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Xavier Bordes, La Pierre Amour

2018-01-03T19:29:30+00:00

Il en est des livres comme des pays : si l’on peut, seul, décou­vrir des mer­veilles au cours d’un voyage, le sou­tien éclai­ré d’un guide per­met la connais­sance des res­sorts et des lieux secrets… Ainsi en va-t-il de La Pierre Amour, voyage phi­lo­so­phal en pays de poé­sie : l’accompagnement de Gwen Garnier-Duguy peut sem­bler indis­pen­sable pour ne rien perdre de cette lec­ture. Le recueil La Pierre Amour, cou­vrant les années 1972-1985, est en effet une œuvre com­plexe, tis­sant un dense réseau de mythes et de sym­boles, que l’introduction – pro­gram­ma­tique elle-même – per­met de débrouiller, situant le pro­jet dans sa fonc­tion pro­pre­ment poé­tique, en réponse au chaos du monde dans lequel elle s’inscrit :

(…)la res­pon­sa­bi­li­té du poète écri­vant dans sa langue mater­nelle est de répondre par une œuvre pre­nant en compte cette com­plexi­té (du monde) en pro­po­sant, pour la sup­por­ter, pour la subli­mer, une pro­fon­deur conci­liant les forces en pré­sence, forces contra­dic­toires, voire même adver­saires.”

Xavier Bordes, La Pierre Amour, collection Poésie/Gallimard

Xavier Bordes, La Pierre Amour, col­lec­tion Poésie/​Gallimard, 1987

La pierre du titre est fon­da­trice – elle appa­raît dès l’exergue, à tra­vers deux cita­tions d’O. Milosz et d’Yves Bonnefoy, liée à l’amour et à la mort (pré­sente dès la fin du pre­mier poème ouvrant le recueil). Elle figure aus­si dans la cita­tion de Paul Celan qui indique l’aspect ori­gi­nel et cyclique du pro­jet : “Ich hörte sagen, es sei /​ im Wasser ein Stein und ein Kreis…” Stèle mémo­rielle, caillou semé le long des pages, pierre phi­lo­so­phale, pierre angu­laire – elle rebon­dit d’une par­tie à l’autre du recueil, repa­rais­sant une der­nière fois dans “Thrène d’automne”, “l’envoi” qui clôt ce livre, avec des accents apol­li­na­riens, qui en sou­lignent la dimen­sion mélan­co­lique :

Souriant aux mer­veilles
Dans ses bran­chages clairs
S’éveillent
Mes noyés à l’envers
Sur la pierre d’enfance
Ils dansent
En riant aux mer­veilles (…)

Plusieurs thèmes – l’eau et la mer, le feu solaire, la fée rousse habi­tant le pas­sé et le sou­ve­nir… – se tressent et tissent le recueil. Composé de neuf par­ties de lon­gueurs fort inégales, il est ponc­tué de trois “inter­ludes”. Ces courtes pièces ser­vant de tran­si­tion entre deux ensembles doivent aus­si “s’entendre” ici au sens propre, comme le mor­ceau musi­cal reliant deux phrases ou deux strophes d’un chant – d’une poly­pho­nie. En effet, l’un des pre­miers poèmes s’intitule bien “Chanson du Pêcheur”, l’avant-dernier, “Chanson du Survivant”, sou­li­gnant ain­si l’arrière-plan musi­cal de la construc­tion. C’est elle que confirment la pré­sence de son­nets (pièces tra­di­tion­nelles à forme fixe ici revue et bous­cu­lée, dont le retour ponc­tue le recueil), comme sans doute les titres de “Contreblues”, “Requiem”, ou “Litanie”.

La lec­ture du som­maire révèle la com­plexe archi­tec­ture de cet ensemble. A le par­cou­rir, on compte l’alternance de 13 chro­niques (proses en forme de jour­nal daté), la pré­sence de 7 villes, de 5 “Testaments” (+un), de 26 “achil­lées” (et l’introduction, qui nous éclaire sur la numé­ro­lo­gie sous-jacente et l’importance de sa sym­bo­lique pour l’auteur, explique éga­le­ment le sens de ces poèmes en hexa­mètres, dans le titre des­quels je n’avais d’abord lu que le nom de la plante à fleurs radiées, dis­po­sées en corymbe, mais qui se réfèrent aus­si, par leur dis­po­si­tion sur la page, au Livre des Transformations, recueil ora­cu­laire du Yi-King, que l’on inter­pré­tait jadis avec la tige de cette plante).

Rien n’est lais­sé au hasard dans cette com­po­si­tion. L’introduction, citant l’auteur – au cours d’une conver­sa­tion avec Xavier Bordes, publiée dans Recours au Poème nous révèle que :

… la Pierre Amour s’inscrit sous le signe du deux et du sept apol­li­niens, car il est l’expérience pre­mière, solaire, de l’amour, de l’illumination. (…) Pour moi, tout poème qui ne soit pas fon­dé sur un sys­tème arith­mé­tique me paraît instable, peu solide, non des­ti­né à résis­ter au temps. J’ai besoin d’un poème alliant la géo­mé­trie mathé­ma­tique d’un cris­tal, et le natu­rel du lan­gage qui s’épanche.

A qui vou­drait voya­ger seul dans ce recueil, j’ajouterais seule­ment que cette struc­ture savante et solide n’est nul­le­ment un car­can : de même qu’on “force” par­fois les fleurs pour qu’elles s’épanouissent avec plus de beau­té, il semble qu’ici tout l’appareil porte à une luxu­riance qui emporte le lec­teur, à tra­vers des rémi­nis­cence des poètes voyants et sym­bo­listes – Rimbaud, Baudelaire, Mallarmé, Apollinaire dont les vers résonnent à la mémoire enchan­tée du lec­teur, et la sur­pre­nante ful­gu­rance d’images sur­réa­listes, comme cette “heure mauve où les bou­leaux /​ ont ran­gé côte à côte dans l’astroport du soir /​ leurs fuse­lages argen­tés”, le bras­sage des légendes et des mythes qui “s’entrecroisent sur les ailes blanches des supersoniques”(p.223). On y croise ain­si dès l’abord une Dame des Lacs à la conson­nance arthu­rienne, avec ses “che­veux d’anémone des mers /​ Et ses yeux d’outre-vie”, deve­nue, sous l’égide euri­pi­dienne de l’exergue, une sorte de Gorgone (Méduse revient d’ailleurs, p.281), décou­verte depuis une rive ou d’incongrus “Messieurs sérieux vêtus de cos­tumes gris” évoquent un tableau de Manet, tan­dis que la fin du poème, sug­gé­rant, entre les jambes écar­tées de la fée, la “double bouche d’or” que voile la “ser­vante du som­meil”, ramène en mémoire L’Origine du Monde de Gustave Courbet.

Or, c’est bien de l’origine que parle La Pierre Amour par cette double bouche : ori­gine de l’amour ET de la Poésie, dont traite la sixième par­tie, jus­te­ment inti­tu­lée “Art Poétique”. Là, le poème “Anathèmes” (le mau­dire -mot-dire ? – par­court aus­si le recueil – de même qu’une iro­nie culti­vée, par­fois diri­gée contre “la Vogue uni­ver­si­taire”, ou la “Prose des Politichinelles”…) révèle avec force les prin­cipes qui animent l’écriture de Xavier Bordes. Écriture “vraie”, foi­son­nante, vivante et tra­vaillée, moderne et clas­sique dans son “recy­clage” syn­cré­tique des tra­di­tions, elle envoûte, comme cette “Poésie avec l’éclair de ses yeux verts, ses lèvres d’or, ce corps mouillé de dac­ty­lo que l’on pré­fère /​ /​De loin /​ Coucher près de soi dans les foins plu­tôt que le ton­nerre!”

Que le lec­teur s’y plonge, s’y perde sans tar­der : il y (re)trouvera le monde ima­gi­nal de “la vie anté­rieure”, pro­pice aux renais­sances et aux plai­sirs de l’âme, dans le renou­vel­le­ment du “Retour Infini”, auquel invite ce voyage dans l’univers poé­tique de Xavier Bordes :

Ainsi nais­saient-ils et renais­saient-ils sur le “gazon de l’utopie”, sui­vant le sen­tier du milieu : sur ce corps fré­mis­sant, il lui sem­blait que le rêve écri­vait et récri­vait une phrase de qua­torze lettres, tou­jours la même et pour­tant tou­jours autre…

Et tou­jours le son de cette Voix – cette vio­lence des sens – qui trans­mu­tait la cendre en or ! (p. 160)

Présentation de l’auteur

Xavier Bordes

Xavier Bordes, né le 4 juillet 1944, dans le vil­lage des Arcs en Provence (Var).

Études musi­cales et clas­siques.
Organiste. Étude de com­po­si­tion, théo­rie ato­nale et orches­tra­tion avec Julien Falk. Thèse de doc­to­rat sur Joë Bousquet, sous la direc­tion de Jean-Pierre Richard.
Musicologie (ins­tru­ments et musique des Aymara en Amérique du Sud).
Quitte Paris pour une mis­sion de musi­co­lo­gie au Maroc et Sahara.
S’installe à Oued-Zem, puis à Mohammedia en 1973. 
Enseignement et jour­na­lisme (Rédacteur en chef de la Revue Automobile Africaine, confé­rences nom­breuses, notam­ment dans les Centres Culturels).

Traductions de poètes Grecs : Elytis, prix Nobel de Littérature, puis Cavafy, Solomos, Anagnostakis, Davvetas, Zakythinos prin­ci­pa­le­ment.

Commence une œuvre poé­tique en 1979.

Retour en France (Paris) fin 84. Travaille dans l’édition musi­cale (direc­tion artis­tique). Lecteur de grec pour les ED. Gallimard.
Membre du comi­té de la revue PO&SIE (Rédacteur en chef, Michel Deguy) avec Jacques Roubaud, Michel Chaillou, Robert Davreu, Alain Duault, Pierre Oster notam­ment.
En 1989 en col­la­bo­ra­tion avec l’entreprise DBE, X.B. expose un poème de 300 m² sur une façade du 6 ave­nue de Friedland à Paris, asso­cié à une confé­rence et un expo­sé théo­rique à la Maison des Écrivains.

Xavier Bordes

L’université de Poitiers, du 16 au 21 novembre 1992, X.B. entre­prend, avec les Ed. Mille et une nuits, la publi­ca­tion en volumes à 10frs d’œuvres phi­lo­so­phiques gré­­co-latines liées à l’univers contem­po­rains : Epicure, Ovide, Sénèque, Théophraste, etc… Le public démontre par son inté­rêt que la culture antique reste d’actualité, Épicure notam­ment par­vient à un tirage de plus de 250000 exem­plaires.

Parmi diverses mani­fes­ta­tions, les poèmes de Xavier Bordes ont fait l’objet de plu­sieurs émis­sions sur France-Culture et d’autres radios pour sa poé­sie et ses tra­duc­tions d’Épicure et de Sénèque.

Du 12 au 18 février 1996, les poèmes du poète grec Odysseas Elytis tra­duits par X. Bordes (en col­la­bo­ra­tion avec R. Longueville) ont fait l’objet de lec­tures quo­ti­diennes à France-Culture.

Prix Max Jacob 1999 pour « Comme un bruit de source ».
Poursuit depuis une œuvre de poète et de tra­duc­teur, en grande par­tie publiée direc­te­ment sur inter­net (Calameo – Word presse – Overblog).

Son blog : xavier​.bordes​.over​-blog​.com

En 2011, au cours de l’année anni­ver­saire de la nais­sance d’Odysseas Elytis, X.B. fait don de ses archives Elytis à la Bibliothèque Gennadios à Athènes (Fond Bordes).
Participe aux des­ti­nées de la revue belge Traversées cou­ron­née récem­ment d’un prix de la Revue Poétique 2011.

X. Bordes vit et tra­vaille actuel­le­ment à Paris.

Poésie

  • Le Sans-Père à Plume avec une pré­face de Michel Deguy  (Ed. de Loess)  1982
  • L’Argyronef (Ed. Belin, revue PO&SIE) 1984
  • Syrinx (Ed. Belin, revue PO&SIE) 1985
  • Ma Venise (Ed. Eyras – Madrid) 1985 Version F. et Espagnole  (trad. Micheline          Durand).
  • Alphabets (Ed. Belin, revue PO&SIE) 1986
  • La Pierre Amour, poèmes 1972-1985 (Ed. Gallimard.  Distingué par l’Académie Française.) 1987
  • Elégie de Sannois (NRF juillet-Août 88)
  • Notes pour des chasses rêvées (Ed. d’Art D. Martin 1988)
  • Onze poèmes tirés d’une conque (Recueil – Champ Vallon) 1988
  • Le masque d’Or  (Ed. de Loess,  St Martin de Cormières.) 1988
  • Poèmes Carrés (Ed. Belin, revue PO&SIE) 1988
  • La chambre aux Oiseaux (Edition d’art J.C. Michel  – Nancy) 1989
  • Sonnets  (Ecbolade
  • Aphrodite (Ed. Gnôsis & Enrico Navarra – avec Michel Deguy, D. Davvetas, Jean Luc Nancy, M. Abramovicz, etc…) 1990
  • Rêve pro­fond réel (Recueil – Champ Vallon) 1991
  • Impérissables pas­se­ments de lumière – Rougemont  (Ed. gale­rie P. Gabert, Paris) 1992
  • Levées d’ombre et de lumière, (avec le peintre Rougemont.) (Paris – Cercle des 101 femmes          Bibliophiles) 1992
  • Le grand Cirque Argos (ED. Robert et Lydie Dutrou) 1993
  • Je parle d’un pays incon­nu (ED. Le Cri & Jacques Darras, Bruxelles) 1995
  • Comme un bruit de source (Ed. Gallimard, Paris) 1999
  • L’étrange clar­té de nos rêves (Ed. Associatives Clàpas, Millau) 1999
  • A jamais la lumière (Ed.Gallimard, Paris) 2001
  • Quand le poète montre la lune… (Ed ; De Corlevour, Paris) 2003

 

A cela il faut ajou­ter plu­sieurs volumes publiés sur le Net, à l’adresse :

 Principales traductions

  • D’ Odysseas Elytis (grec, prix Nobel 1979, tra­duit en coll. avec R. Longueville) :
  • Marie des Brumes (Ed. La Découverte) 1984 (réed. en 86)
  • To Axion Esti (Ed. Gallimard) 1987
  • Avant Tout (Cahiers de l’Egaré – Le Revest) 1988
  • Elytis – un médi­ter­ra­néen uni­ver­sel  (Traductions et études en Catalogue Paris – Exposition au Centre Pompidou.) 1988
  • Surréalistes Grecs (Traductions et études en Catalogue Paris – Exposition au Centre Pompidou.) 1991
  • Le Monogramme (NRF – Ed. Gallimard – juillet-août 1996)
  • Axion Esti sui­vi de L’Arbre Lucide et du Journal d’un invi­sible Avril. (Ed. Gallimard – Paris) 1996
  • D’Épicure : Lettre sur le bon­heur (Ed. Mille et une nuits) 1993
  • D’Ovide : Remèdes à l’Amour (Ed. Mille et une nuits) 1993
  • De Sénèque : De la briè­ve­té de la vie (Ed. Mille et une nuits) 1993
  • De Cicéron : Lélius ou l’amitié (Ed. Mille et une nuits) 1995  
  • De Théophraste : Les Caractères (Ed. Mille et une nuits) 1996 
  • De D. Davvetas : Soleil Immatériel (Ed. Galilée) 1989
  • La Chanson de Pénélope (Ed. Galilée) 1989
  • Poèmes (Revue PO&SIE, Belin) 1989
  • Le man­teau de Laocoon (Ed. Galilée) 1990
  • D’Alexis Zakythinos : Les noyés du grand large (Ed. J.C. Valin  – Hautécritures) 1989
  • De Manolis Anagnostakis : Les Poèmes,    (Ed. Le Cri et J. Darras, Bruxelles)  1994 
  •  (avec la coll. de Démosthènes Davvetas.)

Anthologie

  • 27 Poètes grecs contem­po­rains  (Ed. Revue In’Hui, Le Cri.) 1994 en col­la­bo­ra­tion avec Robert Longueville.

Principaux essais et préfaces

  • Mystique, de Joë Bousquet (Ed. Gallimard) 1972 
  • Imaginer la Tour Eiffel dans la brume…   (Revue In’Hui – 38 – Le Cri et J.D., Bruxelles.)
  • Sur la Saison en Enfer de Rimbaud (Ed. Mille et une nuits) 1993
  • Relire Aragon (Revue In’Hui – 1995 – Le Cri et J.D., Bruxelles.)
  • Fragments d’un Dieu-Michaux  (La Licorne, UFR Langues Littératures Poitiers – 1993)

 

Publications diverses dans :

  •  Po&sie (Ed. Belin), Europe, La Lettre Internationale, la NRF, In’Hui, Recueil, des revues uni­ver­si­taires, etc… Ainsi que des textes cri­tiques sur de nom­breux peintres et pho­to­graphes (Rougemont, Le Cloarec, Tisserand, Four, Brandon, Leick, etc…)  

 

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Marilyne Bertoncini

Marilyne Bertoncini, co-res­pon­sable de la revue Recours au Poème, doc­teur en Littérature, spé­cia­liste de Jean Giono, col­la­bore avec des artistes, vit, écrit et tra­duit. Ses textes et pho­tos sont publiés dans diverses revues fran­çaises et inter­na­tio­nales, et sur son blog : 
http://​mino​tau​ra​.unblog​.fr.

Principales publi­ca­tions : 

  • tra­duc­tions de l’anglais (US et Australie) : Barry Wallenstein, Martin Harrison, Peter Boyle (Recours au Poème édi­teurs, 2014 et 2015), Carol Jenkins ( River road Poetry Series, 2016)
  • Secanje Svile, Mémoire de Soie, Tanja Kragujevic, édi­tion tri­lingue, Beograd 2015
  • Livre des sept vies , Ming Di,  Recours au Poème édi­tions, 2015
  • Histoire de Famille,  Ming Di, édi­tions Transignum, avec des illus­tra­tions de Wanda Mihuleac,  juin 2015

Poèmes per­son­nels

  • Labyrinthe des Nuits, suite poé­tique, RaP édi­teur, 2015
  • La Dernière Oeuvre de Phidias, Encres Vives, avril 2016
  • La Dernière Oeuvre de Phidias, sui­vi de L’Invention de l’absence,  Jacques André  édi­teur, 2017
  •  Aeonde, La Porte, 2017
  • AEncre de Chine, livre-ardoise sur un pro­jet de Wanda Mihuleac
  • Le Silence tinte comme l’angélus d’un vil­lage englou­ti, édi­tions Imprévues, 2017
  • La Dernière Oeuvre de Phidias, sui­vi de L’Invention de l’absence, Jacques André édi­teur , mars 2017.
  • L’Anneau de Chillida, L’Atelier du Grand Tétras, 2018
  • Sable, sur des gra­vures de Wanda Mihuleac, Transignum (à paraître)

(fiche bio­gra­phique com­plète sur le site de la MEL : http://​www​.​m​-​e​-​l​.fr/​m​a​r​i​l​y​n​e​-​b​e​r​t​o​n​c​i​n​i​,​e​c​,​1​301 )

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