’abbaglio e l’addentare.
 

Rose secrète, tu t’ouvres sur le gouffre
Pour peu que je tres­saille au sou­ve­nir
De ton brusque par­fum,
Tandis que s’élève la plainte.
 

Le miracle évo­qué mélange
La nuit en moi à cette nuit
Où, pour te perdre et reprendre, j’ai tra­qué,
Plus ardents à mesure
Que plus libres,
Eblouissement et mor­sure.

 

Apparaît ain­si une des fonc­tions essen­tielles de la mémoire selon Ungaretti : par l’irruption sou­daine de ce qui est révo­lu dans ce qui est actuel, elle pro­voque un sur­saut qui à la fois réveille le désir et attise le sen­ti­ment ver­ti­gi­neux de l’écoulement du temps.

 

***

 

Dès lors nous appro­chons de ce qui pro­pulse la poé­tique unga­ret­tienne sur sa tra­jec­toire, nous appro­chons du coeur. La mémoire est un stock de matière éner­gé­tique, le cœur unga­ret­tien en est le trans­for­ma­teur. Qu’il soit sombre, sou­cieux, enca­vé – il l’est sou­vent –, ou bien qu’il « tremble à la lumière, dou­ce­ment », il a une fonc­tion qui est de trans­for­mer la mémoire en poé­sie aux fins de retrou­ver l’innocence. Mais qu’est-ce que trans­for­mer ? Et pour quelle inno­cence ? Est-ce un mirage ?

 

Ungaretti cite Galilée : « ce que nous ima­gi­nons ne peut être qu’une chose déjà vue ou un com­po­sé de choses ou de par­ties de choses vues pré­cé­dem­ment ». L’imagination créa­trice est une mémoire com­bi­na­toire. En ce sens, elle a une proxi­mi­té avec le rêve, mémoire déli­rante. La langue ita­lienne ne connait que le mot sogno tant pour le rêve que pour le songe. Parce que chez Ungaretti le sogno est sou­vent proche du songe – qui est la forme pré­dic­tive ou inter­pré­ta­tive du rêve –, la pen­sée poé­tique comme le songe peut se faire « oreille divi­na­toire ». Parlant, à pro­pos de Racine, du rôle du poète déve­lop­pant son expé­rience « à par­tir de la nais­sance de la mémoire », Ungaretti évoque le moment de toute crise, de toute tra­gé­die – qui est aus­si celui de la déso­rien­ta­tion poé­tique – où la mémoire  resur­git avec le trans­port subit qu’opère la rémi­nis­cence : Si Phèdre aime Hyppolite, c’est qu’elle le voit sous les traits d’un Thésée jeune sou­dain réap­pa­ru. De sorte que le laby­rinthe où elle se perd est celui de sa mémoire, mais une mémoire toute vive qui la  pro­pulse vers une issue fatale par le biais d’une ima­gi­na­tion que plus rien ne bride. Chez Ungaretti, le cœur, cadre de cette trans­for­ma­tion, est sou­vent triste : pays rava­gé, lieu où on tombe, nid obs­cur où on s’enténèbre, stag­no di buio, flaque ou corolle de tris­tesse. Mais c’est aus­si le lieu de son pro­jet poé­tique par excel­lence – par la mémoire remon­ter jusqu’à « l’inquiète source » de l’innocence pre­mière. Pour le poète, le pro­ces­sus est jalon­né : que la mémoire se fixe, se condense et s’abolisse dans l’absolu d’une image – et qu’ainsi elle se sublime dans l’innocence. Par cette inno­cence retrou­vée, que l’âme s’échappe du laby­rinthe. Libre enfin, qu’elle puisse péné­trer alors ce hors-champ de la mémoire que sont les sen­sa­tions du monde : le sou­ve­nir est sou­vent un  res­sas­se­ment d’un pas­sé cen­tré sur soi, tan­dis que la sen­sa­tion – contact de l’eau, caresse du soleil, beau­té de la nuit – mène à se « recon­naître /​ fibre docile /​ de l’univers ». Naît le désir, autre hors-champ de la mémoire :

          

Nel mol­lo giro di un sor­ri­so
ci sen­tia­mo legare da un tur­bine
di ger­mo­gli di desi­de­rio
 

Ci ven­dem­mia il sole
 

Chiudiamo gli occhi
per vedere nuo­tare in un lago
infi­nite pro­messe
 

Ci rin­ve­nia­mo a mar­care la ter­ra
Con ques­to cor­po
Che ora trop­po pesa
 

Dans la mol­lesse mou­vante d’un sou­rire
nous nous sen­tons noués par un tour­billon
de bour­geons de désir
 

Le soleil nous ven­dange
 

Nous fer­mons les yeux
Pour voir nager sur un lac
Des pro­messes infi­nies
 

Nous en reve­nons mar­quer la terre
Avec ce corps
Qui pèse à pré­sent si fort
 

Il y a dans l’imagerie unga­ret­tienne une symé­trie entre mémoire et désir : l’une est une terre obs­cure et triste, un pré­ci­pice où l’on tombe entraî­né par le poids d’un corps ; l’autre est l’eau sublime d’un lac aux rives duquel éclosent les bour­geons, où le soleil est « pro­messes infi­nies » de ven­dange sous la voûte légère. Terre, tris­tesse, pesan­teur, d’un côté ; eau, pro­messes, légè­re­té, de l’autre – c’est l’enfance retrou­vée. Or l’enfance est le temps même de l’innocence, où l’enfant « décharge sa mémoire d’un cri », tan­dis que plus tard, à l’âge adulte, les cris s’arrêteront au fond de la gorge, « roche de cris » engen­drant insom­nie et déses­poir. Le cri pous­sé par l’enfant, outre sa ver­tu de gom­mer toute tris­tesse, est-il aus­si une remon­tée édé­nique vers le cri pri­mal, le cri una­nime,  le verbe inau­gu­ral ? Tel serait encore le pro­jet du poète, qui cite à ce pro­pos Saint Augustin[5] : « sai­sir le verbe non seule­ment avant qu’il ne résonne, mais même avant que les images des sons ne soient rou­lées par la pen­sée – car il n’appartient à aucune langue » ; ce fai­sant, tra­ver­ser le miroir, per­cer l’énigme, rejoindre l’ineffable ; retrou­ver avec Mallarmé (que cite Ungaretti) les débuts très sacrés du lan­gage. Il y eut des vies avant l’actuelle. Elles ont lais­sé des traces en moi. Puis-je par le songe, loin du bain des choses fami­lières, les retrou­ver ? :

 

Ogni mio momen­to
io l’ho vis­su­to
un altra vol­ta
in un’epoca fon­da
fuo­ri di me
 

Sono lon­ta­no col­la mia memo­ria
die­tro a quelle vite perse
 

Mi des­to in un bagno
di care cose consuete
sor­pre­so
et rad­dol­ci­to
 

Rincorro le nuvole
Che si sciol­go­no dol­ce­ment
 

Chacune de mes heures
Je l’ai vécue
Une autre fois
Dans une époque pro­fonde
Hors de moi
 

Je suis loin avec ma mémoire
A la pour­suite de ces vies per­dues
 

Je m’éveille dans un bain
de choses fami­lières
sur­pris
et adou­ci
 

Je cours après les brumes
qui se dénouent tout dou­ce­ment
 

Se peut-il que chaque heure ait déjà été vécue dans une époque pro­fonde et hors de moi ? Il s’agirait d’une mémoire que rien ne cir­cons­crit, ni l’espace, ni le temps ; où mon époque et mon inté­rio­ri­té se confondent avec d’autres époques, d’autres inté­rio­ri­tés. Allusion à l’anamnèse pytha­go­ri­cienne ? A l’époque de la psy­cha­na­lyse, peut-être y a-t-il dans cette évo­ca­tion du déjà-vu une mise à jour de la fonc­tion poé­tique, char­gée de dévoi­ler le refou­lé de la lignée ances­trale ? Renouant avec la fonc­tion orphique de l’aède, – le poète serait alors celui qui accède, sinon à l’autre monde, du moins à la mémoire enfouie dans l’inconscient  col­lec­tif.  Il s’agirait de per­cer les brumes, les ténèbres, qui séparent des temps immé­mo­riaux :

 

une mon­tagne de ténèbres sépare le temps d’avant
du temps d’après
 

aus­si­tôt qu’un de mes ins­tants s’est écou­lé j’en
suis éloi­gné de mille et mille ans
 

par­tout me guette un réveil de regrets d’ancêtres[6]

 

***

 

Face à un tel pro­jet, à un rêve « fruit de la plus claire folie », ne peut seul s’exprimer qu’un aveu d’échec : la quête est sans fin, chaque réveil engendre amer­tume et désen­chan­te­ment. Par chance demeure, chez Ungaretti, jusqu’à son der­nier souffle, la facul­té d’émerveillement. Soudain l’amour ravive le désir – dont on a vu qu’il était le symé­trique heu­reux de la mémoire. La poé­sie ne sait guère remon­ter le temps, que ce soit celui d’une vie, celui d’une langue, ou celui de l’espèce ; la seule inno­cence qui lui soit acces­sible est celle du « plus nou­veau songe » que sus­cite la ful­gu­ra­tion de la beau­té. Les ultimes poèmes que com­pose Ungaretti, peu de temps avant de mou­rir, sont ceux de Croazia segre­ta. Ils chantent deux Dunja : l’ancienne Dunja, la chère Dalmate qui fut la nour­rice aux grands yeux noc­turnes de son enfance égyp­tienne dans l’oasis et au désert ; et la jeune Dunja, si belle aus­si, au « croate velours /​ du regard », qui, d’étrange aven­ture, est son der­nier amour. Avec Dunja, le trans­port mémo­riel est de nou­veau là. Mais les pôles sont inver­sés : ce qui res­ti­tue l’immuable inno­cence native du temps de l’enfance, c’est la pro­jec­tion du pré­sent du désir dans la mémoire d’une vie entière :

 

D’oltre l’oblio rechi,
D’oltre il ricor­do i lam­pi.
 

D’outre l’oubli tu me rends,
D’outre mémoire, les éclairs.
 

Le pur désir, en sa ful­gu­rance retrou­vée, inno­cente la mémoire. Par cette ultime trans­for­ma­tion qui est une rémi­nis­cence à l’envers, les deux Dunja sont confon­dues en un temps qui englobe pas­sé, pré­sent et ave­nir aus­si, mal­gré la proxi­mi­té de la fin ter­restre. Le recours gram­ma­ti­cal au futur dans le poème en prose de Croazia segre­ta sug­gère – par-delà le  côté anec­do­tique d’une amou­rette de vieillard – que la séré­ni­té enfin atteinte n’est pas simple amor fati, mais qu’aux confins de la mort, en une récon­ci­lia­tion in extre­mis, tous les temps lui sont pré­sents.

 

Di conti­nuo ora la vedo bel­lis­si­ma gio­vane, Dunja, nell’oasi appa­rire, e non potrà più attor­no a me deso­lar­mi il deser­to, dove da tan­to erra­vo.

 

Maintenant je ne vois plus jamais que Dunja jeune, la très belle, appa­raître dans l’oasis, et le désert autour de moi ne me déso­le­ra jamais plus, où j’errais depuis tant d’années.[7]

 

Une autre tra­duc­tion de l'atelier d'Ungaretti :

G. Ungaretti, La guerre – Une poé­sie, janv. 1919
(éd. J.-Ch. Vegliante, Nantes, Le Passeur, 1999)

 


[1] Carlo Ossola, Professeur au Collège de France, a diri­gé l’édition de l’œuvre poé­tique com­plète de Giuseppe Ungaretti : Vita d’un uomo. Tutte le poe­sie. [VU] Ed. Mondadori – 2010. Traduction sous la direc­tion de Philippe Jaccottet : Vie d’un homme. Poésie/Minuit-Gallimard – 1973.

[2] Giuseppe Ungaretti : Innocence et mémoire. [IM] Trad.: Jaccottet. Ed. Gallimard – 1969.

[3] Traduction de sme­mo­ra­tez­za, mot inven­té par Ungaretti. Cf. VU page L.

[4] Henri Michaux : Connaissance par les gouffres. Michaux col­la­bo­ra avec Ungaretti à la revue Mesures.

[5] Saint Augustin ; De Trinitate. Livre XV, 19. Trad. Sophie Dupuy-Trudelle.

[6] VU page 389 : Conclusion. Poème de juillet 1918, écrit en fran­çais.

[7] VU page 364 [P. 324] – Croazia segre­ta (Croatie secrète).

 

 

Sommaires