Revue tourangelle qui s’applique à « don­ner du sens aux événe­ments », le mag­a­zine d’actualité et de société dirigé et ani­mé par Thérèse et Chris­t­ian Roesch n’est PAS une revue lit­téraire. Il nous sem­ble d’autant plus néces­saire d’en par­ler, puisque – chose rare dans la presse général­iste —  le numéro d’été con­sacre un dossier com­plet à la poésie (pp. 32 à 65, près de la moitié de la pub­li­ca­tion !), large­ment ouvert à ses dimen­sions spirituelles.

Qua­tre volets (ouverts par une pleine page illus­trée à la fois par une image et une cita­tion) à ce dossier : le pre­mier – «S’émerveiller » — donne la parole à Chris­t­ian Bobin (déjà sujet d’un entre­tien dans le numéro 14 de la revue) en pub­liant le fac-sim­i­le d’une let­tre olo­graphe et de larges extraits du Plâtri­er sif­fleur, illus­trant la thé­ma­tique « poésie et con­tem­pla­tion », suiv­is d’un arti­cle de notre col­lab­o­ra­teur Pierre Tan­guy sur le haïku, accom­pa­g­né d’exemples tirés de la tra­di­tion, de la pro­pre pro­duc­tion de l’auteur et d’écrivains contemporains.

La deux­ième, sous le thème de la renais­sance par la poésie, pro­pose un entre­tien avec Brigitte Mail­lard, dynamique éditrice de « Monde en Poésie » 1 https://mondeenpoesieeditions.blogspot.com/ qui a col­laboré à l’élaboration de ce dossier, et un arti­cle sur le livre Jacques Lusseyran, Le monde com­mence aujourd’hui, en Folio-Gal­li­mard, livre retraçant le par­cours de ce héros de la résis­tance pour lequel la poésie a le pou­voir « d’exprimer l’indicible du pire ». Des pages sont con­sacrées à Apol­li­naire, mais aus­si à Desnos et Aragon, et présen­tent un extrait de l’ inter­view de Stéphane Hes­sel réal­isé par Brigitte Mail­lard pour Ali­gre FM en 2011 – deux ans avant la dis­pari­tion de ce mil­i­tant des droits de l’homme, revenu des camps et témoignant de l’importance de la poésie dans son com­bat de survie 2 on peut citer Ô ma mémoire : la poésie, ma néces­sité , 88 poèmes pub­liés au Seuil en 206 et repub­liés en 2011.

« Les Enfants sont des poètes » est le troisième élé­ment de ce dossier avec un arti­cle de Jean-Luc Pouliquen (dont le dossier reprend le titre d’une pub­li­ca­tion) et des textes d’écoliers avec leur ques­tion­nement sur l’utilité de la poésie. Enfin, des pro­pos de Lau­rent Terzi­eff, une inter­view de Gilles Baudry, moine-poète, et un poème bilingue de l’améri­cain Joe Z. (Zaran­tonel­lo) fer­ment ces pages sous l’intitulé « L’Invisible devient visible ».

Reflets, n. 28, dossier poésie « Dire l’indicible »,
juil­let-août-sep­tem­bre 2018, 7,90 euros. 
Disponible dans les kiosques, 
la revue peut-être com­mandée directement 
sur le site. Site de la Revue Reflets

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Marilyne Bertoncini

Mar­i­lyne Bertonci­ni, co-respon­s­able de la revue Recours au Poème, à laque­lle elle col­la­bore depuis 2013, mem­bre du comtié de rédac­tion de la revue <emPhoenix, doc­teur en Lit­téra­ture, spé­cial­iste de Jean Giono, tra­vaille avec des artistes, vit, écrit et traduit de l’anglais et de l’i­tal­ien. Elle est l’autrice de nom­breux arti­cles et cri­tiques ain­si que de tra­duc­tions sur Recours au Poème. Ses textes et pho­tos sont égale­ment pub­liés dans des antholo­gies, divers­es revues français­es et inter­na­tionales, et sur son blog :   http://minotaura.unblog.fr. Prin­ci­pales publications : Tra­duc­tions :  tra­duc­tions de l’anglais (US et Aus­tralie) : Bar­ry Wal­len­stein, Mar­tin Har­ri­son, Peter Boyle (Recours au Poème édi­teurs, 2014 et 2015), Car­ol Jenk­ins ( Riv­er road Poet­ry Series, 2016) autres tra­duc­tions : Secan­je Svile, Mémoire de Soie, Tan­ja Kragu­je­vic, édi­tion trilingue, Beograd 2015 Livre des sept vies , Ming Di, Recours au Poème édi­tions, 2015 His­toire de Famille, Ming Di, édi­tions Tran­signum, avec des illus­tra­tions de Wan­da Mihuleac,  juin 2015 Instan­ta­nés, Eva-Maria Berg, édi­tions Imprévues, 2018 Poèmes per­son­nels :  Labyrinthe des Nuits, suite poé­tique, RaP édi­teur, 2015 La Dernière Oeu­vre de Phidias, Encres Vives, avril 2016 Aeonde, La Porte, 2017 AEn­cre de Chine, livre-ardoise sur un pro­jet de Wan­da Mihuleac Le Silence tinte comme l’angélus d’un vil­lage englouti, édi­tions Imprévues, 2017 La Dernière Oeu­vre de Phidias, suivi de L’In­ven­tion de l’ab­sence, Jacques André édi­teur , mars 2017 L’An­neau de Chill­i­da, L’Ate­lier du Grand Tétras, 2018 Mémoire vive des replis, poèmes et pho­tos de l’autrice, pré­face de Car­ole Mes­ro­bian, édi­tions “Pourquoi viens-tu si tard?”, novem­bre 2018 Sable, livre bilingue (tra­duc­tion en alle­mand d’ Eva-Maria Berg), avec des gravures de Wan­da Mihuleac, et une post­face de Lau­rent Gri­son, Tran­signum , mars 2019. Memo­ria viva delle pieghe/mémoire vive des replis, édi­tion bilingue, tra­duc­tion de l’autrice, pré­face de Gian­car­lo Baroni, éd. PVTST?, mars 2019 (fiche biographique com­plète sur le site de la MEL : http://www.m‑e-l.fr/marilyne-bertoncini,ec,1301 )

Notes[+]