Nouvelles de la poésie au Québec : Claudine Bertrand

Par |2018-01-07T13:02:45+01:00 16 octobre 2017|Catégories : Claudine Bertrand, Essais & Chroniques|

Ren­con­tr­er Clau­dine Bertrand est une expéri­ence unique : poète, déjà pub­liée sur nos pages, plusieurs fois récom­pen­sée pour son œuvre 1On cit­era  les prix Tris­tan Tzara, Saint-Denys Gar­neau, ses poèmes traduits en bul­gare, et le doc­tor­at « hon­oris causa » de l’Université de Plov­div (Bul­gar­ie) qui lui est décerné pour soulign­er ses trente ans d’écriture. Nous men­tion­nerons ses derniers titres : Emoi Afrique(S), Fleurs d’orage, Au large du Séné­gal, Ailleurs en soi, Pier­res sauvages, Tomber du Jour., couron­née aus­si en juin 2017 par Le Prix européen “Vir­gile 2017”…   elle est encore essay­iste, éditrice, revuiste… : il sem­ble que nul domaine lié à la lit­téra­ture, à la poésie et à sa dif­fu­sion ne lui ait échappé.

Clau­dine Bertrand est une femme engagée, fémin­iste sans demi-mesure : pio­nnière, elle a fondé la revue Arcade con­sacréeà l’écriture des femmes et l’a dirigée durant 25 ans, œuvrant ain­si à faire con­naître la lit­téra­ture, à la dif­fuser et à la ren­dre vis­i­ble – mais  son engage­ment va bien au-delà, il engage toute sa vie, entraî­nant les choses autour d’elle dans un mou­ve­ment d’ir­ré­sistible avancée, et on ne s’é­tonne pas de lire en exer­gue de son site cette cita­tion du poète espag­nol Gabriel Celaya :

La poésie est une arme chargée de futur

Voici une devise qui car­ac­térise par­faite­ment cette per­son­ne chaleureuse, riche de pro­jets 2En pro­jet,  une antholo­gie de 150 poètes de la fran­coph­o­nie, qui sera pub­liée en juin aux édi­tions Hen­ry. menés avec toute l’én­ergie du monde — à tel point que l’im­age qu’on garde d’elle, comme un éblouisse­ment sur la rétine, est celle d’une force en action, col­orée de rouge comme la cou­ver­ture de l’ antholo­gie de ses textes 3Rouge assoif­fée, Édi­tions L’Hexagone, col­lec­tion Typo, 2011, qu’elle nous a dédi­cacée en guise de carte de vis­ite et dont les textes mar­quent les étapes de sa vie mais témoignent aus­si des moments et des inter­ro­ga­tions de l’his­toire universelle.

Con­sid­érée au Québec comme l’am­bas­sadrice de la lit­téra­ture québé­coise, elle ne pou­vait être que la pre­mière invitée de notre rubrique sur la poésie d’outre-atlan­tique, dont on souhaite qu’elle nous aide à la développer.

Présentation de l’auteur

Claudine Bertrand

Clau­dine Bertrand est une poétesse cana­di­enne née en 1948 à Mon­tréal, au Québec.

Elle est l’auteure d’ouvrages poé­tiques et de livres d’artiste au Québec et à l’étranger, dont Une main con­tre le délire (final­iste en 1996 au Grand Prix du Fes­ti­val inter­na­tion­al de la poésie de Trois-Riv­ières), L’amoureuse intérieure (Prix de poésie 1998 de la Société des écrivains cana­di­ens), Tomber du jour, Le corps en tête (prix Tris­­tan-Tzara 2001), L’énigme du futur (Prix Saint-Denys Gar­neau en 2002 livre d’artiste avec la plas­ti­ci­enne française Chan­tal Legendre). Elle a été lau­réate du Prix Femme de mérite 1997 et médail­lée d’or du Ray­on­nement culturel.

Elle est Fon­da­trice de la revue Arcade, elle la dirige de 1981 à 2006 et a créé le Prix de la relève Arcade (1991).

Depuis les années 1970, elle col­la­bore à plusieurs revues lit­téraires: Mon­tréal now !, Inter­ven­tion, La nou­velle barre du jour, Les écrits, Hobo-Québec, Pos­si­bles, Rampike, Doc(k)s, Men­su­el 25, Moe­bius, Estu­aire, Écri­t­ures, Tessera, Bac­cha­nales, et Acte Sud, Jardin d’es­sai, Pour­tours et Tra­vers (France).

[Source : Wikipé­dia]

© photo Isabelle Poinloup

© Josée Lambert

Recueils de poésie

  • Idole errante, réc­it poé­tique, Mon­tréal, Édi­tions Lèvres Urbaines, 1983.
  • Mem­o­ry, scé­nario poé­tique, Mon­tréal, la Nou­velle Barre du Jour, 1985.
  • Fic­­tion-nuit, poésie avec qua­tre dessins de Monique Dus­sault, Saint-Lam­bert, Édi­tions Le Noroît, 1987.
  • La Dernière Femme, poésie avec une lino­gravure de Célyne Fortin, Saint-Lam­bert, Édi­tions Le Noroît, 1991 (tirage épuisé) 2e édi­tion bilingue tchèque et française, tra­duc­tion de Jana Boxberg­er, Prague, Pro­tis, 2000.
  • La Pas­sion au féminin, entre­tiens, coau­teur avec Josée Bon­neville, Mon­tréal, XYZ Édi­teur, 1994.
  • Une main con­tre le délire, poésie, avec une illus­tra­tion de Roch Plante, Montréal/Paris, Le Noroît/Erti édi­teur, 1995.
  • L’Amoureuse intérieure, suivi de La mon­tagne sacrée, poésie, avec qua­tre orig­in­aux de Roland Giguère, Montréal/Paris, Le Noroît/Le Dé Bleu, 1997, * Prix de la Société des Écrivains Cana­di­ens, Prix de la Renais­sance française; 2e édi­tion traduite en cata­lan par Anna Mon­tero, Barcelone, Tan­dem Edi­cions, 2002.
  • Tomber du jour, poésie avec une illus­tra­tion de Mar­celle Fer­ron, Mon­tréal, Édi­tions Le Noroît, 1999.
  • Le Corps en tête, poésie, l’Atelier des Brisants, France, 2001, prix Tristan-Tzara.
  • Jardin des ver­tiges, poésie, illus­tra­tion de Chan Ky-Yut, Mon­tréal, Hexa­gone, 2002.
  • Nou­velles épipha­nies, poésie, Mon­tréal, Trait d’Union, Autres temps, France, 2003.
  • Chute de voyelles, poésie, Trait d’Union, Mon­tréal, Autres Temps, France, 2004.
  • Pier­res sauvages, poésie, Édi­tion de l’Harmattan, coll. « Poètes des 5 con­ti­nents », France, 2005.
  • Ailleurs en soi, poésie, Édi­tions Domens, France, 2006.
  • Autour de l’ob­scur, poésie, Édi­tions de l’Hexa­gone, 2008.
  • The Last Woman, poésie, Édi­tions Guer­ni­ca, 2008. Choix de poèmes pub­liés de 1991 à 2002, traduits par Anto­nio D’Alfonso.
  • Autour de l’obscur, poésie, illus­tra­tion Anne Slacik, Édi­tion de l’Hexagone, 2008.
  • Pas­sion Afrique, poésie, illus­tra­tions Michel Mousseau, Édi­tions Rougi­er, col­lec­tion «Ficelle», France 2009.
  • Au large du Séné­gal, poésie, illus­tra­tions Michel Mousseau, Édi­tions Rougi­er, col­lec­tion “Plis urgents”, 2013

 

Poèmes choi­sis

 

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Marilyne Bertoncini

Biogra­phie Enseignante, poète et tra­duc­trice (français, ital­ien), codi­rec­trice de la revue numérique Recours au Poème, à laque­lle elle par­ticipe depuis 2012, mem­bre du comité de rédac­tion de la revue Phoenix, col­lab­o­ra­trice des revues Poésie/Première et la revue ital­i­enne Le Ortiche, où elle tient une rubrique, “Musarder“, con­sacrée aux femmes invis­i­bil­isées de la lit­téra­ture, elle, ani­me à Nice des ren­con­tres lit­téraires men­su­elles con­sacrées à la poésie, Les Jeud­is des mots dont elle tient le site jeudidesmots.com. Tit­u­laire d’un doc­tor­at sur l’oeu­vre de Jean Giono, autrice d’une thèse, La Ruse d’I­sis, de la Femme dans l’oeu­vre de Jean Giono, a été mem­bre du comité de rédac­tion de la revue lit­téraire RSH “Revue des Sci­ences Humaines”, Uni­ver­sité de Lille III, et pub­lié de nom­breux essais et arti­cles dans divers­es revues uni­ver­si­taires et lit­téraires français­es et inter­na­tionales : Amer­i­can Book Review, (New-York), Lit­téra­tures (Uni­ver­sité de Toulouse), Bul­letin Jean Giono, Recherch­es, Cahiers Péd­a­gogiques… mais aus­si Europe, Arpa, La Cause Lit­téraire… Un temps vice-prési­dente de l’association I Fioret­ti, chargée de la pro­mo­tion des man­i­fes­ta­tions cul­turelles de la Rési­dence d’écrivains du Monastère de Saorge, (Alpes-Mar­itimes), a mon­té des spec­ta­cles poé­tiques avec la classe de jazz du con­ser­va­toire et la mairie de Men­ton dans le cadre du Print­emps des Poètes, invité dans ses class­es de nom­breux auteurs et édi­teurs (Bar­ry Wal­len­stein, Michael Glück…), organ­isé des ate­liers de cal­ligra­phie et d’écriture (travaux pub­liés dans Poet­ry in Per­for­mance NYC Uni­ver­si­ty) , Ses poèmes (dont cer­tains ont été traduits et pub­liés dans une dizaine de langues) en recueils ou dans des antholo­gies se trou­vent aus­si en ligne et dans divers­es revues, et elle a elle-même traduit et présen­té des auteurs du monde entier. Par­al­lèle­ment à l’écri­t­ure, elle s’in­téresse à la pho­togra­phie, et col­la­bore avec des artistes, plas­ti­ciens et musi­ciens. Site : Minotaur/A, http://minotaura.unblog.fr * pub­li­ca­tions récentes : Son Corps d’om­bre, avec des col­lages de Ghis­laine Lejard, éd. Zin­zo­line, mai 2021 La Noyée d’On­a­gawa, éd. Jacques André, févri­er 2020 (1er prix Quai en poésie, 2021) Sable, pho­tos et gravures de Wan­da Mihuleac, éd. Bilingue français-alle­mand par Eva-Maria Berg, éd. Tran­signum, mars 2019 (NISIP, édi­tion bilingue français-roumain, tra­duc­tion de Sonia Elvire­anu, éd. Ars Lon­ga, 2019) Memo­ria viva delle pieghe, ed. bilingue, trad. de l’autrice, ed. PVST. Mars 2019 (pre­mio A.S.A.S 2021 — asso­ci­azione sicil­iana arte e scien­za) Mémoire vive des replis, texte et pho­tos de l’auteure, éd. Pourquoi viens-tu si tard – novem­bre 2018 L’Anneau de Chill­i­da, Ate­lier du Grand Tétras, mars 2018 (man­u­scrit lau­réat du Prix Lit­téraire Naji Naa­man 2017) Le Silence tinte comme l’angélus d’un vil­lage englouti, éd. Imprévues, mars 2017 La Dernière Oeu­vre de Phidias, suivi de L’In­ven­tion de l’ab­sence, Jacques André édi­teur, mars 2017. Aeonde, éd. La Porte, mars 2017 La dernière œuvre de Phidias – 453ème Encres vives, avril 2016 Labyrinthe des Nuits, suite poé­tique – Recours au Poème édi­teurs, mars 2015 Ouvrages col­lec­tifs — Antolo­gia Par­ma, Omag­gio in ver­si, Bertoni ed. 2021 — Mains, avec Chris­tine Durif-Bruck­ert, Daniel Rég­nier-Roux et les pho­tos de Pas­cal Durif, éd. du Petit Véhicule, juin 2021 — “Re-Cer­vo”, in Trans­es, ouvrage col­lec­tif sous la direc­tion de Chris­tine Durif-Bruck­ert, éd. Clas­siques Gar­nier, 2021 -Je dis désirS, textes rassem­blés par Mar­i­lyne Bertonci­ni et Franck Berthoux, éd. Pourquoi viens-tu si tard ? Mars 2021 — Voix de femmes, éd. Pli­may, 2020 — Le Courage des vivants, antholo­gie, Jacques André édi­teur, mars 2020 — Sidér­er le silence, antholo­gie sur l’exil – édi­tions Hen­ry, 5 novem­bre 2018 — L’Esprit des arbres, édi­tions « Pourquoi viens-tu si tard » — à paraître, novem­bre 2018 — L’eau entre nos doigts, Antholo­gie sur l’eau, édi­tions Hen­ry, mai 2018 — Trans-Tzara-Dada – L’Homme Approx­i­matif , 2016 — Antholo­gie du haiku en France, sous la direc­tion de Jean Antoni­ni, édi­tions Aleas, Lyon, 2003 Tra­duc­tions de recueils de poésie — Aujour­d’hui j’embrasse un arbre, de Gio­van­na Iorio, éd. Imprévues, juil­let 2021 — Soleil hési­tant, de Gili Haimovich, éd. Jacques André , avril 2021 — Un Instant d’é­ter­nité, Nel­lo Spazio d’un istante, Anne-Marie Zuc­chel­li (tra­duc­tion en ital­ien) éd ; PVST, octo­bre 2020 — Labir­in­to delle Not­ti (ined­i­to — nom­iné au Con­cor­so Nazionale Luciano Ser­ra, Ital­ie, sep­tem­bre 2019) — Tony’s blues, de Bar­ry Wal­len­stein, avec des gravures d’Hélène Baut­tista, éd. Pourquoi viens-tu si tard ?, mars 2020 — Instan­ta­nés, d‘Eva-Maria Berg, traduit avec l’auteure, édi­tions Imprévues, 2018 — Ennu­age-moi, a bilin­gual col­lec­tion , de Car­ol Jenk­ins, tra­duc­tion Mar­i­lyne Bertonci­ni, Riv­er road Poet­ry Series, 2016 — Ear­ly in the Morn­ing, Tôt le matin, de Peter Boyle, Mar­i­lyne Bertonci­ni & alii. Recours au Poème édi­tions, 2015 — Livre des sept vies, Ming Di, Recours au Poème édi­tions, 2015 — His­toire de Famille, Ming Di, édi­tions Tran­signum, avec des illus­tra­tions de Wan­da Mihuleac, juin 2015 — Rain­bow Snake, Ser­pent Arc-en-ciel, de Mar­tin Har­ri­son Recours au Poème édi­tions, 2015 — Secan­je Svile, Mémoire de Soie, de Tan­ja Kragu­je­vic, édi­tion trilingue, Beograd 2015 — Tony’s Blues de Bar­ry Wal­len­stein, Recours au Poème édi­tions, 2014 Livres d’artistes (extraits) La Petite Rose de rien, avec les pein­tures d’Isol­de Wavrin, « Bande d’artiste », Ger­main Roesch ed. Aeonde, livre unique de Mari­no Ros­set­ti, 2018 Æncre de Chine, in col­lec­tion Livres Ardois­es de Wan­da Mihuleac, 2016 Pen­sées d’Eury­dice, avec les dessins de Pierre Rosin : http://www.cequireste.fr/marilyne-bertoncini-pierre-rosin/ Île, livre pau­vre avec un col­lage de Ghis­laine Lejard (2016) Pae­sine, poème , sur un col­lage de Ghis­laine Lejard (2016) Villes en chantier, Livre unique par Anne Poupard (2015) A Fleur d’é­tang, livre-objet avec Brigitte Marcer­ou (2015) Genèse du lan­gage, livre unique, avec Brigitte Marcer­ou (2015) Dae­mon Fail­ure deliv­ery, Livre d’artiste, avec les burins de Dominique Crog­nier, artiste graveuse d’Amiens – 2013. Col­lab­o­ra­tions artis­tiques visuelles ou sonores (extraits) — Damna­tion Memo­ri­ae, la Damna­tion de l’ou­bli, lec­ture-per­for­mance mise en musique par Damien Char­ron, présen­tée pour la pre­mière fois le 6 mars 2020 avec le sax­o­phon­iste David di Bet­ta, à l’am­bas­sade de Roumanie, à Paris. — Sable, per­for­mance, avec Wan­da Mihuleac, 2019 Galerie Racine, Paris et galerie Depar­dieu, Nice. — L’En­vers de la Riv­iera mis en musique par le com­pos­i­teur Man­soor Mani Hos­sei­ni, pour FESTRAD, fes­ti­val Fran­co-anglais de poésie juin 2016 : « The Far Side of the Riv­er » — Per­for­mance chan­tée et dan­sée Sodade au print­emps des poètes Vil­la 111 à Ivry : sur un poème de Mar­i­lyne Bertonci­ni, « L’homme approx­i­matif », décor voile peint et dess­iné, 6 x3 m par Emi­ly Wal­ck­er : L’Envers de la Riv­iera mis en image par la vidéaste Clé­mence Pogu – Festrad juin 2016 sous le titre « Proche Ban­lieue» Là où trem­blent encore des ombres d’un vert ten­dre – Toile sonore de Sophie Bras­sard : http://www.toilesonore.com/#!marilyne-bertoncini/uknyf La Rouille du temps, poèmes et tableaux tex­tiles de Bérénice Mollet(2015) – en par­tie pub­liés sur la revue Ce qui reste : http://www.cequireste.fr/marilyne-bertoncini-berenice-mollet/ Pré­faces Appel du large par Rome Deguer­gue, chez Alcy­one – 2016 Erra­tiques, d’ Angèle Casano­va, éd. Pourquoi viens-tu si tard, sep­tem­bre 2018 L’esprit des arbres, antholo­gie, éd. Pourquoi viens-tu si tard, novem­bre 2018 Chant de plein ciel, antholo­gie de poésie québé­coise, PVST et Recours au Poème, 2019 Une brèche dans l’eau, d’E­va-Maria Berg, éd. PVST, 2020 Soleil hési­tant, de Gili Haimovich, ed Jacques André, 2021 Un Souf­fle de vie, de Clau­dine Ross, ed. Pro­lé­gomènes, 2021

Notes[+]

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