Cher Gilles Baudry, mer­ci d’ac­cepter cet entre­tien depuis ce lieu de silence et de prière qu’est l’Ab­baye de Landéven­nec dans laque­lle vous vivez. Vous êtes moine. Vous êtes poète dont l’œu­vre est pub­liée presqu’ex­clu­sive­ment chez Rougerie, sauf votre dernier opus édité par Ad Solem. Et la pre­mière ques­tion que l’on peut se pos­er vous con­cer­nant est celle-ci : écrire de la poésie, pour un moine obéis­sant à l’or­dre des Béné­dictins, n’est-ce pas entr­er en con­tra­dic­tion avec la parole de Jésus trans­met­tant le Notre-Père comme prière suff­isante pour par­ler à Dieu ?
La prière du Notre-Père est cen­trale dans la liturgie ; elle est au cœur de l’Eglise, son cœur bat­tant puisque la seule prière de Jésus trans­mise à ses dis­ci­ples ! Une prière qui va jusqu’à nous faire entr­er dans la prière même de Jésus. Tant de com­men­taires ont été écrits et l’on ne peut en par­ler qu’en reti­rant ses sandales…
Mais votre ques­tion sem­ble remet­tre en cause la légitim­ité de l’écri­t­ure poé­tique. Au fond : que sont les mots en regard de l’u­nique Parole ? En effet n’é­tait l’In­car­na­tion où le Verbe n’a pas pris d’autres mots que les nôtres (au risque des malen­ten­dus !), toute poésie (mais aus­si toute théolo­gie, toute exégèse) serait incongrue.
Mais ce serait oubli­er que toute la Bible est à la fois parole et écri­t­ure humaine et divine ; que Dieu, qui a fait alliance avec l’homme ne cesse d’ap­pel­er. La prière, c’est tou­jours un “répons”, donc. Le poète croy­ant ne peut être qu’un servi­teur de la Parole, hum­ble­ment et jamais à la hau­teur de la page blanche. Tou­jours bal­bu­tiant, débu­tant per­ma­nent. Le théolo­gien médié­val se pen­chait avec amours sur la “pag­i­na sacra”. Quand l’écri­t­ure lui fai­sait signe, jamais il ne séparait les let­tres d’avec l’e­sprit. Mal­heureuse­ment, nous avons ver­sé dans l’hy­per­con­cep­tu­al­i­sa­tion. Or, les mys­tiques d’Ori­ent et d’Oc­ci­dent pra­ti­quaient con­join­te­ment théolo­gie, spir­i­tu­al­ité et littérature.
La poésie est un tro­pisme d’in­téri­or­ité et celle-ci est mise à mal aujour­d’hui. D’autre part, la foi réduite à un “intel­lec­tus” perd tout con­tact avec la vie. Aus­si ai-je émis le souhait, en notre époque de désym­bol­i­sa­tion, que la poésie soit un con­tre­point à la ratio­nal­ité théologique… Dans un dernier opus, aux édi­tions Ad Solem (Demeure le veilleur) voulu et pré­facé par Nathalie Nabert, je désir­ais que le poème se fasse offrande et le poète, prière afin que plus rien ne s’in­ter­pose entre le secret de la poésie et le mys­tère de Dieu. Y suis-je un peu par­venu ?… Parole et silence, vis­i­ble et invis­i­ble, prière et poésie se pollinisent…
Vos pub­li­ca­tions sont régulières. La règle béné­dic­tine à laque­lle vous obéis­sez sem­ble très stricte, depuis les heures mati­nales jusqu’aux dernières prières du soir en pas­sant par vos oblig­a­tions de vie en com­mu­nauté. Dans quelles con­di­tions com­posez-vous votre poésie ?
Votre ques­tion rejoint ma pro­pre inter­ro­ga­tion, éton­né que je suis d’avoir page à page, recueil après recueil, élaboré organique­ment et avec cohérence ce qu’il faut bien appel­er “une œuvre”, comme à mon insu et sans prémédi­ta­tion. Du moins à l’o­rig­ine j’é­tais dépourvu de cette ambi­tion-là. Je n’ai fait que creuser un sil­lon pour accueil­lir et ense­mencer les mots offerts.
Quant au temps con­sacré à soi (qui ne saurait être con­fon­du avec l’oisiveté) : l’ “otium lit­ter­at­u­rae”, il ne m’est accordé que par sur­croît. Pour­tant, ce sont des moments, rares, retirés à l’é­coule­ment des heures… Sous la lampe et à ma table d’é­coute, j’écris adossé à mon âme. Il s’ag­it de trou­ver l’adéqua­tion entre le monde et soi sous la dic­tée de la voix cachée.
Votre poésie est en rap­port con­stant à la tran­scen­dance. La vie régulière per­met-elle un rap­port au temps humain ordinaire ?
C’est surtout le temps ordi­naire des petites heures notre lot. La quo­ti­di­en­neté qui n’est pas pour autant incol­ore. Pour ce, il faut habiter le temps, retrou­ver le sens de la durée. Notre rap­port au temps est inhérent au sens don­né à l’ex­is­tence. C’est le “Présent intérieur” (l’un de mes titres) que nous avons à con­juguer, non le “présen­tisme” actuel qui rend le passé dépassé et l’avenir incer­tain. L’im­mé­di­ateté fébrile, la tyran­nie de l’ur­gence, le culte de la vitesse sont néfastes. On ne vit pas, on est vécu…
Dans la liturgie des heures il y a un “mys­tère du temps” : Dieu lui donne une qual­ité. D’où la néces­sité de demeur­er con­stam­ment en éveil car il ne cesse de pass­er, de venir. C’est parce que notre Dieu est l’Eter­nel qu’il a pou­voir de nous venir en aide chaque jour. Maître des temps, il est con­tem­po­rain de tous les âges. Et nous n’ex­is­tons vrai­ment qu’à cause de l’é­ter­nité de cet amour. Loin de nous évad­er dans un futur utopique ; loin de nous enlis­er dans un passé mythique, nous avons à vivre cet “entre-temps”, cet équili­bre dans un “déjà-là” et un “pas encore”. Car l’au-delà, nous le por­tons au plus intime de notre cœur. “Le temps a car­gué ses voiles pour entr­er au port d’é­ter­nité”, selon l’im­age marine de St Paul (1 Co 7,29).
Votre parole ne se dépar­tit jamais de la sim­plic­ité. Elle est dense, pro­fonde, et les titres de vos recueils le dis­ent : Nulle autre lampe que la voix, La sec­onde lumière, Présent intérieur, Invis­i­ble ordi­naire, Ver­sants du secret, Demeure le veilleur. Est-il fon­da­men­tal de puis­er son inspi­ra­tion à la con­tem­pla­tion de la nature, et d’en faire un rap­port avec le cos­mos intérieur de l’être humain ?
Avec Plotin, il faudrait vivre, être dans l’ “épistrophè”, l’âme faisant peau neuve, retrou­vant sa véri­ta­ble nature en con­tem­plant la beauté sen­si­ble. Et le mys­tique irlandais du IXème siè­cle Jean Scot Erigène voy­ait dans le cos­mos une théo­phanie du Dieu caché. La nature était pour G.M Hop­kins, selon Kath­leen Raine, le “Cor­pus Christi, l’Hostie partout consacrée”.
Pour ce qui me con­cerne, mon ami­tié-com­plic­ité avec les arbres, l’es­tu­aire, les ciels de Bre­tagne, le miel de la lumière baig­nant les paysages… ne fait que croître. Louer devant la créa­tion — 5ème Evangile — con­stitue un prélude à la vision. Béné­dictin, ma porte est fran­cis­caine sur ce plan-là et je me sens en accord majeur avec la pen­sée d’Eloi Leclerc.
Le titre de l’un de vos recueils inter­roge : Nulle autre lampe que la voix. Le Christ dis­ait : “La lampe du corps, c’est l’œil”. Vous sem­blez lui répon­dre avec malice ?
La con­tra­dic­tion n’est qu’ap­par­ente car le Christ se dit aus­si la “voix” (du berg­er) et la “voie” vers le Père. Et Claudel par­le de “l’œil qui écoute”. Rétro­spec­tive­ment, j’ai le regret de n’avoir pas lu à temps cet apho­risme de Pierre Dhain­aut : “Pour toute lampe notre écoute” et d’en avoir fait un titre. Le poète écrit comme on écoute. La page, il se la joue à l’or­eille. Le poème comme une par­ti­tion s’adresse à des lecteurs-auditeurs.
Quel medi­um que la voix, la vive voix, l’acte de lire, sans quoi l’écri­t­ure serait orphe­line… Art déli­cat de dire un texte sans drama­ti­sa­tion out­ran­cière, sans exagéra­tion… et sans min­imi­sa­tion plate non plus. “Une lente lec­ture, dis­ait Bachelard, donne à l’or­eille tous les con­certs”. Toute langue n’ex­iste-t-elle pas que pronon­cée ? Notez que “Mikra” désigne la Bible ain­si que “lec­ture à haute voix”… Il faut respir­er les mots en respec­tant la ponc­tu­a­tion et habiter le texte : seule clé pour trou­ver le ton juste, les inflex­ions qui touchent. En résumé : le silence serait la basse con­tin­ue ou la fon­da­men­tale ; la voix, le chant de l’être, H.G Gadamer dit : “la lumière qui donne reflet à toute chose, c’est la parole”.
Vous êtes un homme reclus, dans une société totale­ment extraver­tie. Ce qui vous parvient des méta­mor­phoses du monde influ­ence-t-il votre inspiration ?
“Reclus, c’est beau­coup dire. Si j’ai fait vœu de sta­bil­ité je ne suis pas “assigné à rési­dence”. Le monastère est un enc­los ouvert et, comme l’écrit Guille­vic, “les vrais murs sont en nous”. Le pèlerin séden­taire n’est pas vrai­ment si immo­bile que cela… La marche quo­ti­di­enne — fut-elle lim­itée — m’est néces­saire, féconde pour la prière comme pour le poème. Elle per­met la con­cen­tra­tion dans la détente, la médi­ta­tion sans tension.
Quant à ce qui influ­ence mon écri­t­ure, sauf dans les notes de mon car­net et en des cas assez rares (cf. le géno­cide du Rwan­da, l’as­sas­si­nat des moines de Tib­hirine…) je laisse aux jour­nal­istes, dont c’est la voca­tion, le soin de relater “l’éc­ume des jours”. J’es­saie comme d’autres poètes, de décel­er une minus­cule odyssée dans l’ex­is­tence la plus terne. Rien n’é­tant insignifiant…
Beau­coup de vos poèmes évo­quent l’om­bre, la nuit, la mort. Est-on poète, est-on moine, pour apprivois­er le moment décisif de la mort ?
C’est bien pos­si­ble, au moins incon­sciem­ment. Depuis plusieurs années, je tente de me con­stituer une antholo­gie per­son­nelle des plus beaux poèmes à lire. A ma sur­prise, la plu­part “tour­nent” autour de la thé­ma­tique de la mort. Si oubliée par les médias, la poésie s’avère para­doxale­ment l’ul­time recours tes­ta­men­taire lors des sépultures.
Dans son dernier livre qu’il vient de me faire par­venir (“Cinq médi­ta­tions sur la mort”, Albin Michel) François Cheng exprime la vue pro­fonde selon laque­lle c’est la fin, la mort qui est en mesure d’é­clair­er la vie. Béné­fi­ciant d’une dou­ble cul­ture et con­vo­quant Rilke, Shel­ley, Fon­dane, Hugo, Berg­son, Wang Wei, il témoigne d’une vision de la vie en mou­ve­ment ascen­dant qui ren­verse notre per­cep­tion de l’ex­is­tence… Rien ne s’achève. “Sic tran­sit…” Tout passe, tout est périss­able, et la mort aus­si ! La mort n’a pas le dernier mot. Le pre­mier-né de nos tombeaux, par sa résur­rec­tion, fait de nos cer­cueils des berceaux en quelques sorte. L’en­fance éter­nelle est devant nous. Mais le grain doit mourir en terre pour porter fruit. Nul autre som­meil que le repos dans la lumière. Cet hori­zon der­rière l’hori­zon est l’é­ter­nité qui nous attend et nous con­vie… Mourir, c’est réalis­er enfin qu’on a plus sa vie en mains, et con­sen­tir alors, comme le Christ, à remet­tre notre esprit entre les mains du Père de qui tout vient, vers qui tout va. Dès lors, la mort n’y peut rien. Quand elle arrive en charog­nard, il ne lui reste que les restes. Que la “car­casse”. L’essen­tiel est Ailleurs…
Com­ment le poète Gilles Baudry perçoit-il la notion de par­adis aujourd’hui ?
Loin de moi l’idée d’évo­quer les fal­lac­i­euses “arrières-mon­des” dénon­cés par Niet­zsche. D’au­tant que la spir­i­tu­al­ité monas­tique par­le plutôt de “vie éter­nelle”. Un au-delà qui est un au-dedans, univers caché déjà présent au cœur du monde. Plus qu’un ciel à mérit­er, un Roy­aume à accueil­lir, donc. Le par­adis : moins un lieu qu’un état. Et comme l’écrit J.Cl. Renard : “Un monde infin­i­ment plus beau que son attente”.
Et poé­tique­ment par­lant, qui ne désir­erait à tra­vers ses vers cette “musique du par­adis” qu’un Dylan Thomas voulait faire enten­dre ? Cette musique affil­iée au silence et à la lumière (comme chez Dante) ne nous offrirait-elle pas — en prélude — l’im­age sonore de la grâce ? Le pressen­ti­ment du par­adis, il m’ar­rive de l’avoir en des moments rares à vous éblouir l’or­eille lors de con­certs, d’é­coute de telle can­tate de Bach, de tel motet de Tallis, de Vic­to­ria… Ils me “trans­portent” et m’ar­rachent des larmes comme ce fut le cas au Togo ces dans­es au son du tam-tam ou, plus récem­ment la voix cristalline de Div­na, le vio­lon vir­tu­ose de Nat­acha Triadou.
Beau­coup de vos poèmes, dis­crète­ment, hum­ble­ment, traduisent une con­nais­sance pro­fonde de l’in­vis­i­ble, ce que le com­mun des mor­tels perçoit rarement sauf à vivre ce que l’on nomme philosophique­ment une crise. Pour­tant, il me sem­ble que votre poésie est moins une parole de con­nais­sance qu’une parole d’e­spérance. Notre temps aurait-il davan­tage besoin d’e­spérance, et donc de char­ité, que de vérité ?
Avec la crise, tout l’avenir est à l’avenant ! Et par gros temps, il ne faut pas démâter l’e­spérance. La crise des illu­sions est si forte que l’e­spérance n’a pas bonne répu­ta­tion. A cet égard, St Augustin met­tait en garde en se méfi­ant de deux choses : le dés­espoir sans issue, l’e­spérance sans fonde­ment. L’au­then­tique espérance est le con­traire de “ces illu­sions con­solantes” dont par­le Elias Canet­ti. Le con­traire des anesthésiantes promess­es élec­torales, de la méth­ode Coué, des faux-fuyants. Lucide, l’e­spérance n’est en rien l’op­ti­misme béat. Elle est courage d’être, en dépit de tout. D’au­tant plus invin­ci­ble qu’elle a la fragilité du cristal et qu’elle con­nait les larmes. En plaine nuit, l’e­spérance anticipe l’aube pour devin­er la lumière qui vient…
Face à la dés­espérance post­mod­erne de l’Oc­ci­dent, un écrivain d’Haïti (pays pau­vre entre tous les pau­vres), Daniel Max­imin s’in­surge : “Tu écriras loin de tout dés­espoir, qui est le luxe des peu­ples nantis.”
Pou­vez-vous nous par­ler de vos influ­ences poé­tiques ? Quels sont les poètes que vous lisez et vous inspirent ?
J’éprou­ve tou­jours quelque per­plex­ité à l’é­gard de ceux qui déclar­ent ne devoir rien à per­son­ne ou — plus fréquem­ment bien que moins péremp­toires — ceux qui ne fréquentent pas la poésie. Pour ma part j’éprou­ve une grande grat­i­tude envers mes pairs et m’avoue d’abord et avant tout “lecteur” ; sec­ondaire­ment et corol­laire­ment “auteur”, ayant tou­jours le cray­on à la main…
Bien sûr, mes lec­tures buis­son­nières d’an­tholo­gies (celle de Seghers ou autres) m’avaient fait décou­vrir la poésie française de Vil­lon et des trou­ba­dours jusqu’à Apol­li­naire en pas­sant par Ver­laine, Baude­laire. Mais c’est à l’âge de vingt ans que tout a com­mencé lorsqu’un ami me mit entre les mains les textes de René Guy Cadou et l’ad­mirable essai à lui con­sacré de Michel Manoll dans la col­lec­tion “Poètes d’au­jour­d’hui”. Ce fut une nuit blanche à la lanterne magique.
Bien plus qu’une sim­ple réminis­cence, cela reste, quar­ante ans après, l’ex­péri­ence lumineuse et ger­mi­nale à même de fécon­der ma quête, d’ori­en­ter mes lec­tures ultérieures : Milosz, Schéhadé, Reverdy, Fol­lain, Mal­rieu, Novalis, Rilke… et surtout Super­vielle dont la voix m’est si intérieure.
J’a­joute que seul me touche le chant pro­fond étant comme l’é­ma­na­tion de l’être. Je vous fait grâce donc d’un fas­ti­dieux flo­rilège de mes “délec­tures) (néol­o­gisme de Guy Gof­fette). Seule­ment que par­mi mes cor­re­spon­dants : (Pierre Gabriel, Michel Manoll, Hélène Cadou, Anne Per­ri­er, Jean-Pierre Lemaire, François Cheng) bien des pages me furent des “par­ti­tions” exem­plaires. Je suis plutôt éclec­tique bien que j’aie — comme tout un cha­cun — mes répul­sions et mes coups de coeur. Ain­si, depuis quelques années, ma pente va vers mes poètes “cham­bristes”, mélodistes, tels Gérard Le Gouic, Lionel Ray, Jean-Yves Mas­son… Le lyrisme d’in­téri­or­ité apporte un sur­croît de sens.
J’a­joute enfin qu’ “influ­ence” ne doit pas rimer avec “dépen­dance”. Il s’ag­it de trou­ver “sa” voix, la sienne, unique.
Mer­ci Gilles Baudry
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Gwen Garnier-Duguy

Gwen Gar­nier-Duguy pub­lie ses pre­miers poèmes en 1995 dans la revue issue du sur­réal­isme, Supérieur Incon­nu, à laque­lle il col­la­bore jusqu’en 2005.
En 2003, il par­ticipe au col­loque con­sacré au poète Patrice de La Tour du Pin au col­lège de France, y par­lant de la poé­tique de l’ab­sence au cœur de La Quête de Joie.
Fasciné par la pein­ture de Rober­to Mangú, il signe un roman sur son œuvre, “Nox”, aux édi­tions le Grand Souffle.
2011 : “Danse sur le ter­ri­toire, amorce de la parole”, édi­tions de l’At­lan­tique, pré­face de Michel Host, prix Goncourt 1986.
2014 : “Le Corps du Monde”, édi­tions Cor­levour, pré­facé par Pas­cal Boulanger.
2015 : “La nuit phoenix”, Recours au Poème édi­teurs, post­face de Jean Maison.
2018 : ” Alphabé­tique d’au­jour­d’hui” édi­tions L’Ate­lier du Grand Tétras, dans la Col­lec­tion Glyphes, avec une cou­ver­ture de Rober­to Mangù (64 pages, 12 euros).
En mai 2012, il fonde avec Matthieu Bau­mi­er le mag­a­zine en ligne Recours au poème, exclu­sive­ment con­sacré à la poésie.
Il signe la pré­face à La Pierre Amour de Xavier Bor­des, édi­tions Gal­li­mard, col­lec­tion Poésie/Gallimard, 2015.