La rue infinie : entretien avec Jean-Marc Barrier

Par |2021-11-06T12:44:29+01:00 6 novembre 2021|Catégories : Focus, Jean-Marc Barrier|

Maintes fois dif­férée – le fes­ti­val Voix Vives est lieu de mul­ti­ples ren­con­tres et dis­trac­tions – l’entretien souhaité avec Jean-Marc Bar­ri­er aura finale­ment lieu dans l’ombre fraîche de La Mai­son Verte, en lisière de la place des édi­teurs, à Sète, où grouille une vie dédiée aux livres et à la poésie.

Je lis Jean-Marc Bar­ri­er, poète et pho­tographe, depuis que j’ai ren­con­tré son deux­ième livre, Vir­ga, je le suis à tra­vers la très belle col­lec­tion Fibre(s) qu’il dirige aux édi­tions La Tête à l’envers et ses livres de pho­tos et poèmes aux édi­tions phloeme -  mais il est aus­si graphiste, pein­tre, ani­ma­teur d’atelier d’écri­t­ure, et co-ani­meur de l’émis­sion de radio ‘Les arpen­teurs poé­tiques’ sur RPH Radio Pays d’Hérault. Per­son­nage mul­ti­ple à l’apparence tran­quille d’un sage dont le regard clair vous accueille autant qu’il vous inter­roge, il a déjà don­né à  Recours au Poème un très bel entre­tien où il par­le de poésie, mais il reste un grande part de mys­tère autour de la façon dont il artic­ule ses activ­ités artis­tiques et ses vies mul­ti­ples. C’est autour de son dernier livre, La Rue Infinie, aux édi­tions Phloeme, que nous les avons évoquées.

Jean-Marc Bar­ri­er | Entre­tien avec Mar­i­lyne Bertonci­ni, Sète, juil­let 2021 

Les vies mul­ti­ples, la photographie
Le chemin vers ce livre
Dans le livre, cette phrase : « et l’être large se tient dans le mul­ti­ple et la séquence. »
Je vois aujourd’hui comme ce livre est né de mes vies mul­ti­ples, des choix et des pul­sions qui ont bâti à la fois mon itinéraire et mes mémoires feuilletées. 
Dans ma jeunesse, trois années de vie monas­tique m’ont per­mis de me décaler des pro­gram­ma­tions de mon milieu d’origine pour faire des choix per­son­nels et éclairés, notam­ment ce choix des études de pein­ture aux Beaux-Arts de Lyon, puis fut le temps de choisir de vivre ma vie d’homme plus large­ment, et celui d’assumer pleine­ment ma vie de père de famille, et donc de cess­er de pein­dre pour être graphiste et avoir des revenus plus assurés et réguliers. Ce fut un choix évi­dent et clair, qui avait du sens, mais où j’ai per­du le fil de mon aven­ture pic­turale. Alors s’est glis­sée la pra­tique de la pho­togra­phie, comme espace de lib­erté, comme créa­tiv­ité hors commande…
Et lors de mes je voy­ages ou prom­e­nades, j’ai vite pris ce goût de ramass­er des pein­tures per­dues, ces images frontales d’actes artis­tiques spon­tanés ou involon­taires, que je cadre, que j’ai envie de garder – et envie que d’autres per­son­nes que moi les voient.
Les « pein­tures perdues »
J’ai com­pris plus tard qu’en gar­dant ces œuvres hum­bles, des­tinées à dis­paraître, en leur don­nant un autre statut, une autre audi­ence, je me rel­e­vais de la perte de la pein­ture, je réparais quelque chose en moi. C’est un phénomène assez proche du bien­fait que donne l’écriture poé­tique : le retourne­ment d’états émo­tion­nels en un acte créa­teur qui change tout.

Jean-Marc Bar­ri­er, La Rue infinie, édi­tions Phloème.

Depuis quelques années, à la retraite, j’ai com­mencé une autre vie, j’ai repris la pein­ture – je suis un ‘jeune artiste’, en fait – je suis allé vers l’encre et l’encre brodée, des grands for­mats où je retrou­ve l’instinct, la pul­sion, la spon­tanéité dans le geste et où j’aime réu­nir sur les grandes feuilles deux tem­po­ral­ités : celle de l’instant et celle de la médi­ta­tion (celle de l’encre et celle de la broderie), qui se mus­cle­nt ain­si l’une l’autre, pour man­i­fester peut-être com­ment vit en nous simul­tané­ment l’enfant libre et l’être en quête de sagesse.
Et puis j’écris. Depuis 2009, j’écris des poèmes.
Le rap­port au livre, à l’écriture
Le livre, le pre­mier voyage
Dans ma jeunesse, les livres m’ont ouvert le monde, la rêver­ie fut chaude sur toutes les pos­si­bles manières de vivre, sur l’esprit d’aventure, sur les géo­gra­phies physiques et men­tales. J’ai adoré lire, à com­mencer par Tintin, puis Jules Verne, puis tant d’autres…
Le pre­mier voy­age fut le livre. Il reste un voy­age con­tinu et ent­hou­si­aste, un objet par­fait et plein de promesse, dont prin­ci­pale­ment celle d’aller sous la sur­face des choses bien liss­es, de révéler les vies et les espaces intérieurs. La lec­ture renou­velée d’Exer­ci­ces de style de Ray­mond Que­neau, trou­vé dans la bib­lio­thèque de ma mère fut une révélation,
Le lan­gage pou­vait donc se mod­uler à ce point… et plus tard Le rivage des Syrtes de Julien Gracq fut un choc esthé­tique, je me sou­viens l’avoir dis­til­lé à rai­son de deux pages par jour pour faire dur­er le plaisir.
L’écriture est née de la lec­ture, car je me suis nour­ri de lec­ture, romans, essais, poèmes…
Les dix années passées à Lyon, avant mon arrivée dans le sud, furent peu­plées de poèmes. Je me con­so­lais à la poésie, mais surtout j’y trou­vais la vital­ité que j’aime, l’invention, la sen­si­bil­ité que j’aime. Mon chemin poé­tique avait com­mencé avec Rilke lorsque j’avais 20 ans, puis les fig­ures qui m’ont entrainé dans ce monde furent Paul Elu­ard, Pablo Neru­da, Octavio Paz, Anto­nio Ramos Rosa, Luiza Neto Jorge, Claude Este­ban, puis tout s’est ouvert… mais je n’écrivais pas. Je lisais.

Jean-Marc Bar­ri­er, Biogra­phie, encre brodée 40x40 cm, expo­si­tion Les Pluies intérieures, Pézenas.

L’écriture
C’est un événe­ment, un choc dans ma vie, qui me jeta dans l’écriture. Ma vie a changé – et j’ai aimé ce qui venait. Un jour à Pézenas, j’ai poussé la porte de l’atelier d’écriture de Jean-Marie de Crozals, et je suis tombé dedans, lit­térale­ment. J’étais bien chargé par tant de com­pagnon­nage avec les poèmes…  soudain, j’ai écrit. Petit à petit, j’y ai appris que l’on écrit un poème par fléchisse­ment plus que par ambi­tion, et que rester au plus près de l’émotion brute et non déguisée est le meilleur moyen d’activer une écri­t­ure inven­tive. On ne va pas de a à b pour sig­ni­fi­er, pour trans­met­tre, non, on va de a à g ou w car le vif a cette mobil­ité qui tra­verse les lobes, les con­ven­tions, les calculs.
Avec le temps, dans l’amitié d’autres poètes, ou avec la con­fi­ance d’éditeurs, j’ai aimé met­tre au ser­vice de l’édition mon savoir-faire de graphiste – qui s’enrichit de mes pra­tiques artis­tique et poétique. 

Jean-Marc Bar­ri­er, Vir­ga, encre 56x76 cm, expo­si­tion Les Pluies intérieures, Pézenas.

Quand les livres naissent
Les livres sem­blent naître de la vie. Je ne décide pas de faire un livre. Je vis, fab­rique des images, observe, capte, tra­verse des expéri­ences, j’écris… et un jour un livre apparaît.
Ma grat­i­tude va à Michel Fres­soz, des édi­tions des Cent regards à Mont­pel­li­er, qui le pre­mier a fait exis­ter mes livres : La tra­ver­sée (2011), puis Vir­ga (2018). Et à Jean-Pierre Védrines de la revue La main mil­lé­naire, qui pub­liant mes poèmes à chaque numéro, m’a tiré en avant vers mon écri­t­ure actuelle.
La col­lec­tion fibre.s
En 2020, Dominique Sier­ra m’a con­fié une col­lec­tion que j’ai pu inven­ter selon mon envie, la col­lec­tion fibre.s aux édi­tions la tête à l’envers. Je suis plein de grat­i­tude pour la lib­erté et la con­fi­ance qu’elle m’offre. 8 titres la com­posent actuelle­ment et nous en éditerons 4 par an. C’est pas­sion­nant pour moi de créer des diag­o­nales entre des textes et des images, un.e auteur.e et un.e artiste, et d’explorer toutes les couleurs des liens et écarts entre texte et image, où s’active un troisième temps poé­tique pour le lecteur, selon son imaginaire.
Avec les édi­tions Phloème
Lara Dopff, des édi­tions Phloème, a édité Ailleurs debout. (2019) puis La rue infinie paru en juin 2021. Grand bon­heur. Quand un livre est juste pour soi, qu’il est comme néces­saire, on le sent, et c’est une joie de se sen­tir ain­si ‘aligné’. Je lui suis très recon­nais­sant égale­ment de m’avoir lais­sé inven­ter la forme du livre – que je voulais clair, ami­cal, et sym­bol­ique­ment apte à trou­ver place dans un sac à dos de marcheur. 
Avant ces livres, elle m’a con­fié la réal­i­sa­tion d’encres pour un recueil de Jane Hir­sh­field, et cela m’a per­mis de reli­er mon tra­vail pic­tur­al au livre, quelle chance. Cet automne, Phloème ré-édite mon recueil Vir­ga (encres et poèmes).

Jean-Marc Bar­ri­er, L’E­sprit des saisons, encre 50x65 cm, expo­si­tion Les Pluies intérieures, Pézenas.

En ce début 2021, j’ai mis au point la ligne graphique des cou­ver­tures des édi­tions Phloème, d’une manière qui pro­longe l’esprit orig­inel des reli­ures à la chi­noise, inclu­ant une encre par auteur. J’aime sen­tir ain­si que mes pra­tiques divers­es con­ver­gent, et de par­ticiper à la créa­tion des livres avec des amis. Grat­i­tude là aus­si, et grand plaisir.
Et ce n’est pas qu’une aven­ture édi­to­ri­ale, il y a le plaisir de la ‘car­a­vane d’écriture’ et de vie, d’amitié, la belle diver­sité et vital­ité des auteur.e.s.
L’écriture de La rue infinie
Ce livre est surtout une œuvre d’écriture. 
Les pho­togra­phies sont finale­ment des œuvres d’anonymes dont je n’ai été que le cap­teur. J’aime le rap­port entre image et texte, lequel naît d’indices que me four­nit l’image : des com­posantes infimes activent l’écriture, me per­me­t­tent d’exprimer quelque chose de mon rap­port au monde et à la vie.

Jean-Marc Bar­ri­er, La Rue infinie, édi­tions Phloème.

Jean-Marc Bar­ri­er, La Rue infinie, édi­tions Phloème.

 

Toutes les couleurs de la vie
Les textes ont pris toutes les couleurs de la vie. Un pan­neau criblé d’agrafes me per­met de par­ler de ce que nous faisons de nos colères, une madone délavée au fond d’une impasse ouvre une approche ce que nous nom­mons prière, plusieurs images per­me­t­tent d’évoquer la fron­tière de l’intime, de ce qui se garde, de ce qui se partage. Je suis heureux que s’y man­i­feste égale­ment ma part espiè­gle, car c’est une par­tie de moi que j’aime, et ces sur­sauts créat­ifs cap­tés partout dans le monde sus­cite cette liberté.
Le livre fait l’éloge d’un art spon­tané, involon­taire – et l’éloge de l’attention, je pense. 
En écrivant sur ces images que je capte depuis longtemps, depuis 40 ans, j’ai pris con­science que ce qui me sem­blait une pas­sion ludique por­tait un sens beau­coup plus pro­fond pour moi. Une utopie s’y réalise d’un art sans ego, sans com­merce, un don offert et partagé dans l’espace pub­licDepuis l’homme ou la femme des cav­ernes qui posa sa main sur une paroi de cav­erne, nous nous envoyons des signes (de vie) dans la rue infinie du temps et de la géo­gra­phie. J’aime que la chair des images y résonne à l’intériorité du texte et vice-versa.

 

Le dos des choses
En post­face, Lara Dopff m’a posé des ques­tions qui m’ont amené à une dimen­sion qua­si-philosophique. Cela rejoint mon ressen­ti de l’écriture poé­tique : c’est pour moi un acte éthique. En quit­tant les for­mu­la­tions usées et con­v­enues, en traçant aven­tureuse­ment des sen­tiers incon­nus dans la syn­taxe, les vocab­u­laires et les rythmes, écrire un poème est non seule­ment une sauve­g­arde de notre être dans sa vivac­ité et sa pro­fondeur, mais aus­si une retrou­vaille avec l’incroyable valeur de la parole et du lan­gage dans notre human­ité, qui nous relie à une vie non pas util­i­taire et gal­vaudée, non, une vie de con­science et d’étonnement, pleine de poten­tial­ités, qui mérite bien cette langue vivace et puissante.

Jean-Marc Bar­ri­er, L’e­sprit de la musique, encre 50x70 cm, expo­si­tion Les Pluies intérieures, Pézenas.

Le phénomène que nous con­nais­sons tous, cette joie du poème, n’est-ce pas ce sen­ti­ment que le poème peut être juste, car il exprime notre part inef­fa­ble, ce qui est invis­i­ble ou indi­ci­ble, qui nous rap­proche de la dimen­sion inouïe de la vie. La langue vivace et déjan­tée nous libère – nous remet au monde.
La rue infinie, comme Ailleurs debout, est né du sen­ti­ment fort que le monde intérieur est aus­si vaste que le monde extérieur, sinon plus. Et ce qui cir­cule entre les deux me pas­sionne, où l’image serait l’alter et le sym­bole, et le texte l’intime et la résonance.
Sous la parole, il y a une autre parole, et il y a dans La rue infinie sans doute un sen­ti­ment que dans cette vie éton­nante, pas­sagère, notre com­mu­nauté de des­tin nous rap­proche, et que je serai tou­jours résol­u­ment du côté de ces sur­sauts de vie, de créa­tiv­ité, de partage très sim­ple et ouvert. Pour boucler sur la phrase du début ce cet entre­tien, je trou­ve que cha­cun est large, mul­ti­ple, en évo­lu­tion, et que cela ouvre à une grande écoute, une tolérance où nous pou­vons laiss­er à l’autre ses dimen­sions et ses potentialités. 
Mer­ci Marilyne. 

Présentation de l’auteur

Jean-Marc Barrier

Jean-Marc Bar­ri­er a 68 ans, il vit dans les mon­tagnes de l’Hérault, où il se con­sacre à l’écriture, au dessin et à la pho­togra­phie. Il vit ain­si un com­mence­ment, comme dans ses années de jeune homme où, diplômé des Beaux-Arts, il se des­ti­nait à la pein­ture. Il ani­me un ate­lier d’écriture men­su­el, La table d’écriture. Il co-ani­me une émis­sion men­su­elle Les Arpen­teurs poé­tiques sur Radio Pays d’Hérault.
Aupar­a­vant graphiste indépen­dant et enseignant en école d’art, il a réal­isé de nom­breuses cou­ver­tures de livres (édi­tions Haz­an, La Mar­tinière, Chène) et tra­vail­lé pour des musées, orchestres, com­pag­nies de théâtre, fes­ti­vals et médiathèques. Grand marcheur, amoureux des mon­tagnes et des vastes espaces proches des orig­ines, il pré­pare actuelle­ment une expo­si­tion de pho­togra­phies et textes autour du voy­age comme expéri­ence poé­tique. Cer­tains de ses poèmes ont été traduits en ital­ien, en anglais, en roumain, en croate et en russe.

livres

Tombe la parole | Poème sur des pho­togra­phies de Nicole Schmitt, 2010, édi­tions Eole.

La Tra­ver­sée | Poème et pho­togra­phies, édi­tions Les Cents Regards, Mont­pel­li­er, 2011

West­ern | Poème, avec une pein­ture de André Aragon, La voix du poème, 2014

Vir­ga | poèmes et encres, édi­tions Les Cents Regards, Mont­pel­li­er, 2018 puis Phloème, 2021

Ailleurs debout | textes et pho­togra­phies, édi­tions Phloème, 2019

Noir estran | poèmes, pein­tures de Géry Lamarre, la tête à l’envers, col­lec­tion fibre.s, 2021

La rue infinie | textes et pho­togra­phies, édi­tions Phloème, 2021

 

livres en tant qu’illustrateur

Feuilles | poème de Brigitte Mar­mol, encre de Jean-Marc Bar­ri­er, la voix du poème 2014

Come Thief, Viens, voleur | poèmes de Jane Hir­sh­field, édi­tions Phloème, 2018

L’Hi­ron­delle |texte d’Is­abelle Alen­tour, édi­tions L’ail des ours, 2021

 

en revues (sélection)

Une par­tie de Ailleurs debout, traduite en croate, a paru dans la revue lit­téraire Tema, Zagreb en févri­er 2020.

Poèmes parus dans Voz­doukh tchist(L’air est pur), antholo­gie en français et russe, 2018 et en russe unique­ment dans le livre Anthol­o­gy of Con­tem­po­rary Ural Poetry.

Nom­breux poèmes pub­liés dans la revue La main mil­lé­naire n° 6 à 18, Lunel, 2011–2018.

2 poèmes parus dans Entre-temps, frag­ments inex­is­tants, antholo­gie,et 2 autres dans Les voi(e)x du pos­si­ble, encres de JM Bar­ri­er, édi­tionsLignes d’Horizons, 2018–2019

Poème paru dans Un rêve, antholo­gie, édi­tions de l’Aigrette, 2019.

Poèmes parus dans la revue Décharge, 2020 et 2021.

Prix du poème au Salon Bigouden du livre 2108, Le Triskell Pont l’Abbé.

 

expositions récentes

Ailleurs debout’ expo­si­tion de textes et pho­togra­phies à la médiathèqueAndré-Mal­raux de Béziers, 2019–2020 ; puis à la médiathèque du Grand Nar­bonne en févri­er-mars 2020, et dans celle d’Uzès en hiv­er 2021.

avec Cio­ran’ expo­si­tion d’en­cres brodées et lames-poèmes à Sibiu (Roumanie) au Musée d’art con­tem­po­rain, août 2021.

les pluies intérieures’ expo­si­tion d’encres brodées à Pézenas en mars-avril 2021.

la rue infinie’expo­si­tion de textes et pho­togra­phies à la librairie L’an­nexe à Malaucène jusqu’en jan­vi­er 2022, puis à Pézenas en avril 2022

 

concert poétique, cd

Luiza, Luiza ! con­cert poé­tique avec Pierre Diaz, sax­o­phones, clar­inette basse et elec­tro | poèmes de Luiza Neto Jorge. cd disponible.

 

sites

http://www.jeanmarcbarrier.fr

http://www.flickr.com/photos/autre_rive

http://www.rphfm.org/tous-les-pro­­grammes/les-arpen­­teurs-poetiques/

face­book : Jean-marc Bar­ri­er et Poem-Jean-Marc Barrier

insta­gram : barrierjeanmarc

 

Poèmes choi­sis

Autres lec­tures

Jean-Marc Barrier, l’autre versant de la montagne

Jean-Marc Bar­ri­er est un artiste dis­cret, mais son engage­ment est entier et  puis­sant comme la mon­tagne qu’il con­tem­ple tous les jours depuis sa fenêtre. Poète, graphiste, pho­tographe, il ani­me un ate­lier d’écriture, La […]

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Marilyne Bertoncini

Mar­i­lyne Bertonci­ni, co-respon­s­able de la revue Recours au Poème, à laque­lle elle col­la­bore depuis 2013, mem­bre du comtié de rédac­tion de la revue <emPhoenix, doc­teur en Lit­téra­ture, spé­cial­iste de Jean Giono, tra­vaille avec des artistes, vit, écrit et traduit de l’anglais et de l’i­tal­ien. Elle est l’autrice de nom­breux arti­cles et cri­tiques ain­si que de tra­duc­tions sur Recours au Poème. Ses textes et pho­tos sont égale­ment pub­liés dans des antholo­gies, divers­es revues français­es et inter­na­tionales, et sur son blog :   http://minotaura.unblog.fr. Prin­ci­pales publications : Tra­duc­tions :  tra­duc­tions de l’anglais (US et Aus­tralie) : Bar­ry Wal­len­stein, Mar­tin Har­ri­son, Peter Boyle (Recours au Poème édi­teurs, 2014 et 2015), Car­ol Jenk­ins ( Riv­er road Poet­ry Series, 2016) autres tra­duc­tions : Secan­je Svile, Mémoire de Soie, Tan­ja Kragu­je­vic, édi­tion trilingue, Beograd 2015 Livre des sept vies , Ming Di, Recours au Poème édi­tions, 2015 His­toire de Famille, Ming Di, édi­tions Tran­signum, avec des illus­tra­tions de Wan­da Mihuleac,  juin 2015 Instan­ta­nés, Eva-Maria Berg, édi­tions Imprévues, 2018 Poèmes per­son­nels :  Labyrinthe des Nuits, suite poé­tique, RaP édi­teur, 2015 La Dernière Oeu­vre de Phidias, Encres Vives, avril 2016 Aeonde, La Porte, 2017 AEn­cre de Chine, livre-ardoise sur un pro­jet de Wan­da Mihuleac Le Silence tinte comme l’angélus d’un vil­lage englouti, édi­tions Imprévues, 2017 La Dernière Oeu­vre de Phidias, suivi de L’In­ven­tion de l’ab­sence, Jacques André édi­teur , mars 2017 L’An­neau de Chill­i­da, L’Ate­lier du Grand Tétras, 2018 Mémoire vive des replis, poèmes et pho­tos de l’autrice, pré­face de Car­ole Mes­ro­bian, édi­tions “Pourquoi viens-tu si tard?”, novem­bre 2018 Sable, livre bilingue (tra­duc­tion en alle­mand d’ Eva-Maria Berg), avec des gravures de Wan­da Mihuleac, et une post­face de Lau­rent Gri­son, Tran­signum , mars 2019. Memo­ria viva delle pieghe/mémoire vive des replis, édi­tion bilingue, tra­duc­tion de l’autrice, pré­face de Gian­car­lo Baroni, éd. PVTST?, mars 2019 (fiche biographique com­plète sur le site de la MEL : http://www.m‑e-l.fr/marilyne-bertoncini,ec,1301 )
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