Bhawani Shankar Nial, extraits de Lockdown (confinement)

Par |2022-03-06T08:13:48+01:00 1 mars 2022|Catégories : Bhawani Shankar Nial, Essais & Chroniques|

C’est par l’in­ter­mé­di­aire de la poétesse Emanuela Riz­zo, tra­duc­trice de Lock­down en ital­ien, que j’ai décou­vert le recueil du poète Bhawani Shankar Lia, dans l’ex­cel­lente tra­duc­tion anglaise de Bankim Mund — à qui l’on doit une pré­face éclairante, témoignant de la richesse des échanges entre le poète et le tra­duc­teur, à l’o­rig­ine du livre que j’ai lu.

Écrits pen­dant la longue et douloureuse péri­ode de con­fine­ment, qui a pro­duit autant d’œu­vres qu’ell en a empêché beau­coup d’autres, les poèmes présen­tés ici dépassent le cadre de la pandémie et de l’af­flic­tion per­son­nelle, et aboutis­sent à une réflex­ion plus pro­fonde sur le sens de la vie, dans la soli­tude à laque­lle la sit­u­a­tion nous a tous main­tenus, hors du flux pressé de la vie contemporaine.

Poète, penseur, édi­teur, Bhawani Shankar présente donc une trentaine de poèmes en sa langue natale, l’odia -  et touchent par leur uni­ver­sal­ité :  la présence d’élé­ments locaux tels que les rit­uels à Lord Jagan­nath et le ban­ian récur­rent (la forme dans laque­lle le poète souhaite renaître dans un sec­onde vie pos­si­ble, issue d’un des­tin humain trompeur — dans un élan de pagan­isme qui par­court toute son écri­t­ure pro­fondé­ment mys­tique) n’a­joute pas une touche d’ex­o­tisme à son dis­cours sur la place et l’ac­tion de l’homme dans le monde — il ajoute juste leur poids d’humanité.

D’au­tant plus que ces nota­tions qui ancrent les poèmes dans son expéri­ence s’ac­com­pa­g­nent de remar­ques élar­gis­sant le champ de pen­sée du poète — reliant les expéri­ences religieuses et mys­tiques aux théories sci­en­tifiques plus récentes (à tra­vers, par exem­ple, le livre d’éthique sur qui étudie son fils, d’où découle une con­sid­éra­tion sur le « vide »)

C’est notre com­mune soli­tude et notre iden­tique quête de sens qui est en jeu : le chemin à par­courir vers notre mort, avec le bagage de mots qui per­met d’en­vis­ager le terme de manière « humaine » et spir­ituelle ; Bhawani Shankar Lia nous pro­pose de lire et de suiv­re sa médi­ta­tion face aux dan­gers, et nous invite à nous appuy­er sur les livres et les paroles qui nous empêchent de “mourir lente­ment” dans l’ig­no­rance ou la ter­reur du chemin.

“Viens” est le titre d’un poème — et cet appel résonne — con­tre la soli­tude, l’é­goïsme, l’ou­bli — par l’ap­pro­fondisse­ment qui per­met à notre vide intérieur de se combler, de réfléchir et de don­ner un sens aux événe­ments qui nous bal­lot­tent. Nous ne sommes pas seuls, dans la chaîne des généra­tions, dans notre rap­port au principe divin auquel le poète se réfère, ni dans la chaîne humaine des lecteurs de poésie, aux­quels les mots peu­vent apporter récon­fort et récon­fort – ici par la lucid­ité et la foi.

∗∗∗∗∗∗

 

Toi aus­si, tu com­mences à mourir lentement

Toi aus­si tu commences
à mourir lentement
Si tu
Ne lis pas
Les livres de ton époque
N’entends pas
L’ap­pel de la vie
N’exprimes pas franchement
Ce que tu pens­es de quelqu’un,
Ne te détournes pas
De l’éphémère pour la demeure éternelle,
Et même
si tu ignores
La hiérarchie
De ton clan.

Toi aus­si tu commences
à mourir lentement
Si tu
étouffes
ta dig­nité personnelle,
si tu éteins
L’ét­in­celle de feu
Emanant du coeur
Pour éliminer
tor­tures et pil­lages massifs,
si tu ignores
Toute ton énergie
et
ce que te dit ton esprit.

Toi aus­si tu commences
à mourir lentement
Si tu méconnais
la voix intérieure
De ton âme,
Omets d’écrire
Le mes­sage de ta
pro­pre conscience,
si tu hésites à t’appuyer sur
La con­ti­nu­ité de ton
Souffle
inspi­ra­tion & expiration
Et
Aus­si lorsque tu ignores
Le gémisse­ment du peuple
Cru­elle­ment torturé.

Toi aus­si tu commences
à mourir peu à peu
Si tu ne peux pas
Pour­suiv­re le rêve
Si tu ne peux pas trac­er ta route
Vers ton destin
Ou
Te purifier
Dans le pre­mier rayon
Du Soleil levant,
Et
 si tu es même
Inca­pable de transformer
La puni­tion liée au destin
En bénédictions.

Toi aus­si tu commences
à mourir lentement
Si tu transmets
La dis­crim­i­na­tion entre les humains,
Si tu Continues
D’opprimer la nature,
Si tu perpétues
les attentats
À la bombe dans les villes.

Toi aus­si tu meurs lentement
Si tu continues
De men­tir à
Ton âme et ton esprit,
Si tu pratiques
Le men­songe avec
Tes Amis et parents,
La société et l’État,
la Nature et le cosmos.

 

*

08 MARS

Une val­lée
Voici ce qu’elle est ;
Mère de
De nom­breuses civilisations
Et
Leur témoin,
Con­tem­plant une myriade
D’Ascensions et de Chutes
Au long du temps

Fille, belle-fille
Et Mère aussi
Elle est
L’identité
D’une femme totale,  
Femme de plénitude,
A l’origine
De l’infinie diver­sité des con­tes et légendes
À pro­pos de Superman
Et même
du passé et du futur
Et de tant de désir
Du présent.

 

*

VIENS

Viens!
Viens sur
Cette route étrange
Ensem­ble surmontons
Ce long  chem­ine­ment
Par­cou­ru peu à peu..

Viens
Sur cette route
En com­pag­nie de
Ta
Pro­pre solitude
Ta pro­pre insouciance.
Pour­su­is la route
Et imprègne ton
Isole­ment personnel
De ton
Confinement.

Viens!
Ensem­ble nous
devenons
Com­pagnons de voyage.

Viens !
Encore
Un peu plus loin
Portant
Nos voix intérieures..

Viens !
De grâce,
ne me rap­pelle pas
Encore–
Qui suis je ?
Qui es-tu?
Pourquoi suis-je?
Pourquoi es-tu seulement ?’

 

*

AVANT DE PRONONCER UN MOT

Ami !
Avant
De t’asseoir sous
Le banian
Incline-toi
Devant la myr­i­ade de feuilles
Entourant les
Fruits rouges.

Avant d’émi­et­ter
Le pain
Incline-toi devant
Le sol qui colle
Aux plants de blé.

Incline-toi devant
La terre fertile
Qui élève et nourrit
La rizière
Avant les rituels
De l’of­fre de vivres
Au Dieu Jagannath.

Incline-toi devant
Les arbres, rampe
Même devant
Le pied de basil­ic dans
Ta cour
Tan­dis que tu respires,
Prosterne-toi devant
Les nuages som­bres avant
L’ondée
De la pre­mière pluie.

Avant de prononcer
Un mot
Adore le divin
AUM
Demande la permission
De l’utiliser
Pour cette nou­velle aube
Ardem­ment désirée.

Oui, chers amis !
Voici ce que l’on doit
Pay­er à l’instant.
Seule une bien­veil­lante gratitude
Émanant
D’Un cœur pur et
Soumis
Peut exé­cuter les
Lois divines-
Une rela­tion entre
Dieu et l’homme
En l’aimant
Pen­dant et après sa
Demeure éphémère.

 

*

L’ESPRIT

L’esprit
Issu de la berge
D’un fleuve
Entre directement
Dans l’océan insondable
Du destin.

L’esprit,
Qui accède, par
la con­science Interne
et externe
porte une promesse
de destin
Et pénètre
les entités corporelles
Des ani­maux, des oiseaux
Et même celle de
L’Homme -
Etre supérieur éphémère
Et totale­ment épanoui.

L’esprit
Por­teur d’un certain
Potentiel
Esquisse à chaque instant
une  réplique
Du proces­sus cyclique
d’illumination
Sur le chemin cir­cu­laire du ciel.

L’esprit
qui choisit
Et m’a choisi
Moi
Le temps de ma vallée
Les fron­tière de
Mon entrée et ma sortie
Et même, éter­nelle­ment brillant,
Le Roy­aume de ma conscience
Et
Le pat­ri­moine contenu
Dans mes globes oculaires
Manifestant
Passé comme futur.

Un tel esprit
Érigeant une demeure
Dans mon corps
Depuis des temps immémoriaux
a soigné
la néces­saire régu­lar­ité des
Pro­grammes et processus
Et
La recherche et le résultat
Vérité et contrevérité
Achève­ment et inachèvement
Lumière et obscurité
Émanant
d’eux.

 

Présentation de l’auteur

Bhawani Shankar Nial

Bhawani Shankar Nial, né en 1968, en Inde, poète, édi­teur, philosophe été ambas­sadeur inter­na­tion­al pour la paix, écrit en odia, langue idans laque­lle il  édite plusieurs mag­a­zines, et a pub­lié trois recueils de poésie, out­re plusieurs recueils en hin­di, en anglais et en ital­ien encore inédits. Bhawani Shankar Nial mène par­al­lèle­ment une activ­ité poli­tique et publique, et son action lui a valu plusieurs dis­tinc­tions internationales.

Bib­li­ogra­phie (sup­primer si inutile)

Poèmes choi­sis

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Marilyne Bertoncini

Biogra­phie Enseignante, poète et tra­duc­trice (français, ital­ien), codi­rec­trice de la revue numérique Recours au Poème, à laque­lle elle par­ticipe depuis 2012, mem­bre du comité de rédac­tion de la revue Phoenix, col­lab­o­ra­trice des revues Poésie/Première et la revue ital­i­enne Le Ortiche, où elle tient une rubrique, “Musarder“, con­sacrée aux femmes invis­i­bil­isées de la lit­téra­ture, elle, ani­me à Nice des ren­con­tres lit­téraires men­su­elles con­sacrées à la poésie, Les Jeud­is des mots dont elle tient le site jeudidesmots.com. Tit­u­laire d’un doc­tor­at sur l’oeu­vre de Jean Giono, autrice d’une thèse, La Ruse d’I­sis, de la Femme dans l’oeu­vre de Jean Giono, a été mem­bre du comité de rédac­tion de la revue lit­téraire RSH “Revue des Sci­ences Humaines”, Uni­ver­sité de Lille III, et pub­lié de nom­breux essais et arti­cles dans divers­es revues uni­ver­si­taires et lit­téraires français­es et inter­na­tionales : Amer­i­can Book Review, (New-York), Lit­téra­tures (Uni­ver­sité de Toulouse), Bul­letin Jean Giono, Recherch­es, Cahiers Péd­a­gogiques… mais aus­si Europe, Arpa, La Cause Lit­téraire… Un temps vice-prési­dente de l’association I Fioret­ti, chargée de la pro­mo­tion des man­i­fes­ta­tions cul­turelles de la Rési­dence d’écrivains du Monastère de Saorge, (Alpes-Mar­itimes), a mon­té des spec­ta­cles poé­tiques avec la classe de jazz du con­ser­va­toire et la mairie de Men­ton dans le cadre du Print­emps des Poètes, invité dans ses class­es de nom­breux auteurs et édi­teurs (Bar­ry Wal­len­stein, Michael Glück…), organ­isé des ate­liers de cal­ligra­phie et d’écriture (travaux pub­liés dans Poet­ry in Per­for­mance NYC Uni­ver­si­ty) , Ses poèmes (dont cer­tains ont été traduits et pub­liés dans une dizaine de langues) en recueils ou dans des antholo­gies se trou­vent aus­si en ligne et dans divers­es revues, et elle a elle-même traduit et présen­té des auteurs du monde entier. Par­al­lèle­ment à l’écri­t­ure, elle s’in­téresse à la pho­togra­phie, et col­la­bore avec des artistes, plas­ti­ciens et musi­ciens. Site : Minotaur/A, http://minotaura.unblog.fr * pub­li­ca­tions récentes : Son Corps d’om­bre, avec des col­lages de Ghis­laine Lejard, éd. Zin­zo­line, mai 2021 La Noyée d’On­a­gawa, éd. Jacques André, févri­er 2020 (1er prix Quai en poésie, 2021) Sable, pho­tos et gravures de Wan­da Mihuleac, éd. Bilingue français-alle­mand par Eva-Maria Berg, éd. Tran­signum, mars 2019 (NISIP, édi­tion bilingue français-roumain, tra­duc­tion de Sonia Elvire­anu, éd. Ars Lon­ga, 2019) Memo­ria viva delle pieghe, ed. bilingue, trad. de l’autrice, ed. PVST. Mars 2019 (pre­mio A.S.A.S 2021 — asso­ci­azione sicil­iana arte e scien­za) Mémoire vive des replis, texte et pho­tos de l’auteure, éd. Pourquoi viens-tu si tard – novem­bre 2018 L’Anneau de Chill­i­da, Ate­lier du Grand Tétras, mars 2018 (man­u­scrit lau­réat du Prix Lit­téraire Naji Naa­man 2017) Le Silence tinte comme l’angélus d’un vil­lage englouti, éd. Imprévues, mars 2017 La Dernière Oeu­vre de Phidias, suivi de L’In­ven­tion de l’ab­sence, Jacques André édi­teur, mars 2017. Aeonde, éd. La Porte, mars 2017 La dernière œuvre de Phidias – 453ème Encres vives, avril 2016 Labyrinthe des Nuits, suite poé­tique – Recours au Poème édi­teurs, mars 2015 Ouvrages col­lec­tifs — Antolo­gia Par­ma, Omag­gio in ver­si, Bertoni ed. 2021 — Mains, avec Chris­tine Durif-Bruck­ert, Daniel Rég­nier-Roux et les pho­tos de Pas­cal Durif, éd. du Petit Véhicule, juin 2021 — “Re-Cer­vo”, in Trans­es, ouvrage col­lec­tif sous la direc­tion de Chris­tine Durif-Bruck­ert, éd. Clas­siques Gar­nier, 2021 -Je dis désirS, textes rassem­blés par Mar­i­lyne Bertonci­ni et Franck Berthoux, éd. Pourquoi viens-tu si tard ? Mars 2021 — Voix de femmes, éd. Pli­may, 2020 — Le Courage des vivants, antholo­gie, Jacques André édi­teur, mars 2020 — Sidér­er le silence, antholo­gie sur l’exil – édi­tions Hen­ry, 5 novem­bre 2018 — L’Esprit des arbres, édi­tions « Pourquoi viens-tu si tard » — à paraître, novem­bre 2018 — L’eau entre nos doigts, Antholo­gie sur l’eau, édi­tions Hen­ry, mai 2018 — Trans-Tzara-Dada – L’Homme Approx­i­matif , 2016 — Antholo­gie du haiku en France, sous la direc­tion de Jean Antoni­ni, édi­tions Aleas, Lyon, 2003 Tra­duc­tions de recueils de poésie — Aujour­d’hui j’embrasse un arbre, de Gio­van­na Iorio, éd. Imprévues, juil­let 2021 — Soleil hési­tant, de Gili Haimovich, éd. Jacques André , avril 2021 — Un Instant d’é­ter­nité, Nel­lo Spazio d’un istante, Anne-Marie Zuc­chel­li (tra­duc­tion en ital­ien) éd ; PVST, octo­bre 2020 — Labir­in­to delle Not­ti (ined­i­to — nom­iné au Con­cor­so Nazionale Luciano Ser­ra, Ital­ie, sep­tem­bre 2019) — Tony’s blues, de Bar­ry Wal­len­stein, avec des gravures d’Hélène Baut­tista, éd. Pourquoi viens-tu si tard ?, mars 2020 — Instan­ta­nés, d‘Eva-Maria Berg, traduit avec l’auteure, édi­tions Imprévues, 2018 — Ennu­age-moi, a bilin­gual col­lec­tion , de Car­ol Jenk­ins, tra­duc­tion Mar­i­lyne Bertonci­ni, Riv­er road Poet­ry Series, 2016 — Ear­ly in the Morn­ing, Tôt le matin, de Peter Boyle, Mar­i­lyne Bertonci­ni & alii. Recours au Poème édi­tions, 2015 — Livre des sept vies, Ming Di, Recours au Poème édi­tions, 2015 — His­toire de Famille, Ming Di, édi­tions Tran­signum, avec des illus­tra­tions de Wan­da Mihuleac, juin 2015 — Rain­bow Snake, Ser­pent Arc-en-ciel, de Mar­tin Har­ri­son Recours au Poème édi­tions, 2015 — Secan­je Svile, Mémoire de Soie, de Tan­ja Kragu­je­vic, édi­tion trilingue, Beograd 2015 — Tony’s Blues de Bar­ry Wal­len­stein, Recours au Poème édi­tions, 2014 Livres d’artistes (extraits) La Petite Rose de rien, avec les pein­tures d’Isol­de Wavrin, « Bande d’artiste », Ger­main Roesch ed. Aeonde, livre unique de Mari­no Ros­set­ti, 2018 Æncre de Chine, in col­lec­tion Livres Ardois­es de Wan­da Mihuleac, 2016 Pen­sées d’Eury­dice, avec les dessins de Pierre Rosin : http://www.cequireste.fr/marilyne-bertoncini-pierre-rosin/ Île, livre pau­vre avec un col­lage de Ghis­laine Lejard (2016) Pae­sine, poème , sur un col­lage de Ghis­laine Lejard (2016) Villes en chantier, Livre unique par Anne Poupard (2015) A Fleur d’é­tang, livre-objet avec Brigitte Marcer­ou (2015) Genèse du lan­gage, livre unique, avec Brigitte Marcer­ou (2015) Dae­mon Fail­ure deliv­ery, Livre d’artiste, avec les burins de Dominique Crog­nier, artiste graveuse d’Amiens – 2013. Col­lab­o­ra­tions artis­tiques visuelles ou sonores (extraits) — Damna­tion Memo­ri­ae, la Damna­tion de l’ou­bli, lec­ture-per­for­mance mise en musique par Damien Char­ron, présen­tée pour la pre­mière fois le 6 mars 2020 avec le sax­o­phon­iste David di Bet­ta, à l’am­bas­sade de Roumanie, à Paris. — Sable, per­for­mance, avec Wan­da Mihuleac, 2019 Galerie Racine, Paris et galerie Depar­dieu, Nice. — L’En­vers de la Riv­iera mis en musique par le com­pos­i­teur Man­soor Mani Hos­sei­ni, pour FESTRAD, fes­ti­val Fran­co-anglais de poésie juin 2016 : « The Far Side of the Riv­er » — Per­for­mance chan­tée et dan­sée Sodade au print­emps des poètes Vil­la 111 à Ivry : sur un poème de Mar­i­lyne Bertonci­ni, « L’homme approx­i­matif », décor voile peint et dess­iné, 6 x3 m par Emi­ly Wal­ck­er : L’Envers de la Riv­iera mis en image par la vidéaste Clé­mence Pogu – Festrad juin 2016 sous le titre « Proche Ban­lieue» Là où trem­blent encore des ombres d’un vert ten­dre – Toile sonore de Sophie Bras­sard : http://www.toilesonore.com/#!marilyne-bertoncini/uknyf La Rouille du temps, poèmes et tableaux tex­tiles de Bérénice Mollet(2015) – en par­tie pub­liés sur la revue Ce qui reste : http://www.cequireste.fr/marilyne-bertoncini-berenice-mollet/ Pré­faces Appel du large par Rome Deguer­gue, chez Alcy­one – 2016 Erra­tiques, d’ Angèle Casano­va, éd. Pourquoi viens-tu si tard, sep­tem­bre 2018 L’esprit des arbres, antholo­gie, éd. Pourquoi viens-tu si tard, novem­bre 2018 Chant de plein ciel, antholo­gie de poésie québé­coise, PVST et Recours au Poème, 2019 Une brèche dans l’eau, d’E­va-Maria Berg, éd. PVST, 2020 Soleil hési­tant, de Gili Haimovich, ed Jacques André, 2021 Un Souf­fle de vie, de Clau­dine Ross, ed. Pro­lé­gomènes, 2021