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Giovanna Iorio et la magie des voix

Par |2020-07-18T11:40:04+02:00 6 mars 2020|Catégories : Giovanna Iorio, Giovanna Lorio, Rencontres|

 Poète et artiste sonore rési­dant à Londres, Giovanna Ioro  est la créa­trice et l’animatrice de la World Poetry Sound Map , pro­jet auquel nous sommes asso­ciés 1voir en page de une et pour envoyer des enre­gis­tre­ments, la page contact de la revue. Elle a déjà expo­sé son tra­vail en Angleterre et en Italie. « Voice Portraits » s’inscrit dans l’ensemble de ses démarches ori­gi­nales et variées, tou­jours en lien avec la poé­sie, comme le pro­jet col­lec­tif “Lettres d’amour à un arbre”. 

Il s’agit avec “Voice Portraits” d’une col­lec­tion de voix de poètes trans­for­més en spec­tro­grammes pour les­quels elle a sélec­tion­né des poètes pas­sés et contem­po­rains, trans­for­mant leurs voix en une vibrante et colo­rée gale­rie de por­traits : chaque voix a sus­ci­té une pein­ture unique pour une riche expé­rience esthé­tique mul­ti-sen­so­rielle sur la voix humaine. 

Chaque voix est unique, et les por­traits de voix révélent leur beau­té dans chaque poème, déclare l’artiste  dont le tra­vail nous per­met aus­si de visua­li­ser de façon synes­thé­sique cette beau­té telle qu’elle la per­çoit avec une sen­si­bi­li­té fort ori­gi­nale. C’est une démarche que nous com­pre­nons, et qui a ame­né l’équipe de Recours au Poème à ouvrir une page Soundcloud afin de faire entendre les poèmes tra­duits en “V.O” – Avant de com­men­cer l’entretien, voi­ci le spec­tro­gramme de la voix de l’artiste que je lui ai deman­dé de nous don­ner, accom­pa­gné du poème que vous “entendez/​voyez” : 

ACQUA PIOVANA

 

Oggi non ave­vo voglia
di essere me
allo­ra ho cam­mi­na­to
a lun­go die­tro a
ombrel­li aper­ti
ho cer­ca­to un tet­to
un canale rot­to
oggi sono sta­ta
un sec­chio
d’acqua pio­va­na. 

EAU DE PLUIE

 

Aujourd’hui je ne sou­hai­tais pas
être moi-même
alors j’ai long­temps
mar­ché der­rière des
para­pluies déployés
j’ai cher­ché un toit
une gout­tière bri­sée
aujourd’hui j’ai été
un seau
d’eau de pluie.

tra­duc­tion : Marilyne Bertoncini

Parle-moi de la for­ma­tion artis­tique et intel­lec­tuelle qui t’a ame­née à cette démarche – peu d’artistes s’intéressent à la voix de façon aus­si pré­gnante et « maté­rielle » . Peux-tu me dire quels évé­ne­ments, sou­ve­nirs, voix… sont à l’origine de ta fas­ci­na­tion ?
J’ai tou­jours don­né beau­coup d’importance à la voix parce que je trouve que le son de cha­cune est abso­lu­ment unique, inimi­table. La voix, c’est aus­si le souffle, l’âme. Chaque fois que s’éteint une voix, il me semble qu’on perd un uni­vers. Quand je me suis ins­tal­lée à Londres, j’ai cher­ché des cours d’ Art Sonore,  parce que j’avais en tête de conser­ver des voix et des sons. J’ai com­men­cé une col­lec­tion, je suis deve­nue  col­lec­teuse de voix. En Italie,  j’avais écrit un bref récit, pour le pro­jet « Red Valentina » inti­tu­lé « Le col­lec­tion­neur de voix », qui parle d’un homme mys­té­rieux auquel les gens confient leur voix comme s’il s’agissait de leur âme…
Peux-tu nous en dire plus sur ce pro­jet « Red Valentina » ?
Quand je vivais à Rome, j’écrivais des récits sur­réa­listes dans la rue – je me pro­me­nais avec une machine à écrire Olivetti, assez spé­ciale, antique et rouge avec des touches par­lantes. Parfois, j’écrivais dans des bars, et je m’amusais à créer une his­toire en m’inspirant d’un consom­ma­teur ou un pas­sant qui atti­rait mon atten­tion, et dont je « volais » des bribes de phrases et de conver­sa­tion. C’est ain­si qu’est née la rubrique « Red Valentina » dont chaque récit était publié sur Roma&Roma, un site auquel j’ai col­la­bo­ré pen­dant des années avec des récits situés à Rome (« Les Histoires invi­sibles », Demi-som­meil etcoe­te­ra.

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C’est une acti­vi­té très tech­nique : quel maté­riel et for­ma­tion requiert-elle ?
Les Portraits de voix sont le résul­tat de plu­sieurs pas­sages. Je trans­forme d’abord les voix des poètes en spec­tro­grammes. Le « por­trait d’une voix » est créé à par­tir de la trace sonore de quelques minutes avec laquelle j’ai éla­bo­ré un spec­tro­gramme – c’est-à-dire, l’équivalent de l’empreinte digi­tale d’une voix : un gra­phique qui per­met d’en visua­li­ser les cou­leurs et la cha­leur. Ensuite, je m’amuse à « immer­ger » les voix dans des filtres qui  en révèlent leurs nuances et la forme. Les cou­leurs sont le résul­tat d’un algo­rithme com­plexe qui étu­die les tons et les nuances .Puis viennent les choix esthé­tiques et la rééla­bo­ra­tion. Par exemple : chaque voix entre dans une sorte de chambre noire, dans laquelle j’immerge les sons. Chaque fois, le résul­tat est spec­ta­cu­laire. Il ne s’agit pas vrai­ment d’une chambre noire, mais mon  émo­tion très sem­blable à celle qu’on éprouve quand les cou­leurs et les formes émergent du bain sur le papier. J’éprouve un grand bon­heur à faire des por­traits de voix. Comme si l’âme d’une per­sonne se maté­ria­li­sait sous mes yeux . J’ai l’intention de faire le por­trait de tous les poètes du pas­sé que j’aime, pour voir la forme et la cou­leur de leur voix.

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voix de Berthold Brecht (à écou­ter sur le site de Poetry Sound Library Map)

Pourrais-tu décrire en mots l’un des spec­tro­grammes que tu pré­fères ?
Dans la col­lec­tion,  il y a la voix de T.S. Eliot, un poète que j’aime beau­coup. Le spec­tro­gramme de sa voix, selon moi, est stu­pé­fiant : la voix se trans­forme en un pay­sage mauve qui fas­cine parce qu’il est à la fois mys­té­rieux et fami­lier. Un lec­teur de « La Terre vaine » ne peut que recon­naître « the vio­let hour »
At the vio­let hour, the eve­ning hour that strives
Homeward, and brings the sai­lor home from sea,
The typist home at tea­time, clears her break­fast, lights
Her stove, and lays out food in tins.
Se perdre dans la cou­leur mauve de la voix de T.S Eliot est une expé­rience unique que j’ai retrans­crite visuel­le­ment.
Sur quel sup­port sont trans­fé­rés les spec­tro­grammes que tu exposes ? Et quel est le des­tin de ces por­traits ?
A Londres, pour l’exposition, je les ai impri­més sur divers maté­riaux : papier, bois et plas­tique. A Salernes, les oeuvres ne sont pas enca­drées et  sont beau­coup plus grandes (50x50cm) :  PVC forex s’est révé­lé le maté­riau idéal pour ce type de tra­vail.
J’essaie de les mon­trer : c’est la deuxième expo­si­tion (Giovanna Iorio, Voice Portraits, spec­to­grams, London, Sun 2 Dec – Sun 5 Jan) en Angleterre, en Italie, il y a en jan­vier l’exposition de Salerno. Et au prin­temps une nou­velle expo­si­tion en Angleterre inté­gre­ra des voix de poètes contem­po­rains.

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voix de Pier Paolo Pasolini (à écou­ter sur le site )

Quels sont tes autres centres d’intérêt : tu nous a par­lé de ton acti­vi­té d’ « écri­vain de rue », nous avons dif­fu­sé ton pro­jet poé­tique et col­lec­tif de lettres à un arbres, nous publie­rons tes poé­sies…
J’aime les arbres, et au prin­temps, avec le retour des fleurs et des feuilles, je vou­drais pro­je­ter les vidéos des ins­tal­la­tions col­lec­tives de « Love poems for a tree », à l’occasion du sol­stice de prin­temps. L’une des rimes récur­rentes dans ma poé­sie est « voce/​luce » – en pré­sence de la voix, il y a sou­vent aus­si la lumière…
 
 
 

                        1.

Ti guar­do mentre ti spo­gli 
E il vuo­to si riem­pie di foglie
Te ne stai silen­zio­so in mez­zo alla luce
Osservi il mio stu­pore muto.

Je te regarde quand tu te dépouilles
Et le vide se rem­plit de feuilles
Tu te tiens en silence dans la lumière
Tu observes ma muette stu­peur.

                        2.

Oggi curo i tuoi rami
Anche quel­lo spez­za­to
Che ha den­tro anco­ra la lin­fa.
Lo avvol­go in una ben­da
Come un arto mala­to
Ecco la tua mano, nell’aria, feri­ta.

Aujourd’hui je soigne tes branches
Même la cas­sée
Où coule encore la sève.
Je l’entoure d’un ban­dage
Comme un bras malade
Voici ta main, dans l’air, bles­sée.

 

 

                        3.

Oggi abbrac­cio un albe­ro
E il sole  sul­la  cor­tec­cia
Tra pochi istan­ti il nero
Scomparirà. La luce farà brec­cia.

 

Aujourd’hui, j’embrasse un arbre
Et le soleil sur l’écorce
Sous peu le noir
Disparaîtra. La lumière gagne­ra.

                        4.

Eri sve­glio anche tu.
Ti ho sen­ti­to res­pi­rare.
Avevi la luna  tra i rami
Come una lan­ter­na acce­sa
E nidi vuo­ti da cullare
Per tut­ta la notte.

Tu étais toi aus­si réveillé.
Je t’ai enten­du res­pi­rer.
Tu por­tais la lune entre tes branches
Comme une lan­terne allu­mée
Et des nids vides à ber­cer
Pour toute la nuit.

                        5.

Sogniamolo insieme il mare.
Se vuoi sal­go in cima al tuo ramo
Più alto. Si vede da lassù
In fon­do brillare ? E se anco­ra
Fosse lon­ta­no, scen­derò
Proverò a dar­ti la mano.
A cam­mi­nare nel­la tua ombra.
Avanzare.

 

Nous rêvons ensemble de mer.
Si tu veux je monte au som­met de tes branches
tout en haut. De là-haut, est-ce qu’on voit
briller le fond ? Et si c’était encore
loin, je des­cen­drai
J’essaierai de te ser­rer la main.
De mar­cher dans ton ombre.
D’avancer.

                       

                        6.

Somiglia alla mera­vi­glia del cie­lo
Il tuo intrec­cio com­pli­ca­to
Di rami stor­ti e nidi vuo­ti
Il silen­zio è tor­na­to
Si sente in alto solo un res­pi­ro
Il tuo pen­sie­ro ala­to.

On dirait la mer­veille du ciel
L’entrelacement com­plexe
De branches tortes et de nids vides
Le silence est reve­nu
On n’entend en haut qu’un souffle
Ta pen­sée ailée.

 

                    7.

Tra var­chi di foglie secche
Si vede un cie­lo mala­to
E una nuvo­la bian­ca come la neve
S’appoggia già lieve
A un ramo pie­ga­to
L’inverno pas­sa ogni gior­no
A far­ti un salu­to
Un vec­chio ami­co.

A tra­vers les brèches de feuilles sèches
On voit un ciel malade
Et un nuage blanc comme neige
S’appuie déjà dou­ce­ment
A une branche pliée
L’hiver passe chaque jour
Te saluer comme
Un vieil ami.

    

                        8.

Voglio abi­tare una casa che ti somi­gli
Le stanze ver­ti­ca­li le foglie
Il let­to nel ramo più cavo
Una coper­ta che sus­sur­ri parole
Felici di gio­va­ni tigli

E voglio ospi­tare crea­ture
Anche quelle ran­da­gie e ramin­ghe
I rapa­ci e le fiere
Tenerle tutte con me per un poco
Giocare pri­ma di andare a dor­mire
Osare qualche fiam­ma
Accendere per­fi­no un pic­co­lo fuo­co
Che non bru­ci. Solo un fuo­co che brilli.

Je veux habi­ter une mai­son qui te res­semble
Les pièces ver­ti­cales le feuilles
Le lit dans la branche la plus creuse
Une cou­ver­ture mur­mu­rant des mots
Heureux de jeunes tilleuls

Et  je veux abri­ter des créa­tures
Même errantes et per­dues
Les rapaces les bêtes sau­vages
Les gar­der un peu avec moi
Jouer avant de dor­mir
Oser quelque flamme
Allumer même un petit feu
Qui ne brûle pas. Qui brille seule­ment.

                        9.

Vorrei che mi rac­con­tas­si qual­co­sa
Provo a pog­giare l’orecchio sul tron­co
ques­to nodo che hai in gola
ti tiene lega­ta la voce ?

Tu che hai vis­to ogni alba e tra­mon­to
Cosa ti ha las­cia­to la luce che muore ?
Un suo­no ? Un colore ?
Posso tras­for­mare la luce
in parole ?

Ma sen­to ribol­lire la lin­fa.
Ridi, ris­pon­di, t’adire ?
Né l’uno né l’altro
Un ramo in dinie­go nel ven­to.
Nel tuo silen­zio nas­con­di
i segre­ti più veri.

Je vou­drais que tu me dises quelque chose
Je tente de poser l’oreille sur le tronc
Ce noeud que tu as dans la gorge
Te noue la voix ?

Toi qui as vu toutes les aubes et les cou­chants
Que t’as lais­sé la lumière qui meurt ?
Un son ? Une cou­leur ?
Je peux trans­for­mer la lumière
en parole ?

Mais je sens bouillon­ner la sève.
Tu ris, tu réponds, tu te fâches
Ni l’un ni l’autre
Une branche le nie dans le vent.
Dans ton silence tu caches
Les secrets les plus vrais.

                        10.

Guardo le tue vena­ture
Le mac­chie por­po­ra pronte a brillare
Quando il sole ti viene a sfio­rare.
Non c’è dolore nelle foglie cadute
Solo una leg­ge­ra ras­se­gna­zione
Che res­ta a flut­tuare nell’aria
Per ore, o forse per tut­ta la vita.

Lasciano un segno lieve
sono sull’asfalto una for­ma
appe­na intui­ta.
Come la sto­ria sul­la nos­tra pelle
Che il tem­po trac­cia a mati­ta.

 

J’observe tes veines
Les taches pourpres prêtes à briller
Quand t’effleure le soleil.
Pas de dou­leur dans les feuilles tom­bées
Seule une légère rési­gna­tion
Qui fluc­tue et reste dans l’air
Pendant des heures, ou peut-être toute la vie.

Elles laissent un signe léger.
Sur l’asphalte c’est une forme
qu’on devine à peine.
Comme l’histoire sur notre peau
tra­cée au crayon par le temps.

 

tra­duc­tion ; Marilyne Bertoncini

Présentation de l’auteur

Giovanna Iorio

Giovanna Iorio vive a Londra. Ha pub­bli­ca­to diverse rac­colte di poe­sia ; le più recen­ti “Ora ris­chia­ra” (EscaMontage, 2019) e Poesie d’amore per un albe­ro (Albeggi,2017), Succede nei pae­si  (Fara 2017) La neve è altrove (Fara, 2017)  rosa opere fina­liste al Premio Camaiore 2017), Haiku dell’Inquietudine (Fusibilia,2016), Frammenti di un pro­fi­lo (Pellicano, 2015, Premio Sassari e Premio Civetta-Minerva ). Molte delle sue poe­sie si tro­va­no in anto­lo­gia : Cuore di pre­da (CFR),  SignorNò (SEAM), Ifigenia sia­mo noi (L’Arca Felice). Ha scrit­to una rac­col­ta di rac­con­ti (Dormiveglia, Fara, 2018) e sempre con Fara ha pub­bli­ca­to Succede nei pae­si (ottobre 2017).

Altre pub­bli­ca­zio­ni inclu­do­no sto­rie per bam­bi­ni (Cento sto­rie per quan­do è trop­po tar­di, Feltrinelli 2013, Cento sto­rie per quan­do è vera­mente trop­po tar­di, Feltrinelli 2014, Le sto­rie invi­si­bi­li -Radiolibriamoci web). Per il Cantiere di Rai 3 e Radiolibriamoci web ha scrit­to radio­dram­mi (Con le musiche ori­gi­na­li del Notturno Concertante e la voce di Dario Albertini. Collabora con le riviste : Roma&RomaDiarioRomanoErodoto 108 e L’EstroVerso.  

Tra le atti­vi­tà la crea­zione di Little Free Library Italia e Poetry Sound Library.

 

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Giovanna Iorio vit à Londres. Elle a publié plu­sieurs recueils de poé­sie ; les plus récents “Ora ris­chia­ra” (EscaMontage, 2019) et Poèmes d’amour pour un arbre (Albeggi, 2017), Succede nei pae­si (Fara 2017), La neve è altrove (Fara, 2017) fina­liste au Camaiore Award 2017 ), Haiku dell’Inquietudine (Fusibilia, 2016), Frammenti di un pro­fi­lo (Pellicano, 2015, Sassari Award et Civetta-Minerva Award). Beaucoup de ses poèmes se trouvent dans l’anthologie : Cuore di pre­da (CFR), SignorNò (SEAM), Iphigenia sia­mo noi (The Happy Ark). Elle a écrit un recueil de nou­velles (Dormiveglia, Fara, 2018) et tou­jours avec Fara  a publié Succede in paese (octobre 2017).

D’autres publi­ca­tions incluent des his­toires pour enfants (Cent his­toires pour quand il est trop tard, Feltrinelli 2013, Cent his­toires pour quand il est vrai­ment trop tard, Feltrinelli 2014, Les his­toires invi­sibles -Radiolibriamoci web). Pour Cantiere di Rai 3 et Radiolibriamoci web, elle  a écrit des pièces radio­pho­niques (Avec la musique ori­gi­nale de Notturno Concertante et la voix de Dario Albertini.  Elle col­la­bore éga­le­ment avec les maga­zines : Roma & Roma, DiarioRomano, Erodoto 108 et L’EstroVerso.

 

Parmi ses acti­vi­tés, on compte la créa­tion de Little Free Library Italy et de Poetry Sound Library.

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Marilyne Bertoncini

Marilyne Bertoncini, co-res­pon­sable de la revue Recours au Poème, à laquelle elle col­la­bore depuis 2013, doc­teur en Littérature, spé­cia­liste de Jean Giono, tra­vaille avec des artistes, vit, écrit et tra­duit de l'anglais et de l'italien. Elle est l'autrice de nom­breux articles et cri­tiques ain­si que de tra­duc­tions sur Recours au Poème. Ses textes et pho­tos sont éga­le­ment publiés dans des antho­lo­gies, diverses revues fran­çaises et inter­na­tio­nales, et sur son blog :   http://​mino​tau​ra​.unblog​.fr. Principales publi­ca­tions : Traductions :  tra­duc­tions de l'anglais (US et Australie) : Barry Wallenstein, Martin Harrison, Peter Boyle (Recours au Poème édi­teurs, 2014 et 2015), Carol Jenkins ( River road Poetry Series, 2016) autres tra­duc­tions : Secanje Svile, Mémoire de Soie, Tanja Kragujevic, édi­tion tri­lingue, Beograd 2015 Livre des sept vies , Ming Di, Recours au Poème édi­tions, 2015 Histoire de Famille, Ming Di, édi­tions Transignum, avec des illus­tra­tions de Wanda Mihuleac,  juin 2015 Instantanés, Eva-Maria Berg, édi­tions Imprévues, 2018 Poèmes per­son­nels :  Labyrinthe des Nuits, suite poé­tique, RaP édi­teur, 2015 La Dernière Oeuvre de Phidias, Encres Vives, avril 2016 Aeonde, La Porte, 2017 AEncre de Chine, livre-ardoise sur un pro­jet de Wanda Mihuleac Le Silence tinte comme l'angélus d'un vil­lage englou­ti, édi­tions Imprévues, 2017 La Dernière Oeuvre de Phidias, sui­vi de L'Invention de l'absence, Jacques André édi­teur , mars 2017 L'Anneau de Chillida, L'Atelier du Grand Tétras, 2018 Mémoire vive des replis, poèmes et pho­tos de l'autrice, pré­face de Carole Mesrobian, édi­tions "Pourquoi viens-tu si tard?", novembre 2018 Sable, livre bilingue (tra­duc­tion en alle­mand d' Eva-Maria Berg), avec des gra­vures de Wanda Mihuleac, et une post­face de Laurent Grison, Transignum , mars 2019. Memoria viva delle pieghe/​mémoire vive des replis, édi­tion bilingue, tra­duc­tion de l'autrice, pré­face de Giancarlo Baroni, éd. PVTST?, mars 2019 (fiche bio­gra­phique com­plète sur le site de la MEL : http://​www​.​m​-​e​-​l​.fr/​m​a​r​i​l​y​n​e​-​b​e​r​t​o​n​c​i​n​i​,​e​c​,​1​301 )

Notes   [ + ]