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Yin Xiaoyuan : Les Mystères d’Elche

Par |2020-09-10T11:01:04+02:00 30 août 2020|Catégories : Essais & Chroniques, Yin Xiaoyuan|

Yin Xiaoyuan, poète mili­tante  au sein du mou­ve­ment qu’elle a fon­dé pour une lit­té­ra­ture qui trans­cende les genres, anime aus­si l’EPS  « Encyclopedic Poetry School », créé par elle en 2017. Elle fédère un groupe dyna­mique de jeunes poètes chi­nois à l’origine de nom­breuses actions inter­na­tio­nales,  qui pro­pose de nou­veaux para­digmes pour le mélange des genres ample­ment ouvert aux cultures inter­na­tio­nales, trans­for­mant  l’écriture par des jux­ta­po­si­tions lin­guis­tiques acro­ba­tiques, l’introduction de sujets scien­ti­fiques inno­vants, de réfé­rences à des sub-cultures variées (rock, rap, jeux vidéos…), des emprunts lin­guis­tiques (Yin Xiaoyuan est aus­si poly­glotte et tra­duc­trice) et des thé­ma­tiques his­to­riques bous­cu­lées par des  repré­sen­ta­tions éton­nantes et non linéaires de la réa­li­té, pro­me­nant le lec­teur d’un loin­tain pas­sé anté-his­to­rique à des spé­cu­la­tions sur un futur de science-fic­tion.

La tra­duc­tion du texte pré­sen­té, réa­li­sée à par­tir d’une ver­sion inter­mé­diaire en anglais pro­po­sée par la poète, a deman­dé de nom­breux ajus­te­ments et ne se pré­tend pas défi­ni­tive. 

Il s’agit de la pre­mière par­tie d’un long tra­vail consa­cré à la Méditerranée. Dans un sur­vol fan­tas­tique cou­vrant espace et temps, depuis les ères géo­lo­giques, Les Mystères d’Elche – en espa­gnol Misterio de Elche, en cata­lan Misteri d’Elx – est une repré­sen­ta­tion théâ­trale (un mys­tère) don­né chaque année depuis le Moyen-Âge à Elche (Espagne), où il est aus­si connu sous le nom de La Festa (La Fête).

L’œuvre est don­née chaque 14 et 15 août dans la Basílica de Santa Maria et repré­sente en deux actes la Mort, l’Assomption et le Couronnement de la Vierge.

La repré­sen­ta­tion prend sa véri­table forme avec l’introduction de la com­plexe machi­ne­rie baroque,  déjà citée dans le Consueta de 1625. On parle éga­le­ment de tirs de fusées, de son­ne­ries de cloches, de pro­ces­sions d’entrée et sor­tie.

Une grande ten­ture en haut du cercle for­mé par le dôme  repré­sente le ciel et cache les méca­nismes qui per­mettent l’ascension et la des­cente dans les airs des dif­fé­rents objets. La ten­ture sépare les actions célestes de celles d’ici-bas.

La Grenade (Magrana) désigne le sys­tème char­gé de trans­por­ter l’Ange appor­tant la Palme à Marie. L’appareil a une struc­ture octo­go­nale et est fer­mé sur ses huit côtés, Lors de sa des­cente du ciel, les huit quar­tiers s’ouvrent, révé­lant l’intérieur déco­ré et l’ange avec sa palme.

Le texte du Misteri, à l’exception de quelques vers en latin, est inté­gra­le­ment écrit en cata­lan ancien.

La musique est un amal­game de styles de dif­fé­rentes époques qui incluent des motifs du Moyen Âge, de la Renaissance et du Baroque.

L’UNESCO a décla­ré le mys­tère d’Elche patri­moine cultu­rel imma­té­riel de l’humanité le 18 mai 2001

 

1 – Evangiles Apocryphes

 

Essayez de décrire les « Ninots des Fallas »1les ninots sont des pan­tins rudi­men­taires et mas­qués, pen­dus au bout d’un mât lors des fêtes popu­laires appe­lées fal­las en Catalan et défi­nis­sez-les dans la nomen­cla­ture bino­miale.
Selon Carl von Linné, « effroyable magni­fi­cence » est syno­nyme de « char­dons véné­neux + épines » comme celles des carac­tères minus­cules de l’écriture caro­lin­gienne
Déplié le par­che­min trem­pé d’encre, vous avez juste le temps d’observer un vent de foehn brû­ler l’herbe du ver­sant sud de Muhlacén, qui s’étend jusqu’à l’océan
Le soleil cou­chant dis­pa­raît dans les carillons de la nuit, tan­dis que de l’urne d’écume médi­ter­ra­néenne les mou­ve­ments ryth­miques des vagues indomp­tées depuis l’époque des Wisigoths convergent tous ici à Elx – l’Histoire, est un géant ter­ri­fiant, comme Léviathan dans le livre de Job.

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Yin Xiaoyuan lit “Evangiles apo­cryphes”

En sus­pens au-des­sus des nuages, tel un arc-en-ciel, le retour de flamme lèche la fibre de papier et les maté­riaux pré­pa­rés pour les rituels (déjà presqu’aussi chaud que du gras qui brûle ou un orto­lan qui explose dans la bouche d’un épi­cu­rien)
Un feu de joie de la Saint-Joseph éclaire le Canyon de l’Antilope remon­tant à ses ori­gines dans l’Antiquité loin­taine, les bois frui­tiers évi­dés, les mai­sons et la grande arche
Avant que le monstre marin ne monte sur le rivage, tout le réseau hydro­gra­phique avait sif­flé l’alerte deman­dant s’il s’agissait d’ un pré­da­teur gron­dant avec les mael­stroms, ou d’un pèle­rin voya­geant à tra­vers les cra­chins
Un secret sans doute doit être caché sous les lugubres tem­pêtes habi­tuelles

Ouvrez la Bible de Valence (les Psaumes y étaient mêlés de Latin), allez à la page 259
Vous avez déjà été témoin des hal­lu­ci­na­tions, rap­por­tées dans ces volumes
L’or, l’encens et la myrrhe, sur le dos des cha­meaux – ils mar­chaient tête bais­sée, dans les nuages de pous­sière, épar­pillant l’or étin­ce­lant du sable sur les notes de bas de page depuis les rivières de Ghana
Il y avait des balistes comme des élé­phants géants, dres­sées der­rière les murs à l’intérieur des villes antiques, après tout, on ne négo­cie rien entre hédo­nisme et héroïsme

Du cabi­net secret de La Cara Oculta, depuis la spi­rale d’une pluie sur la Péninsule Ibérique balayant les traces de son oro­gé­nie her­cy­nienne, et depuis le pla­fond au-des­sus du tran­sept de la Basilique Santa Maria, tu marches comme un elfe et tu regardes en bas
-Terrestre vs.Céleste, pièces d’une machi­ne­rie de théâtre aérienne
La Vierge Marie – robe blanche, man­teau bleu, auréole dorée ; Saint-Pierre – robe/​aube, étole et cape blanche, pia­no, gui­tare et uku­lele mur­mu­rant dou­ce­ment dans la fan­tas­ma­go­rie Renaissance

« Passe au mode sui­vant, et glisse avec ton Mangrana jusqu’au règne des mor­tels. »
« La foule en liesse a com­plè­te­ment oublié l’hor­cha­ta, mais atten­tion, l’odeur de la peste médié­vale flotte encore comme des dra­pe­ries dans la brise. »
« Un endroit où se tenir » et « un levier assez long » ne sont pas des condi­tions suf­fi­santes et néces­saires.
Expliquez : pour­quoi le cadu­cée d’Hermès est-il le sym­bole du mer­cure, et com­ment il devint la « fleur du som­met ».
La Dame d’Elx ou Dame d’Elche répon­dit d’un sou­rire muet comme les films.

II – 13ème siècle

 

entre­la­cées, voi­ci les cordes E d’une gui­tare mau­resque et d’une gui­tare latine
Baldr x Höðr , tel un couple de série télé­vi­sée, irra­die d’une même iri­des­cence
qu’un mariage entre Ferdinand II d’Aragon et Isabelle de Castille noué par la Reconquista
Des ombres se por­tèrent sur les lettre fleu­ries du Kufic aux pages d’une meno­rah, c’était le temps où une croix en or et un crois­sant de lune échan­geaient leur éclat dans le cré­pus­cule
Jadis des rin­ceaux de vignes et de fleurs grim­paient le long des mosaïques ; une brume de minuit inon­dait l’Évangile de Reichenau, des foules mon­taient des rivages et des mon­tagnes, péris­saient dans les famines, les épi­dé­mies, les désastres et les guerres
Vous êtes-vous jamais inter­ro­gé sur la com­po­si­tion de la pluie de flo­cons d’or du rêve ? Ils étaient teints par le cou­chant de l’Émirat de Grenade, quand un cygne noir volait dans les der­nières lueurs, et l’Alhambra était en arrière-plan

Au milieu du 13ème siècle, Birger Jarl reçut venant du futur le terme psy­cho­lo­gique de « syn­drome de Stockholm », envoyé par « le Looper »
Voici pour­quoi la spi­rale gothique de Storkykan était comme un épine sur la tige de rose de Mälaren
A la fin du même siècle, « Les Voyages de Marco Polo » avaient des­si­né sur la Terre la trace argen­tée qu’un satel­lite pour­rait voir
Pour ras­sem­bler dans ses fibres les plus fines ses nom­breux par­ti­sans, trois siècles plus tard était avan­cée la vision de la Grande y Felicissima Armada , et la route vers l’enfer pavée d’or

« La ligne du temps a des traits abso­lu­ment iden­tiques à ceux des frac­tales…
ses coupes trans­ver­sales se dis­solvent et se mul­ti­plient à la vitesse des nuages, des éclairs, des mon­tagnes et des val­lées…»
Et à pro­pos de « Méthode de dépla­ce­ment médian aléa­toire » ? Ou d’«algorithme d’interpolation frac­tale » ?
Les sémio­logues sont enga­gés dans un com­bat corps-à-corps avec XenoDream qui pour­rait éven­tuel­le­ment ren­voyer à l’origine de la cor­ri­da
Quelle par­faite symé­trie, qu’Alphonse « X » de Castille soit égal à « trois +sept »
« Roi des Trois Religions » VS « Siete Partidas »

Au tour­nant du siècle, était de nou­veau men­tion­né « der Wille zur Macht »
de nou­veau Le « car­re­four » est pré­vu de façon à n’apparaître qu’une seule fois dans l’ensemble du test
Et si Robert Frost n’avait pas eu la tête trou­blée par la théo­rie des mul­ti-uni­vers ?
A la toute fin des guerres puniques doit sur­gir la figure d’Hannibal

Vous avez contour­né Rome :
#Sur-écri­vant sur History./His sto­ry# i.e Les Sept Ponts de Könisberg

III La Vêprée

 

Les péle­rins affluaient dans les rues de la vieille ville d’Elche, comme des dino­phytes bio­lu­mi­nes­cents reje­tés par les vagues sur les plages de Cairns
Une loi uni­ver­selle : des lignées de sang bleu pro­ve­naient du conti­nent per­du de Mu
La Vierge Marie, le pas­sage de son bien­heu­reux som­meil à l’Assomption fut un miracle
Quand elle des­cen­dit de La Magrana avec grâce et appa­rat, d’immortelles méduses télé­pa­thiques for­mèrent une Grande Ourse dans les pro­fon­deurs océanes
Une veillée funé­raire est un rituel sépa­rant vie et mort en des lignes obliques
A l’intérieur de la Basilique Santa Maria, ciel et terre se croisent à angle droit

On dit qu’en 1204, une pein­ture sacrée de la Vierge Marie avait échoué à Portovenere, enfer­mée dans un tronc de cèdre…
Elle pria Dieu et sou­hai­ta ren­con­trer une der­nière fois les Apôtres qui venaient de loin
Puis, entou­rée des psaumes de conso­la­tion et de l’écho des accla­ma­tions, elle s’en alla
si(est Absurde()){
retour faux ;
{
si(est Surrealism()){
retour faux ;
{
si(est Symbolism()){
retour faux ;
{
retour vrai ;

Comparé à El Greco et Annibale Carracci, Titien était meilleur scé­no­graphe, lui dont « L’Assomption de la Vierge » assu­mait une par­faite com­po­si­tion en croix
Qu’est-ce que la ten­sion visuelle ? Demande-le à l’arbre de feu sur la cou­ver­ture de l’album d’Amorphis, Skyforger
« Les oies bar­nacles adaptent l’époque de leur migra­tion aux modi­fi­ca­tions de l’exposition solaire »
La route entre ordi­naire et mer­veilleux s’échelonne en phases comme celles de la lune
Fixe les gouttes de rosée sur l’écorce d’un oli­vier d’Hojiblanca
Un orage arrive, alors les che­veux des péle­rins se dressent sous un pla­fond à cais­sons sini­sant, et un ruban de nuage échoue sur le pan­neau
Premier rayon de lumière – Tirant lo Blanch était pié­gé entre la vir­gi­ni­té de la prin­cesse et l’ombre de Constantinople
Même le niveau 5 de conduite auto­nome n’aurait pu vous sau­ver des vicis­si­tudes de la vie

IV La Fête

 

Devant eux, entou­ré de fou­gères et de pal­miers, blancs et pous­sié­reux dans la lumière silen­cieuse du matin, se trou­vait un immense galion espa­gnol.
–Gabriel García Márquez : Cent ans de soli­tude

Chut… un Archéopterix extir­pait ses ailes d’une pierre cal­caire de Solenhofen
Pas aus­si tran­chantes qu’Excalibur, mais elles étaient le pro­to­type de tout avec plumes rémiges, tec­trices et rec­trices
Comme dirait Su Tungpo : « Je me sens tel­le­ment bien, comme Da Mo qui tra­ver­sait la rivière en flot­tant sur un simple roseau », un champ géo­ma­gné­tique rétré­cit comme aujourd’hui un lac en hiver
Depuis le clo­cher de l’église, on peut entendre le nom de Théophile reve­nant en écho de l’horizon
Plante une palme à Timanfaya pour en faire un gno­mon, avant minuit, quand le vent chaud arrive de la mer
Vous savez bien  : le cou­rant froid Benguela tourne ici, et le cou­rant cir­cum­po­laire antar­tique nour­rit tou­jours une ran­cune sur sa route éprou­vante
Depuis le 14 août, la Vierge Marie se rap­pro­chait de son immor­ta­li­té, tan­dis qu’Hapi obser­vait le Nil se muant en cata­ractes au Soudan
Un vec­teur est défi­ni par sa direc­tion opti­male, les croyants n’ont pas à tendre des filets pour sai­sir des mani­fes­ta­tions aléa­toires

Le contour de la Basilique Santa Maria est le résu­mé de l’histoire : mos­quée – gothique et renais­sance – baroque
des reliefs muraux du 17ème siècle ; une robe de fla­men­co anda­louse et « las cose­chas del pen­sar tran­qui­lo » (comme dans le poème de Miguel de Unamuno) à Salamanque étaient tous de la même époque… tout ici est aus­si flexible que les légendes et aus­si raide qu’un pis­to­let
« Der Tod is der zeit­lose Frieden und das leben ist der Krieg
Nur wenn du diese Schlacht gewinnst bist auch du Antik»2Antik de Nachtblut – album d’un groupe alle­mand de dark metal : « La mort est la paix intem­po­relle et la vie est la guerre

« un enorme cala­ba­zo lle­no de pie­dras » c’est là qu’on trouve conseil auprès des anciens sages
Un grand voya­geur doit être équi­pé de ses muscles pour faire office d’armes
Durant la nuit les nerfs optiques exa­mi­ne­raient le sang d’un agneau sur la porte

V Dimanche des Palmes

 

La larme de l’église Dominus Flevit à l’ére canaa­nite suin­ta lors d’un tirage au sort de l’Athènes antique, des colombes blanches s’enveloppaient de rayons de lumières quand les can­tiques com­men­cèrent à réson­ner en échos, péné­trant la rosace au-des­sus de l’autel, brillant à tra­vers tout le Dôme du Roc
Un cha­riot d’Hyksos pas­sait par là, entraî­nant parhe­lions* 3un petit arc-en-ciel  et limailles de cuivre. Un pho­to­graphe sur le bord de la route, décons­trui­sait (l’image était entiè­re­ment réa­li­sée en gneiss de Khafre intro­ni­sé : une nuance bleu-thé) l’antique com­po­si­tion
Pour le dimanche des Palmes, Jérusalem s’orne de branches d’olivier, de cèdre et d’érable negun­do, comme un cigare maya qui se consume

Les bos­quets de cac­tus de la Palmera se reflètent sur la voûte du ciel, tou­jours ondu­lant de gloire et de béa­ti­tude depuis le 18ème siècle – la « Palme impé­riale » ain­si nom­mée par Castagno pre­nant la forme d’un chan­de­lier
Chatoyant dans la nuit, la pointe d’argent des doigts de la Méditerranée effleu­rait Valence, Alicante, Murcia… la lune fai­sait cou­ler sa lumière d’un coin du ciel étoi­lé sur Gibraltar
Chaque lieu se double de l’héritage d’Andrés de Vandelvira !
Des villes jumelles – Baez & Ubeda, des sché­mas se déroulent dans la Sacra Capilla del Salvador & Palacio de los Cobos
dans un réseau de néons fluc­tuants, attei­gnant jusqu’à l’aqueduc de Ségovie

Une grappe d’étoiles-de-Bethléem a lais­sé choir ses pétales sur la nappe depuis que fut pro­duit « un sou­pir de Cantor ». La « Prédestination » a été repous­sée par de smé­ral­dines vagues de temps
Sur le bal­con du Palais Francisco Godoy, des gouttes de pluie remon­tant à cinq siècles s’attardent encore, épar­pillées par le cadran de l’horloge – les briques for­mant bar­rière contre le soir qui tombe
Graviton, vivre, c’est déco­lo­rer peu à peu la mémoire avec un déta­che­ment serein
Seuls les faibles ont besoin de dor­mir, pour évi­ter les foudres du Destin
Les carillons dans votre poi­trine sonnent le long de vos vais­seaux gou­ver­neurs et concep­teurs, pré­serve vos échos, parce qu’il n’est pas néces­saire d’harmoniser un can­tique

Il est des his­toires dans les­quelles ne sur­vient jamais le Salut, et l’or et les joyaux attendent à jamais au fond des océans, où dort depuis 1822 Notre-Dame d’Atocha

« La vie est un voleur noc­turne
Je me tiens devant un chef-d’oeuvre »

Comment une mèche de che­veux peut-elle haler vers le rivage l’épave du Fortuna
Oublie les mon­tagnes, sois cer­tain que les vagues de l’Est balaie­ront les restes de tes rêves de leurs plumes cou­leur de perle

 

tra­duc­tion : Marilyne Bertoncini – juillet 2020

Présentation de l’auteur

Yin Xiaoyuan

Yin Xiaoyuan(Yīn Xiǎoyuán, “殷晓媛” in Chinese) est un poète épique avant-gar­­diste  et mélant les genres,  ain­si qu’un écri­vain mul­ti­lingue, fon­da­teur de l’Encyclopedic Poetry School (est.2007), ini­tia­teur d’un mou­ve­ment d’écriture qui trans­cende les genres,   et rédac­teur en chef de la Déclaration d’écriture ‘her­ma­phro­dite”, rédac­teur en chef et concep­teur visuel de “Encyclopedic Poetry School AI Papercube “(Édition Spéciale 10e Anniversaire),” 12e Anniversaire Poésie Photographie╳ Album Manuscrits “et” Annuaire 2020 : Poésie Photographie “, réa­li­sa­teur et concep­teur visuel de” 12ème Anniversaire Poésie SetTea Deluxe Gift Set “et” 12th Anniversary Commemorative Medallions ” “. Elle dirige éga­le­ment “Encyclopedic Poetry School Creative Writing & Integrated Art Workshop”, dont les membres com­prennent des poètes, des écri­vains, des dra­ma­turges, des musi­ciens et des artistes visuels /​​ ins­tal­la­tion /​​ pho­to­gra­phie /​​ cal­li­gra­phie.

Yin Xiaoyuan est diplô­mé de l’Université des études inter­na­tio­nales de Pékin. Elle est membre de l’Association des écri­vains de Chine, de l’Association des tra­duc­teurs de Chine et du Poetry Institute of China. Elle a publié 11 livres, dont 5 antho­lo­gies de poé­sie : Ephemeral Memories (Dazhong lite­ra­ture & art publi­shing, 2010), Beyond the Tzolk’in (China Federation of Literary and Art Publishing House, 2013), Avant-garde Trilogy (Tuanjie Publishing House, 2015 ), Agent d’ensemencement des nuages ​​(Encyclopedic Poetry School ’10th Anniversary Series) (Beiyue Literature & Art Publishing House, 2017), et Cloud Seeding Agent (Pinyon Publishing, États-Unis); et 6 tra­duc­tions, dont The Ruby in Her Navel (Tsinghua University Press, 2014) du lau­réat du prix Booker Barry Unsworth, une tra­duc­tion de l’anthologie de poé­sie contem­po­raine de poète /​​ artiste new-yor­­kais Bill Wolak Devenir une rivière (New Feral, 2018), deux romans de Japonais et une antho­lo­gie de haï­ku. TVPetrusenko, chef du dépar­te­ment des acqui­si­tions, Bibliothèque natio­nale de Russie, a qua­li­fié les œuvres de l’Encyclopedic Poetry School de “nou­velle ten­dance de la poé­sie chi­noise contem­po­raine” et Glennys Reyes Tapia, chef du dépar­te­ment des col­lec­tions, BNPHU, les a décrites comme “un tré­sor biblio­gra­phique”. de leur culture (chi­noise) “.

Elle a écrit 18 épo­pées (ce qui repré­sente un total de 70 000 lignes) et 24 volumes de poèmes ency­clo­pé­diques.

Ses œuvres ont été écrites en chi­nois, anglais, japo­nais, alle­mand et fran­çais et tra­duites en ita­lien, espa­gnol, fran­çais, por­tu­gais, gali­cien, fin­nois, esto­nien, russe, ben­ga­li et bul­gare, publiées au pays et à l’étranger. Elle coopère avec plus de 100 poètes contem­po­rains aux États-Unis, au Royaume-Uni, en Suède, en Irlande, en Australie, en Espagne, au Portugal, en Russie, en Allemagne, en France, en Finlande, au Canada, en Argentine, au Japon, en Inde, en Estonie, à Cuba, au Honduras, en Colombie, au Chili, en Bulgarie , Bolivie et Equateur, etc.

Elle a voya­gé à tra­vers la Chine par ses propres mon­tagnes dif­fi­ciles, notam­ment le mont Huang, le mont Hua, le mont Heng (Hunan) et le mont Tai, qu’elle a som­més à pied.

 

Epics by Yin Xiaoyuan :

Avant-garde Trilogy (前沿三部曲in Chinese):

Nephoreticulum (《云心枢》in Chinese)

Polysomnus (《多相睡眠》in Chinese)

Enneadimensionnalite (《九次元》in Chinese)

 

Wind Rose Sedecology (风能玫瑰十六传奇in Chinese):

Iki of Bashō, Wabi of Muramasa (《武芭蕉,雌村正》in Chinese)

Seepraland (《锡璞拉群岛战纪》in Chinese)

Wind Quencher (《止风之心》in Chinese)

Hanoi Tower (《汉诺塔》in Chinese)

Turkana (《图尔卡纳》in Chinese)

la Byzantine(《拜占庭野心》in Chinese), 

Doppelganger Duet(《自他体二重唱》in Chinese), 

Lapland Blood-soa­­ked(《血沃拉普兰》in Chinese),

The Space-time Optimization Bureau(《时空优化署》in Chinese), 

The Disappearance within Atacama (《盐湖疑踪》in Chinese),

Twin Flames(《双生火焰》).

 

 

Poèmes choi­sis

Autres lec­tures

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Marilyne Bertoncini

Marilyne Bertoncini, co-res­pon­sable de la revue Recours au Poème, à laquelle elle col­la­bore depuis 2013, membre du com­tié de rédac­tion de la revue <emPhoenix, doc­teur en Littérature, spé­cia­liste de Jean Giono, tra­vaille avec des artistes, vit, écrit et tra­duit de l'anglais et de l'italien. Elle est l'autrice de nom­breux articles et cri­tiques ain­si que de tra­duc­tions sur Recours au Poème. Ses textes et pho­tos sont éga­le­ment publiés dans des antho­lo­gies, diverses revues fran­çaises et inter­na­tio­nales, et sur son blog :   http://​mino​tau​ra​.unblog​.fr. Principales publi­ca­tions : Traductions :  tra­duc­tions de l'anglais (US et Australie) : Barry Wallenstein, Martin Harrison, Peter Boyle (Recours au Poème édi­teurs, 2014 et 2015), Carol Jenkins ( River road Poetry Series, 2016) autres tra­duc­tions : Secanje Svile, Mémoire de Soie, Tanja Kragujevic, édi­tion tri­lingue, Beograd 2015 Livre des sept vies , Ming Di, Recours au Poème édi­tions, 2015 Histoire de Famille, Ming Di, édi­tions Transignum, avec des illus­tra­tions de Wanda Mihuleac,  juin 2015 Instantanés, Eva-Maria Berg, édi­tions Imprévues, 2018 Poèmes per­son­nels :  Labyrinthe des Nuits, suite poé­tique, RaP édi­teur, 2015 La Dernière Oeuvre de Phidias, Encres Vives, avril 2016 Aeonde, La Porte, 2017 AEncre de Chine, livre-ardoise sur un pro­jet de Wanda Mihuleac Le Silence tinte comme l'angélus d'un vil­lage englou­ti, édi­tions Imprévues, 2017 La Dernière Oeuvre de Phidias, sui­vi de L'Invention de l'absence, Jacques André édi­teur , mars 2017 L'Anneau de Chillida, L'Atelier du Grand Tétras, 2018 Mémoire vive des replis, poèmes et pho­tos de l'autrice, pré­face de Carole Mesrobian, édi­tions "Pourquoi viens-tu si tard?", novembre 2018 Sable, livre bilingue (tra­duc­tion en alle­mand d' Eva-Maria Berg), avec des gra­vures de Wanda Mihuleac, et une post­face de Laurent Grison, Transignum , mars 2019. Memoria viva delle pieghe/​mémoire vive des replis, édi­tion bilingue, tra­duc­tion de l'autrice, pré­face de Giancarlo Baroni, éd. PVTST?, mars 2019 (fiche bio­gra­phique com­plète sur le site de la MEL : http://​www​.​m​-​e​-​l​.fr/​m​a​r​i​l​y​n​e​-​b​e​r​t​o​n​c​i​n​i​,​e​c​,​1​301 )

Notes   [ + ]