> Xavier Bordes : la conjuration du mensonge

Xavier Bordes : la conjuration du mensonge

Par |2018-03-01T16:55:36+00:00 1 mars 2018|Catégories : Essais & Chroniques, Xavier Bordes|

Cet article a d’abord été publié sur Causeur le 25 février 2018. Proposé dans la ver­sion que vous avez sous les yeux, et accep­té sans qu’il soit deman­dé à l’auteur de le retra­vailler. Les par­ties en gras et ita­liques ne figurent pas dans la publi­ca­tion de Causeur​.fr. Les jour­na­listes appellent cela « des coupes ». L’auteur, qui n’est pas jour­na­liste, a été mis devant un fait accom­pli, celui de ce qu’il faut bien appe­ler une cen­sure. En réta­blis­sant cette par­tie, Recours au Poème rend la dimen­sion ini­tiale au pro­pos quant au rap­port entre le men­songe et la véri­té. Cette cen­sure tend à accré­di­ter la jus­tesse des argu­ments sup­pri­més.

Dans les dîners en ville, d’après ce qu’on mur­mure en off, il n’y en a plus que pour les fake news. Fake news ? Fuck news ? Défèque niouze,  me souffle un ami ? Fausses infor­ma­tions, quoi ! Visiblement, l’heure est grave. Nos démo­cra­ties en seraient mena­cées. Traduisons : nos places et notre pou­voir, à nous qui devi­sons si doc­te­ment entre nous à tra­vers les ondes auto­ri­sées, sont remis en cause. Faudrait quand même voir à pas se lais­ser piquer nos pri­vi­lèges et notre vision du monde. Alors on com­mande vite fait un petit son­dage sur les théo­ries du com­plot. Verdict ? 80 % des fran­çais croient au moins à l’une des théo­ries. CQFD ? La popu­la­tion se fait bour­rer le mou par des médias alter­na­tifs, donc non agré­men­tés, des pure players et autres uti­li­sa­teurs de réseaux sociaux. On ne peut donc lais­ser faire ça. Le Web est beau­coup trop dan­ge­reux pour être lais­sé sans contrôle à l’usage de tous. Légiférons. Encadrons. Il est inter­dit d’interdire d’interdire.

Le mensonge à échelle de masse

C’est dans ce contexte de la véri­té qu’il est per­mis aujourd’hui d’orienter le regard vers l’acte qu’accomplit quo­ti­dien­ne­ment le poète Xavier Bordes en publiant sur son blog un à plu­sieurs poèmes. Contexte de véri­té ? Naturellement puisqu’en par­lant de fake news, le gou­ver­ne­ment et ses jour­na­listes fonc­tion­naires, par­don, sub­ven­tion­nés, éta­blit un rap­port entre le men­songe et la véri­té. La véri­té ici reven­di­quée par les pour­fen­deurs des fausses nou­velles ne rele­vant que du poli­ti­co-social qui orga­nise et informe notre manière de vivre. Les fake news, c’est l’empreinte lais­sée par le viol de la véri­té per­pé­tré par le monde du spec­tacle, la consé­quence d’un sys­tème aux ordres ayant pour but de nous infor­mer, c’est-à-dire de nous for­mer de l’intérieur, autre­ment dit de mani­pu­ler la popu­la­tion pour ses inté­rêts propres. Les fake news, c’est l’ombre por­tée du men­songe orga­ni­sé. (Souvenons-nous : les char­niers de Timisoara, les armes de des­truc­tions mas­sives de Saddam Hussein.)

Ces men­songes-là, pro­fé­rés à échelle de masse, que servent-ils ?

Ils servent les inté­rêts finan­ciers des sei­gneurs de l’argent et de l’idéologie pro­gres­siste qu’ils pla­ni­fient. Revenons à la notion de théo­rie du com­plot. Dans un article publié dans 20 minutes, nous appre­nons que « Selon le rap­port d’Oxfam, 3,7 mil­liards de per­sonnes, soit 50 % de la popu­la­tion mon­diale, n’ont pas tou­ché le moindre béné­fice de la crois­sance mon­diale l’an der­nier, alors que les 1 % le plus riches en ont empo­ché 82 %. » Autrement dit, ces 1 % n’ont nul­le­ment besoin de com­plo­ter : il leur suf­fit de déci­der et en même temps de faire pas­ser la pilule par une argu­men­ta­tion huma­niste duplice.

Cette argu­men­ta­tion pro­cède du publi­ci­taire puisque tout ce que nous pro­dui­sons est des­ti­né à nous être ven­du. Le Publicitaire, c’est ain­si l’art de l’économie appli­quée d’aujourd’hui, et dans ce monde où le vrai est un moment du faux (Debord), toute argu­men­ta­tion poli­tique, toute stra­té­gie sociale, toute déci­sion éco­no­mique, toute lit­té­ra­ture, tout diver­tis­se­ment sont vali­dés par le qui­tus de la réa­li­té publi­ci­taire. Les romans actuels sont écrits à l’encre du publi­ci­taire et Frédéric Beigbeder en est le bla­son.

Xavier Bordes, Comme un bruit de sources, Gallimard, 1998, 184 pages, 18.60 euros.

Xavier Bordes, Comme un bruit de sources, Gallimard, 1998, 184 pages, 18.60 euros.

Xavier Bordes, La Pierre Amour, collection Poésie/Gallimard

Xavier Bordes, La Pierre Amour, col­lec­tion Poésie/​Gallimard

L’acte d’un poète est poème

Dans ce contexte de men­songe archi­tec­tu­ral, l’un des plus impor­tants poètes de langue fran­çaise actuel pose chaque jour sur le web un acte fon­da­teur : il donne à lire à qui le veut ses poèmes. À l’heure où j’écris ces lignes, m’étant ins­crit aux posts de son blog, je reçois dans ma boite aux lettres élec­tro­nique, à domi­cile donc, ou sur mon télé­phone por­table, son der­nier poème pos­té : Le lan­gage des siècles :

Depuis le cou­ron­ne­ment de notre ami Bob
dit « l’Âne » par les poètes jaloux de n’être pas people,
serait-ce un com­bat ridi­cule et per­du que celui 
de lut­ter aujourd’hui pour tami­ser
des siècles de lan­gage afin d’en récol­ter
la plus fine semence de Beauté ?

Et ces strophes que tu t’obstines à for­mer 
selon quelques secrètes scan­sions impri­mées
à la prose par la Tradition
qu’offrent-elles hor­mis la fluide soli­di­té,
le ferme flux du Temps ?
Ah quelle liber­té d’être hors des modes
De n’être ni chan­teur ni sla­meur ni rap­peur
Quelle liber­té d’être vieux et démo­dé
Quelle liber­té d’être un misé­rable scri­bouillard
addict au vers, dis­crè­te­ment stu­pide
et sans autre talent
que celui de tami­ser le lan­gage des siècles…

Qui est Xavier Bordes ? Né en 1944, il est l’auteur, chez Gallimard, de trois recueils parus en blanche, dont l’un, Comme un bruit de source, reçut le Prix Max Jacob en 1999. L’auteur aus­si de la mer­veilleuse Pierre Amour, œuvre-monde récem­ment réédi­té au for­mat poche dans la col­lec­tion poé­sie/​Gallimard. Il est éga­le­ment un tra­duc­teur impor­tant puisqu’il a per­mis au lec­teur fran­çais de com­prendre et d’accéder au poète grec Odysseus Elytis en son Axion Esti.

Xavier Bordes, où la transgression

Avons-nous d’autres exemples d’un poète d’envergure livrant au net ses com­po­si­tions ?

En soi, sa démarche est acte poé­tique. Car on peut esti­mer l’importance d’un poète à l’autorité des lieux de ses publi­ca­tions (et Gallimard se pose là, comme un diplôme, une marque de recon­nais­sance) ou à la beau­té de son ins­pi­ra­tion. On peut aus­si esti­mer sa parole à l’aune de ses choix silen­cieux qui sont d’éminents indi­ca­teurs. Pour l’ensemble des let­trés de France, publier sur la toile est lar­ge­ment dépré­cia­tif. Ce qui est don­né à lire ne peut pas être bon.

Or Xavier Bordes donne ain­si son œuvre. La conscience du poète Bordes n’étant pas celle d’un naïf, il est à cher­cher, dans cet acte trans­gres­sif, ce qu’il veut nous dire, au-delà de son ins­pi­ra­tion poé­tique.

Comme le nom de Bordes n’est pas popu­laire comme celui de Bob Dylan, ima­gi­ne­rait-on le prix Nobel de lit­té­ra­ture pos­tant gra­tui­te­ment ses chan­sons sur le net, avec télé­char­ge­ment gra­tuit pour usage illi­mi­té ? Ou, disons, Michel Houellebecq publiant sur un blog chaque jour quelques para­graphes de son nou­veau roman en temps réel comme un feuille­ton ?

Ils auraient trop à y perdre. Pourtant Bordes, dont l’œuvre n’est pas moins ambi­tieuse que celle de Dylan, nous dit quelque chose de la poé­sie et de son rôle par cet acte de blo­gueur qui en réa­li­té est acte de poète.

Il nous dit que poé­sie et lit­té­ra­ture n’ont stric­te­ment rien à voir. Il nous dit que la poé­sie, sans valeur moné­taire, est la conju­ra­tion du monde de l’avoir. Il nous dit que la pos­ture ne va pas au poète. Il nous dit l’urgence d’ensemencer le monde par sa forme actuelle, la toile, avec les tré­sors de l’imaginaire et de la langue por­tés au plus haut pour le béné­fice de la com­mu­nau­té humaine. Il nous dit que la tech­no­lo­gie, bras armé de la moder­ni­té, ne peut qu’accueillir son virus/​contrepoison en dis­sé­mi­nant la parole poé­tique dans tout le réseau. Parole cachée dans la soie des fils connec­tiques. Il nous dit, enfin, puisque pour les sei­gneurs de l’argent le poème ne vaut rien, que le Poème relève de l’Etre.

Ce qu’il se joue, par la conscience du poète Bordes et par l’action poé­tique qu’il mène sur la toile, est l’image du retour­ne­ment de la parole vers la véri­té, celle aban­don­née aux prin­cipes rela­ti­vistes.

Nous ne pou­vons qu’inviter le lec­teur assoif­fé de beau­té à fré­quen­ter la poé­sie de Xavier Bordes. Elle est à por­tée de clic. Nous ne pou­vons qu’encourager tout indi­vi­du épui­sé par l’économie de crois­sance à aigui­ser sa résis­tance à la véri­té de l’acte poé­tique de Xavier Bordes, dont cha­cun peut être com­pa­gnon. Cet acte là, en tant que celui du Poème même, est acte de salut. Public

Présentation de l’auteur

Xavier Bordes

Xavier Bordes, né le 4 juillet 1944, dans le vil­lage des Arcs en Provence (Var).

Études musi­cales et clas­siques.
Organiste. Étude de com­po­si­tion, théo­rie ato­nale et orches­tra­tion avec Julien Falk. Thèse de doc­to­rat sur Joë Bousquet, sous la direc­tion de Jean-Pierre Richard.
Musicologie (ins­tru­ments et musique des Aymara en Amérique du Sud).
Quitte Paris pour une mis­sion de musi­co­lo­gie au Maroc et Sahara.
S’installe à Oued-Zem, puis à Mohammedia en 1973. 
Enseignement et jour­na­lisme (Rédacteur en chef de la Revue Automobile Africaine, confé­rences nom­breuses, notam­ment dans les Centres Culturels).

Traductions de poètes Grecs : Elytis, prix Nobel de Littérature, puis Cavafy, Solomos, Anagnostakis, Davvetas, Zakythinos prin­ci­pa­le­ment.

Commence une œuvre poé­tique en 1979.

Retour en France (Paris) fin 84. Travaille dans l’édition musi­cale (direc­tion artis­tique). Lecteur de grec pour les ED. Gallimard.
Membre du comi­té de la revue PO&SIE (Rédacteur en chef, Michel Deguy) avec Jacques Roubaud, Michel Chaillou, Robert Davreu, Alain Duault, Pierre Oster notam­ment.
En 1989 en col­la­bo­ra­tion avec l’entreprise DBE, X.B. expose un poème de 300 m² sur une façade du 6 ave­nue de Friedland à Paris, asso­cié à une confé­rence et un expo­sé théo­rique à la Maison des Écrivains.

Xavier Bordes

L’université de Poitiers, du 16 au 21 novembre 1992, X.B. entre­prend, avec les Ed. Mille et une nuits, la publi­ca­tion en volumes à 10frs d’œuvres phi­lo­so­phiques gré­­co-latines liées à l’univers contem­po­rains : Epicure, Ovide, Sénèque, Théophraste, etc… Le public démontre par son inté­rêt que la culture antique reste d’actualité, Épicure notam­ment par­vient à un tirage de plus de 250000 exem­plaires.

Parmi diverses mani­fes­ta­tions, les poèmes de Xavier Bordes ont fait l’objet de plu­sieurs émis­sions sur France-Culture et d’autres radios pour sa poé­sie et ses tra­duc­tions d’Épicure et de Sénèque.

Du 12 au 18 février 1996, les poèmes du poète grec Odysseas Elytis tra­duits par X. Bordes (en col­la­bo­ra­tion avec R. Longueville) ont fait l’objet de lec­tures quo­ti­diennes à France-Culture.

Prix Max Jacob 1999 pour « Comme un bruit de source ».
Poursuit depuis une œuvre de poète et de tra­duc­teur, en grande par­tie publiée direc­te­ment sur inter­net (Calameo – Word presse – Overblog).

Son blog : xavier​.bordes​.over​-blog​.com

En 2011, au cours de l’année anni­ver­saire de la nais­sance d’Odysseas Elytis, X.B. fait don de ses archives Elytis à la Bibliothèque Gennadios à Athènes (Fond Bordes).
Participe aux des­ti­nées de la revue belge Traversées cou­ron­née récem­ment d’un prix de la Revue Poétique 2011.

X. Bordes vit et tra­vaille actuel­le­ment à Paris.

Poésie

  • Le Sans-Père à Plume avec une pré­face de Michel Deguy  (Ed. de Loess)  1982
  • L’Argyronef (Ed. Belin, revue PO&SIE) 1984
  • Syrinx (Ed. Belin, revue PO&SIE) 1985
  • Ma Venise (Ed. Eyras – Madrid) 1985 Version F. et Espagnole  (trad. Micheline          Durand).
  • Alphabets (Ed. Belin, revue PO&SIE) 1986
  • La Pierre Amour, poèmes 1972-1985 (Ed. Gallimard.  Distingué par l’Académie Française.) 1987
  • Elégie de Sannois (NRF juillet-Août 88)
  • Notes pour des chasses rêvées (Ed. d’Art D. Martin 1988)
  • Onze poèmes tirés d’une conque (Recueil – Champ Vallon) 1988
  • Le masque d’Or  (Ed. de Loess,  St Martin de Cormières.) 1988
  • Poèmes Carrés (Ed. Belin, revue PO&SIE) 1988
  • La chambre aux Oiseaux (Edition d’art J.C. Michel  – Nancy) 1989
  • Sonnets  (Ecbolade
  • Aphrodite (Ed. Gnôsis & Enrico Navarra – avec Michel Deguy, D. Davvetas, Jean Luc Nancy, M. Abramovicz, etc…) 1990
  • Rêve pro­fond réel (Recueil – Champ Vallon) 1991
  • Impérissables pas­se­ments de lumière – Rougemont  (Ed. gale­rie P. Gabert, Paris) 1992
  • Levées d’ombre et de lumière, (avec le peintre Rougemont.) (Paris – Cercle des 101 femmes          Bibliophiles) 1992
  • Le grand Cirque Argos (ED. Robert et Lydie Dutrou) 1993
  • Je parle d’un pays incon­nu (ED. Le Cri & Jacques Darras, Bruxelles) 1995
  • Comme un bruit de source (Ed. Gallimard, Paris) 1999
  • L’étrange clar­té de nos rêves (Ed. Associatives Clàpas, Millau) 1999
  • A jamais la lumière (Ed.Gallimard, Paris) 2001
  • Quand le poète montre la lune… (Ed ; De Corlevour, Paris) 2003

 

A cela il faut ajou­ter plu­sieurs volumes publiés sur le Net, à l’adresse :

 Principales traductions

  • D’ Odysseas Elytis (grec, prix Nobel 1979, tra­duit en coll. avec R. Longueville) :
  • Marie des Brumes (Ed. La Découverte) 1984 (réed. en 86)
  • To Axion Esti (Ed. Gallimard) 1987
  • Avant Tout (Cahiers de l’Egaré – Le Revest) 1988
  • Elytis – un médi­ter­ra­néen uni­ver­sel  (Traductions et études en Catalogue Paris – Exposition au Centre Pompidou.) 1988
  • Surréalistes Grecs (Traductions et études en Catalogue Paris – Exposition au Centre Pompidou.) 1991
  • Le Monogramme (NRF – Ed. Gallimard – juillet-août 1996)
  • Axion Esti sui­vi de L’Arbre Lucide et du Journal d’un invi­sible Avril. (Ed. Gallimard – Paris) 1996
  • D’Épicure : Lettre sur le bon­heur (Ed. Mille et une nuits) 1993
  • D’Ovide : Remèdes à l’Amour (Ed. Mille et une nuits) 1993
  • De Sénèque : De la briè­ve­té de la vie (Ed. Mille et une nuits) 1993
  • De Cicéron : Lélius ou l’amitié (Ed. Mille et une nuits) 1995  
  • De Théophraste : Les Caractères (Ed. Mille et une nuits) 1996 
  • De D. Davvetas : Soleil Immatériel (Ed. Galilée) 1989
  • La Chanson de Pénélope (Ed. Galilée) 1989
  • Poèmes (Revue PO&SIE, Belin) 1989
  • Le man­teau de Laocoon (Ed. Galilée) 1990
  • D’Alexis Zakythinos : Les noyés du grand large (Ed. J.C. Valin  – Hautécritures) 1989
  • De Manolis Anagnostakis : Les Poèmes,    (Ed. Le Cri et J. Darras, Bruxelles)  1994 
  •  (avec la coll. de Démosthènes Davvetas.)

Anthologie

  • 27 Poètes grecs contem­po­rains  (Ed. Revue In’Hui, Le Cri.) 1994 en col­la­bo­ra­tion avec Robert Longueville.

Principaux essais et préfaces

  • Mystique, de Joë Bousquet (Ed. Gallimard) 1972 
  • Imaginer la Tour Eiffel dans la brume…   (Revue In’Hui – 38 – Le Cri et J.D., Bruxelles.)
  • Sur la Saison en Enfer de Rimbaud (Ed. Mille et une nuits) 1993
  • Relire Aragon (Revue In’Hui – 1995 – Le Cri et J.D., Bruxelles.)
  • Fragments d’un Dieu-Michaux  (La Licorne, UFR Langues Littératures Poitiers – 1993)

 

Publications diverses dans :

  •  Po&sie (Ed. Belin), Europe, La Lettre Internationale, la NRF, In’Hui, Recueil, des revues uni­ver­si­taires, etc… Ainsi que des textes cri­tiques sur de nom­breux peintres et pho­to­graphes (Rougemont, Le Cloarec, Tisserand, Four, Brandon, Leick, etc…)  

 

Autres lec­tures

Xavier Bordes, La Pierre Amour

Il en est des livres comme des pays : si l'on peut, seul, décou­vrir des mer­veilles au cours d'un voyage, le sou­tien éclai­ré d'un guide per­met la connais­sance des res­sorts et des lieux [...]

Xavier Bordes : la conjuration du mensonge

Cet article a d’abord été publié sur Causeur le 25 février 2018. Proposé dans la ver­sion que vous avez sous les yeux, et accep­té sans qu’il soit deman­dé à l’auteur de le retra­vailler. [...]

mm

Gwen Garnier-Duguy

Gwen Garnier-Duguy publie ses pre­miers poèmes en 1995 dans la revue issue du sur­réa­lisme, Supérieur Inconnu, à laquelle il col­la­bore jusqu’en 2005.
En 2003, il par­ti­cipe au col­loque consa­cré au poète Patrice de La Tour du Pin au col­lège de France, y par­lant de la poé­tique de l’absence au cœur de La Quête de Joie.
Fasciné par la pein­ture de Roberto Mangú, il signe un roman sur son œuvre, “Nox”, aux édi­tions le Grand Souffle.
2011 : “Danse sur le ter­ri­toire, amorce de la parole”, édi­tions de l’Atlantique, pré­face de Michel Host, prix Goncourt 1986.
2014 : “Le Corps du Monde”, édi­tions Corlevour, pré­fa­cé par Pascal Boulanger.
2015 : “La nuit phoe­nix”, Recours au Poème édi­teurs, post­face de Jean Maison.
2018 : ” Alphabétique d’aujourd’hui” édi­tions L’Atelier du Grand Tétras, dans la Collection Glyphes, avec une cou­ver­ture de Roberto Mangù (64 pages, 12 euros).
En mai 2012, il fonde avec Matthieu Baumier le maga­zine en ligne Recours au poème, exclu­si­ve­ment consa­cré à la poé­sie.
Il signe la pré­face à La Pierre Amour de Xavier Bordes, édi­tions Gallimard, col­lec­tion Poésie/​Gallimard, 2015.

X