> Jean-Louis VALLAS

Jean-Louis VALLAS

Par | 2018-04-22T10:50:29+00:00 31 mars 2017|Catégories : Blog|

 

 

Jean-Louis Vallas

1901-1995

Prix de poé­sie popu­liste 1949

Prix Alfred de Vigny 1983,

Prix de l’Académie fran­çaise 1972 – 1975 – 1995.

 

Si Jean-Louis Vallas est né à Lille en 1901, son arri­vée à Paris, véri­table coup de foudre des années 1930, l’a fait renaître, et deve­nir, poète de Paris.

En lisant les poèmes de J.-L. Vallas, le texte s’anime, c’est Paris – Un Paris per­son­ni­fié, dont il a su pal­per l’âme, qu’on visite en poé­sie : « Paris, mon vil­lage, ma pro­vince, ma patrie ».

Arrivant « Gare du Nord », l’on dérive, au fil des poèmes, enten­dant le « tohu­bo­hu gran­di­lo­quent » de l’Hôtel de ville, vers « Saint Germain des Près », « capi­tale lit­té­raire du monde entier », puis Montmartre : « Au lapin agile », l’on y ren­contre cha­cun de ses artistes, comme s’ils étaient encore là. Soudain, s’évadant aux « Tuileries » l’on plonge dans l’Histoire et devise avec Ruggiéri. Puis, emprun­tant ses jar­dins, ses ponts, « Pont Mirabeau », « Pont Louis-Philippe », l’on écoute un « Paris vivant » qui rai­sonne et qui chan­tonne.

Surtout, l’on ren­contre l’amour, pré­sent à chaque coin de poème. J.L. Vallas a, en effet, com­mu­nié dans l’amour et dans l’amour de la poé­sie. Pour lui : « la poé­sie c’est la vie, c’est l’amour, c’est tout ! On ne peut pas vivre sans la poé­sie ».

Fortement atta­ché, à la suite d’Auguste Angellier, à l’héritage des Grecs et des Latins, J.L. Vallas croyait à l’importance des règles du clas­si­cisme même s’il a, par­fois, su s’en écar­ter. Dans ses son­nets, il est tan­tôt magis­tral, « Saint Louis », tan­tôt polis­son « Ballade des trois petits pavés lil­lois » ou gouailleur « Pont Sully », « Pont de la Grange aux Belles ». Pour lui, la poé­sie est une musique, qui s’écoute plus qu’elle ne se lit : « le poème, éma­nant d’un être vivant, est un nou­vel être qui chante et danse, ou souffre, pleure, doute ou prie. On doit l’entendre, le voir rire jusqu’aux larmes, sen­tir sa dyna­mique et le rythme de sa res­pi­ra­tion. Petit uni­vers de danse et de musique, tel sera le poème idéal ».

 

 

mm

Gwen Garnier-Duguy

Gwen Garnier-Duguy publie ses pre­miers poèmes en 1995 dans la revue issue du sur­réa­lisme, Supérieur Inconnu, à laquelle il col­la­bore jusqu’en 2005.
En 2003, il par­ti­cipe au col­loque consa­cré au poète Patrice de La Tour du Pin au col­lège de France, y par­lant de la poé­tique de l’absence au cœur de La Quête de Joie.
Fasciné par la pein­ture de Roberto Mangú, il signe un roman sur son œuvre, “Nox”, aux édi­tions le Grand Souffle.
2011 : “Danse sur le ter­ri­toire, amorce de la parole”, édi­tions de l’Atlantique, pré­face de Michel Host, prix Goncourt 1986.
2014 : “Le Corps du Monde”, édi­tions Corlevour, pré­fa­cé par Pascal Boulanger.
2015 : “La nuit phoe­nix”, Recours au Poème édi­teurs, post­face de Jean Maison.
En mai 2012, il fonde avec Matthieu Baumier le maga­zine en ligne Recours au poème, exclu­si­ve­ment consa­cré à la poé­sie.
Il signe la pré­face à La Pierre Amour de Xavier Bordes, édi­tions Gallimard, col­lec­tion Poésie/​Gallimard, 2015.