Ara Alexandre Shishmanian, Fenêtre avec esseulement

Par |2018-08-20T13:33:53+02:00 30 juin 2016|Catégories : Ara Alexandre Shishmanian, Essais|

His­to­rien des reli­gions, auteur de plusieurs études sur l’Inde Védique et la Gnose, Ara Shish­man­ian a égale­ment organ­isé, puis édité avec son épouse, Dana, les actes d’un col­loque sur la mys­tique escha­tologique à tra­vers les reli­gions 1Ascen­sion et hypostases ini­ti­a­tiques de l’âme, Actes du Col­loque Inter­na­tion­al d’his­toire des reli­gions “Psy­chan­odia”, 2006 mais aus­si de 14 vol­umes de poèmes2Des poèmes d’Ara Alexan­dre Shish­man­ian sont parus en français sur le site de Fran­copo­lis, dans la Gazette de la Lucarne des écrivains (n°15), sur le site Poésie pour tous de Pedro Vian­na, et récem­ment, dans l’an­tholo­gie L’éveil du myoso­tis éditée par Jean-Piere Béchu et Mar­guerite Cha­mon. parus en Roumanie depuis 1997.

L’au­teur, opposant per­sé­cuté du régime com­mu­niste dans son pays, choisit en 1983 de s’ex­il­er avec son épouse, la poète Dana Shish­man­ian, pour s’in­staller en France, d’où il pub­lie un grand nom­bre d’articles poli­tiques dans la presse roumaine d’après 1989. Le présent recueil présente une sélec­tion de poèmes 3Ils provi­en­nent d’un vol­ume orig­i­nal, paru en Roumanie, en 2012, sous le titre Nestiute I, soit en français Mécon­nues I, aux édi­tions Ramuri. choi­sis et traduits du roumain par Dana Shish­man­ian, dont on salue l’am­pleur du tra­vail, et la flu­ide beauté du texte français. On com­pren­dra à la lec­ture qu’on ne pou­vait par­ler de Fenêtre avec Esseule­ment sans évo­quer au préal­able, même briève­ment, ce par­cours de vie. Le lecteur retrou­vera en effet dans ce dense recueil le vibrant esprit de révolte con­tre les total­i­tarismes dont l’au­teur déclare qu’il “portai(t) la corde au cou” :

toutes les choses s’in­versent en ce monde
toutes les choses sont des inversions

Jésus a marché sur les eaux
moi je marche sur l’in­ver­sion et la haine
sur la dic­tature et le totalitarisme
partout j’ai sen­ti avec la plante de mes pieds nus

la lib­erté stran­gulée dans toutes les créa­tures (…) (p.67).

Ara Alexandre SHISHMANIAN, Fenêtre avec esseulement, éditions L'Harmattan, collection Accent tonique – Poésie, 2014, 115 pages, 13,50 euros.

Ara Alexan­dre SHISHMANIAN, Fenêtre avec esseule­ment, édi­tions L’Har­mat­tan, col­lec­tion Accent tonique – Poésie, 2014, 115 pages, 13,50 euros.

Une grande par­tie des poèmes présente un amer con­stat de l’é­tat de dérélic­tion du monde — “Toute société mod­erne est un esclavagisme trav­es­ti” (p.51) — et une vir­u­lente cri­tique poli­tique et sociale, qu’une mag­nifique allé­gorie du grain de raisin écrasé (comme le grain de la rai­son dis­parue peut-être de ce monde?) hausse à une dimen­sion cos­mique et christique :

le grain de raisin est un grain spé­cial, plein des mystères
de la trans­parence et de la tran­spi­ra­tion de l’effroi

où l’autre ne peut être rien qu’une ter­reur écrasée -

(…)

telle la cru­ci­fix­ion général­isée de l’espace-temps

(…)

*

La fenêtre m’a appris la solitude
et la sépa­ra­tion du corps du temps qui passe de soi à non soi
(p. 42)

Mais par-delà l’évo­ca­tion de la soli­tude accep­tée, atti­tude morale et stoï­ci­enne née de la con­tem­pla­tion du pas­sage et de la perte, que “racon­te” Fenêtre avec Esseule­ment ? Car il s’ag­it bien (quoique de façon par­cel­laire et frag­men­tée pour nous, lecteurs d’un choix de textes) d’une sorte de réc­it. On ne pour­ra, hélas, pro­pos­er que de som­maires pistes pour abor­der ce recueil où se déploie, sous la lux­u­ri­ante ful­gu­rance des images, la riche et com­plexe réflex­ion philosophique et méta­physique de l’au­teur – à tra­vers les méan­dres du labyrinthe plein de sur­pris­es qu’il y des­sine. A la façon de tous les grands ensem­bles cul­turels et religieux (mythes, rit­uels d’initiation, réc­its escha­tologiques, ou pra­tiques mys­tiques…), ce livre par­le du voy­age ultime et inef­fa­ble en quoi con­siste l’ascension de l’âme. Comme dans le Livre des Morts Tibé­tains, le Bar­do Thö­dol, à tra­vers un par­cours semé d’épreuves, une âme s’ar­rache à l’ob­scu­rité de la matière, se dépouil­lant des tuniques qui la cou­vraient, pour se retrou­ver nue dans le noir sonore où mène le dédale des cat­a­combes (p. 15), dans un par­cours où tout évoque une vision méta­physique, ain­si que l’an­nonce le poème de “La Pierre Noire”(p.17), où se tressent la plu­part des thèmes du recueil et qui décrit avec une pré­ci­sion aus­si anatomique que méta­physique la pro­gres­sion du corps matériel vers son corps astral :

Aujour­d’hui per­son­ne s’est vêtu de rien
à son tour, aujour­d’hui s’est vêtu d’aujourd’hui

aujour­d’hui danse, il a des pieds de sons et de syllabes
le noir est rem­pli de visions sonores
aux­quelles l’œil trop habitué aux choses renonce
l’œil, en fait, est une chose – mais l’ouïe
est la nuit d’un man­teau chamanique
les tym­pa­ns lèvent le rideau – voilà tout le spectacle -
lèvent encore et tou­jours le rideau
tout n’est pas dans l’événe­ment mais dans le dévoilement
tout est dans les ori­fices des sons qui jouent sous ma peau
je me désha­bille de la peau comme d’une inutile mélodie
et je reste dans la nudité écorchée du corps
flûte ou crayon
les crayons sor­tent de mes mus­cles ou de ma fontanelle
et écrivent sur moi des sons
des sons que je n’en­tends pas mais fais vibrer,
les ori­fices des sons dansent – vibrent – se promènent
comme des cafards sur tout mon corps
passent à tra­vers lui tels de mys­térieux sig­naux inversés
(…)

le cœur seule­ment se referme en lui-même tel un œil aveugle
le cœur seule­ment tombe de mon corps tel une pierre noire

le cœur seule­ment – fruit obscur, incomestible,
un masque sans ressort, une bombe désamorcée -
la pierre noire tra­verse tous les rites du refus
tra­verse tous les rites de la répul­sion extatique
s’ou­vre comme un œil écorché de regards
pour toutes les pages des livres inconnus
telle­ment soli­taire et crue – aux cail­lots de solitude
coag­ulés autour de l’obscur
tant d’ob­scu­rité dépecée dans l’a­bat­toir du monde

… mais quel est ce hurlement qui jail­lit de ma bouche
telle une crinière infinie

*

Je regarde per­son­ne et per­son­ne me scrute
avec l’œil de réponse du cyc­lope (p. 23)

Per­son­ne” (en italiques dans le texte) est un masque sans vis­age – comme la “per­son­na” éty­mologique. Récur­rent et énig­ma­tique, il est une sorte d’Ulysse accom­plis­sant l’Odyssée de l’âme vers le néant, tan­dis qu’il déambule

Per­son­ne col­lec­tion­nait les pages de ses pas
cela quand il s’en­nuyait de simuler un timbre…
Des pages de ses pas, il com­po­sait un livre aléatoire
un livre sur les méconnues
une somme des égare­ments et des simulations
une somme par­faite­ment inutile
mais au moins sans pré­ten­tion (p.94)

Il est aus­si, on le voit, le dou­ble au miroir du poète, dou­ble d’un “soi” qui ne serait plus déjà qu’un reflet de “l’autre”, dans cet état où le sujet dis­parais­sant peut écrire :

Oh, per­son­ne est le vis­age de la mort col­lé à l’horizon
aux poumons tra­ver­sant le temps titan au cré­pus­cule
(p.23)

Nom­breuses et sig­nifi­antes sont ces appari­tions de l’œil rond du miroir – “pari avec le néant” — et de l’in­ver­sion qu’il pro­cure. Objet-titre désiré de “Zéro-miroir”, on com­prend qu’il est la porte métaphorique vers la perte absolue, la dissolution/“délocalisation” dont il pro­pose l’im­age, et que con­tem­ple le poète, médi­tant fasciné (p. 97–98) par l’évo­ca­tion de sa pro­pre mort, car

C’est par le miroir que la nou­velle arrive
avec son ange improb­a­ble — code expédié par le néant -
dans le lis­sage pro­fond du miroir la nites­cence devient illisible

elle s’élance comme si elle se dissolvait

Indis­sol­uble­ment liée à ce dernier, et au labyrinthe de “nulle part”, l’er­rance fait de cet “être tra­ver­sé de néant et de rien” la fig­ure mythique du “dernier des prophètes/ le dernier homme même — / car après per­son­ne, per­son­ne seule­ment pour­rait suiv­re…” (p.75) – dans un ensem­ble que tra­versent Pan, le Sphinx ou “l’Endymionne… les seins nus exor­bités”, autant que le mino­tau­re, Ari­ane, un Dionysos — vam­pire du “sans”… et Enkidu déçu en clô­ture du recueil : l’imag­i­naire de l’au­teur est pétri de ces références cul­turelles, par­ti­c­ulière­ment vivaces et productives.

*

Les cernes mon­strueux sont les ailes de nuit du poète
l’œil aveu­gle est sa bouche mécon­nue (p.25)

Poésie méta­physique, poésie “cog­ni­tive”, la poésie d’A.A Shish­man­ian est aus­si très pro­fondé­ment une poé­tique de l’in­car­na­tion et de l’e­spoir de délivrance (“j’ai sor­ti mes mains écorces sur la fenêtre / et je me suis cueil­li en fruit /ange de fumée à l’in­dex de mys­tère cen­dreux “(p. 24) Le corps “lar­vaire” qu’on aban­donne se rap­pelle à nous dans toute sa matéri­al­ité sanglante et douloureuse, ses ori­fices et ses glaires, dans son exis­tence de chair dans un monde où “la mort se promène entre deux diges­tions / elle con­tin­ue de manger par com­pen­sa­tion”. Mais le poète-nar­ra­teur, qui apprend la maîtrise de l’in­ver­sion, écrit : “toutes ces aspi­ra­tions sub­tiles dont je tâche de nour­rir mon néant / je m’y enfonce et m’y décom­pose – je fleuris / dans une putré­fac­tion souri­ante (…)” (p.40).

Le par­cours chris­tique du sujet-âme-per­son­ne, annon­cé dès la métaphore du grain de raisin écrasé (p.13) et les métaphores déjà citées de “La Pierre Noire”, se con­firme dans un poème comme “Eucharistie”. C’est bien de ce corps de souf­france dans le labyrinthe cru­ci­fié d’un monde aban­don­né à la dévo­ra­tion, de ce corps voué à la putré­fac­tion et la déchéance, que peut s’élancer la pen­sée pure, vers le néant, le “mé-con­nu” que le poète, en quête de con­nais­sance, cherche à attein­dre par la con­tem­pla­tion poé­tique (est-ce déjà ce que l’au­teur nomme “mésonge”, pro­posant, dans le poème “La lyre d’Or­phée” une sorte de méth­ode pour attein­dre le mécon­nu par-delà les “fan­tasmes” du réel ?) :

je m’empoisonne avec du temps
je bois la ciguë du temps
et le froid du temps et du vis­i­ble et de l’in­vis­i­ble du temps
je tâche de voir les sec­on­des comme si je voy­ais des oiseaux
et les clefs – comme d’é­tranges objets
morts et vivants
je tâche de voir tout ce qui pour­rait me guérir
de tout ce qui me con­tient et de tout ce qui me perd
je tâche de sup­primer toutes les vitesses

qui font de moi un aveu­gle voy­ant (p.62)

*

un blanc nébuleux dans lequel tu te dis­sous ou te perds
fou et immaculé
telle une page blanche (p. 111)

Déliant le corps et l’âme, la décom­po­si­tion préal­able à l’as­cen­sion, n’est pas sans rap­pel­er le Grand Œuvre her­mé­tique — solve-coag­u­la – auquel ramè­nent les opéra­tions dans “Le rouge et le noir” (p.55) où “le rouge se broie dans le noir et le mange” et cet autre poème, le “Le sel du soir”, et ses étranges images :

En me couchant, j’ai mis mon dia­mant vivant
en hiv­er d’herbe devant le ser­pent noir
et l’ai enseveli dans le sel du soir -

le dia­mant de la con­nais­sance exta­tique et de la vie

L’opéra­tion alchim­ique de dis­so­lu­tion est l’ex­act pen­dant dans la Tra­di­tion chré­ti­enne, du “pou­voir des clefs”, qui délient. Or ces objets abon­dent dans ce recueil, dont un poème porte le titre de “Cadavres de clefs” (p.91). Objets sacrés et morts aban­don­nés, elles ajoutent le mys­tère à l’énigme :

la clef nous aide à décou­vrir un nom­bre étrange -
le nom­bre qui précède zéro (non pas moins un
mais peut-être même un ou un autre nom­bre sans nom)
de là nous pou­vons écarter (et non ouvrir)
la porte tel un hymen – mem­brane démen­tielle­ment fine -
et dépos­er dans le zéro
le degré zéro de notre évanescence
(de l’é­vanes­cence, à savoir de la transcendance),
le pas que nous por­tions en nous longtemps avant de naître -
depuis le pre­mier clin où le néant a cligné

(…)

Clés pour rejoin­dre nulle part, clés pour dis­paraître et renaître, elles per­me­t­tent d’ac­céder à une autre dimen­sion, immatérielle, à laque­lle pré­pare la médi­ta­tion poé­tique, conçue comme une expéri­ence de pen­sée, explo­rant – apprivoisant — à tra­vers la lib­erté du flux des images, l’ul­time et incon­naiss­able voyage :

Il y a quelque chose d’ar­chaïque et d’anarchique
dans cette ultime disparition

une douleur de toutes les nuits -
un cri de l’essence du nocturne
le zéro lui-même pâlis­sant – écho de l’extinction -

rien ensuite – unique­ment le néant – l’homme restitué

Dans un monde devenu “théâtre d’om­bres” (titre du poème p.47) celles-ci se libèrent des corps enfin trans­par­ents, elles se libèrent dans un monde d’as­phalte (la matière noire de l’œu­vre au noir?) où il reste au poète-Per­son­ne , qui n’a vécu le voy­age qu’en pen­sée, à écrire des livres de séparation :

Per­son­ne se cher­chait dans le labyrinthe -
il n’avait pas d’ombre
il ne pou­vait pas devenir trans­par­ent – et les anges
de la mort de cristal ne le con­nais­saient pas
pour l’in­stant rien ne col­lait dans sa chevelure de pensées
c’é­tait là toute sa sci­ence : la nuit, se rem­plir d’encre
et écrire des livres d’as­phalte – à savoir,

bien enten­du, des livres de séparation,
des livres de sépa­ra­tion qui ressem­blaient beaucoup
à des films de sable, 
main­tenant que le jeu était terminé

et tous les sub­terfuges avaient enfin été décollés

*

Qu’à la lec­ture de ces notes, on ne se méprenne pas sur cette poésie : rien d’aride, ou de docte – l’hu­mour et la déri­sion même ont aus­si ont leur part dans cette très mod­erne et com­plexe médi­ta­tion, qui par exem­ple décrit ain­si le monde :

je ne com­prends pas ce que je fais encore ici et là
ici ou là toutes les choses souf­frent de caries -

toutes les soli­tudes sont cariées
mais les den­tistes, hélas! 

sont car­iés eux aussi (p. 66)

Pour peu qu’il accepte de pos­er que “l’in­con­scient chargé d’un guet trag­ique est plus vrai /que le con­scient creusé par des lois /le con­scient n’est après tout qu’une con­ven­tion”, la hardiesse et la force des images entraîneront le lecteur à partager l’ex­péri­ence para­doxale de ces méta­mor­phoses jail­lis­santes : intrépi­de et inspiré, il se peut qu’il avance aus­si à la ren­con­tre d’une idéale fleur de poésie, comme celle de Novalis :

Je tiens dans la main un pis­senlit bleu – incon­nu -
qui me regarde lente­ment et pensif

(…)

Le pis­senlit bleu est un navire sur lequel
je nav­igue – empereur d’un empire de pensées -
porté par la brise au crépuscule,
je me change en dieu aux pas d’automne
envelop­pé de déception

(…)

ten­ant à la main mon scep­tre bleu et magique
le scep­tre qui me regarde et me pense
alors qu’à mon tour, le regar­dant, je ne peux me résoudre :

lequel de nous deux rêve de l’autre ? (p.45)

 

Présentation de l’auteur

Ara Alexandre Shishmanian

Né à Bucarest en 1951, diplômé de la fac­ulté de langues romanes, clas­siques et ori­en­tales, avec une thèse sur le Sac­ri­fice védique, opposant au régime com­mu­niste, Ara Alexan­dre Shish­man­ian a quit­té défini­tive­ment la Roumanie en 1983. Poète et his­to­rien des reli­gions, il est l’auteur de plusieurs études sur l’Inde védique et la Gnose, parues dans des pub­li­ca­tions de spé­cial­ité en Bel­gique, France, Ital­ie, Roumanie, États-Unis (dont les actes du col­loque « Psy­chan­odia » qu’il a organ­isé à Paris sous l’égide de l’INALCO en mémoire de I. P. Cou­liano, dis­ci­ple de Mircea Eli­ade : Ascen­sion et hypostases ini­ti­a­tiques de l’âme. Mys­tique et escha­tolo­gie à tra­vers les tra­di­tions religieuses, 2006, et le pre­mier numéro d’une pub­li­ca­tion péri­odique : Les cahiers Psy­chan­odia, I, 2011 ; ces deux pub­li­ca­tions sont éditées par l’Association « Les amis de I. P. Cou­liano » qu’il a créée en 2005).

Il est égale­ment l’auteur de 18 vol­umes de poèmes parus en Roumanie depuis 1997 : Priviri / Regards, Ochi­ul Orb / L’oeil aveu­gle, Tirezi­a­da / La tirési­ade, regroupés dans Trip­tic / Trip­tyque (2001, éd. Cartea românească), le cycle Migrene / Migraines, I‑VI (2003–2017), le cycle Absenţe / Absences, I‑IV (2008–2011), et enfin Neştiute / Mécon­nues, I‑V (2012, 2014, 2015, 2018).

Deux vol­umes de poèmes traduits en français par Dana Shish­man­ian sont parus aux édi­tions L’Harmattan, dans la col­lec­tion Accent tonique : Fenêtre avec esseule­ment (2014), et Le sang de la ville (2016), les deux plusieurs fois recen­sés dans des revues lit­téraires français­es (dont Recours au poème).

Autres lec­tures

Ara Alexandre Shishmanian, Fenêtre avec esseulement

His­to­rien des reli­gions, auteur de plusieurs études sur l’Inde Védique et la Gnose, Ara Shish­man­ian a égale­ment organ­isé, puis édité avec son épouse, Dana, les actes d’un col­loque sur la mys­tique escha­tologique à tra­vers les reli­gions mais aus­si de 14 vol­umes de poèmes parus en Roumanie depuis 1997.

Ara Alexandre Shishmanian, Les Non-êtres imaginaires

Avouons-le : il s’ag­it, à pre­mière vue, d’un livre dif­fi­cile, éru­dit, qui fait appel, entre autres, à des auteurs majeurs tels Borges, Poe, Kaf­ka, Novalis, Rilke… Ce d’au­tant que nous sommes face à […]

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Marilyne Bertoncini

Mar­i­lyne Bertonci­ni, co-respon­s­able de la revue Recours au Poème, à laque­lle elle col­la­bore depuis 2013, mem­bre du comtié de rédac­tion de la revue <emPhoenix, doc­teur en Lit­téra­ture, spé­cial­iste de Jean Giono, tra­vaille avec des artistes, vit, écrit et traduit de l’anglais et de l’i­tal­ien. Elle est l’autrice de nom­breux arti­cles et cri­tiques ain­si que de tra­duc­tions sur Recours au Poème. Ses textes et pho­tos sont égale­ment pub­liés dans des antholo­gies, divers­es revues français­es et inter­na­tionales, et sur son blog :   http://minotaura.unblog.fr. Prin­ci­pales publications : Tra­duc­tions :  tra­duc­tions de l’anglais (US et Aus­tralie) : Bar­ry Wal­len­stein, Mar­tin Har­ri­son, Peter Boyle (Recours au Poème édi­teurs, 2014 et 2015), Car­ol Jenk­ins ( Riv­er road Poet­ry Series, 2016) autres tra­duc­tions : Secan­je Svile, Mémoire de Soie, Tan­ja Kragu­je­vic, édi­tion trilingue, Beograd 2015 Livre des sept vies , Ming Di, Recours au Poème édi­tions, 2015 His­toire de Famille, Ming Di, édi­tions Tran­signum, avec des illus­tra­tions de Wan­da Mihuleac,  juin 2015 Instan­ta­nés, Eva-Maria Berg, édi­tions Imprévues, 2018 Poèmes per­son­nels :  Labyrinthe des Nuits, suite poé­tique, RaP édi­teur, 2015 La Dernière Oeu­vre de Phidias, Encres Vives, avril 2016 Aeonde, La Porte, 2017 AEn­cre de Chine, livre-ardoise sur un pro­jet de Wan­da Mihuleac Le Silence tinte comme l’angélus d’un vil­lage englouti, édi­tions Imprévues, 2017 La Dernière Oeu­vre de Phidias, suivi de L’In­ven­tion de l’ab­sence, Jacques André édi­teur , mars 2017 L’An­neau de Chill­i­da, L’Ate­lier du Grand Tétras, 2018 Mémoire vive des replis, poèmes et pho­tos de l’autrice, pré­face de Car­ole Mes­ro­bian, édi­tions “Pourquoi viens-tu si tard?”, novem­bre 2018 Sable, livre bilingue (tra­duc­tion en alle­mand d’ Eva-Maria Berg), avec des gravures de Wan­da Mihuleac, et une post­face de Lau­rent Gri­son, Tran­signum , mars 2019. Memo­ria viva delle pieghe/mémoire vive des replis, édi­tion bilingue, tra­duc­tion de l’autrice, pré­face de Gian­car­lo Baroni, éd. PVTST?, mars 2019 (fiche biographique com­plète sur le site de la MEL : http://www.m‑e-l.fr/marilyne-bertoncini,ec,1301 )

Notes[+]

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