> Rencontre avec Gilles Baudry

Rencontre avec Gilles Baudry

Par | 2018-01-06T15:21:57+00:00 30 novembre 2013|Catégories : Gilles Baudry, Rencontres|
Cher Gilles Baudry, mer­ci d’accepter cet entre­tien depuis ce lieu de silence et de prière qu’est l’Abbaye de Landévennec dans laquelle vous vivez. Vous êtes moine. Vous êtes poète dont l’œuvre est publiée presqu’exclusivement chez Rougerie, sauf votre der­nier opus édi­té par Ad Solem. Et la pre­mière ques­tion que l’on peut se poser vous concer­nant est celle-ci : écrire de la poé­sie, pour un moine obéis­sant à l’ordre des Bénédictins, n’est-ce pas entrer en contra­dic­tion avec la parole de Jésus trans­met­tant le Notre-Père comme prière suf­fi­sante pour par­ler à Dieu ?
La prière du Notre-Père est cen­trale dans la litur­gie ; elle est au cœur de l’Eglise, son cœur bat­tant puisque la seule prière de Jésus trans­mise à ses dis­ciples ! Une prière qui va jusqu’à nous faire entrer dans la prière même de Jésus. Tant de com­men­taires ont été écrits et l’on ne peut en par­ler qu’en reti­rant ses san­dales…
Mais votre ques­tion semble remettre en cause la légi­ti­mi­té de l’écriture poé­tique. Au fond : que sont les mots en regard de l’unique Parole ? En effet n’était l’Incarnation où le Verbe n’a pas pris d’autres mots que les nôtres (au risque des mal­en­ten­dus !), toute poé­sie (mais aus­si toute théo­lo­gie, toute exé­gèse) serait incon­grue.
Mais ce serait oublier que toute la Bible est à la fois parole et écri­ture humaine et divine ; que Dieu, qui a fait alliance avec l’homme ne cesse d’appeler. La prière, c’est tou­jours un “répons”, donc. Le poète croyant ne peut être qu’un ser­vi­teur de la Parole, hum­ble­ment et jamais à la hau­teur de la page blanche. Toujours bal­bu­tiant, débu­tant per­ma­nent. Le théo­lo­gien médié­val se pen­chait avec amours sur la “pagi­na sacra”. Quand l’écriture lui fai­sait signe, jamais il ne sépa­rait les lettres d’avec l’esprit. Malheureusement, nous avons ver­sé dans l’hyperconceptualisation. Or, les mys­tiques d’Orient et d’Occident pra­ti­quaient conjoin­te­ment théo­lo­gie, spi­ri­tua­li­té et lit­té­ra­ture.
La poé­sie est un tro­pisme d’intériorité et celle-ci est mise à mal aujourd’hui. D’autre part, la foi réduite à un “intel­lec­tus” perd tout contact avec la vie. Aussi ai-je émis le sou­hait, en notre époque de désym­bo­li­sa­tion, que la poé­sie soit un contre­point à la ratio­na­li­té théo­lo­gique… Dans un der­nier opus, aux édi­tions Ad Solem (Demeure le veilleur) vou­lu et pré­fa­cé par Nathalie Nabert, je dési­rais que le poème se fasse offrande et le poète, prière afin que plus rien ne s’interpose entre le secret de la poé­sie et le mys­tère de Dieu. Y suis-je un peu par­ve­nu ?… Parole et silence, visible et invi­sible, prière et poé­sie se pol­li­nisent…
Vos publi­ca­tions sont régu­lières. La règle béné­dic­tine à laquelle vous obéis­sez semble très stricte, depuis les heures mati­nales jusqu’aux der­nières prières du soir en pas­sant par vos obli­ga­tions de vie en com­mu­nau­té. Dans quelles condi­tions com­po­sez-vous votre poé­sie ?
Votre ques­tion rejoint ma propre inter­ro­ga­tion, éton­né que je suis d’avoir page à page, recueil après recueil, éla­bo­ré orga­ni­que­ment et avec cohé­rence ce qu’il faut bien appe­ler “une œuvre”, comme à mon insu et sans pré­mé­di­ta­tion. Du moins à l’origine j’étais dépour­vu de cette ambi­tion-là. Je n’ai fait que creu­ser un sillon pour accueillir et ense­men­cer les mots offerts.
Quant au temps consa­cré à soi (qui ne sau­rait être confon­du avec l’oisiveté) : l’ “otium lit­te­ra­tu­rae”, il ne m’est accor­dé que par sur­croît. Pourtant, ce sont des moments, rares, reti­rés à l’écoulement des heures… Sous la lampe et à ma table d’écoute, j’écris ados­sé à mon âme. Il s’agit de trou­ver l’adéquation entre le monde et soi sous la dic­tée de la voix cachée.
Votre poé­sie est en rap­port constant à la trans­cen­dance. La vie régu­lière per­met-elle un rap­port au temps humain ordi­naire ?
C’est sur­tout le temps ordi­naire des petites heures notre lot. La quo­ti­dien­ne­té qui n’est pas pour autant inco­lore. Pour ce, il faut habi­ter le temps, retrou­ver le sens de la durée. Notre rap­port au temps est inhé­rent au sens don­né à l’existence. C’est le “Présent inté­rieur” (l’un de mes titres) que nous avons à conju­guer, non le “pré­sen­tisme” actuel qui rend le pas­sé dépas­sé et l’avenir incer­tain. L’immédiateté fébrile, la tyran­nie de l’urgence, le culte de la vitesse sont néfastes. On ne vit pas, on est vécu…
Dans la litur­gie des heures il y a un “mys­tère du temps” : Dieu lui donne une qua­li­té. D’où la néces­si­té de demeu­rer constam­ment en éveil car il ne cesse de pas­ser, de venir. C’est parce que notre Dieu est l’Eternel qu’il a pou­voir de nous venir en aide chaque jour. Maître des temps, il est contem­po­rain de tous les âges. Et nous n’existons vrai­ment qu’à cause de l’éternité de cet amour. Loin de nous éva­der dans un futur uto­pique ; loin de nous enli­ser dans un pas­sé mythique, nous avons à vivre cet “entre-temps”, cet équi­libre dans un “déjà-là” et un “pas encore”. Car l’au-delà, nous le por­tons au plus intime de notre cœur. “Le temps a car­gué ses voiles pour entrer au port d’éternité”, selon l’image marine de St Paul (1 Co 7,29).
Votre parole ne se dépar­tit jamais de la sim­pli­ci­té. Elle est dense, pro­fonde, et les titres de vos recueils le disent : Nulle autre lampe que la voix, La seconde lumière, Présent inté­rieur, Invisible ordi­naire, Versants du secret, Demeure le veilleur. Est-il fon­da­men­tal de pui­ser son ins­pi­ra­tion à la contem­pla­tion de la nature, et d’en faire un rap­port avec le cos­mos inté­rieur de l’être humain ?
Avec Plotin, il fau­drait vivre, être dans l’ “épi­stro­phè”, l’âme fai­sant peau neuve, retrou­vant sa véri­table nature en contem­plant la beau­té sen­sible. Et le mys­tique irlan­dais du IXème siècle Jean Scot Erigène voyait dans le cos­mos une théo­pha­nie du Dieu caché. La nature était pour G.M Hopkins, selon Kathleen Raine, le “Corpus Christi, l’Hostie par­tout consa­crée”.
Pour ce qui me concerne, mon ami­tié-com­pli­ci­té avec les arbres, l’estuaire, les ciels de Bretagne, le miel de la lumière bai­gnant les pay­sages… ne fait que croître. Louer devant la créa­tion – 5ème Evangile – consti­tue un pré­lude à la vision. Bénédictin, ma porte est fran­cis­caine sur ce plan-là et je me sens en accord majeur avec la pen­sée d’Eloi Leclerc.
Le titre de l’un de vos recueils inter­roge : Nulle autre lampe que la voix. Le Christ disait : “La lampe du corps, c’est l’œil”. Vous sem­blez lui répondre avec malice ?
La contra­dic­tion n’est qu’apparente car le Christ se dit aus­si la “voix” (du ber­ger) et la “voie” vers le Père. Et Claudel parle de “l’œil qui écoute”. Rétrospectivement, j’ai le regret de n’avoir pas lu à temps cet apho­risme de Pierre Dhainaut : “Pour toute lampe notre écoute” et d’en avoir fait un titre. Le poète écrit comme on écoute. La page, il se la joue à l’oreille. Le poème comme une par­ti­tion s’adresse à des lec­teurs-audi­teurs.
Quel medium que la voix, la vive voix, l’acte de lire, sans quoi l’écriture serait orphe­line… Art déli­cat de dire un texte sans dra­ma­ti­sa­tion outran­cière, sans exa­gé­ra­tion… et sans mini­mi­sa­tion plate non plus. “Une lente lec­ture, disait Bachelard, donne à l’oreille tous les concerts”. Toute langue n’existe-t-elle pas que pro­non­cée ? Notez que “Mikra” désigne la Bible ain­si que “lec­ture à haute voix”… Il faut res­pi­rer les mots en res­pec­tant la ponc­tua­tion et habi­ter le texte : seule clé pour trou­ver le ton juste, les inflexions qui touchent. En résu­mé : le silence serait la basse conti­nue ou la fon­da­men­tale ; la voix, le chant de l’être, H.G Gadamer dit : “la lumière qui donne reflet à toute chose, c’est la parole”.
Vous êtes un homme reclus, dans une socié­té tota­le­ment extra­ver­tie. Ce qui vous par­vient des méta­mor­phoses du monde influence-t-il votre ins­pi­ra­tion ?
“Reclus, c’est beau­coup dire. Si j’ai fait vœu de sta­bi­li­té je ne suis pas “assi­gné à rési­dence”. Le monas­tère est un enclos ouvert et, comme l’écrit Guillevic, “les vrais murs sont en nous”. Le pèle­rin séden­taire n’est pas vrai­ment si immo­bile que cela… La marche quo­ti­dienne – fut-elle limi­tée – m’est néces­saire, féconde pour la prière comme pour le poème. Elle per­met la concen­tra­tion dans la détente, la médi­ta­tion sans ten­sion.
Quant à ce qui influence mon écri­ture, sauf dans les notes de mon car­net et en des cas assez rares (cf. le géno­cide du Rwanda, l’assassinat des moines de Tibhirine…) je laisse aux jour­na­listes, dont c’est la voca­tion, le soin de rela­ter “l’écume des jours”. J’essaie comme d’autres poètes, de déce­ler une minus­cule odys­sée dans l’existence la plus terne. Rien n’étant insi­gni­fiant…
Beaucoup de vos poèmes évoquent l’ombre, la nuit, la mort. Est-on poète, est-on moine, pour appri­voi­ser le moment déci­sif de la mort ?
C’est bien pos­sible, au moins incons­ciem­ment. Depuis plu­sieurs années, je tente de me consti­tuer une antho­lo­gie per­son­nelle des plus beaux poèmes à lire. A ma sur­prise, la plu­part “tournent” autour de la thé­ma­tique de la mort. Si oubliée par les médias, la poé­sie s’avère para­doxa­le­ment l’ultime recours tes­ta­men­taire lors des sépul­tures.
Dans son der­nier livre qu’il vient de me faire par­ve­nir (“Cinq médi­ta­tions sur la mort”, Albin Michel) François Cheng exprime la vue pro­fonde selon laquelle c’est la fin, la mort qui est en mesure d’éclairer la vie. Bénéficiant d’une double culture et convo­quant Rilke, Shelley, Fondane, Hugo, Bergson, Wang Wei, il témoigne d’une vision de la vie en mou­ve­ment ascen­dant qui ren­verse notre per­cep­tion de l’existence… Rien ne s’achève. “Sic tran­sit…” Tout passe, tout est péris­sable, et la mort aus­si ! La mort n’a pas le der­nier mot. Le pre­mier-né de nos tom­beaux, par sa résur­rec­tion, fait de nos cer­cueils des ber­ceaux en quelques sorte. L’enfance éter­nelle est devant nous. Mais le grain doit mou­rir en terre pour por­ter fruit. Nul autre som­meil que le repos dans la lumière. Cet hori­zon der­rière l’horizon est l’éternité qui nous attend et nous convie… Mourir, c’est réa­li­ser enfin qu’on a plus sa vie en mains, et consen­tir alors, comme le Christ, à remettre notre esprit entre les mains du Père de qui tout vient, vers qui tout va. Dès lors, la mort n’y peut rien. Quand elle arrive en cha­ro­gnard, il ne lui reste que les restes. Que la “car­casse”. L’essentiel est Ailleurs…
Comment le poète Gilles Baudry per­çoit-il la notion de para­dis aujourd’hui ?
Loin de moi l’idée d’évoquer les fal­la­cieuses “arrières-mondes” dénon­cés par Nietzsche. D’autant que la spi­ri­tua­li­té monas­tique parle plu­tôt de “vie éter­nelle”. Un au-delà qui est un au-dedans, uni­vers caché déjà pré­sent au cœur du monde. Plus qu’un ciel à méri­ter, un Royaume à accueillir, donc. Le para­dis : moins un lieu qu’un état. Et comme l’écrit J.Cl. Renard : “Un monde infi­ni­ment plus beau que son attente”.
Et poé­ti­que­ment par­lant, qui ne dési­re­rait à tra­vers ses vers cette “musique du para­dis” qu’un Dylan Thomas vou­lait faire entendre ? Cette musique affi­liée au silence et à la lumière (comme chez Dante) ne nous offri­rait-elle pas – en pré­lude – l’image sonore de la grâce ? Le pres­sen­ti­ment du para­dis, il m’arrive de l’avoir en des moments rares à vous éblouir l’oreille lors de concerts, d’écoute de telle can­tate de Bach, de tel motet de Tallis, de Victoria… Ils me “trans­portent” et m’arrachent des larmes comme ce fut le cas au Togo ces danses au son du tam-tam ou, plus récem­ment la voix cris­tal­line de Divna, le vio­lon vir­tuose de Natacha Triadou.
Beaucoup de vos poèmes, dis­crè­te­ment, hum­ble­ment, tra­duisent une connais­sance pro­fonde de l’invisible, ce que le com­mun des mor­tels per­çoit rare­ment sauf à vivre ce que l’on nomme phi­lo­so­phi­que­ment une crise. Pourtant, il me semble que votre poé­sie est moins une parole de connais­sance qu’une parole d’espérance. Notre temps aurait-il davan­tage besoin d’espérance, et donc de cha­ri­té, que de véri­té ?
Avec la crise, tout l’avenir est à l’avenant ! Et par gros temps, il ne faut pas démâ­ter l’espérance. La crise des illu­sions est si forte que l’espérance n’a pas bonne répu­ta­tion. A cet égard, St Augustin met­tait en garde en se méfiant de deux choses : le déses­poir sans issue, l’espérance sans fon­de­ment. L’authentique espé­rance est le contraire de “ces illu­sions conso­lantes” dont parle Elias Canetti. Le contraire des anes­thé­siantes pro­messes élec­to­rales, de la méthode Coué, des faux-fuyants. Lucide, l’espérance n’est en rien l’optimisme béat. Elle est cou­rage d’être, en dépit de tout. D’autant plus invin­cible qu’elle a la fra­gi­li­té du cris­tal et qu’elle connait les larmes. En plaine nuit, l’espérance anti­cipe l’aube pour devi­ner la lumière qui vient…
Face à la déses­pé­rance post­mo­derne de l’Occident, un écri­vain d’Haïti (pays pauvre entre tous les pauvres), Daniel Maximin s’insurge : “Tu écri­ras loin de tout déses­poir, qui est le luxe des peuples nan­tis.”
Pouvez-vous nous par­ler de vos influences poé­tiques ? Quels sont les poètes que vous lisez et vous ins­pirent ?
J’éprouve tou­jours quelque per­plexi­té à l’égard de ceux qui déclarent ne devoir rien à per­sonne ou – plus fré­quem­ment bien que moins péremp­toires – ceux qui ne fré­quentent pas la poé­sie. Pour ma part j’éprouve une grande gra­ti­tude envers mes pairs et m’avoue d’abord et avant tout “lec­teur” ; secon­dai­re­ment et corol­lai­re­ment “auteur”, ayant tou­jours le crayon à la main…
Bien sûr, mes lec­tures buis­son­nières d’anthologies (celle de Seghers ou autres) m’avaient fait décou­vrir la poé­sie fran­çaise de Villon et des trou­ba­dours jusqu’à Apollinaire en pas­sant par Verlaine, Baudelaire. Mais c’est à l’âge de vingt ans que tout a com­men­cé lorsqu’un ami me mit entre les mains les textes de René Guy Cadou et l’admirable essai à lui consa­cré de Michel Manoll dans la col­lec­tion “Poètes d’aujourd’hui”. Ce fut une nuit blanche à la lan­terne magique.
Bien plus qu’une simple rémi­nis­cence, cela reste, qua­rante ans après, l’expérience lumi­neuse et ger­mi­nale à même de fécon­der ma quête, d’orienter mes lec­tures ulté­rieures : Milosz, Schéhadé, Reverdy, Follain, Malrieu, Novalis, Rilke… et sur­tout Supervielle dont la voix m’est si inté­rieure.
J’ajoute que seul me touche le chant pro­fond étant comme l’émanation de l’être. Je vous fait grâce donc d’un fas­ti­dieux flo­ri­lège de mes “délec­tures) (néo­lo­gisme de Guy Goffette). Seulement que par­mi mes cor­res­pon­dants : (Pierre Gabriel, Michel Manoll, Hélène Cadou, Anne Perrier, Jean-Pierre Lemaire, François Cheng) bien des pages me furent des “par­ti­tions” exem­plaires. Je suis plu­tôt éclec­tique bien que j’aie – comme tout un cha­cun – mes répul­sions et mes coups de coeur. Ainsi, depuis quelques années, ma pente va vers mes poètes “cham­bristes”, mélo­distes, tels Gérard Le Gouic, Lionel Ray, Jean-Yves Masson… Le lyrisme d’intériorité apporte un sur­croît de sens.
J’ajoute enfin qu’ “influence” ne doit pas rimer avec “dépen­dance”. Il s’agit de trou­ver “sa” voix, la sienne, unique.
Merci Gilles Baudry
mm

Gwen Garnier-Duguy

Gwen Garnier-Duguy publie ses pre­miers poèmes en 1995 dans la revue issue du sur­réa­lisme, Supérieur Inconnu, à laquelle il col­la­bore jusqu’en 2005.
En 2003, il par­ti­cipe au col­loque consa­cré au poète Patrice de La Tour du Pin au col­lège de France, y par­lant de la poé­tique de l’absence au cœur de La Quête de Joie.
Fasciné par la pein­ture de Roberto Mangú, il signe un roman sur son œuvre, “Nox”, aux édi­tions le Grand Souffle.
2011 : “Danse sur le ter­ri­toire, amorce de la parole”, édi­tions de l’Atlantique, pré­face de Michel Host, prix Goncourt 1986.
2014 : “Le Corps du Monde”, édi­tions Corlevour, pré­fa­cé par Pascal Boulanger.
2015 : “La nuit phoe­nix”, Recours au Poème édi­teurs, post­face de Jean Maison.
En mai 2012, il fonde avec Matthieu Baumier le maga­zine en ligne Recours au poème, exclu­si­ve­ment consa­cré à la poé­sie.
Il signe la pré­face à La Pierre Amour de Xavier Bordes, édi­tions Gallimard, col­lec­tion Poésie/​Gallimard, 2015.

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