Poly­glotte et poly­graphe, Mircea Dan Duta est un poète, poète roumain d’expression tchèque, né le 27 mai 1967 à Bucarest. Il est aus­si cri­tique de film, et tra­duc­teur —  en tchèque et slo­vaque, et de français et d’anglais : par­mi les auteurs qu’il a traduits, on peut citer Václav Hav­el, Arnošt Lustig ou Jáchym Topol.  Son œuvre per­son­nelle a été traduite en plus de 20 langues, il est pub­lié dans des antholo­gies aux  USA, au Roy­aume Uni, en France, Espagne, Mex­ique, Mon­golie, Inde, Bangladesh, Roumanie„ Mol­davie, Hon­grie, Bul­gar­ie, Ser­bie, Indonésie, Pérou etc. et bien-sûr en Slo­vaquie et en Tchéquie. Enfin organ­isa­teur et pro­duc­teur de pro­grammes cul­turels, j’ai pu le ren­con­tr­er de façon virtuelle durant la pandémie, où les échanges via zoom ont per­mis de main­tenir le con­tact avec la créa­tion et le monde extérieur.

C’est de ce monde extérieur que nous par­lent les poèmes de Cor­po­ral­ité dont nous pub­lions un extrait – un monde extérieur observé avec la fan­taisie d’un regard décalé, qui en fait une indéchiffrable énigme. Autant que la pomme qui ouvre et clôt la sélec­tion – pomme du jardin per­du d’Eden dev­enue chère dans l’Enfer du monde, ou pomme trompeuse, fruit d’un rêve éro­tique – de l’une à l’autre le locu­teur de ces poèmes arpente un monde désen­chan­té et fan­tas­tique, comme le sont les rêves : trans­for­ma­tion, déplace­ments, con­den­sa­tion, le lecteur est con­fron­té à toutes les fan­taisies de cet univers, dont on attend que le poète nous per­me­tte d’en  vis­iter davan­tage. Avec une ironie sub­tile et l’autodérision qu’il applique à ses vers, il livre une l cri­tique sociale ou religieuse sous laque­lle pointe la légèreté mélan­col­ique qui pro­duit aus­si le poème des « non-bais­ers », ten­ta­tives à jamais ratées, dont seul un poète oublié pour­ra se faire l’écho. (mb)

.

traduction Jana Boxberger

.

Citát z Adama Puslojiće

 

   Mot­to: Víš přece, jak mi chut­na­jí jablka 

Adam Pus­lo­jić *

 

Prý nás znovu vyh­nali z nebes,

lásko moje.

Můj jmen­ovec Adam

to už dávno věděl.

Tehdy jsem mu to sice nevěřil,

ale dnes je to fakt.

Ovšem hada nech klid­ně spát

a žád­ná jabl­ka už nekraď,

pro­tože na této Zemi,

kam nás teď pošlou,

je jich dost,

a to jak hadů, tak jablek.

Jen aby­chom tam tentokrát

vydrželi trochu déle,

v pekle je totiž rozhřešení sice zdarma,

ale jabl­ka sto­jí hrozně moc.

 

*Výz­nam­ný srb­ský bás­ník (*1943)

Une cita­tion d’Adam Puslojić

 

Mot­to: Tu sais bien com­bi­en j’aime les pommes 

Adam Pus­lo­jić *

 

On dit, mon amour,

qu’on nous a encore chas­sés du ciel.

Adam, mon homonyme,

le savait depuis longtemps.

J’avoue qu’autrefois, je ne croy­ais pas ce qu’il

dis­ait,

mais aujourd’hui, c’est incontestable.

Cepen­dant, laisse le ser­pent dormir en paix

et ne vole plus les pommes,

car sur cette Terre,

où l’on va désor­mais nous envoyer,

on n’en manque pas,

ni de ser­pents, ni de pommes.

Espérons que cette fois-ci,

on nous y gardera un peu plus longtemps,

car, bien qu’en Enfer l’absolution soit gratuite,

les pommes y sont ter­ri­ble­ment chères.

 

*Poète serbe de renom (*1943)

*

Dnes v Tesku

 

dnes v Tesku se všichni

lidé chovali zvláštně

dívali se na mě jako

kdy­bych obsazo­val příliš moc

pros­toru kolem sebe jako

kdy­bych dýchal příliš z jejich

kys­líku jako

kdy­bych odmítl zaplatit jejich

nákupy jako

kdy­bych mlčel jinak než

mlu­ví oni

dnes v Tesku všichni

lidé nosí růžové džiny

baví se pol­sky a

kopou do koček

nakonec jsem si jednu

i koupil

ste­jně však to bylo

už zbytečné

Aujourd’hui au super­marché Tesco

 

aujour­d’hui au Tesco tous les gens

se com­por­taient étrangement

ils me regar­daient comme

si je pre­nais trop

d’e­space autour de moi comme

si je res­pi­rais trop de leur

oxygène comme

si je refu­sais de leur payer

leurs cours­es comme

si je me tai­sais autrement

qu’ils ne parlaient

aujour­d’hui au super­marché Tesco

tous les gens por­taient des jeans roses

bavar­daient en polon­ais et

don­naient des coup de pieds aux chats

j´ai fini par m´en

acheter un

pour­tant c’était déjà

inutile

*

Citát k dopsání 

 

Měním se,

ani nevím v co.

Rád bych tě vzal s sebou,

ani nevím kam.

Se srd­cem na dlani

se mi tře­sou ruce.

Anebo že by to srd­ce ani neby­lo moje?

Už dlouho (dávno) neočekávám,

aby se rozsvíti­lo, (že se rozsvítí, že se rozbřeskne)

slunce jsem zradil,

svět­lo prodal

za třicet stři­brných a půl.

Drob­né si nechám.

Une cita­tion inachevée

 

Je me transforme,

sans savoir en quoi.

Je voudrais t’amener avec moi,

sans savoir où.

Avec le cœur offert sur la main tendue

qui trem­ble.

Mais si ce cœur n’était pas vrai­ment à moi ?

Il y a longtemps que je n’attends plus

que le jour se lève,

j’ai trahi le soleil,

ven­du la lumière

pour trente deniers et demie.

Je garde la petite monnaie

*

Dik­tát č.43: Čín­ské výrobky – H 

 

Byli nespoko­jení,

tak si stěžo­vali velké­mu bohu Yü-di

na příliš měkkou hlínu,

z níž je vytvořil.

Ten je poslechl,

pochopil, že jsou to zmetky,

a rozhodl se,

že z nich bude znovu hlína

dřív než z ostatních.

Dic­tée N° 43 : Pro­duits chi­nois – H

 

Ils n’étaient pas contents,

alors ils se plaig­nirent au grand dieu Yü-di

de la glaise trop tendre

dont il les avait pétris.

Il les a écouta,

com­prit que c’était des rebuts

et déci­da

d’en refaire de la glaise

avant les autres.

*

The Day Before You Came 
(soap poet­ry — jed­né dívce se zlatý­mi vlasy)

 

Bylas tak krásná

bosá,

v dlouhých černých šatech

bez rukávů,

s dlouhý­mi černý­mi rovný­mi vlasy,

s bílou něžnou

až nebesky ble­dou tváří,

s dlouhý­ma štíh­lý­ma nohama,

s tmavočer­vený­mi úzký­mi rty,

s jem­ný­ma rukama

a tenký­mi pažemi,

s oči­ma hořícíma 

vášní tvo­jí a bolestí mojí

a těžkým skří­pa­jícím mlčením 

svě­ta

ani mého, ani tvého.

Bylas tak krásná,

že jsem se bál 

na tebe i dívat,

jako kdy­by mě tolik krásy

moh­lo oslepit

jako v starých norských pohádkách.

Tys však přes­ně věděla,

kvůli čemu jsi přišla,

a tak nakonec jsme se vzali

a jeli vlakem na sever

jako v té staré písničce.

To nej­di­vnější je však,

že se mi černovlásky

nikdy nelí­bi­ly.

Tys mi však tehdy

v tu naši novomanželskou 

polární noc

rozlušti­la

i ten poslední 

zbytečný hlavolam:

‘Já přece nejsem Agnetha.’

The Day Before You Came 
(soap poet­ry – pour une jeune fille aux cheveux d’or)

 

Tu étais si belle,

pieds nus,

dans une longue robe noire sans manches,

avec de longs cheveux noirs et lisses

et un vis­age blanc,

ten­dre et pâle comme sur une image sainte,

avec de longues jambes sveltes

et des fines lèvres rouge foncé,

avec des mains délicates

et des bras filiformes,

avec des yeux qui brûlaient

de ta pas­sion et de ma douleur,

et du lourd silence grinçant

du monde

qui n’était ni le mien, ni le tien.

 

Tu étais si belle

que j’avais peur de te regarder,

comme si tant de beauté

pou­vait me ren­dre aveugle,

comme dans de vieux con­tes de fées

norvégiens.

Mais tu savais très exactement

pourquoi tu étais venue,

alors nous finîmes par nous marier

et nous partîmes en train au Nord,

comme dans cette vieille chanson.

 

Ce qui est le plus étrange,

c’est que je n’ai jamais été attiré par les

brunes.

Mais au cours de notre pre­mière nuit de

noces polaires

tu trou­vas la solution

même à la dernière énigme superflue,

en déclarant : « Mais je ne suis pas Agnethe,

voyons ! »

*

The Day After

 

Zdá­lo se mi,

že se milu­ju s fíkovníkem.

Líbal jsem jeho voňavé květy,

hladil jeho svěží poupata,

okou­zlil mě svými

krás­ně tvarovaný­mi nadzem­ní­mi kořeny,

souložil jsem s jeho štíh­lým kmenem.

Ale ráno, když jsems e probudil,

vedle mně jsi ležela ty,

kolem tebe had

a mezi námi jablko.

A teprvé tehdy jsem pochopil,

proč mi fíkovník v mém snu

nechtěl půjčit list.

The Day After

 

Je rêvais

que je fai­sais l’amour avec un figuier.

J’embrassais ses fleurs odorantes,

je cares­sais ses bou­tons frais,

j’étais sub­jugué par ses

élé­gantes racines aériennes,

je cop­u­lais avec son tronc svelte.

Mais le matin, à mon réveil,

c’est toi qui étais couchée à mes côtés

entourée d’un serpent,

et entre nous deux, une pomme.

Et ce n’est qu’à ce moment que j’ai compris

pourquoi le figu­ier dans mon rêve

ne voulait pas me prêter une feuille.

*

Les non-bais­ers

 

 Nous nous embras­sons sans envie,

nous nous embras­sons sans amour,

nous nous embras­sons sans désir,

nous nous embras­sons sans excitation,

nous nous embras­sons sans nos langues,

nous nous embras­sons sans nos lèvres,

nous nous embras­sons sans nos bouches,

nous nous embras­sons  sans nos yeux,

nous nous embras­sons sans nos joues,

nous nous embras­sons sans les formes,

nous nous embras­sons sans les visages,

nous nous embras­sons sans imagination,

nous nous embras­sons sans fantaisie,

nous nous embras­sons sans images,

nous nous embras­sons sans la réalité,

nous nous embras­sons sans Dichtung,

nous nous embras­sons sans Warheit,

nous nous embras­sons sans les baisers,

nous nous embras­sons sans nous embrasser,

nous nous embras­sons sans embrasser,

alors jamais per­son­ne ne s’aperçoit que l’on s’embrasse,

nulle part per­son­ne ne voit que l’on  s’embrasse,

per­son­ne ne l’entend

et ne le sent,

même pas nous,

et c’est pour ça

que jamais per­son­ne nulle part

ne décrira nos baisers,

sauf un poète oublié qui,

lui-même, n’a jamais nulle part embrassé

per­son­ne, donc, au moins,

il nous inven­tera, nous, un couple

qui essaie de s’embrasser

comme lui essaie d’écrire un poème

.

.

.

Mircea Dan Duta lit “Les Non-bais­ers” dans la ver­sion orig­i­nale tchèque et en anglais au cours de Inter­na­tion­al Poet­ry Fes­ti­val, 6th edi­tion, 2020, Rahovec, Kosovo

image_pdfimage_print
mm

Marilyne Bertoncini

Biogra­phie Enseignante, poète et tra­duc­trice (français, ital­ien), codi­rec­trice de la revue numérique Recours au Poème, à laque­lle elle par­ticipe depuis 2012, mem­bre du comité de rédac­tion de la revue Phoenix, col­lab­o­ra­trice des revues Poésie/Première et la revue ital­i­enne Le Ortiche, où elle tient une rubrique, “Musarder“, con­sacrée aux femmes invis­i­bil­isées de la lit­téra­ture, elle, ani­me à Nice des ren­con­tres lit­téraires men­su­elles con­sacrées à la poésie, Les Jeud­is des mots dont elle tient le site jeudidesmots.com. Tit­u­laire d’un doc­tor­at sur l’oeu­vre de Jean Giono, autrice d’une thèse, La Ruse d’I­sis, de la Femme dans l’oeu­vre de Jean Giono, a été mem­bre du comité de rédac­tion de la revue lit­téraire RSH “Revue des Sci­ences Humaines”, Uni­ver­sité de Lille III, et pub­lié de nom­breux essais et arti­cles dans divers­es revues uni­ver­si­taires et lit­téraires français­es et inter­na­tionales : Amer­i­can Book Review, (New-York), Lit­téra­tures (Uni­ver­sité de Toulouse), Bul­letin Jean Giono, Recherch­es, Cahiers Péd­a­gogiques… mais aus­si Europe, Arpa, La Cause Lit­téraire… Un temps vice-prési­dente de l’association I Fioret­ti, chargée de la pro­mo­tion des man­i­fes­ta­tions cul­turelles de la Rési­dence d’écrivains du Monastère de Saorge, (Alpes-Mar­itimes), a mon­té des spec­ta­cles poé­tiques avec la classe de jazz du con­ser­va­toire et la mairie de Men­ton dans le cadre du Print­emps des Poètes, invité dans ses class­es de nom­breux auteurs et édi­teurs (Bar­ry Wal­len­stein, Michael Glück…), organ­isé des ate­liers de cal­ligra­phie et d’écriture (travaux pub­liés dans Poet­ry in Per­for­mance NYC Uni­ver­si­ty) , Ses poèmes (dont cer­tains ont été traduits et pub­liés dans une dizaine de langues) en recueils ou dans des antholo­gies se trou­vent aus­si en ligne et dans divers­es revues, et elle a elle-même traduit et présen­té des auteurs du monde entier. Par­al­lèle­ment à l’écri­t­ure, elle s’in­téresse à la pho­togra­phie, et col­la­bore avec des artistes, plas­ti­ciens et musi­ciens. Site : Minotaur/A, http://minotaura.unblog.fr * pub­li­ca­tions récentes : Son Corps d’om­bre, avec des col­lages de Ghis­laine Lejard, éd. Zin­zo­line, mai 2021 La Noyée d’On­a­gawa, éd. Jacques André, févri­er 2020 (1er prix Quai en poésie, 2021) Sable, pho­tos et gravures de Wan­da Mihuleac, éd. Bilingue français-alle­mand par Eva-Maria Berg, éd. Tran­signum, mars 2019 (NISIP, édi­tion bilingue français-roumain, tra­duc­tion de Sonia Elvire­anu, éd. Ars Lon­ga, 2019) Memo­ria viva delle pieghe, ed. bilingue, trad. de l’autrice, ed. PVST. Mars 2019 (pre­mio A.S.A.S 2021 — asso­ci­azione sicil­iana arte e scien­za) Mémoire vive des replis, texte et pho­tos de l’auteure, éd. Pourquoi viens-tu si tard – novem­bre 2018 L’Anneau de Chill­i­da, Ate­lier du Grand Tétras, mars 2018 (man­u­scrit lau­réat du Prix Lit­téraire Naji Naa­man 2017) Le Silence tinte comme l’angélus d’un vil­lage englouti, éd. Imprévues, mars 2017 La Dernière Oeu­vre de Phidias, suivi de L’In­ven­tion de l’ab­sence, Jacques André édi­teur, mars 2017. Aeonde, éd. La Porte, mars 2017 La dernière œuvre de Phidias – 453ème Encres vives, avril 2016 Labyrinthe des Nuits, suite poé­tique – Recours au Poème édi­teurs, mars 2015 Ouvrages col­lec­tifs — Antolo­gia Par­ma, Omag­gio in ver­si, Bertoni ed. 2021 — Mains, avec Chris­tine Durif-Bruck­ert, Daniel Rég­nier-Roux et les pho­tos de Pas­cal Durif, éd. du Petit Véhicule, juin 2021 — “Re-Cer­vo”, in Trans­es, ouvrage col­lec­tif sous la direc­tion de Chris­tine Durif-Bruck­ert, éd. Clas­siques Gar­nier, 2021 -Je dis désirS, textes rassem­blés par Mar­i­lyne Bertonci­ni et Franck Berthoux, éd. Pourquoi viens-tu si tard ? Mars 2021 — Voix de femmes, éd. Pli­may, 2020 — Le Courage des vivants, antholo­gie, Jacques André édi­teur, mars 2020 — Sidér­er le silence, antholo­gie sur l’exil – édi­tions Hen­ry, 5 novem­bre 2018 — L’Esprit des arbres, édi­tions « Pourquoi viens-tu si tard » — à paraître, novem­bre 2018 — L’eau entre nos doigts, Antholo­gie sur l’eau, édi­tions Hen­ry, mai 2018 — Trans-Tzara-Dada – L’Homme Approx­i­matif , 2016 — Antholo­gie du haiku en France, sous la direc­tion de Jean Antoni­ni, édi­tions Aleas, Lyon, 2003 Tra­duc­tions de recueils de poésie — Aujour­d’hui j’embrasse un arbre, de Gio­van­na Iorio, éd. Imprévues, juil­let 2021 — Soleil hési­tant, de Gili Haimovich, éd. Jacques André , avril 2021 — Un Instant d’é­ter­nité, Nel­lo Spazio d’un istante, Anne-Marie Zuc­chel­li (tra­duc­tion en ital­ien) éd ; PVST, octo­bre 2020 — Labir­in­to delle Not­ti (ined­i­to — nom­iné au Con­cor­so Nazionale Luciano Ser­ra, Ital­ie, sep­tem­bre 2019) — Tony’s blues, de Bar­ry Wal­len­stein, avec des gravures d’Hélène Baut­tista, éd. Pourquoi viens-tu si tard ?, mars 2020 — Instan­ta­nés, d‘Eva-Maria Berg, traduit avec l’auteure, édi­tions Imprévues, 2018 — Ennu­age-moi, a bilin­gual col­lec­tion , de Car­ol Jenk­ins, tra­duc­tion Mar­i­lyne Bertonci­ni, Riv­er road Poet­ry Series, 2016 — Ear­ly in the Morn­ing, Tôt le matin, de Peter Boyle, Mar­i­lyne Bertonci­ni & alii. Recours au Poème édi­tions, 2015 — Livre des sept vies, Ming Di, Recours au Poème édi­tions, 2015 — His­toire de Famille, Ming Di, édi­tions Tran­signum, avec des illus­tra­tions de Wan­da Mihuleac, juin 2015 — Rain­bow Snake, Ser­pent Arc-en-ciel, de Mar­tin Har­ri­son Recours au Poème édi­tions, 2015 — Secan­je Svile, Mémoire de Soie, de Tan­ja Kragu­je­vic, édi­tion trilingue, Beograd 2015 — Tony’s Blues de Bar­ry Wal­len­stein, Recours au Poème édi­tions, 2014 Livres d’artistes (extraits) La Petite Rose de rien, avec les pein­tures d’Isol­de Wavrin, « Bande d’artiste », Ger­main Roesch ed. Aeonde, livre unique de Mari­no Ros­set­ti, 2018 Æncre de Chine, in col­lec­tion Livres Ardois­es de Wan­da Mihuleac, 2016 Pen­sées d’Eury­dice, avec les dessins de Pierre Rosin : http://www.cequireste.fr/marilyne-bertoncini-pierre-rosin/ Île, livre pau­vre avec un col­lage de Ghis­laine Lejard (2016) Pae­sine, poème , sur un col­lage de Ghis­laine Lejard (2016) Villes en chantier, Livre unique par Anne Poupard (2015) A Fleur d’é­tang, livre-objet avec Brigitte Marcer­ou (2015) Genèse du lan­gage, livre unique, avec Brigitte Marcer­ou (2015) Dae­mon Fail­ure deliv­ery, Livre d’artiste, avec les burins de Dominique Crog­nier, artiste graveuse d’Amiens – 2013. Col­lab­o­ra­tions artis­tiques visuelles ou sonores (extraits) — Damna­tion Memo­ri­ae, la Damna­tion de l’ou­bli, lec­ture-per­for­mance mise en musique par Damien Char­ron, présen­tée pour la pre­mière fois le 6 mars 2020 avec le sax­o­phon­iste David di Bet­ta, à l’am­bas­sade de Roumanie, à Paris. — Sable, per­for­mance, avec Wan­da Mihuleac, 2019 Galerie Racine, Paris et galerie Depar­dieu, Nice. — L’En­vers de la Riv­iera mis en musique par le com­pos­i­teur Man­soor Mani Hos­sei­ni, pour FESTRAD, fes­ti­val Fran­co-anglais de poésie juin 2016 : « The Far Side of the Riv­er » — Per­for­mance chan­tée et dan­sée Sodade au print­emps des poètes Vil­la 111 à Ivry : sur un poème de Mar­i­lyne Bertonci­ni, « L’homme approx­i­matif », décor voile peint et dess­iné, 6 x3 m par Emi­ly Wal­ck­er : L’Envers de la Riv­iera mis en image par la vidéaste Clé­mence Pogu – Festrad juin 2016 sous le titre « Proche Ban­lieue» Là où trem­blent encore des ombres d’un vert ten­dre – Toile sonore de Sophie Bras­sard : http://www.toilesonore.com/#!marilyne-bertoncini/uknyf La Rouille du temps, poèmes et tableaux tex­tiles de Bérénice Mollet(2015) – en par­tie pub­liés sur la revue Ce qui reste : http://www.cequireste.fr/marilyne-bertoncini-berenice-mollet/ Pré­faces Appel du large par Rome Deguer­gue, chez Alcy­one – 2016 Erra­tiques, d’ Angèle Casano­va, éd. Pourquoi viens-tu si tard, sep­tem­bre 2018 L’esprit des arbres, antholo­gie, éd. Pourquoi viens-tu si tard, novem­bre 2018 Chant de plein ciel, antholo­gie de poésie québé­coise, PVST et Recours au Poème, 2019 Une brèche dans l’eau, d’E­va-Maria Berg, éd. PVST, 2020 Soleil hési­tant, de Gili Haimovich, ed Jacques André, 2021 Un Souf­fle de vie, de Clau­dine Ross, ed. Pro­lé­gomènes, 2021