Pour la route

 

 

D’abord comme un défi, puis pour la chaude langueur
du goudron, à minu­it, ren­trant à pied à la maison,
nous avons éten­du nos corps au mileu
de Moana Road, et nous sommes embrassés, ces longs baisers
rêveurs où l’on s’a­ban­donne l’un à l’autre, à la route,
aux pins noirs qui d’en haut nous regar­dent, à la lumière cadenassée
des maisons aux volets fer­més ser­rées sur un quart d’acre
de pâtés de mai­son, l’arche de ver­tig­ineux amas bril­lant d’étoiles
au-dessus de nous, et nous nous sommes relevés, comme des anges
revenant dans un monde étrange, pour descendre
la rue en marchant, mains et bras enlacés,
riant, comme si nous avions avalé un univers
qui exploserait à l’ex­trémité de nos doigts.

 

 

For the Road 

 

 

First as a dare and then for the warm languor
of the tar, at mid­night walk­ing to my house,
we lay down our bod­ies on the middle
of Moana Road and kissed, those long dreamy
kiss­es of aban­don­ment, to each oth­er, to the road,
to the dark pines look­ing on, to the locked light
of hous­es with blinds drawn tight on quar­ter acre
blocks, the stars’ bright and dizzy mass
arc­ing over us, and we’d get to our feet, like angels
com­ing to in a strange world, to walk
down the road, arms and hands tangling,
laugh­ing, like we’d swal­lowed a universe
and it was explod­ing out of our fingertips.

 

 

 

*

 

 

Pen­dant l’hiver

 

 

J’ai jadis porté
de fins gants d’ag­neau et je vois encore
la façon dont la peau retient
le vide que la main
a quit­té, j’en­tends le soupir
du gant, sa résis­tance tan­dis que lentement
il exhale la mémoire de la main
qu’il a tenue.

 

 

Over Win­ter

 

 

I once wore
fine kid gloves and still see
he way the leather holds
the empti­ness the hand
has left, hear the glove’s
sigh, its endurance as it slowly
exhales the mem­o­ry of the hand
it held and goes to winter
wait­ing under straw.

 

 

 

*

 

 

Les bien­faits de Saint Vincent-de-Paul

 

 

Saint Vin­cent, saint patron du vestiaire
étu­di­ant, m’a légué depuis les profondeurs

et détours de ses tables de tri, une parfaite
camisole vic­to­ri­enne, chaque point de la taille

d’un seiz­ième de pouce, épinglée
d’un linon et d’un pâle ruban de soie qui se faufilait

au coeur de trois pouces de den­telle pour jouer,
en tra­vers de la poitrine et des épaules,

un jeu de tenu-tombé
et dans cette antique pratique

il me don­na, alors que jupe et chemisier
tombaient à terre, quelque chose du sentiment

d’être à la fois moi-même et l’involontaire
gémisse­ment du jeune homme, observant,

torse nu, prés du lit.

 

 

The Bless­ings of Saint Vincent

 

 

Saint Vin­cent, patron saint of student
cloth­ing, bequeathed to me from the depths

and twists of his sort­ing tables, a perfect
Vic­to­ri­an camisole, every stitch scaled

in six­teenths of an inch, pin-tucked
lawn and pale silk rib­bon that threaded

the three deep inch­es of lace to play,
across the breasts and shoulder,

a game of hang­ing on and falling
off and in this antique practice

he gave to me, as skirt and shirt
fell upon floor, some­thing of the feeling

of being both myself and the involuntary
groan of the young man, watching,

waist naked, stand­ing by the bed.

 

 

 

*

 

 

Pré­parat­ifs au froid

 

 

Pour dou­bler mon écharpe, je déniche du satin de soie, une crème
qui saisit ombres et lumière, coupé à la bonne taille,
les morceaux assem­blés à points glis­sés qui passent comme le temps
Tôt, jai appris à épin­gler, pas à faufiler
mais c’est la ten­sion du tri­cot à tiss­er, du fil à enfiler,
le glisse­ment de l’ourlet retourné, la tor­sion de ce qui peut
s’étir­er à ce qui ne peut pas, c’est ça le secret.
Le tri­cot est sus­cep­ti­ble, mais, O, la chaleur et la couleur subtile,
leurs qual­ités, et comme le satin éclaire bien
la rudesse qu’il emprunte, comme mon joli visage
et ma peau con­tre la barbe du soir de ta joue.

 

 

Get­ting ready for the cold

 

 

To line my scarf, I hunt out silk satin, that cream
bor­row­er of shades and light, cut to size,
pieces seamed with stitch­es that slip past like time
I ear­ly learnt to pin, no point tacking
but it’s the ten­sion of knit to weave, thread to needle,
the slip­ping-under-edge, the tor­sion of what can
stretch to what will not that is the trick.
The knit is prick­ly but Oh, the warmth and sub­tle colour,
the mer­it in them, and how fine the satin
lights up its bor­rowed rough­ness, like my fine face
and skin against the after­noon stub­ble of your cheek.

 

 

 

*

 

 

Le Veston de Ted Hugh­es jeune

à par­tir de Poet­ry in the Mak­ing, ch.1 — Cap­tur­ing animals

 

 

Au moment du battage, son veston grouillait,
la dou­blure dou­blée de soix­ante souris,
qu’il fai­sait naître des meu­lons et des
gerbes. Leurs fines griffes de souris
érail­laient le taffe­tas, leur fines dents taillaient
l’en­toilage. Bouil­lon­nant sous le tis­su gonflé,
elles nichaient dans l’in­térieur tendu
de l’ourlet.
Et le veston une fois posé – ou libre -
se sauvait avec des fris­sons sur des pieds cachés,
pul­lu­lant avec son odeur de renfermé,
d’am­mo­ni­ac et de grains de millet.

 

 

Young Ted Hugh­es’ Jacket

                   From his Poet­ry in the Mak­ing, ch. 1, Cap­tur­ing Animals

 

At thresh­ing time his jack­et seethed,
the lin­ing lined with six­ty mice,
that he con­jured from stooks
and sheafs. Their thin mouse claws
ran the taffe­ta, their fine teeth incised out
the inter­fac­ing. Ris­ing like boils,
they nest­ed in the frayed inside
of the hem.
And when he set the jack­et down – or free –
it shiv­ered off on hid­den feet,
pul­lu­lat­ing with its smell of must,
ammo­nia and mil­let seed.

 

 

 

*

 

 

En quit­tant la ville

 

 

Etait-ce l’indi­gence du néon
semi-obscur dans une gare routière du côté le plus miteux de la ville,
les pas­sagers d’avant-crépuscule -

la mère seule avec deux enfants de moins de cinq ans,
les yeux las ser­rant des oreillers, la dame plus âgée
avec des pan­tashort bleus et un haut assorti,

les filles en jeans ser­rés et thongs
souf­flant des bouf­fées d’air blanc qui se dressaient,
comme de froids fan­tômes devant nous,

ou peut-être était-ce le moteur du bus qui tournait,
la porte qui glis­sait et claquait
en s’ou­vrant avec des râles de fumeur, vous biaisez prudemment

vers un siège, où votre jumeau vous regarde
dans la glace, l’aube se propageant par-dessus les toits
et le quai humide, la ville embar­quée de force par les voies rapides

votre vis­age brouil­lé de larmes inattendues,
un douloureux élan de soli­tude car vous quittez
une ville que vous n’aviez jamais pen­sé autant aimer,

ou était-ce juste le fait d’aller, gag­n­er de la vitesse, la vue plongeante*
sur des poteaux télé­graphiques, les maisons cédant la place à des fer­mes récréatives,
puis de vraies fer­mes, à l’infini.

 

 

Leav­ing Town

 

 

Was it the down-and-out­ness of the fluorescent
half-dark in a bus sta­tion on the seed­i­er side of town,
the pre-dawn passengers—

the sin­gle moth­er with two kids under five,
bleary-eyed hug­ging pil­lows, the old­er lady
with mid-blue leisure pants and match­ing top,

the girls in tight jeans and thongs
blow­ing puffs of white air that hung themselves,
cold ghosts before us all,

or maybe the bus engine turn­ing over,
the slide and slap of the door
wheez­ing open like a smok­er, edg­ing aisle-wise

into a seat, where your glass win­dow twin gazes
back at you, dawn spread­ing over the roofs
and wet tar­mac, the city get­ting dragged off by the highway

your face blurred by unex­pect­ed tears,
an ache of lone­li­ness for leaving
a town you nev­er thought you liked that much,

or was it just going, gain­ing speed, a high view
of tele­graph poles, hous­es giv­ing way to hob­by farms,
then real farms, stretch­ing out forever.

 

 

 

*

 

 

Le Dessin

 

 

Ebauche de bour­don de bus, tiré du tricot
dans le bour­bier d’un voy­age, ruban
ruban, bras­sière pour bébé, la manche
et le dos. Le rythme du tricot.
encore et encore, ces mouvements
inter­mit­tents quand le petit doigt
soulève une boucle – de la pelote – du fil
qui si léger, si soyeux,
dit pro­grès, dit projet,
et tout le temps le dessin attend ;
encore un bon bout de fil à venir.

 

 

The Pat­tern

 

 

Bus drone drawn, knit­ting in
in a slough of trav­el, garter
garter, baby car­di, sleeve
and back. The rhythm of stocking.
on and on, and those intermittent
move­ments where the lit­tle finger
lifts a loop –off skein– of thread
that lies as light, lies as silk,
says progress, says prospect,
and all the time the pat­tern waits;
a finite length of yarn ahead.

 

 

 

*

 

 

La Sotte

 

 

Cette grande sotte de nou­veau jour arrive
gauche dans son pyja­ma bleu
ignare de ce qui va
se passs­er, même de ce que ce soir
ses habits cou­verts de rouille,
de traces de sang, pâle et meurtrie
elle par­ti­ra en clau­di­cant, par-delà l’horizon
oubliant presque l’éclat
de son azur, l’or interminable
de son après-midi

 

 

Dunce

 

 

That great dunce the new day arrives
awk­ward in her blue pyjamas
know­ing noth­ing of what will
hap­pen, not even that by evening
her clothes will be smeared with rust,
streaks of blood, that bruised and pale
she will limp off, over the horizon
near­ly for­get­ting the brilliance
of her azure, the long gold
of her afternoon

 

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Marilyne Bertoncini

Biogra­phie Enseignante, poète et tra­duc­trice (français, ital­ien), codi­rec­trice de la revue numérique Recours au Poème, à laque­lle elle par­ticipe depuis 2012, mem­bre du comité de rédac­tion de la revue Phoenix, col­lab­o­ra­trice des revues Poésie/Première et la revue ital­i­enne Le Ortiche, où elle tient une rubrique, “Musarder“, con­sacrée aux femmes invis­i­bil­isées de la lit­téra­ture, elle, ani­me à Nice des ren­con­tres lit­téraires men­su­elles con­sacrées à la poésie, Les Jeud­is des mots dont elle tient le site jeudidesmots.com. Tit­u­laire d’un doc­tor­at sur l’oeu­vre de Jean Giono, autrice d’une thèse, La Ruse d’I­sis, de la Femme dans l’oeu­vre de Jean Giono, a été mem­bre du comité de rédac­tion de la revue lit­téraire RSH “Revue des Sci­ences Humaines”, Uni­ver­sité de Lille III, et pub­lié de nom­breux essais et arti­cles dans divers­es revues uni­ver­si­taires et lit­téraires français­es et inter­na­tionales : Amer­i­can Book Review, (New-York), Lit­téra­tures (Uni­ver­sité de Toulouse), Bul­letin Jean Giono, Recherch­es, Cahiers Péd­a­gogiques… mais aus­si Europe, Arpa, La Cause Lit­téraire… Un temps vice-prési­dente de l’association I Fioret­ti, chargée de la pro­mo­tion des man­i­fes­ta­tions cul­turelles de la Rési­dence d’écrivains du Monastère de Saorge, (Alpes-Mar­itimes), a mon­té des spec­ta­cles poé­tiques avec la classe de jazz du con­ser­va­toire et la mairie de Men­ton dans le cadre du Print­emps des Poètes, invité dans ses class­es de nom­breux auteurs et édi­teurs (Bar­ry Wal­len­stein, Michael Glück…), organ­isé des ate­liers de cal­ligra­phie et d’écriture (travaux pub­liés dans Poet­ry in Per­for­mance NYC Uni­ver­si­ty) , Ses poèmes (dont cer­tains ont été traduits et pub­liés dans une dizaine de langues) en recueils ou dans des antholo­gies se trou­vent aus­si en ligne et dans divers­es revues, et elle a elle-même traduit et présen­té des auteurs du monde entier. Par­al­lèle­ment à l’écri­t­ure, elle s’in­téresse à la pho­togra­phie, et col­la­bore avec des artistes, plas­ti­ciens et musi­ciens. Site : Minotaur/A, http://minotaura.unblog.fr * pub­li­ca­tions récentes : Son Corps d’om­bre, avec des col­lages de Ghis­laine Lejard, éd. Zin­zo­line, mai 2021 La Noyée d’On­a­gawa, éd. Jacques André, févri­er 2020 (1er prix Quai en poésie, 2021) Sable, pho­tos et gravures de Wan­da Mihuleac, éd. Bilingue français-alle­mand par Eva-Maria Berg, éd. Tran­signum, mars 2019 (NISIP, édi­tion bilingue français-roumain, tra­duc­tion de Sonia Elvire­anu, éd. Ars Lon­ga, 2019) Memo­ria viva delle pieghe, ed. bilingue, trad. de l’autrice, ed. PVST. Mars 2019 (pre­mio A.S.A.S 2021 — asso­ci­azione sicil­iana arte e scien­za) Mémoire vive des replis, texte et pho­tos de l’auteure, éd. Pourquoi viens-tu si tard – novem­bre 2018 L’Anneau de Chill­i­da, Ate­lier du Grand Tétras, mars 2018 (man­u­scrit lau­réat du Prix Lit­téraire Naji Naa­man 2017) Le Silence tinte comme l’angélus d’un vil­lage englouti, éd. Imprévues, mars 2017 La Dernière Oeu­vre de Phidias, suivi de L’In­ven­tion de l’ab­sence, Jacques André édi­teur, mars 2017. Aeonde, éd. La Porte, mars 2017 La dernière œuvre de Phidias – 453ème Encres vives, avril 2016 Labyrinthe des Nuits, suite poé­tique – Recours au Poème édi­teurs, mars 2015 Ouvrages col­lec­tifs — Antolo­gia Par­ma, Omag­gio in ver­si, Bertoni ed. 2021 — Mains, avec Chris­tine Durif-Bruck­ert, Daniel Rég­nier-Roux et les pho­tos de Pas­cal Durif, éd. du Petit Véhicule, juin 2021 — “Re-Cer­vo”, in Trans­es, ouvrage col­lec­tif sous la direc­tion de Chris­tine Durif-Bruck­ert, éd. Clas­siques Gar­nier, 2021 -Je dis désirS, textes rassem­blés par Mar­i­lyne Bertonci­ni et Franck Berthoux, éd. Pourquoi viens-tu si tard ? Mars 2021 — Voix de femmes, éd. Pli­may, 2020 — Le Courage des vivants, antholo­gie, Jacques André édi­teur, mars 2020 — Sidér­er le silence, antholo­gie sur l’exil – édi­tions Hen­ry, 5 novem­bre 2018 — L’Esprit des arbres, édi­tions « Pourquoi viens-tu si tard » — à paraître, novem­bre 2018 — L’eau entre nos doigts, Antholo­gie sur l’eau, édi­tions Hen­ry, mai 2018 — Trans-Tzara-Dada – L’Homme Approx­i­matif , 2016 — Antholo­gie du haiku en France, sous la direc­tion de Jean Antoni­ni, édi­tions Aleas, Lyon, 2003 Tra­duc­tions de recueils de poésie — Aujour­d’hui j’embrasse un arbre, de Gio­van­na Iorio, éd. Imprévues, juil­let 2021 — Soleil hési­tant, de Gili Haimovich, éd. Jacques André , avril 2021 — Un Instant d’é­ter­nité, Nel­lo Spazio d’un istante, Anne-Marie Zuc­chel­li (tra­duc­tion en ital­ien) éd ; PVST, octo­bre 2020 — Labir­in­to delle Not­ti (ined­i­to — nom­iné au Con­cor­so Nazionale Luciano Ser­ra, Ital­ie, sep­tem­bre 2019) — Tony’s blues, de Bar­ry Wal­len­stein, avec des gravures d’Hélène Baut­tista, éd. Pourquoi viens-tu si tard ?, mars 2020 — Instan­ta­nés, d‘Eva-Maria Berg, traduit avec l’auteure, édi­tions Imprévues, 2018 — Ennu­age-moi, a bilin­gual col­lec­tion , de Car­ol Jenk­ins, tra­duc­tion Mar­i­lyne Bertonci­ni, Riv­er road Poet­ry Series, 2016 — Ear­ly in the Morn­ing, Tôt le matin, de Peter Boyle, Mar­i­lyne Bertonci­ni & alii. Recours au Poème édi­tions, 2015 — Livre des sept vies, Ming Di, Recours au Poème édi­tions, 2015 — His­toire de Famille, Ming Di, édi­tions Tran­signum, avec des illus­tra­tions de Wan­da Mihuleac, juin 2015 — Rain­bow Snake, Ser­pent Arc-en-ciel, de Mar­tin Har­ri­son Recours au Poème édi­tions, 2015 — Secan­je Svile, Mémoire de Soie, de Tan­ja Kragu­je­vic, édi­tion trilingue, Beograd 2015 — Tony’s Blues de Bar­ry Wal­len­stein, Recours au Poème édi­tions, 2014 Livres d’artistes (extraits) La Petite Rose de rien, avec les pein­tures d’Isol­de Wavrin, « Bande d’artiste », Ger­main Roesch ed. Aeonde, livre unique de Mari­no Ros­set­ti, 2018 Æncre de Chine, in col­lec­tion Livres Ardois­es de Wan­da Mihuleac, 2016 Pen­sées d’Eury­dice, avec les dessins de Pierre Rosin : http://www.cequireste.fr/marilyne-bertoncini-pierre-rosin/ Île, livre pau­vre avec un col­lage de Ghis­laine Lejard (2016) Pae­sine, poème , sur un col­lage de Ghis­laine Lejard (2016) Villes en chantier, Livre unique par Anne Poupard (2015) A Fleur d’é­tang, livre-objet avec Brigitte Marcer­ou (2015) Genèse du lan­gage, livre unique, avec Brigitte Marcer­ou (2015) Dae­mon Fail­ure deliv­ery, Livre d’artiste, avec les burins de Dominique Crog­nier, artiste graveuse d’Amiens – 2013. Col­lab­o­ra­tions artis­tiques visuelles ou sonores (extraits) — Damna­tion Memo­ri­ae, la Damna­tion de l’ou­bli, lec­ture-per­for­mance mise en musique par Damien Char­ron, présen­tée pour la pre­mière fois le 6 mars 2020 avec le sax­o­phon­iste David di Bet­ta, à l’am­bas­sade de Roumanie, à Paris. — Sable, per­for­mance, avec Wan­da Mihuleac, 2019 Galerie Racine, Paris et galerie Depar­dieu, Nice. — L’En­vers de la Riv­iera mis en musique par le com­pos­i­teur Man­soor Mani Hos­sei­ni, pour FESTRAD, fes­ti­val Fran­co-anglais de poésie juin 2016 : « The Far Side of the Riv­er » — Per­for­mance chan­tée et dan­sée Sodade au print­emps des poètes Vil­la 111 à Ivry : sur un poème de Mar­i­lyne Bertonci­ni, « L’homme approx­i­matif », décor voile peint et dess­iné, 6 x3 m par Emi­ly Wal­ck­er : L’Envers de la Riv­iera mis en image par la vidéaste Clé­mence Pogu – Festrad juin 2016 sous le titre « Proche Ban­lieue» Là où trem­blent encore des ombres d’un vert ten­dre – Toile sonore de Sophie Bras­sard : http://www.toilesonore.com/#!marilyne-bertoncini/uknyf La Rouille du temps, poèmes et tableaux tex­tiles de Bérénice Mollet(2015) – en par­tie pub­liés sur la revue Ce qui reste : http://www.cequireste.fr/marilyne-bertoncini-berenice-mollet/ Pré­faces Appel du large par Rome Deguer­gue, chez Alcy­one – 2016 Erra­tiques, d’ Angèle Casano­va, éd. Pourquoi viens-tu si tard, sep­tem­bre 2018 L’esprit des arbres, antholo­gie, éd. Pourquoi viens-tu si tard, novem­bre 2018 Chant de plein ciel, antholo­gie de poésie québé­coise, PVST et Recours au Poème, 2019 Une brèche dans l’eau, d’E­va-Maria Berg, éd. PVST, 2020 Soleil hési­tant, de Gili Haimovich, ed Jacques André, 2021 Un Souf­fle de vie, de Clau­dine Ross, ed. Pro­lé­gomènes, 2021