> Regards sur la poésie française contemporaine des profondeurs (5) Gérard Bocholier

Regards sur la poésie française contemporaine des profondeurs (5) Gérard Bocholier

Par | 2018-01-06T12:51:44+00:00 26 janvier 2014|Catégories : Chroniques, Gérard Bocholier|

 

La pro­fon­deur de la voix de Gérard Bocholier pro­cède de son regard contem­pla­tif, scru­ta­teur de ce qui se meut au-delà du visible,  de ce qui se cache der­rière les ombres, de ce que révèle le visage du vent. Poète de l'imperceptible et de la nuance, lorsque cet imper­cep­tible joue la capa­ci­té de la grâce en tout être, et la nuance l'enrichissement sal­vi­fique de la conscience, Bocholier aime, dans son long cours d'homme de parole, rap­pro­cher les élé­ments contraires, marier la mer et le feu, la glace et le soleil. Dans les appa­rences à prio­ri contra­dic­toires réside une uni­té que le poète, à l'œuvre, cherche à conci­lier.

L'attention à la nature, aux petites choses qu'à peine on entre­voit dans notre monde sur­éclai­ré vont atti­rer le regard de Bocholier et mettre sa voix en mou­ve­ment. Ces petites choses, révé­lées par la connais­sance du poème dont Bocholier a l'art, tissent une ten­sion sans laquelle tout s'effondrerait, entre le monde ordi­naire et le temps sacré. C'est cette pro­fon­deur que Bocholier révèle poème après poème. Profondeur qui est ver­ti­cale, per­met­tant de mon­ter les yeux vers les clar­tés célestes et dans le même mou­ve­ment de les bais­ser en deçà des racines. Seul le Poème des pro­fon­deurs peut ce dépla­ce­ment simul­ta­né, abo­lis­sant la loi de conti­nui­té impo­sée à nos vies ter­restres. La poé­sie de Gérard Bocholier per­met, depuis ici et main­te­nant, de per­ce­voir cet au-delà du ter­restre.

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Gwen Garnier-Duguy

Gwen Garnier-Duguy publie ses pre­miers poèmes en 1995 dans la revue issue du sur­réa­lisme, Supérieur Inconnu, à laquelle il col­la­bore jusqu’en 2005.
En 2003, il par­ti­cipe au col­loque consa­cré au poète Patrice de La Tour du Pin au col­lège de France, y par­lant de la poé­tique de l’absence au cœur de La Quête de Joie.
Fasciné par la pein­ture de Roberto Mangú, il signe un roman sur son œuvre, “Nox”, aux édi­tions le Grand Souffle.
2011 : “Danse sur le ter­ri­toire, amorce de la parole”, édi­tions de l’Atlantique, pré­face de Michel Host, prix Goncourt 1986.
2014 : “Le Corps du Monde”, édi­tions Corlevour, pré­fa­cé par Pascal Boulanger.
2015 : “La nuit phoe­nix”, Recours au Poème édi­teurs, post­face de Jean Maison.
En mai 2012, il fonde avec Matthieu Baumier le maga­zine en ligne Recours au poème, exclu­si­ve­ment consa­cré à la poé­sie.
Il signe la pré­face à La Pierre Amour de Xavier Bordes, édi­tions Gallimard, col­lec­tion Poésie/​Gallimard, 2015.

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