pho­to : Rin­uc­cia Marabot­to 

Mal­gré le titre, le nom des Rédac­teurs, Gabriel­la Mon­gar­di, Sil­via Pio, et la ville d’o­rig­ine (Mon­dovi), la revue “Margutte” accueille des textes en français, anglais, espag­nol, et alle­mand. Elle est née comme un site ouvert à toutes les formes d’ex­pres­sion artis­tique, aus­si bien les plus clas­siques comme la lit­téra­ture, la musique, le théâtre et les arts visuels, que les arts plus mod­ernes comme le ciné­ma, la bande dess­inée et les jeux vidéo. Elle  s’ou­vre au plus haut point aux con­tenus d’autres zones géo­graphiques, avec l’am­bi­tion de devenir un moyen, à sa petite manière, d’élargir au max­i­mum les hori­zons.  

Le site peut prévoir, à la fois la présen­ta­tion d’œu­vres orig­i­nales et d’ar­ti­cles de cri­tique et d’analyse des dif­férentes formes d’art elles-mêmes, avec une atten­tion par­ti­c­ulière portée aux formes artis­tiques-lit­téraires expéri­men­tales priv­ilégiées par l’outil numérique. La revue annonce égale­ment que dans la mesure du pos­si­ble, les meilleurs con­tenus de Margutte seront trans­posés sous forme papi­er dans une pub­li­ca­tion à car­ac­tère épisodique. 

Pourquoi “Margutte” comme titre d’une revue en ligne?

 

Margutte est un géant nain, écuy­er de la “Mor­gante” de Lui­gi Pul­ci, un écrivain du cer­cle des Médi­cis, qui a com­posé l’œu­vre en 1478 et a com­mencé avec elle la tra­di­tion de la Renais­sance ital­i­enne du poème héroïque-comique.  Margutte est au ser­vice du pal­adin par excel­lence, Orlan­do – notre Roland. Les deux recueils où il appa­raît, imprimés à l’époque aus­si indépen­dam­ment, prob­a­ble­ment sous forme de feuilles volantes, pren­nent le nom de “Margut­ti­no”.

La référence à la fig­ure de “Margutte” se veut une référence aux valeurs de la Renais­sance telles que la cen­tral­ité de l’homme et l’aspi­ra­tion à l’u­topie sous ses divers­es formes hautes et bass­es, entre la Nou­velle Atlantide et la terre de Cuccagna, d’Erewhon à la con­tre-cul­ture sous ses divers­es formes. “Margutte” est née à Mon­dovì; un cen­tre apparem­ment mineur, mais qui avait une noble tra­di­tion dans l’art de l’im­primerie à la Renais­sance, à l’o­rig­ine de l’une des pre­mières (sinon la pre­mière) tra­di­tions du livre illus­tré typographique. L’un des pôles de cette « autre » Renais­sance à val­oris­er et à redé­cou­vrir, enquê­tant sur une tra­di­tion de con­tre-cul­ture. Et en s’ou­vrant large­ment aux con­tenus d’autres zones géo­graphiques, pour devenir un moyen, à sa petite manière, d’élargir au max­i­mum les horizons.

Logo conçu par Dami­ano Gen­tili

Le site est divisé en rubriques : 

La valise d’Her­mès, sous l’égide de ce dieu, est une par­tie con­sacrée aux essais et à la cri­tique lit­téraire soulig­nant inspec­tion appro­fondie d’un texte, sans par­ler de l’im­por­tance de l’her­métisme dans la lit­téra­ture ital­i­enne. 

La voix de Cal­liopée présente la poésie, le règne de Clio  les réc­its, le pen­ta­gramme d’Or­phée est dédié à la musique, et les cham­bres de Chronos à l’his­toire et l’utopie.En par­ti­c­uli­er, Margutte veut s’in­téress­er au domaine de l’u­topie, de son épanouisse­ment de la Renais­sance au débat con­tem­po­rain. En cela, Cronos évoque aus­si les “Roy­aumes de Sat­urne”, son pen­dant latin, que les Romains voulaient être le maître d’un âge d’or dont ils attendaient avec impa­tience le retour. 

On trou­ve l’art, le théâtre, le ciné­ma ; la BD, les jeux vidéos… dans l’am­broisie de Dyon­isos, les textes expéri­men­taux et les réc­its de voy­age dans  Les dis­trac­tions pla­toni­ci­ennes , titre para­dox­al dont la rédac­tion explique le choix  :  

« pourquoi « pla­toni­cien » ? En par­tie, avec un peu d’ironie, c’est vrai pour « utopique », … l’u­topie est une car­ac­téris­tique impor­tante de Margutte. Mais, bien sûr, la référence à Pla­ton est une référence que nous avons voulu inclure comme référence au Monde des Idées, cet espace virtuel hype­r­u­ranien que, d’une cer­taine manière, le web est en train de réalis­er. 

Enfin, La vit­rine de Margutte , née en 2018, la rubrique accueille chaque mois un arti­cle sélec­tion­né par la rédac­tion par­mi ceux déjà pub­liés, pour lui redonner de la vis­i­bil­ité,  « non con­cor­so », inau­gurée en 2020, rassem­ble les dif­férentes édi­tions annuelles du “Non-con­cours” et « prog­et­to Alber­ro » est l’e­space des­tiné à accueil­lir tous les arti­cles de l’ ”Arbre à Pro­jets” pub­liés à par­tir de 2017. 

Vivante, var­iée, ouverte et accueil­lante , Recours au poème ne peut qu’inciter ses lecteurs à vis­iter les pages de cette revue, et d’y participer !

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Marilyne Bertoncini

Mar­i­lyne Bertonci­ni, co-respon­s­able de la revue Recours au Poème, à laque­lle elle col­la­bore depuis 2013, mem­bre du comtié de rédac­tion de la revue <emPhoenix, doc­teur en Lit­téra­ture, spé­cial­iste de Jean Giono, tra­vaille avec des artistes, vit, écrit et traduit de l’anglais et de l’i­tal­ien. Elle est l’autrice de nom­breux arti­cles et cri­tiques ain­si que de tra­duc­tions sur Recours au Poème. Ses textes et pho­tos sont égale­ment pub­liés dans des antholo­gies, divers­es revues français­es et inter­na­tionales, et sur son blog :   http://minotaura.unblog.fr. Prin­ci­pales publications : Tra­duc­tions :  tra­duc­tions de l’anglais (US et Aus­tralie) : Bar­ry Wal­len­stein, Mar­tin Har­ri­son, Peter Boyle (Recours au Poème édi­teurs, 2014 et 2015), Car­ol Jenk­ins ( Riv­er road Poet­ry Series, 2016) autres tra­duc­tions : Secan­je Svile, Mémoire de Soie, Tan­ja Kragu­je­vic, édi­tion trilingue, Beograd 2015 Livre des sept vies , Ming Di, Recours au Poème édi­tions, 2015 His­toire de Famille, Ming Di, édi­tions Tran­signum, avec des illus­tra­tions de Wan­da Mihuleac,  juin 2015 Instan­ta­nés, Eva-Maria Berg, édi­tions Imprévues, 2018 Poèmes per­son­nels :  Labyrinthe des Nuits, suite poé­tique, RaP édi­teur, 2015 La Dernière Oeu­vre de Phidias, Encres Vives, avril 2016 Aeonde, La Porte, 2017 AEn­cre de Chine, livre-ardoise sur un pro­jet de Wan­da Mihuleac Le Silence tinte comme l’angélus d’un vil­lage englouti, édi­tions Imprévues, 2017 La Dernière Oeu­vre de Phidias, suivi de L’In­ven­tion de l’ab­sence, Jacques André édi­teur , mars 2017 L’An­neau de Chill­i­da, L’Ate­lier du Grand Tétras, 2018 Mémoire vive des replis, poèmes et pho­tos de l’autrice, pré­face de Car­ole Mes­ro­bian, édi­tions “Pourquoi viens-tu si tard?”, novem­bre 2018 Sable, livre bilingue (tra­duc­tion en alle­mand d’ Eva-Maria Berg), avec des gravures de Wan­da Mihuleac, et une post­face de Lau­rent Gri­son, Tran­signum , mars 2019. Memo­ria viva delle pieghe/mémoire vive des replis, édi­tion bilingue, tra­duc­tion de l’autrice, pré­face de Gian­car­lo Baroni, éd. PVTST?, mars 2019 (fiche biographique com­plète sur le site de la MEL : http://www.m‑e-l.fr/marilyne-bertoncini,ec,1301 )