> Georges Haldas, retour rayonnant à la source

Georges Haldas, retour rayonnant à la source

Par |2018-08-15T19:18:32+00:00 15 mars 2013|Catégories : Essais|

 

La prose n'est qu'un pro­lon­ge­ment de la poé­sie. Mais la poé­sie c'est le noyau, c'est tout, la source… C'est la dis­po­si­tion à l'Etat de Poésie qui compte, et même avant l'écriture des poèmes. Les poèmes ne m'intéressent pas en eux-mêmes ; c'est ce qui les fait écrire qui m'intéresse. (p.623)

 

Au détour d'une tout autre recherche, Pierre Smolik découvre en 2005 que Georges Haldas, humble poète et insa­tiable scribe gene­vois, avait été mis en fiche « comme des dizaines de mil­liers de citoyens suisses, à l'époque où les membres du par­ti com­mu­niste, ses sym­pa­thi­sants et ceux qui étaient en rap­port de près ou de loin avec lui… » (P. Smolik, p.9). Le pro­jet ini­tial était de concoc­ter un ouvrage d'entretiens basés « sur la fiche et les pièces qui s'y rap­portent » (p.9). Le livre qui naît fina­le­ment devant nos yeux se com­pose de plus de sept cent pages d'un dia­logue océa­nique dont le flux et le reflux débordent lar­ge­ment le cadre des inter­ro­ga­tions pre­mières. Il ne voit le jour que deux ans après le décès du poète et s'impose de lui-même dans la col­lec­tion des Dossiers H habi­tuel­le­ment consti­tués par les textes, hom­mages et ana­lyses de plu­sieurs auteurs. Un final à l'image donc de ce dis­cret écri­vant qui aura publié un peu plus de 70 ouvrages depuis son pre­mier recueil de poèmes, Cantique de l'Aube en 1942.

 

Né au cœur du mois d'août 1917 à Genève, d'une mère suisse et d'un père grec, Georges Haldas s'éteindra aux lueurs décli­nantes de l'automne 2010. Obtenant à 24 ans le 1er prix Hentsch de lit­té­ra­ture fran­çaise, sa vie entière ne ces­sa de cou­ler et de se trans­fi­gu­rer dans l'écriture. Chroniqueur, jour­na­liste et cor­rec­teur au Journal de Genève de 1941 à 1947, il tra­vailla pour dif­fé­rent édi­teurs, Skira, La Baconnière, Marc Barraud, pour la revue et les édi­tions Rencontre, scé­na­ri­sa trois télé­films avec Claude Goretta, écri­ra et scé­na­ri­se­ra, avec le même, le film La mort de Mario Ricci.

 

Le « scribe de la source », fine­ment atten­tif aux graines intan­gibles du quo­ti­dien, aura au cours de sa vie, comme on dit du cours d'une rivière, pris le temps d'observer aus­si bien exté­rieu­re­ment qu'intérieurement ces pous­sières lumi­neuses, ces invi­sibles petits rien de l'infini qui, pour celui qui les voit vrai­ment, finissent par se révé­ler les lumi­naires les plus purs et les plus somp­tueux. Révélateurs du tendre inachè­ve­ment de la beau­té qui élève et rédime tout. Lire Haldas c'est suivre la lec­ture comme on sui­vrait le cours d'un ruis­seau sans connaître sa des­ti­na­tion.

Dieu mer­ci l'inachèvement est notre condi­tion. Qui est en même temps ouver­ture. (p.630)

 

Ardent client des cafés, patient gus­ta­teur des suc­cu­lences lentes, des gestes modestes, un souffle léger passe dans toutes ses phrases à la minu­tieuse sculp­ture, son écri­ture sou­lève subrep­ti­ce­ment le voile gris de l'apparente bana­li­té pour vous lais­ser aper­ce­voir ce que vous n'aviez pas encore conçu des mer­veilles du quo­ti­dien, comme en pas­sant, sans vous l'indiquer d'un doigt aus­si gros­sier qu'impératif. Lire Haldas c'est faire de la lec­ture un jeu de patience qui désal­tère et apaise. Oserais-je dire « élève » ? Si tel est le cas, ce n'est jamais dans le monde idéal de l'abstrait, tou­jours dans celui du « supé­rieur » incar­né  (2). Toujours dans l'écoulement inces­sant et la révé­la­tion inache­vée  de l'écriture :

 

Vous ne serez jamais un retrai­té de l'écriture.

 

Non, jamais, à moins que je ne tombe malade, mais c'est autre chose. Je ne res­sens pas de fatigue à écrire. Au contraire, le four­mille­ment des idées, même la nuit, par­fois je n'arrive pas à dor­mir tel­le­ment il y a une abon­dance de choses qui me viennent. (p.629)

 

Il aura, entre autres, écrit sept volumes de chro­niques sous le titre Confession d'un graine. « Si le grain de blé ne tombe en terre et ne meure… ». Cette graine de poète mise en terre aujourd'hui, nul doute qu'elle révé­le­ra à de très nom­breux lec­teurs encore sa force de ger­mi­na­tion. Nul doute qu'ils ne devien­dront eux aus­si des sui­veurs de ruis­seau. L'admirable tra­vail de Pierre Smolik est un porche, beau et impres­sion­nant. Il ne faut pas en avoir peur, au fil de ces presque 700 pages, c'est un jar­din modeste mais vibrant et cha­toyant qui se des­sine sous nos yeux. On y entend le chant ténu mais per­sis­tant, sûr de lui, du ruis­seau argen­té de la « fra­ter­ni­té obs­cure des vivants »

 

Par contre­coup ce fichage absurde condui­sit l'interlocuteur insen­si­ble­ment à se nour­rir d'éléments bien plus essen­tiels, abor­dés dans ses conver­sa­tions avec Haldas. Une eau pré­cieuse irri­gua le désert des lignes fixées dans les clas­seurs fédé­raux. Elle por­tait la voix d'un écri­vain habi­té par la graine qui illu­mine sa vie quo­ti­dienne, cher­chant à créer un pont entre le dedans et le dehors des êtres ren­con­trés en trans­cri­vant le plus fidè­le­ment pos­sible leurs réso­nances en lui. (P. Smolik, qua­trième de cou­ver­ture).

 

Georges Haldas : En Etat de poé­sie

 

« La cha­ri­té est cette clef », Arthur Rimbaud.

 

 

Rimbaud, le pre­mier par­mi les modernes semble fixer à la poé­sie un hori­zon tout autre que celui de la lit­té­ra­ture. Sans doute Baudelaire le fit-il aus­si.

 

Mais, comme tous les modernes qui ne peuvent avoir honte de ce terme ils ne font, fina­le­ment, que recou­vrer la « vue », une cer­taine « vue ». Tel Arthur qui, s'étant « recon­nu » poète, vou­lait se faire voyant. Sans doute ils furent au nombre des bour­reaux et des vic­times, chantres de l'ultime révé­la­tion poé­tique ils ne purent s'adapter à l'idée de son reflux néces­saire.

 

Eh quoi, donc !

 

Oui, si, pré­ci­sé­ment, la poé­sie sur­pas­sait une cer­taine forme de sacro-sainte lit­té­ra­ture faites d'œuvres majeures et mineures et de car­rière, par cela qu'elle est l'humble cœur obla­tif de toute écri­ture, accep­tant toujours/​déjà son inévi­table kénose, son « abais­se­ment », son retrait ? (1) S'il n'y avait rien entre la danse oscil­lante des silen­cieuses et invi­sibles voyelles et toutes les res impi­toya­ble­ment ratio­na­li­sées qui s'achètent et se vendent à l'encan ?

 

C'est cette idée qui m'a sai­sie par les yeux en plon­geant dans ce texte essen­tiel de Georges Haldas Les Sept piliers de l'état de poé­sie, et qui depuis lors ne m'aura plus lâchée au cours de mes lec­tures de ce poète sub­til et géné­reux, en par­ti­cu­lier en m'esbaudissant des féconds dévoi­le­ments de Le Christ à ciel ouvert, de Marie de Magdala ou du Livre des trois déserts.

 

Georges Haldas prend le che­min inverse. Loin des grandes orgues des épec­tases poé­tiques il regarde minu­tieu­se­ment ce qui tombe sous le sens et qui comble le sens. Du ter­rain de foot à la salle arrière ou à la ter­rasse d'un café, les habi­tudes « natu­relles », les ins­tants intan­gibles sus­pen­dus dans le vide. Dans cette contem­pla­tion contraire à toute extase, s'ouvre l'union infi­nie du dehors et du dedans propre à l'émotion poé­tique, à l'état de poé­sie :

 

Mais par quoi alors, direz-vous, se carac­té­rise cette émo­tion poé­tique […] ? Eh bien, tout sim­ple­ment – mais tout est là – parce qu'elle demande impé­ra­ti­ve­ment, cette émo­tion, à êtres dite. Transmise par des mots. Mieux : par une parole appro­priée, seule capable d'y par­ve­nir : poème ou prose ins­pi­rée. Or, cette par­ti­cu­la­ri­té de l'émotion dite poé­tique consti­tue un phé­no­mène d'une impor­tance pri­mor­diale. A savoir que cette émo­tion poé­tique peut être cau­sée par la vue d'une réa­li­té exté­rieure à nous – […] – ou par la remon­tée : la brusque remon­tée en nous d'un sou­ve­nir par exemple – rele­vant de la réa­li­té inté­rieure. Dans le pre­mier cas, l'émotion poé­tique jaillit de la sou­daine et inat­ten­due ren­contre du dehors – […]- et du dedans : notre psy­chisme. Ce que pour ma part […],  je ne peux dési­gner que par "les noces du dehors et du dedans". Qui nous per­mettent de mieux cer­ner encore la nature spé­ci­fique de cette émo­tion poé­tique, laquelle est à l'origine de ce que depuis long­temps nous avons appe­lé « l'Etat de Poésie ».

Georges Haldas, Les Sept piliers de la poé­sie, L'Age d'Homme, 2009, Lausanne.

 

Je me dois d'en dire plus pour­tant.

 

Ces lec­tures ne sont pas seule­ment d'épars lumi­naires sur un trop obs­cur sen­tier, non plus que sim­ple­ment de faibles rais de lumière sur les tra­cés sinueux d'un pro­ces­sus vital et spi­ri­tuel, mais de véri­tables inclu­sions, des organes de per­cep­tion s'intégrant dans un corps en cours de vivi­fi­ca­tion. Des lec­tures qui sont les consti­tuants d'un esprit infor­mant l'âme nais­sante d'un corps vivant qui vient au monde. Qui vient pour défaire et faire le monde : « Nous par­ti­ci­pons à la créa­tion du monde en nous dé-créant nous-mêmes », disait Simone Weil.

 

Lorsque l'on découvre Haldas, on découvre Haldas. Par-delà les livres et les textes. L'être, la per­sonne… le poète, le poète qui est l'icône de la per­sonne. Le poète qui fait que devient pos­sible l'iconisation du texte, la trans­hu­ma­ni­sa­tion de celui qui corps-et-âme se livre à l'écrire. Le poète qui est la pré­sence invi­sible de la per­sonne…

 

La part de la poé­sie « en tant que telle », sous forme de « poèmes » n'est pas la plus impor­tante de l'œuvre d'Haldas. Comment défi­nir le « reste » ? Chroniques ? Carnets ? Croquis. Choses vues, choses sues ? Des livres, oui pour sûr, mais sur­tout des textes, avant tout des textes ; de ces textes qui nous rendent pré­sent autre chose que notre moi-confit !

 

En s'ouvrant à ce qu'il appelle l'émotion poé­tique Haldas retrouve le sens de la poïé­tique qui trans­cende ce qu'on nous a habi­tués à nom­mer poé­sie. Une intui­tion  fécon­dante enra­ci­née dans une humi­li­té extrê­me­ment pro­fonde. Georges Haldas thé­sau­rise sans théo­ri­ser. Et pour­tant. Et pour­tant il refait le che­min. Parmi les obs­cures fron­dai­sons des mots il pénètre la clai­rière radieuse et pai­sible de l'Etat de poé­sie. C'est une vision, une theo­ria, une contem­pla­tion vraie, et la langue, l'écriture, son écri­ture est cette theo­ria, ses phrases lui sont tout autant révé­la­tions que révé­la­teurs, double mou­ve­ment conti­nu. Dans son écri­ture, écri­ture sereine, bai­gnée d'une joie pai­sible autant que solaire ; sachant que la lumière solaire est autant le pâle ruis­sel­le­ment de l'aube que le trait ardent et poin­tu du midi, dans son écri­ture il découvre…

 

Il découvre, il invente, comme on le dit de celui qui met au jour un tré­sor, un espace qui n'est pas un lieu, qui n'est pas même un espace mais un pur non-où. Il in-vente, il invite le vent de l'Esprit à balayer l'intérieur.

 

Il découvre l'instant, qui en lui-même n'est plus même un ins­tant. L'instant d'éternité per­pé­tuelle qui gît en cha­cun de nous. De « nous », oui, car Haldas, sans bâtir de sys­tème (et pour­tant le sys­tème phi­lo­so­phique de Levinas sur l'altérité – qui n'est pas sans écho avec la poé­sie d'Haldas-  est très beau…), sans phi­lo­so­pher, sans enclore les mots, au contraire, révèle à tous ceux qui veulent bien le lire que, loin de retran­cher le poète du « reste » de l'humanité, l'Etat de poé­sie inclut tous ceux que la lit­té­ra­ture ou la poé­sie « ins­ti­tuée » pour­raient (ou vou­draient) exclure, les ceux-là qu'elles sou­hai­te­raient poser, en tant « qu'autres » de l'autre côté de la bar­rière, celle qui « fait » les ceux qui écrivent et les ceux qui lisent… Et ce miracle advient, pré­ci­sé­ment parce que ce poète révèle ce qui se révèle à lui sans en pas­ser par le prisme d'une idéo­lo­gie, d'un sys­tème, d'une « grille de lec­ture » x ou y…

 

Impossible d'évoquer une « expé­rience » car il s'agit d'un pro­ces­sus vivant insé­cable, non ana­ly­sable exté­rieu­re­ment. Il nous est fait invi­ta­tion à entrer « dans » le poète, « dans » son écri­ture, ce qui en l'occurrence, revient au même !

 

Attentif aux ondes des choses, le poète, humble quoique tou­jours vigi­lant et d'une intran­si­geante pré­ci­sion, retrouve en lui la voix et la voie de la mémoire. Et, pour cela, et par cela, la voca­tion résur­rec­tion­nelle d'icelle. Parcourant serei­ne­ment le pay­sage inté­rieur il découvre, par­mi les vapo­reux objets qui le com­posent, une « dis­po­si­tion intime sous­traite à l'espace/temps »… une graine d'éternité en nous, gout­te­lette de cela qu'il nomme la Source.

 

En fait, une petite graine en creux et non com­pacte et pleine comme une graine ordi­naire, pour mieux être reliée par son petit vide pri­mor­dial à l'instance ori­gi­nelle du « Royaume des cieux. (Les Sept piliers de l'Etat de poé­sie)

 

Toute la décou­verte de Georges Haldas passe par les mots et sur­tout les mots au quo­ti­dien. Pas tant les « mots du quo­ti­dien », non, qu'au quo­ti­dien. Une fré­quen­ta­tion amou­reuse et jour­na­lière des « petites choses » vécues. Vécues, oui, mais non dans la fré­quente indif­fé­rence. Dans la fré­quen­ta­tion lumi­nes­cente d'une claire pré­sence. Dans un art très par­ti­cu­lier de l'attention, de la rela­tion. Révélation altière de l'autre en soi, de soi en tant que tout autre. Attention révé­la­trice, dé-véla­trice, à une jonc­tion uni­fiante : le corps, sou­mis au régime de l'espace-temps, par lequel passe l'émotion, la sen­sa­tion et la rela­tion, le corps qui est aus­si la pos­si­bi­li­té de l'expression écrite et poé­tique nous est déjà un autre et il nous per­met, donc, la ren­contre avec l'autre. Mais, pour aller au-delà de la façade, attrayante ou effrayante, de la rela­tion, il y a aus­si le « corps intime » :

 

 … en nous cette graine -cette étin­celle- d'éternité vivante logée au coeur du temps, où évo­lue le corps ter­restre. (Le Livre des trois déserts)

 

Cet invi­sible qui fonde le visible se fait jour dans l'écriture au long cours du poète. La lumière n'est jamais criarde. Elle appa­raît avec plus d'intensité petit à petit dans une constante humi­li­té. Dans une patience pal­pable. Cette lumière éclate avec une vio­lente dou­ceur par le poème qui prend corps à par­tir de ce non-lieu invi­sible.

 

La poé­sie devient, rede­vient, une anthro­po­lo­gie intime, insai­sis­sable, pas tant secrète que non déce­lable par les seuls mots, si ce n'est que ceux-ci peuvent donc deve­nir (par une sorte de quo­ti­dienne lutte sereine pour le sens) le fon­de­ment d'une atti­tude méta-logique.

 

Mais, évi­dem­ment, si l'état de poé­sie est un état non-com­mun, un « état d'exception », c'est que l'état com­mun, géné­ral, quo­ti­dien est autre et porte un autre nom. Et Haldas, vrai poète, le nomme : c'est l'état de meurtre… Par la plon­gée vécue en état de poé­sie Haldas a décou­vert (« inven­té ») ce que, par ses études patientes et minu­tieuses, avait vu René Girard… La voie qui en véri­té suit le Christ n'est pas une autre et énième « ver­sion » de la reli­gion mais la libé­ra­tion de celle-ci et de l'état de meurtre qui est celui de l'homme chu­té, cet inven­teur du dédain et de la vul­ga­ri­té du quo­ti­dien.

 

Haldas, trou­vère-trou­veur de la Source (comme ori­gine de l'état de poé­sie) n'identifiait pas tota­le­ment cette der­nière au Dieu-Père de la Triadologie chré­tienne. Toutefois, il aura creu­sé un sillon qui pro­longe lumi­neu­se­ment la sen­tence rim­bal­dienne : la cha­ri­té est cette clef. Saisissant, presque sans le vou­loir, par la force para­doxale de l'humilité, l'essence néces­sai­re­ment kéno­tique de la poé­sie moderne. Loin de « l'épique » épui­sant et épui­sé, ce Grec d'origine nous ren­voie, par l'irradiante cha­ri­té interne du verbe, à la richis­sime pau­vre­té du tout-dire (3) de la contem­pla­tion ada­mique. 

 

(1) : « La lit­té­ra­ture est l'empire du mal parce qu'il peut se dire. Toute lit­té­ra­ture qui ne parle que du bien est fon­ciè­re­ment ennuyeuse, per­sonne ne s'y inté­resse parce que le bien n'est pas fait pour être dit mais pour être fait. » (Dossier H, Georges Haldas, p. 191)

(2) : « L'homme de tous les jours vit dans le concret, c'est par le concret qu'il accède aux réa­li­tés supé­rieures. » (Dossier H, Georges Haldas, p. 151)

(3) : ce pan-rethos qu'Adam aurait per­du dans la chute selon saint Jean Damascène

 

 

 

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