Née en Bel­gique d’un père hon­grois et d’une mère polon­aise, Mag­da IGYARTO n’a jamais dis­so­cié la pein­ture de l’écriture. Agrégée  en philoso­phie et let­tres, elle a mené sa car­rière d’enseignante tout en peignant et en exposant ici et ailleurs. Désireuse de par­ticiper  à ren­dre la poésie vivante partout où elle le peut, elle réalise et ani­me depuis octo­bre 2014 « Les Mots d’ Azur », sur Ago­ra Côte d’ Azur.FM , une émis­sion cen­trée sur la poésie d’aujourd’hui, mais ce n’est que tar­di­ve­ment qu’elle a fait la démarche de pub­li­er ses écrits longtemps demeurés son jardin secret. 

Cer­tains recueils sont net­te­ment engagés: Méta­mor­phose, Eau Mère, porte sur le thème de l’eau, Cris de femmes, Des graines ger­meront sur leurs pas, sur les dis­crim­i­na­tions et les vio­lences que les femmes subis­sent encore à l’heure actuelle  partout dans le monde. Les autres écrits sont ceux d’une femme qui pose un regard sur sa vie, sur la vie, et tout ce qu’elle peut apporter de mer­veilleux, de ter­ri­ble et d’inattendu.

La forme autant que le thème des poèmes fait penser à l’indis­so­cia­ble activ­ité pic­turale de Mag­da Igyarto, dont une récente expo­si­tion résumait le tra­vail de ces deux dernières années au tra­vers de dif­férentes séries util­isant des poudres de pig­ments purs sur résine et toiles de lin. Les titres de ces toiles — Dérives, Traces, Ondes, Ondes invis­i­bles, Vari­a­tions et Paysages intérieur – pour­raient tout aus­si bien servir aux cinq poèmes que nous présentons.