Mal­gré la grande dif­férence des pro­pos et des styles, les trois textes regroupés ici pour­raient l’être sous la ban­nière de “poésie et méta­physique”,  l’ab­surde et un regard sagace et décalé sur le monde leur étant com­muns — c’est donc ce fil de lec­ture que nous suivrons. 

 

Didi­er Arnaudet & Bruno Lasnier, 
Les ice­bergs sont encore libres d’ou­vrir les yeux

 

L’élé­gant album que nous tenons en main ouvre sur un fond noir aux bor­ds floutés une vue extra­or­di­naire : celle d’un bateau rouge, qui se détache sur un  fond d’une blancheur d’azur — une bar­rière d’ice­bergs. Les auteurs, écrivain et pho­tographe, ous pré­cise la 4ème de cou­ver­ture, sont embar­qués, ensem­ble,  au Groen­land, où l’un, Bruno Las­nier, pho­to­togra­phie les ice­bergs cadrés par les fenêtres du bateau – entre le pho­tographe et l’écrivain (Didi­er Arnaudet, égale­ment cri­tique d’art et com­mis­saire de divers­es expo­si­tions) s’en­gage une con­ver­sa­tion frag­men­tée – on dirait à bâtons rom­pus tant les brefs textes – dis­posés tout en haut et tout en bas de la page – évo­quent ces recueils d’o­r­a­cles div­ina­toires inspirés de l’achillomancie.

Le même dis­posi­tif se répète pour cha­cune des vingt pho­tos com­posant le par­cours visuel de l’ou­vrage : l’en­cadrement, qui évoque l’en­tour des vieux daguer­réo­types ser­tis­sant les images fan­tô­ma­tiques d’autre­fois, est bien celui d’un hublot, ain­si qu’on le com­prend au grain de cer­taines images, comme grêlées de pluie, et que con­firme l’in­scrip­tion “dur­rit” et les clous de fix­a­tion de l’une d’en­tre elles. Chaque encadrement laisse entrevoir la masse mys­térieuse de géants nébuleux, changeant au fil des heures et des jours, et selon la dis­tance d’où ils ont été saisis.

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Didi­er Arnaudet & Bruno Las­nier, Les ice­bergs sont encore libres d’ou­vrir les yeux, L’Ate­lier des brisants, album 50 p. 15 euros.

Feuil­leter l’al­bum est donc avant toute chose un enchante­ment visuel, et une sorte de fas­ci­na­tion por­tant à une  “mélan­col­ie effrayée” – de “pétri­fi­ca­tion en retour de cette con­tem­pla­tion des mass­es glacées : on ne peut en effet s’empêcher de penser au sens pre­mier du terme (sur lequel naguère médi­ta bril­lam­ment  Pas­cal Quig­nard, à qui j’emprunte l’ex­pres­sion, dans Le Sexe et l’ef­froi), évo­quant l’érec­tion du mem­bre vir­il autant que le mau­vais oeil, dont il sem­ble que les auteurs aient doté ces blocs de ban­quise errants.

Au flanc de ce par­cours donc, les deux voix en par­al­lèle sur la page de gauche – en par­al­lèle et à dis­tance, mais le “pro­logue” qui explique le sens du geste “ouvrir les yeux” insiste aus­si sur le fait que dis­tance et prox­im­ité ne s’op­posent pas, mais dans le flux – ici de la lec­ture et du regard – se ren­con­trent et s’en­trela­cent – au lecteur/voyeur d’en décel­er les “inter­sec­tions et les artic­u­la­tions” pour en faire sens – sens néces­saire­ment pluriel, plurivoque, et révo­ca­ble à chaque nou­velle lec­ture de cette sorte de canon à deux voix et un regard, où mots et images repren­nent comme en écho dif­féré, en con­tre­point, par analo­gie…  Tous les par­cours sont pos­si­bles ain­si que le sug­gère la voix en italique, p. 14 :

 

Ce qui importe, ce n’est pas de s’en tenir à ce qui est offert, mais de par­courir, de mul­ti­pli­er les ori­en­ta­tions, de chang­er d’avis et d’aller chercher ce qui n’est pas encore là. C’est d’être atten­tif à ce qui vient de loin et de s’en rap­procher sans tarder, et de pren­dre le déjà-là pour quelque chose qui ne peut ten­dre que vers l’inconnu.

 

Au fil des lec­tures affleurent par­fois une fable, un dis­cours poli­tique, sous le regard des ice­bergs, comme des divinités tutélaires obscures et prim­i­tives. Un livre à con­sul­ter, par­fois, au hasard, afin d’en faire jail­lir de nou­veaux sens comme on fait des étin­celles du silex – des éclats de l’iceberg.

 

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Lau­rent Grison
E peri­coloso sporg­er­si = une expéri­ence typoétique

 

 

Nous avons naguère sur ces pages ren­du compte d’un autre livre de Lau­rent Gri­son, aux édi­tions Col­or Gang, inti­t­ulé L’Homme élé­men­taire”. Dans le même for­mat car­ré, qu’on avait alors rap­proché d’un élé­ment des tableaux de Mon­dri­an, ce nou­veau texte sous-titré “expéri­ence typoé­tique” inscrit cette fois une errance, sous le signe de cette inscrip­tion fig­u­rant autre­fois sur les vit­res des trains, que l’on pou­vait baiss­er, en un temps ou “la clim” et les TGV n’ex­is­taient pas. “E peri­coloso sporg­er­si – nicht hin­auslehnen – ne pas se pencher au-dehors”…  c’est bien apparem­ment aus­si une métaphore fer­rovi­aire qu’il­lus­tre le tracé en rouge et noir d’un prob­a­ble aigu­il­lage, accom­pa­g­né de tirets et de ces obliques, nom­mées “slash”, que con­nait bien  tout usager du web – cet autre incon­tourn­able réseau.

 

Lau­rent Gri­son – E peri­coloso sporg­er­si = une expéri­ence typoé­tique = Col­lec­tion Ate­lier, Col­or Gang, 42 p. 20 euros.

Le dis­posi­tif est aus­si sim­ple que celui de L’Homme élé­men­taire : pages aux larges marges dans lesquelles flot­tent des mots aux formes ron­des et sans empat­te­ment des car­ac­tères cal­ib­ri. « Flot­tent » n’est pas le mot juste, d’ailleurs : ils suiv­ent des aligne­ments – ver­ti­cales, hor­i­zon­tales – jouent de la répéti­tion, du déplace­ment, de l’in­ter­rup­tion par les obliques — du lien que créent de rouges pointil­lés ou des tirets sur la vaste blancheur de la page… L’al­pha­bet visuel est celui de la typo la plus élé­men­taire : la ponc­tu­a­tion, asso­ciée à des vari­a­tions de taille, et cette alter­nance rouge et noir qui évoque les pages ornées de mini­um des plus anciens doc­u­ments écrits de notre culture.

Les deux pleines pages 7 et 9 où s’alig­nent d’énormes signes donnnent une idée du rythme de la lec­ture – de la dic­tion visuelle de ce poème typographique : elles miment, me sem­ble-t-il, le bal­ance­ment syn­copé du train – des ces vieux trains de nuit pour l’I­tal­ie :  “tu es dans un train qui roule vers l’I­tal­ie” dit le texte à un inter­locu­teur qu’il tutoie comme jadis Michel Butor son nar­ra­teur de La Mod­i­fi­ca­tion1édi­tions de Minu­it, 1957, en train lui aus­si, entre Paris et Rome. Qui con­naît encore ces voy­ages dans lesquels les pen­sées se con­for­maient au “(roule­ment des roues)” — évo­qué p. 10 entre deux par­en­thès­es —  jusqu’à l’anéan­tisse­ment, dans une sorte de transe voyageuse ? C’est ain­si que je décide de lire le recueil de Lau­rent Gri­son qui puise à la source mal­lar­méenne du signe sur la page, autant qu’à l’hu­mour d’un Leiris dans ses cal­ligrammes où il recherche le “par­adis lin­guis­tique per­du” pour lequel l’al­pha­bet serait la “clé déclen­chant les ressorts de notre imag­i­na­tion” 2Bif­fures, 1948

Ces par­en­thès­es sont un signe – tout est signe/signal dans ce petit ouvrage qui des­sine avec les mots  un dis­cours qui ne se dit qu’à peine. On les retrou­ve, p 16 :

 

 

De même, elles enca­drent un “( bruit sourd ) “, puis les mots “(  râle  ) ” , “( cri )”, “( res­pi­ra­tion sac­cadée)”  et “( silence)”. L’énigme – tue – se dénoue peut-être si l’on fait atten­tion à la p. 25 qui dévoile cache entre les par­en­thès­es ces mots :

 

 

Tout le typoème est au fond d’ailleurs une grande par­en­thèse inscrivant la brièveté d’un événe­ment dans ce tra­jet vers “Rome      Naples      ou     Pavie”, évo­qué au début et à la fin dans le reflet des pages 6 et 32, 7 et 33  et 8 et 34.

Evéne­ment qui tient de la chute, évitable si l’on avait suivi le con­seil du titre, repris page 35, avant le retour au silence…

Chute lis­i­ble à la dis­po­si­tion ver­ti­cale des mots, et que matéri­alise de façon humoris­tique la ligne de points-vir­gules mimant le “tapis mod­erne à poil ras” sur lequel elle s’achève – chute qui s’op­pose (vrai­ment?) au mou­ve­ment du désir, évo­qué au rythme hal­lu­ci­na­toire du train – ou plutôt qui en con­stitue le point d’orgue – d’ailleurs :

 

 

On lais­sera aux futurs lecteurs le choix d’imag­in­er à leur tour quelle chute est ici relatée, out­re la prodigieuse “chute des reins” de la page 20 – ne serait-ce point, entre autres, la Chute Orig­inelle qui nous chas­sa du Par­adis, prélude aux con­fu­sions du monde, Babel et typogra­phie inclus­es ? —  tout ce livret pro­pose un jeu inter­pré­tatif, une rêver­ie typoé­tique ouverte sur l’aligne­ment des points de sus­pen­sion et du ( silence ) de la dernière page… E peri­coloso sporg­er­si – tous les rêveurs le savent qui plon­gent dans le som­meil comme on part en voyage…

 

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Adam Katz­mann 
L’Homme revient

 

C’est un tout petit vol­ume dans la col­lec­tion ivoire très dépouil­lée de l’édi­teur, qui y présente des textes “nus, sous l’é­clairage sans con­ces­sion d’une typogra­phie elle-même dépourvue d’ar­ti­fices. Seule la chaleur du papi­er, ivoiré et bouf­fant, va per­me­t­tre aux mots de repos­er sur une sur­face douce, pro­fonde et bien­veil­lante.”  Sim­plic­ité bien­v­enue dans un monde où l’ap­parence donne sou­vent au verbe un éclat trompeur : ici, aucun écran, aucune tricherie – les mots se défend­ent par eux-mêmes et réser­vent bien des surprises.

De l’au­teur, peu de choses nous sont livrées : 5 titres de romans pub­liés chez Jacques André, de 2004 à 2007 – la fiche qui lui est con­sacrée sur le site indique une nais­sance à Con­stan­tine en 1952 et divers voy­ages, desquels il tire des enseigne­ments dont la liste (far­felue) sur­prend :  “l’hu­mil­ité au Camer­oun, la Boxe coréenne à Séoul, le beer canyon­ing à Dublin, et le vol libre en super­marchés dans la ban­lieue parisi­enne” – autant que la présente occu­pa­tion  : “Il enseigne actuelle­ment la philoso­phie à Lima, et s’ex­erce à l’art dif­fi­cile de l’ingérence human­i­taire avec de fréquents séjours en Bolivie”.

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Adam Katz­mann, L’Homme revient, coll. Poésie XXI, édi­tions Jacques André, 52p., 11 euros

Je cit­erai inté­grale­ment égale­ment la 4ème de cou­ver­ture, de la main de Jacques André, qui épais­sit encore — ou élu­cide? — le mys­tère de ce voyageur tou­jours en par­tance, dont le patronyme évoque – est-ce un hasard – de façon apparem­ment par­o­dique, les sonorités de l’Adam Kad­mon, l’Homme primordial :

 

 J’ai ren­con­tré Adam Katz­man à l’an­gle d’une ruelle obscure et d’un boule­vard inondé de soleil. Je me sou­viens bien de cet instant, même si je ne  me rap­pelle plus si c’é­tait à Paris, à Buenos-Aires, à Dublin, Tri­este ou Lis­bonne. J’é­tais ébloui par la lumière du print­emps, il sur­gis­sait de l’om­bre, nous nous heurtâmes. Adam Katz­mann est un habi­tant de l’ex­il, qu’il con­sid­ère comme une vaste cité à car­ac­tère addic­tif. Il ne voy­age pas, il s’en va. Il ne revient pas, il part ailleurs. Je com­pris immé­di­ate­ment que cet homme allait pren­dre une place impor­tante dans mon exis­tence, voire qu’il allait la pren­dre, ma place. Mais, comme il a eu l’in­finie déli­catesse de ne pas exis­ter, ce n’est pas gênant, en somme. J’ose en fin le publier.

 

Entre oubli et sou­venir, entre ombre et lumière, ce per­son­nage  épiphanique — qui a l’ex­trême  déli­catesse de “ne pas exis­ter” (et j’entends ex-ister comme éty­mologique­ment : sor­tir du néant) — ne serait-il pas un dou­ble de Jacques André lui-même – dou­ble ou dou­blure, comme de ces étoffes qu’on coud à l’in­térieur des vête­ments, dou­ble caché et au plus près de l’être qui les porte – le revers-poète ombreux d’un édi­teur dis­cret, qui affirme dans un mono­stique “Tu n’as pas pour fonc­tion pre­mière d’être poète”?

C’est bien  “le poète”, le fil con­duc­teur et le pre­mier sujet du recueil : on le retrou­vera par inter­mit­tence dans la suite des textes, qui ne con­stituent pas à pro­pre­ment par­ler un par­cours –   poèmes plus ou moins longs, apho­rismes – tel  “tous les fleuves sont sacrés” à Michel D. Ou “Les filles / c’est comme les garçons // Avec des yeux // Et des rêves” – semi-haïkus et petits quatrains :

 

En de nom­breux points de la terre

de bleus lacs regar­dent les cieux

et se font som­bres comme des songes

quand le soir les emprisonne.

 

Ces poèmes, nés en des cir­con­stances sans doute fort divers­es, sem­blent cousus en habit d’Ar­le­quin, si l’on pour­suit la métaphore lingère qui a précédé… Sous le masque d’Adam Katz­mann, l’au­teur mène une réflex­ion dis­tan­ciée, amusée, sur le rôle et le statut du poète  — dis­tance amusée et humour grinçant qui rap­pel­lent l’oeu­vre de Roland Topor, qui inter­vient dans un poème (p.20), et dont on  retrou­ve l’esprit grinçant et sur­réal­iste dans l’u­nivers esquis­sé ici. Ain­si dans l’évo­ca­tion du  “trou noir” par lequel s’en­gouf­fre le poète du début, per­du au fond de lui-même car il a per­du la clé de la ser­rure inex­is­tante d’une porte, tout aus­si incon­sis­tante, ouverte sur l’u­nivers  dans lequel “le métal de la clé aura fon­du / à la tem­péra­ture des étoiles”.

Ain­si aus­si – très noir, le dia­logue ANTIPOÏEN, où le nar­ra­teur se pro­pose de tir­er un poète comme au tir au pigeon, puisque “l’e­spèce est en voie de dis­pari­tion / et c’est tant mieux / c’est peut-être le dernier / et je veux me le faire” —  ou le poème qui com­mence (p. 45) par une réflex­ion sur l’âme, et engage une pêche à main nue dans le néant, pour en tir­er la sur­prise… d’un poème…

A retenir aus­si les ren­con­tres méta­physiques — mais pas tant que ça – ou bien plutôt, d’une autre façon avec l’élégance de cette mélan­col­ie dont on se rit plutôt que d’y suc­comber : plutôt pat­a­physiques, mais bien physiques et réelles, avec l’é­ter­nité qui n’a pas le temps de pren­dre un apéro, ou le des­tin qui n’est autre que l’Homme du titre, l’Adam des orig­ines, celui qui revient et dont on ne se défait pas, comme on ne perd jamais son ombre.

 

mm

Marilyne Bertoncini

Biogra­phie Enseignante, poète et tra­duc­trice (français, ital­ien), codi­rec­trice de la revue numérique Recours au Poème, à laque­lle elle par­ticipe depuis 2012, mem­bre du comité de rédac­tion de la revue Phoenix, col­lab­o­ra­trice des revues Poésie/Première et la revue ital­i­enne Le Ortiche, où elle tient une rubrique, “Musarder“, con­sacrée aux femmes invis­i­bil­isées de la lit­téra­ture, elle, ani­me à Nice des ren­con­tres lit­téraires men­su­elles con­sacrées à la poésie, Les Jeud­is des mots dont elle tient le site jeudidesmots.com. Tit­u­laire d’un doc­tor­at sur l’oeu­vre de Jean Giono, autrice d’une thèse, La Ruse d’I­sis, de la Femme dans l’oeu­vre de Jean Giono, a été mem­bre du comité de rédac­tion de la revue lit­téraire RSH “Revue des Sci­ences Humaines”, Uni­ver­sité de Lille III, et pub­lié de nom­breux essais et arti­cles dans divers­es revues uni­ver­si­taires et lit­téraires français­es et inter­na­tionales : Amer­i­can Book Review, (New-York), Lit­téra­tures (Uni­ver­sité de Toulouse), Bul­letin Jean Giono, Recherch­es, Cahiers Péd­a­gogiques… mais aus­si Europe, Arpa, La Cause Lit­téraire… Un temps vice-prési­dente de l’association I Fioret­ti, chargée de la pro­mo­tion des man­i­fes­ta­tions cul­turelles de la Rési­dence d’écrivains du Monastère de Saorge, (Alpes-Mar­itimes), a mon­té des spec­ta­cles poé­tiques avec la classe de jazz du con­ser­va­toire et la mairie de Men­ton dans le cadre du Print­emps des Poètes, invité dans ses class­es de nom­breux auteurs et édi­teurs (Bar­ry Wal­len­stein, Michael Glück…), organ­isé des ate­liers de cal­ligra­phie et d’écriture (travaux pub­liés dans Poet­ry in Per­for­mance NYC Uni­ver­si­ty) , Ses poèmes (dont cer­tains ont été traduits et pub­liés dans une dizaine de langues) en recueils ou dans des antholo­gies se trou­vent aus­si en ligne et dans divers­es revues, et elle a elle-même traduit et présen­té des auteurs du monde entier. Par­al­lèle­ment à l’écri­t­ure, elle s’in­téresse à la pho­togra­phie, et col­la­bore avec des artistes, plas­ti­ciens et musi­ciens. Site : Minotaur/A, http://minotaura.unblog.fr * pub­li­ca­tions récentes : Son Corps d’om­bre, avec des col­lages de Ghis­laine Lejard, éd. Zin­zo­line, mai 2021 La Noyée d’On­a­gawa, éd. Jacques André, févri­er 2020 (1er prix Quai en poésie, 2021) Sable, pho­tos et gravures de Wan­da Mihuleac, éd. Bilingue français-alle­mand par Eva-Maria Berg, éd. Tran­signum, mars 2019 (NISIP, édi­tion bilingue français-roumain, tra­duc­tion de Sonia Elvire­anu, éd. Ars Lon­ga, 2019) Memo­ria viva delle pieghe, ed. bilingue, trad. de l’autrice, ed. PVST. Mars 2019 (pre­mio A.S.A.S 2021 — asso­ci­azione sicil­iana arte e scien­za) Mémoire vive des replis, texte et pho­tos de l’auteure, éd. Pourquoi viens-tu si tard – novem­bre 2018 L’Anneau de Chill­i­da, Ate­lier du Grand Tétras, mars 2018 (man­u­scrit lau­réat du Prix Lit­téraire Naji Naa­man 2017) Le Silence tinte comme l’angélus d’un vil­lage englouti, éd. Imprévues, mars 2017 La Dernière Oeu­vre de Phidias, suivi de L’In­ven­tion de l’ab­sence, Jacques André édi­teur, mars 2017. Aeonde, éd. La Porte, mars 2017 La dernière œuvre de Phidias – 453ème Encres vives, avril 2016 Labyrinthe des Nuits, suite poé­tique – Recours au Poème édi­teurs, mars 2015 Ouvrages col­lec­tifs — Antolo­gia Par­ma, Omag­gio in ver­si, Bertoni ed. 2021 — Mains, avec Chris­tine Durif-Bruck­ert, Daniel Rég­nier-Roux et les pho­tos de Pas­cal Durif, éd. du Petit Véhicule, juin 2021 — “Re-Cer­vo”, in Trans­es, ouvrage col­lec­tif sous la direc­tion de Chris­tine Durif-Bruck­ert, éd. Clas­siques Gar­nier, 2021 -Je dis désirS, textes rassem­blés par Mar­i­lyne Bertonci­ni et Franck Berthoux, éd. Pourquoi viens-tu si tard ? Mars 2021 — Voix de femmes, éd. Pli­may, 2020 — Le Courage des vivants, antholo­gie, Jacques André édi­teur, mars 2020 — Sidér­er le silence, antholo­gie sur l’exil – édi­tions Hen­ry, 5 novem­bre 2018 — L’Esprit des arbres, édi­tions « Pourquoi viens-tu si tard » — à paraître, novem­bre 2018 — L’eau entre nos doigts, Antholo­gie sur l’eau, édi­tions Hen­ry, mai 2018 — Trans-Tzara-Dada – L’Homme Approx­i­matif , 2016 — Antholo­gie du haiku en France, sous la direc­tion de Jean Antoni­ni, édi­tions Aleas, Lyon, 2003 Tra­duc­tions de recueils de poésie — Aujour­d’hui j’embrasse un arbre, de Gio­van­na Iorio, éd. Imprévues, juil­let 2021 — Soleil hési­tant, de Gili Haimovich, éd. Jacques André , avril 2021 — Un Instant d’é­ter­nité, Nel­lo Spazio d’un istante, Anne-Marie Zuc­chel­li (tra­duc­tion en ital­ien) éd ; PVST, octo­bre 2020 — Labir­in­to delle Not­ti (ined­i­to — nom­iné au Con­cor­so Nazionale Luciano Ser­ra, Ital­ie, sep­tem­bre 2019) — Tony’s blues, de Bar­ry Wal­len­stein, avec des gravures d’Hélène Baut­tista, éd. Pourquoi viens-tu si tard ?, mars 2020 — Instan­ta­nés, d‘Eva-Maria Berg, traduit avec l’auteure, édi­tions Imprévues, 2018 — Ennu­age-moi, a bilin­gual col­lec­tion , de Car­ol Jenk­ins, tra­duc­tion Mar­i­lyne Bertonci­ni, Riv­er road Poet­ry Series, 2016 — Ear­ly in the Morn­ing, Tôt le matin, de Peter Boyle, Mar­i­lyne Bertonci­ni & alii. Recours au Poème édi­tions, 2015 — Livre des sept vies, Ming Di, Recours au Poème édi­tions, 2015 — His­toire de Famille, Ming Di, édi­tions Tran­signum, avec des illus­tra­tions de Wan­da Mihuleac, juin 2015 — Rain­bow Snake, Ser­pent Arc-en-ciel, de Mar­tin Har­ri­son Recours au Poème édi­tions, 2015 — Secan­je Svile, Mémoire de Soie, de Tan­ja Kragu­je­vic, édi­tion trilingue, Beograd 2015 — Tony’s Blues de Bar­ry Wal­len­stein, Recours au Poème édi­tions, 2014 Livres d’artistes (extraits) La Petite Rose de rien, avec les pein­tures d’Isol­de Wavrin, « Bande d’artiste », Ger­main Roesch ed. Aeonde, livre unique de Mari­no Ros­set­ti, 2018 Æncre de Chine, in col­lec­tion Livres Ardois­es de Wan­da Mihuleac, 2016 Pen­sées d’Eury­dice, avec les dessins de Pierre Rosin : http://www.cequireste.fr/marilyne-bertoncini-pierre-rosin/ Île, livre pau­vre avec un col­lage de Ghis­laine Lejard (2016) Pae­sine, poème , sur un col­lage de Ghis­laine Lejard (2016) Villes en chantier, Livre unique par Anne Poupard (2015) A Fleur d’é­tang, livre-objet avec Brigitte Marcer­ou (2015) Genèse du lan­gage, livre unique, avec Brigitte Marcer­ou (2015) Dae­mon Fail­ure deliv­ery, Livre d’artiste, avec les burins de Dominique Crog­nier, artiste graveuse d’Amiens – 2013. Col­lab­o­ra­tions artis­tiques visuelles ou sonores (extraits) — Damna­tion Memo­ri­ae, la Damna­tion de l’ou­bli, lec­ture-per­for­mance mise en musique par Damien Char­ron, présen­tée pour la pre­mière fois le 6 mars 2020 avec le sax­o­phon­iste David di Bet­ta, à l’am­bas­sade de Roumanie, à Paris. — Sable, per­for­mance, avec Wan­da Mihuleac, 2019 Galerie Racine, Paris et galerie Depar­dieu, Nice. — L’En­vers de la Riv­iera mis en musique par le com­pos­i­teur Man­soor Mani Hos­sei­ni, pour FESTRAD, fes­ti­val Fran­co-anglais de poésie juin 2016 : « The Far Side of the Riv­er » — Per­for­mance chan­tée et dan­sée Sodade au print­emps des poètes Vil­la 111 à Ivry : sur un poème de Mar­i­lyne Bertonci­ni, « L’homme approx­i­matif », décor voile peint et dess­iné, 6 x3 m par Emi­ly Wal­ck­er : L’Envers de la Riv­iera mis en image par la vidéaste Clé­mence Pogu – Festrad juin 2016 sous le titre « Proche Ban­lieue» Là où trem­blent encore des ombres d’un vert ten­dre – Toile sonore de Sophie Bras­sard : http://www.toilesonore.com/#!marilyne-bertoncini/uknyf La Rouille du temps, poèmes et tableaux tex­tiles de Bérénice Mollet(2015) – en par­tie pub­liés sur la revue Ce qui reste : http://www.cequireste.fr/marilyne-bertoncini-berenice-mollet/ Pré­faces Appel du large par Rome Deguer­gue, chez Alcy­one – 2016 Erra­tiques, d’ Angèle Casano­va, éd. Pourquoi viens-tu si tard, sep­tem­bre 2018 L’esprit des arbres, antholo­gie, éd. Pourquoi viens-tu si tard, novem­bre 2018 Chant de plein ciel, antholo­gie de poésie québé­coise, PVST et Recours au Poème, 2019 Une brèche dans l’eau, d’E­va-Maria Berg, éd. PVST, 2020 Soleil hési­tant, de Gili Haimovich, ed Jacques André, 2021 Un Souf­fle de vie, de Clau­dine Ross, ed. Pro­lé­gomènes, 2021

Notes[+]