> Une nouvelle maison d’édition : Le Bateau Fantôme

Une nouvelle maison d’édition : Le Bateau Fantôme

Par |2018-08-15T19:12:44+00:00 30 janvier 2014|Catégories : Blog|

 

Après avoir fon­dé la revue Le Bateau Fantôme, revue dès sa concep­tion pré­vue pour une durée décen­nale à rai­son d'un numé­ro thé­ma­tique par an, Mathieu Hilfiger trans­forme le voyage de ce bateau en mai­son d'édition, por­tant le même nom.

Nous avons joie à bri­ser avec lui la tra­di­tion­nelle bou­teille de cham­pagne sur la coque de ce navire édi­to­rial, en lui sou­hai­tant un mer­veilleux voyage. Créer une mai­son d'édition, par ses propres moyens, voi­ci qui n'est pas rien dans cette époque pré­fé­rant les pro­jets sans risques et la ren­ta­bi­li­té maxi­male.

Le pre­mier ouvrage vient de sor­tir des presses de l'imprimerie Corlet, inau­gu­rant la col­lec­tion Vita poe­ti­ca. Nous sommes sen­sibles au choix de la langue latine, qui ins­crit déli­bé­ré­ment le tra­vail à venir dans un héri­tage au fon­de­ment de notre iden­ti­té, à nous, les euro­péens de l'ouest et du sud. A l'heure de l'Occupation par le sys­tème atlan­tique, ce détail ins­cri­ra peut-être le voyage de ce nou­veau bateau dans la légende.

Ce pre­mier volume consiste en un entre­tien, se trans­for­mant à mesure de l'échange en dia­logue entre Pierre Dhainaut et Mathieu Hilfiger. Ce dia­logue com­mence par deux poèmes, l'un de Dhainaut, superbe, l'autre d'Hilfiger, non moins écla­tant. Puis vient l'échange, ryth­mé par des ques­tions concises de Mathieu Hilfiger à Pierre Dhainaut.

Vont être abor­dés les enjeux thé­ma­tiques de la poé­sie de Pierre Dhainaut, qu'Hilfiger connait par­fai­te­ment, et qu'il a cou­tume d'interroger de façon régu­lière. Que dit le poète Dhainaut lorsqu'il parle de la nuit, de la chambre, de l'écriture, de l'enfance ? S'ensuit une cou­lée dans le lan­gage, où nous appre­nons que "les poèmes, quels qu'ils soient, sont des pro­tes­ta­tions". Que "Les poèmes n'ont pas, comme je l'ai cru après bien d'autres, à sac­ca­ger la langue, ils la réin­ventent en la déliant". Vient ensuite le carac­tère alchi­mique de la poé­sie pour le poète, qui, vivant le poème à l'unisson de sa vie, voit sa vie et son œuvre en même temps trans­for­mées, éle­vées, selon le rythme secret du pro­ces­sus alchi­mique. Haute conscience que tout poète véri­table connait, et qui place l'Art, l'art du poème, ou l'Art du Poème, comme la seule arme contre le Mal.

Dhainaut affine cette pen­sée : "Peut-il y avoir des poètes ou des lec­teurs de poé­sie stric­te­ment nihi­listes ? Certains se disent tels, mais ils s'abusent. Ecriraient-ils, liraient-ils s'ils n'étaient par­cou­rus par un élan qui les dépasse, qui nie, dès qu'ils y cèdent, la misère où ils croient se trou­ver ?"

Puis cette pen­sée, fon­da­men­tale : "La fidé­li­té, la clé. De cette manière d'écrire, est-il insen­sé de déga­ger un prin­cipe de morale appli­cable à toutes nos acti­vi­tés ? Si l'écriture des poèmes se restrei­gnait à son champ, il serait absurde de lui consa­crer tant d'efforts".

Morale. Fidélité ren­voyant à la foi. Alchimie. Mystique. Spirituel. Ce pre­mier livre des édi­tions Le Bateau Fantôme frappe fort par la puis­sance, dis­crète et humble, des pro­pos de Pierre Dhainaut.

Ce livre, inti­tu­lé De jour comme de nuit, inter­roge en pro­fon­deur la pré­sence du noc­turne. Cette nuit peut être spi­ri­tuelle, à l'instar de Saint Jean de La croix, elle peut être alchi­mique et sor­tir tout être vivant de son cer­cueil sym­bo­lique, elle est aus­si l'origine, celle qui nous amène nos rêves et nous relie au cos­mos. Cette nuit, c'est ce que nous com­pre­nons en fili­grane dans les pro­pos de Pierre Dhainaut, est autre chose que le modèle des nuits fes­tives que nous sur­vend le chaos contem­po­rain. En elle se joue notre pos­si­bi­li­té et notre des­tin d'élévation vers la lumière.

 

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ACTE DE NAISSANCE DES EDITIONS LE BATEAU FANTÔME

 

Le capi­taine Mathieu Hilfiger et son équi­page ont l’honneur de vous annon­cer la nais­sance des édi­tions Le Bateau Fantôme.

 

Après une décen­nie consa­crée à la revue épo­nyme, le Bateau resur­git des brumes à l’aube de 2014 sous la forme d’une mai­son d’édition lit­té­raire.

Son pro­jet édi­to­rial se concentre sur la ques­tion de la pra­tique même de l’écriture. À tra­vers des textes issus des si riches marges de la créa­tion (entre­tiens, rela­tions, textes inso­lites, car­nets, lec­tures, etc.) d’auteurs sou­vent répu­tés, Le Bateau Fantôme cherche à appor­ter des éclai­rages ori­gi­naux sur la lit­té­ra­ture et son mou­ve­ment, et en par­ti­cu­lier sur la poé­sie, sachant que la poé­sie habite toute œuvre lit­té­raire.

L’objet par­ti­ci­pant à la joie de la lec­ture, Le Bateau Fantôme pro­pose des livres beaux et rares, tous conçus et impri­més en France sur des papiers éco­lo­giques d’excellence.

www​.leba​teau​fan​tome​.com pro­pose des infor­ma­tions sur les paru­tions, les auteurs et les col­lec­tions, et une bou­tique en ligne.

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C’est un livre d’amitié, celle qui ras­semble Pierre Dhainaut et Mathieu Hilfiger, qui inau­gure ce nou­veau voyage. Dans De jour comme de nuit, les deux poètes ont vou­lu pous­ser plus avant leurs dis­cus­sions, enga­gées depuis long­temps dans leur cor­res­pon­dance, à pro­pos d'un thème qui leur est cher et dont la poé­tique est inépui­sable : celui de la nuit. Après deux poèmes échan­gés, un long entre­tien à la langue savou­reuse conduit le lec­teur à tra­vers un par­cours poé­tique et phi­lo­so­phique pas­sion­nant, qui nous montre, à par­tir d'une réflexion intime sur la créa­tion lit­té­raire, les deux visages de la nuit : ses ombres, mais aus­si ses faveurs.

« Chaque soir, en me cou­chant, je me sou­viens de cet enfant que la nuit effrayait, qui se répé­tait magi­que­ment : "Noire, la nuit, non, la nuit n’est pas noire", afin que ses rêves se trans­forment en voyages. Au réveil, l’hiver, il obser­vait les car­reaux recou­verts de givre, il y voyait des fleurs ou des voiles qui scin­tillaient : la nuit noire avait été blanche, le jour était son œuvre, com­ment en aurait-il dou­té ? […] Les poèmes ne décrivent pas plus qu’ils ne racontent, ils évoquent, ou par leur genèse même ils ont à revivre ce qui se passe au tré­fonds, en secret, pen­dant la nuit. La nuit nous pré­pare. » (Pierre Dhainaut)

De jour comme de nuit, un entre­tien pré­cé­dé de deux poèmes, par Pierre Dhainaut et Mathieu Hilfiger, ISBN 978-2-9546757-0-1, 70 pages, 14€.

Ce livre a été conçu et fabri­qué en Normandie sur les papiers de créa­tion 100% recy­clés Conqueror Verger blanc gla­cier et Rives Shetland extra blanc.

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édi­tions Le Bateau Fantôme  – Mathieu Hilfiger édi­teur  – 41, rue de l’abbé Seyer  27620 Bois Jérôme Saint-Ouen  – 06 76 24 34 52

lebateaufantome@​gmail.​com  – www​.leba​teau​fan​tome​.com (site et bou­tique en ligne sécu­ri­sée)  – SIRET 510 154 933 00020

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Pour com­man­der De jour comme de nuit :

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Mathieu Hilfiger /​ Le Bateau Fantôme  – 41, rue de l’abbé Seyer  – 27620 Bois Jérôme Saint-Ouen

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À paraître aux édi­tions Le Bateau Fantôme :

·      Philippe Jaccottet, Au col de Larche, avec une lec­ture de Jean-Marc Sourdillon

·      Yves Bonnefoy, entre­tien sur la ques­tion du livre, avec une pré­face de Pierre Dhainaut

et d’autres encore…

 


[1] 14€ + 2,45€ de frais de port. (Ajouter 1€ de frais de port par exem­plaire sup­plé­men­taire).

 

 

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Gwen Garnier-Duguy

Gwen Garnier-Duguy publie ses pre­miers poèmes en 1995 dans la revue issue du sur­réa­lisme, Supérieur Inconnu, à laquelle il col­la­bore jusqu’en 2005.
En 2003, il par­ti­cipe au col­loque consa­cré au poète Patrice de La Tour du Pin au col­lège de France, y par­lant de la poé­tique de l’absence au cœur de La Quête de Joie.
Fasciné par la pein­ture de Roberto Mangú, il signe un roman sur son œuvre, “Nox”, aux édi­tions le Grand Souffle.
2011 : “Danse sur le ter­ri­toire, amorce de la parole”, édi­tions de l’Atlantique, pré­face de Michel Host, prix Goncourt 1986.
2014 : “Le Corps du Monde”, édi­tions Corlevour, pré­fa­cé par Pascal Boulanger.
2015 : “La nuit phoe­nix”, Recours au Poème édi­teurs, post­face de Jean Maison.
2018 : ” Alphabétique d’aujourd’hui” édi­tions L’Atelier du Grand Tétras, dans la Collection Glyphes, avec une cou­ver­ture de Roberto Mangù (64 pages, 12 euros).
En mai 2012, il fonde avec Matthieu Baumier le maga­zine en ligne Recours au poème, exclu­si­ve­ment consa­cré à la poé­sie.
Il signe la pré­face à La Pierre Amour de Xavier Bordes, édi­tions Gallimard, col­lec­tion Poésie/​Gallimard, 2015.

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