Tu le con­nais, lecteur, ce mon­stre déli­cat, 
- Hyp­ocrite lecteur, — mon sem­blable, — mon frère !  

(« Au Lecteur »,  

poème lim­i­naire des Fleurs du Mal 

 

On a tout dit, en 200 ans, des para­dox­es du per­son­nage, de la moder­nité de sa poésie… 

On a tout dit, ou presque, puisque deux siè­cles après sa nais­sance,  son œuvre sus­cite tou­jours les mêmes réac­tions d’empathie, d’ad­mi­ra­tion, ou de rejet. Il suf­fit d’un pro­jet comme celui mené pour le Jeu­di des Mots, porté à la con­nais­sance de poètes inter­na­tionaux, pour qu’af­flu­ent les lec­tures et les témoignages sur l’im­por­tance car­di­nale de Charles Baude­laire, pour la poésie mon­di­ale, et pour l’in­time expéri­ence poé­tique de chacun.

Je recueille des vidéo-lec­tures et des pro­jets d’il­lus­tra­tion démon­trant la moder­nité de l’oeu­vre, et je reçois par exem­ple, à l’in­stant où j’écris ceci, ces mots de Nedeljko Terz­ić, écrivain de Ser­bie:  

 To read Baude­laire means to live a life called Poet­ry. My respect for the great Poet. His vers­es are wis­dom, sor­row and admo­ni­tion. 

© Ange Pier­ag­gi illus­tra­tion pour Les Fleurs du Mal, pour jeudidesmots.com

Deux cents ans, et une présence tou­jours vive, entre les représen­ta­tions du « poète mau­dit » (tel que me le présen­tèrent les auteurs du manuel Lagarde et Michard de ma jeunesse) et la récupéra­tion en tant que « grand clas­sique » sco­laire, dont on ne lit, au fond, que quelques textes par­mi Les Fleurs du Mal, livre « scan­daleux » qui fit son suc­cès – et la seule rai­son de sa notoriété de son vivant. Même s’il était estimé dans le milieu lit­téraire et artis­tique (cri­tique d’art, il fréquen­tait les artistes et les salons dont il rendait compte),  le cri­tique Sainte-Beuve, admiré par Baude­laire, et autorité qui fai­sait les répu­ta­tions lit­téraires,  ne le cite pas et ne s’in­téresse à lui qu’au moment du procès, ain­si que l’écrit Mar­cel Proust dans son  Con­tre Sainte-Beuve : 

 il n’a jamais répon­du aux prières réitérées de Baude­laire de faire même un seul arti­cle sur lui. Le plus grand poète du XIXe siè­cle, et qui en plus était son ami, ne fig­ure pas dans les Lundis où tant de comtes Daru, de d’Alton Shée et d’autres ont le leur. Du moins, il n’y fig­ure qu’accessoirement.  

Le grand pub­lic, quant à lui, ne con­nut que le dandy débauché, vedette qu’on dirait aujour­d’hui « médi­a­tique » du procès fait aux Fleurs du Mal, livre défig­uré par la cen­sure qui, en sup­p­ri­mant des pièces jugées out­rageantes pour la morale, déséquili­bra un ouvrage soigneuse­ment con­stru­it, pour y faire réson­ner des échos, inter­roger les mots et les mythes. Et sa notoriété ne se développe pas avant le pre­mier quart du XXème siè­cle, avec les sur­réal­istes, adeptes de la beauté con­vul­sive,  qui admirent la noirceur et l’é­clat sur­prenant de ses images. 

Aujour­d’hui, qui n’a pas enten­du évo­quer à pro­pos du poète sa haine du pro­grès, ce « mal néces­saire » lié à la civil­i­sa­tion – son mépris de la presse, pour laque­lle il écrit ses cri­tiques de pein­ture en jour­nal­iste con­scien­cieux et génial – sa méfi­ance envers les nou­velles tech­nolo­gies, dont la pho­to, con­sid­érée comme enne­mie de la pein­ture et de l’imag­i­na­tion, grâce à laque­lle pour­tant nous pos­sé­dons nom­bre de por­traits de lui, témoignant à tout le moins d’une fas­ci­na­tion qui n’est pas sans évo­quer, avec un peu d’anachro­nisme, la pas­sion des self­ies qui dévore nos con­tem­po­rains…  

© Jacques Cau­da propo­si­tion de cou­ver­ture pour Les Fleurs du Mal, pour jeudidesmots.com

Qui ne s’est pas inter­rogé sur son antipathie pour la ville, pour­tant décrite avec une acuité vision­naire, une empathie extrême pour les plus mis­érables de ses habi­tants (ce qui ame­na Charles Péguy à voir en lui un grand poète chré­tien, tan­dis que Wal­ter Ben­jamin en salu­ait le marx­isme – l’un des nom­breux para­dox­es de la récep­tion de son œuvre). On  pour­ra aus­si par­ler de sa haine du bour­geois, mem­bre d’une classe au pou­voir à laque­lle le rat­tachent ses orig­ines (fils d’un prêtre défro­qué devenu fonc­tion­naire et d’une fille de mil­i­taire, remar­iée au général Aupick, beau-père autori­taire et détesté) – il appar­tient à cette bour­geoisie  con­spuée pour son immoral­ité et son hypocrisie, qui le pousse à se revendi­quer des mou­ve­ments con­tem­po­rains de jeunes révoltés comme lui, fière­ment arbo­rant le nom de « satanistes » — et à crier sa haine pour Aupick du haut des bar­ri­cades de 1848…  

Ce dandy pétri de con­tra­dic­tions (jusqu’à sa sit­u­a­tion finan­cière, le pous­sant, sous tutelle pour préserv­er son pat­ri­moine, à vivre dans l’indi­gence) a vécu une époque charnière : né pen­dant les années trou­bles qui suiv­ent 1815 – terme de la péri­ode « postrévo­lu­tion­naire »,  la des­ti­tu­tion et l’ex­il de Napoléon, la sec­onde restau­ra­tion, la suc­ces­sion de trois rois en quelques années qui virent se suc­céder Louis XVIII, Charles X puis Louis-Philippe, « porté » par la révo­lu­tion de 1820, et sa « monar­chie de juil­let »  qui som­bre avec cette révo­lu­tion de 1848 à laque­lle Baude­laire par­tic­i­pa… même si sa con­science poli­tique ne sem­bla pas dur­er davan­tage que cette sec­onde république, écrasée à peine après par l’in­stau­ra­tion du sec­ond Empire, et le développe­ment du cap­i­tal­isme, de l’in­dus­trie, du com­merce, des trans­ports, la rad­i­cale trans­for­ma­tion des villes et des modes de vie… 

© Chris­tine Ellesse­bée, “Méta­mor­phose du vam­pire”, pour jeudidesmots.com

J’ai ten­dance à  le con­sid­ér­er en quelque sorte, comme un « dernier des Mohi­cans » : l’un des derniers roman­tiques, post révo­lu­tion­naires, sen­ti­men­tal plus qu’en­gagé, affec­té d’un roman­tisme noir et dés­espéré, qui le fait frère des con­tem­po­rains artistes « mau­dits » de ma jeunesse — un David Bowie, un Lou Reed du Vel­vet Under­ground… J’imag­ine qu’au­jour­d’hui, ce dandy écrirait un rock goth­ique bien gore et s’a­muserait de la prud­erie renais­sante dans notre époque trou­ble de pro­fonds change­ments, où la plus grande licence côtoie les anathèmes moraux, et les envolées tech­nologiques per­me­t­tent et sus­ci­tent les « retours à la terre »…  

C’est d’abord en cela, selon moi,  que Baude­laire – l’homme Baude­laire — est encore vivant à notre époque : son atti­tude, face aux change­ments, à bien des égards croise celle des généra­tions actuelles – telle­ment urbaines, et empêtrées dans ces réseaux numériques dont elles ne peu­vent se pass­er, mais aspi­rant à un état de sim­plic­ité et nature rénové, face aux dégra­da­tions que lui a imposée la folle course en avant du « pro­grès » — Qui ne rêve aujour­d’hui d’une « nature tem­ple » au sein de laque­lle recréer un monde antérieur et pro­tecteur ? Qui n’est pas nos­tal­gique d’épo­ques rêvées plus douces, de ces « là-bas » où « vivre ensem­ble », loin de la société indi­vid­u­al­iste, frag­men­tée qui est la nôtre – davan­tage encore en cette péri­ode de pandémie, con­traig­nant à des mesures d’hy­giène sociale rompant encore un peu plus les liens déjà frag­ilisés entre les indi­vidus ? 

 Mais Baude­laire est aus­si notre con­tem­po­rain  en tant que poète . On le con­sid­ère — juste­ment — comme le père de la moder­nité, par son choix de thèmes triv­i­aux – la charogne, la mis­ère, la pros­ti­tu­tion – et par sa recherche styl­is­tique, priv­ilé­giant au fil des ans la prose non ryth­mée et non rimée à la ver­si­fi­ca­tion tra­di­tion­nelle. (même s’il n’est pas le créa­teur de cette forme, qui a été util­isée par Aloy­sus Bertrand, dont le livre Gas­pard de la Nuit (1835) influ­ença lep­oète qui  en fit un usage conceptuel).

© Jaume Saïs, illus­tra­tion pour Les Fleurs du Mal, pour jeudidesmots.com

© Lino Can­iz­zaro, “A une pas­sante” pour jeudidesmots.com

 Avec lui, c’est la forme mou­vante adap­tée à la moder­nité, sa per­ma­nente capac­ité de change­ments, l’in­cer­ti­tude, la crois­sance con­stante (je ne peux m’empêcher de penser à un titre du poète belge (1855–1916) Emile Ver­haeren – Les Villes ten­tac­u­laires — en par­lant de la recherche de Baude­laire d’une forme d’ex­pres­sion «ten­tac­u­laire» de la moder­nité). Cette recherche d’une forme le rap­proche et l’éloigne de ses con­tem­po­rains du Par­nasse, adeptes de la « Beauté » immo­bile «comme un rêve de pierre », qu’il cherche plutôt à retrou­ver dans le fugace, le sin­guli­er – à l’o­rig­ine même de la sen­sa­tion, même la plus banale. C’est peut-être  un poème comme « A une pas­sante » qui donne la clé de cette esthé­tique, nour­rie de clas­si­cisme « revis­ité » par la moder­nité du mou­ve­ment, cette sil­hou­ette fugace d’une « fugi­tive beauté », « avec sa jambe de stat­ue (…) » 

S’il dénonce ailleurs en effet la banal­ité en pein­ture, ce n’est pas tant le thème que son emploi sys­té­ma­tique, comme des « pon­cifs », qu’il réprou­ve. On n’échappe pas au banal, qui cor­re­spond à ce qu’on mémorise, au fam­i­li­er qui  ne sur­prend plus parce qu’il se répète – et qui est bien utile au pein­tre qui  doit avoir un regard vif pour saisir une scène, la not­er en quelques traits, avec un sens de la « nota­tion » qui n’est pas sans rap­pel­er la vitesse de la sténo­gra­phie, dévelop­pée à cette époque). Le pon­cif, lui, est cette méth­ode de repro­duc­tion par report de char­bon à tra­vers un calque pointil­lé de trous per­me­t­tant de mul­ti­pli­er un dessin – dont la repro­duc­tion mécanique pro­duit des œuvres dégradées, sosies grossiers de l’im­age prin­ceps — d’où l’emploi du mot tech­nique pour désign­er en lit­téra­ture aus­si les stéréo­types,  banal­ités et clichés. 

© Hans Geiger, illus­tra­tion pour Les Fleurs du Mal, pour jeudidesmots.com

Ce calque ini­tial évoque bien ce que Baude­laire reproche à une cer­taine pra­tique pic­turale, et ce qu’il attend de l’art : non pas un calque de la réal­ité, for­maté par l’usage, mais sa saisie au vif du réel, du « banal » vrai, dirais-je – de ce qui se présente à nous dans la nudité, la sim­plic­ité sans attrait du quo­ti­di­en -  l’élé­ment que la mémoire de l’artiste va tran­scen­der, trans­former en œuvre.  

Le banal baude­lairien se nour­rit de la sur­prise recréée pour le lecteur par la per­spec­tive pro­posée, qui renou­velle ou per­met la ren­con­tre avec une réal­ité sou­vent ignorée par trop de présence. Bous­cu­lant le réel, la langue poé­tique et sa récep­tion, il fait que tout poète aujour­d’hui lui est redev­able, qu’il le sache ou non, de cet affran­chisse­ment des formes et des lieux com­muns de la poésie.  Des sur­réal­istes, aux poètes «accros» de la prose que sont Yves Bon­nefoy, Philippe Jac­cot­tet, ou Fran­cis Ponge et ses «proèmes» du XXe siè­cle, jusqu’au vaste champ de ce nou­veau siè­cle, aux mille ram­i­fi­ca­tions pour l’écri­t­ure et la poésie. 

Ce bicen­te­naire de sa nais­sance est une belle occa­sion aus­si de ren­dre hom­mage au Baude­laire tra­duc­teur auquel nous devons les mag­nifiques ver­sions des œuvres d’Edgar Poe, duquel il se sen­tait si proche qu’il en avait « absorbé » la sub­stance, les inté­grant  son œuvre par sa présence indis­cutable. Sans compter des tra­duc­tions de Hen­ry Longfel­low et Thomas de Quincey, Il  pub­liera, sur une quin­zaine d’an­nées, une magis­trale ver­sion française des trois vol­umes de con­tes, Les Aven­tures d’Arthur Gor­don Pym, et l’es­sai Euré­ka de l’améri­cain dont il écrivait, dans une let­tre à Théophile Thoré de 1864 :

© Alma Sapor­i­to, col­lage pour Les Fleurs du Mal, pour jeudidesmots.com

 La pre­mière fois que j’ai ouvert un livre de lui, j’ai vu, avec épou­vante et ravisse­ment, non seule­ment des sujets rêvés par moi, mais des phras­es pen­sées par moi, et écrites par lui vingt ans auparavant. 

C’est vers  Jean-Michel Maulpoix (dans un arti­cle de 1999  “ La poésie française depuis 1950”) que je me tourn­erai pour soulign­er cette fil­i­a­tion dans l’échec aus­si des poètes français depuis Baude­laire, devenu aphasique, « Mal­lar­mé que son art même étran­gle » : 

 La poésie mod­erne n’a cessé de s’ini­ti­er ; depuis 1850 au moins, à la con­science de sa pro­pre impos­si­bil­ité(…) Elle est cet espace d’écri­t­ure inquiète, per­plexe et chercheuse (Philippe Beck reprend  volon­tiers à Baude­laire le mot de « chercherie ») où l’homme se met le plus directe­ment aux pris­es avec son pro­pre lan­gage. Le lieu de l’in­ven­tion et de la con­science tout à la fois. 

© Sophie Bras­sart, pro­jet de cou­ver­ture pour Les Fleurs du Mal, pour jeudidesmots.com

La tra­duc­tion – la trans­la­tion – sont au cœur de l’ac­tiv­ité poé­tique con­tem­po­raine — ain­si que nous avions ten­té de le démon­tr­er dans le dossier sur la tra­duc­tion du numéro 207 de Recours au Poème.

C’est vrai en par­ti­c­uli­er à notre époque de “glob­al­i­sa­tion” où se mul­ti­plient les échanges d’une façon expo­nen­tielle  — et la crise de la pandémie a accéléré ce phénomène de com­mu­ni­ca­tion, con­traig­nant cha­cun d’en­tre nous à explor­er d’autres modes de ren­con­tres, ren­dus pos­si­bles par les tech­nolo­gies infor­ma­tiques, qui offrent via nos écrans la présence virtuelle de poètes du bout du monde accueil­lis dans l’in­tim­ité de nos demeures. C’est vrai parce que nous sommes héri­tiers de la lit­téra­ture du monde entier, dans l’é­pais­seur du temps et dans l’é­ten­due de l’e­space — et que nous abor­dons un futur qui s’an­nonce tout à fait dif­férent de ce que nous connûmes.

Tout comme elle le fut pour l’oeu­vre et la vie de Baude­laire — ain­si qu’on le com­prend en lisant le poème « Cor­re­spon­dances », ou  ses arti­cles sur la pein­ture démon­trant que tout art est tra­duc­tion du réel, par le biais du « dic­tio­n­naire » per­son­nel de l’artiste, qui sub­lime ce qu’il voit ou qu’il touche ain­si la tra­duc­tion qui est à la fois rapt et don, mais aus­si out­il d’ex­plo­ration de nous-mêmes et du monde —  cet acte  nous est con­sub­stan­ciel: nous traduisons, adap­tons, inter­pré­tons sans cesse… En témoignent les nom­breux poètes du monde entier qui ont répon­du à des ini­tia­tives organ­isées pour le 9 avril, date de sa nais­sance, et plus large­ment au cours de ce mois, par le biais des Jeud­is des Mots, l’ini­tia­tive soutenue par Recours au Poème, et qui recueille des vidéo-lec­tures de poètes, dis­ant Baude­laire dans leur langue mater­nelle, ain­si que des propo­si­tions neuves d’il­lus­tra­tions pour Les Fleurs du Mal dont cer­taines illus­trent cet arti­cle1l’ensem­ble des con­tri­bu­tions, vidéo-lec­tures, illus­tra­tions et propo­si­tions de cou­ver­ture, seront regroupées dans une vidéo qui sera dif­fusée sur la chaîne YouTube de Jeu­di des Mots. 

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Marilyne Bertoncini

Mar­i­lyne Bertonci­ni, co-respon­s­able de la revue Recours au Poème, à laque­lle elle col­la­bore depuis 2013, mem­bre du comtié de rédac­tion de la revue <emPhoenix, doc­teur en Lit­téra­ture, spé­cial­iste de Jean Giono, tra­vaille avec des artistes, vit, écrit et traduit de l’anglais et de l’i­tal­ien. Elle est l’autrice de nom­breux arti­cles et cri­tiques ain­si que de tra­duc­tions sur Recours au Poème. Ses textes et pho­tos sont égale­ment pub­liés dans des antholo­gies, divers­es revues français­es et inter­na­tionales, et sur son blog :   http://minotaura.unblog.fr. Prin­ci­pales publications : Tra­duc­tions :  tra­duc­tions de l’anglais (US et Aus­tralie) : Bar­ry Wal­len­stein, Mar­tin Har­ri­son, Peter Boyle (Recours au Poème édi­teurs, 2014 et 2015), Car­ol Jenk­ins ( Riv­er road Poet­ry Series, 2016) autres tra­duc­tions : Secan­je Svile, Mémoire de Soie, Tan­ja Kragu­je­vic, édi­tion trilingue, Beograd 2015 Livre des sept vies , Ming Di, Recours au Poème édi­tions, 2015 His­toire de Famille, Ming Di, édi­tions Tran­signum, avec des illus­tra­tions de Wan­da Mihuleac,  juin 2015 Instan­ta­nés, Eva-Maria Berg, édi­tions Imprévues, 2018 Poèmes per­son­nels :  Labyrinthe des Nuits, suite poé­tique, RaP édi­teur, 2015 La Dernière Oeu­vre de Phidias, Encres Vives, avril 2016 Aeonde, La Porte, 2017 AEn­cre de Chine, livre-ardoise sur un pro­jet de Wan­da Mihuleac Le Silence tinte comme l’angélus d’un vil­lage englouti, édi­tions Imprévues, 2017 La Dernière Oeu­vre de Phidias, suivi de L’In­ven­tion de l’ab­sence, Jacques André édi­teur , mars 2017 L’An­neau de Chill­i­da, L’Ate­lier du Grand Tétras, 2018 Mémoire vive des replis, poèmes et pho­tos de l’autrice, pré­face de Car­ole Mes­ro­bian, édi­tions “Pourquoi viens-tu si tard?”, novem­bre 2018 Sable, livre bilingue (tra­duc­tion en alle­mand d’ Eva-Maria Berg), avec des gravures de Wan­da Mihuleac, et une post­face de Lau­rent Gri­son, Tran­signum , mars 2019. Memo­ria viva delle pieghe/mémoire vive des replis, édi­tion bilingue, tra­duc­tion de l’autrice, pré­face de Gian­car­lo Baroni, éd. PVTST?, mars 2019 (fiche biographique com­plète sur le site de la MEL : http://www.m‑e-l.fr/marilyne-bertoncini,ec,1301 )

Notes[+]