L’en­reg­istrement de Lake Writ­ing, très récem­ment reçu, m’a sub­mergée d’é­mo­tions aus­si puis­santes que con­tra­dic­toires. Out­re qu’il est mer­veilleuse­ment réal­isé, la musique choisie fort belle et la voix de Judith un cadeau d’outre-ciel, j’ai réal­isé que le poème ici illus­tré fai­sait par­tie d’une série dont j’avais com­mencé la tra­duc­tion, remise à plus tard, pour men­er à bien d’autres travaux “urgents” — on préfère sans doute sou­vent ignor­er l’ur­gence vraie que vous pose la lim­ite du temps. Ce poème, que j’avais nég­ligé, et qui m’avait été con­fié, était là, soudain déployé dans toute sa frémis­sante beauté, et dans mon ordi­na­teur, les pattes de mouche des mots avaient lon­temps atten­du qu’on les fasse revivre.

video de Mar­tin Kel­ly — voix, Judith Rodriguez, musique, Jus­tine Siedel

 

LAKE WRITING

 

If I ask myself why I write about lakes

(again and again the task of keep­ing on course)

I think how the lake veers and veers, always left –

I start that way, land bulked on my right

for my abler hand to be sure, eye and the witless

oth­er hand still feel­ing, open to water,

half-trained, shap­ing and stop­ping inter­vals on rounded

strings sound­ing in the mind till the right hand

takes and makes it music. The view from the lake road.

 

Ori­en­teers tell us walk­ers in the unmarked wild

cir­cle, I for­get, left or right. Lake­side, circling

a for­got­ten lake that for­gets water. I am walking

ahead on that shore uncom­passed, I could go down

past the fray­ing edge, where pat­terns rise and spread

and anoth­er togeth­er­ness begins. Lake calls the course,

I will not turn from all it views and is, nor

from the unsought aris­ing unsure at the cor­ner of my eye.

This I walk by, that lives in unfo­cussed attending.

 

Lake-room is mind enough, a mor­tal mould.

Anoth­er side waits out of sight, it and its weather.

You can walk the lake’s ring in mea­sur­able time

mind-size, poem-fit, think a lake inside living.

Run by day­light round it with short­en­ing shadow

to the fur­ther shore and surge, run­ning to sunrise.

Traduire est une entre­prise de longue haleine – et je n’ai par ailleurs jamais traduit les poèmes de Judith sans longue­ment échang­er avec elle sur les choix effec­tués, dans ce jeu de “ping-pong” des ques­tions et répons­es portées par nos mails. Cette fois, je suis seule – et je m’en­veloppe de ces mots qui attisent mon cha­grin : j’ai fail­li en amité, en ne leur prê­tant pas plus vite le corps de ma langue. Il me fau­dra du temps, pour polir ce poème, et pour­tant, j’au­rais aimé le partager dans ce numéro-hom­mage à la grande poétesse qu’est Judith Rodriguez, unani­ment saluée en Aus­tralie, et qu’il con­vient cer­taine­ment de décou­vrir en France tant sa voix porte loin l’indig­na­tion que sus­cite notre égoïste mode de vie face à l’am­pleur des prob­lèmes qui touchent notre Terre com­mune. Tant aus­si elle est un remar­quable passeur (il suf­fit d’é­couter les entre­tiens accordés à Diana Cousens pour la radio1 ou de lire les témoignages de ses anciens étu­di­ants pour s’en con­va­in­cre). C’est pourquoi je me décide à abor­der ce poème comme je le décou­vre, ou presque – posant en route mes ques­tions, et ne don­nant à lire qu’une ver­sion impar­faite, un “work in progress” (mais n’est-ce pas le pro­pre de toute tra­duc­tion, d’être à jamais inex­acte et amendable ? )

Ce poème sur un lac s’in­scrit dans une longue tra­di­tion de médi­ta­tions poé­tiques sur ce topos très répan­du, et je pense au 3ème volet d’une série d’en­tre­tiens de Judith Rodriguez avec Di Cousens pour la radio 3cr , sur l’his­toire de la poésie aus­trali­enne, au cours duquel elle abor­de l’o­rig­i­nal­ité du sen­ti­ment de la nature au 20ème siè­cle2.

C’est sur ce sen­ti­ment aus­si que je m’in­ter­roge en cher­chant la meilleure tra­duc­tion du titre de l’ar­ti­cle. Si, pour moi, le lac évoque immé­di­ate­ment ceux de Lamar­tine ou Baude­laire, je relève une cen­taine de titres sur le thème du lac recen­sés sur Poem Hunter pour la poésie anglosax­onne (dont ceux écrits par Byron, Goethe, Wordsworth et Wal­ter Scott…) ! En quoi le poème de Judith s’in­sère-t-il tout en dif­férant, dans cette tra­di­tion de sen­si­bil­ité à la nature ? Ain­si qu’elle le souligne pour les poètes con­tem­po­rains écrivant sur la nature, son poème part de l’analyse d’un “proces­sus” — ici le déroule­ment d’une activ­ité physique – et développe l’écri­t­ure à par­tir de celle-ci. Ce n’est pas une allé­gorie, mais une sit­u­a­tion bien ancrée dans le réel, un réel per­son­nel, extrême­ment pré­cis, à la façon dont procède la phénoménolo­gie : des faits, des actions analysés de façon très objec­tive, sans affect. Ce n’est pas une élégie roman­tique, un chant du cygne qui s’api­toie sur lui-même – ni même une métaphore sym­bol­iste comme le lac du “Cygne” mal­lar­méen “ Ce lac dur oublié que hante sous le givre/Le trans­par­ent glac­i­er des vols qui n’ont pas fui ! ”

Et toute­fois, de façon dis­crète, “de biais”, en oblique, voici une pro­fonde médi­ta­tion sur le temps, solide­ment plan­tée, des deux pieds, dans l’ac­tiv­ité quo­ti­di­enne présen­tée avec les mots si sim­ples que priv­ilégie Judith – si dif­fi­ciles à traduire avec toute leur charge d’é­mo­tion, de sou­venirs, tous les sens pos­si­bles cachés sous l’ap­par­ente net­teté. Le tra­duc­teur se méfie plus – à juste titre – du lex­ique quo­ti­di­en qui sem­ble si usé plutôt que des envolées pré­cieuses de voca­bles rares et choi­sis, pour lesquels un dic­tio­n­naire donne presque tou­jours une tra­duc­tion fidèle.

Mais avant tout, et ceci don­nera le fil de ce tra­vail – je m’en rends compte à la relec­ture, après avoir plusieurs fois écouté la vidéo, où sonne si fort le rythme de sa dic­tion, c’est aus­si pour elle, et le sera pour moi de façon pri­or­i­taire, une écri­t­ure en cours sur le rythme – rythme de la marche, rythme du tra­vail, de l’écri­t­ure et de la tra­duc­tion du lac. Rien d’é­ton­nant en ce qui con­cerne Judith Rodriguez dont la fille, Zoe, me con­firme qu’elle était aus­si une excel­lente vio­loniste (et un pas­sage du poème évoque des inter­valles sur ces cordes qu’elle manip­ule, j’imag­ine, mais qui sont sans doute aucun musi­cales, égale­ment, puisque la main reprend la musique qu’elles pro­duisent dans l’e­sprit de la marcheuse).

Des mul­ti­ples et con­tra­dic­toires déf­i­ni­tions du rythme qui d’une cer­taine façon com­pliquent le des­sein d’en ren­dre compte dans l’analyse d’une oeu­vre (réflex­ion que je mène par ailleurs), je retiens celle de Ben­veniste — qui me sert ici de guide de lec­ture : remon­tant aux con­cep­tions pré­pla­toni­ci­ennes, il rap­pelle que le terme “rythme”, désig­nait aus­si la forme, la façon d’a­gencer les par­ties dans un tout – déf­i­ni­tion qui – dans l’un de ces flash, l’une de ces évi­dences qui vous frap­pent par­fois de façon inat­ten­due et relient inopiné­ment deux choses dis­tinctes — me fait penser à Lake Writ­ing, que je suis en train de traduire..

Ben­veniste explic­i­tant la théorie pla­toni­ci­enne1j’u­tilise ici l’ar­ti­cle de Lucie Bous­sara, “La Forme du mou­ve­ment (sur la notion de rythme)“, par­le des emplois fort var­iés de la forme, allant “des signes de l’écri­t­ure à celle d’une “chaus­sure”” — j’a­jouterais bien “évidem­ment ici la forme du lac, con­tenant cir­cu­laire qui donne un sens (topologique) à l’écri­t­ure et lui imprime son rythme, comme nous le ver­rons au fil du poème. Je relève ceci dans l’ar­ti­cle : “Le “ruth­mos” forme dis­tinc­tive, fig­ure pro­por­tion­née, dis­po­si­tion, était dans l’an­tiq­ui­té une notion très vaste, tout comme l’est aujour­d’hui le rythme”. Le rythme de la poésie con­tre “l’aruth­mos” du lac – cette pro­fondeur incom­men­su­rable qui évoque l’in­fi­ni — cette sur­face qui givre et piège le signe mal­lar­méen ? ou bien le lac, juste­ment, comme image de ce ruth­mos, de cette forme qui englobe, “La ter­mi­nai­son en “tmos” de ruth­mos indique non pas l’ac­com­plisse­ment de la notion, mais la modal­ité par­ti­c­ulière de son accom­plisse­ment telle qu’elle se présente aux yeux” ajoute l’ar­ti­cle : et je pense à la modal­ité par­ti­c­ulière de ce déplace­ment spé­ci­fique de Judith autour de ce lac-là, dans l’i­ci et main­tenant de sa prom­e­nade et de sa trans­po­si­tion-remé­mora­tion dans l’écri­t­ure — la forme qu’elle donne – ou que le lac imprime – à son poème.

L’é­ty­molo­gie rhein, de ruth­mos, nous indique encore Ben­veniste, dans l’ar­ti­cle que je par­cours, amène à con­sid­ér­er la forme comme forme en mou­ve­ment, con­traire­ment à schema, qui désigne une forme fixe – sens que nous conser­vons aujour­d’hui. “Ain­si ruth­mos désigne la forme dans l’in­stant qu’elle est assumée par ce qui est mou­vant, mobile, flu­ide. Sans con­sis­tance organique. C’est le pat­tern d’un élé­ment flu­ide”. Flu­ide ! N’est-ce pas ain­si que l’on peut voir l’eau du lac, dont on ver­ra se dis­soudre les berges, et le déplace­ment pélerin de la poète sur son rivage, sans repère ?

Lake Writ­ing est un texte infin­i­ment plus com­plexe – d’un point de vue théorique, ou méta­physique – qu’il n’ap­pa­raît à la pre­mière audi­tion ou à la pre­mière lec­ture de ce réc­it de prom­e­nade ( et non plus une prom­e­nade sin­gulière, mais le mod­èle idéal d’une prom­e­nade de Judith autour du lac, une promenade-”type” — d’au­tant plus si l’on retient la déf­i­ni­tion de ce terme dans le TLF, qui fait notam­ment appel au syn­onyme “ moule ”(( moule : mod­èle idéal qui déter­mine la forme d’une série d’ob­jets qui en dérivent : con­cept asb­strait où s’ex­prime l’essence d’une chose, con­sid­éré comme un moule, un mod­èle.
ce terme lui-même définit le lac dans la troisième stro­phe du poème (a mor­tal mould ).

Cette déam­bu­la­tion autour d’un lac, remé­morée pour répon­dre à la ques­tion lim­i­naire : “pourquoi est-ce que j’écris sans cesse sur les lacs ? ”, sem­ble donc amen­er le lecteur à envis­ager le lien entre cette forme du lac et celle du poème, ou du pro­jet du poème.

J’en arrive au pas­sage de l’ar­ti­cle de Lucie Bous­sara où elle cite l’in­sis­tance de Ben­veniste à soulign­er le car­ac­tère tem­po­raire et mod­i­fi­able de la forme désignée par le ruth­mos : la spa­tial­ité de la notion, à la dif­férence de celle qui appa­raît d’abord à l’e­sprit, l’as­so­cie à une musi­cal­ité : il faut au con­traire “con­cevoir le mou­ve­ment, l’é­coule­ment, la trans­for­ma­tion dans le flux sans faire appel à l’in­tu­ition du temps”.

C’est ain­si que je com­prends la dernière stro­phe du poème, cette réflex­ion sur la durée que l’e­sprit peut con­cevoir, la mesure du par­cours, la mesure du lac dans l’e­sprit – et je sais qu’il fau­dra que je revoie ce pas­sage très précisément. 

La tem­po­ral­ité ryth­mique telle que la décrivent Garel­li, Meschon­nic, et Souris en musique n’est pas celle des durées de l’hor­loge, elle con­cerne une dynamique de rela­tions entre des élé­ments qui donne à une oeu­vre sa con­fig­u­ra­tion”. N’est-ce pas ce lac dont on fait le tour, et dont la poète mesure le par­cours, et la capac­ité du lac à contenir/être con­tenu dans l’e­space d’un poème – l’e­space d’une vie ?

Et cette per­cep­tion mobile du lac fait aus­si de Lake writ­ing un mag­nifique poème cré­pus­cu­laire qui par­le de la vie, et de ce qui, tapi, vous guette sur l’autre rive (qui, au fond, s’agis­sant du périple autour du lac, n’est est une que dans l’e­sprit – tout comme l’an­neau de Chill­i­da5 que j’imag­i­nais infin­i­ment tour­nant sur lui-même, sans espace ni tem­po­ral­ité d’a­vant ou d’après, d’i­ci ou là…). Je pense à Mon­tale, au poème que je préfère dans Ossi di Sepia, “I mor­ti”, médi­ta­tion sur “l’autre rivage” que je met­trais volon­tiers en parallèle.

Cré­pus­cu­laire, plus que tout : elle marche autour du lac, l’écri­t­ure est la trace de ces pas. Elle marche en toute con­science — vers – l’autre rive, qui n’est que celle-ci, juste un peu plus mys­térieuse et loin­taine, et l’idée de la mort, présente en arrière-plan. Peut-être l’é­carte-t-elle, la frôlant en pas­sant, de ce geste qu’elle avait, ce geste de sa main valide, pour l’é­carter, au coin de l’œil – je la revois très précisément.

 

ECRIRE LE LAC

 

Si je me demande pourquoi j’écris sur les lacs

(encore et encore l’oblig­a­tion d’aller jusqu’au bout),

je pense à la façon dont le lac vire et vire, tou­jours à gauche -

je com­mence comme ça, la terre massée à ma droite

pour assur­er ma main plus valide, l’oeil et l’autre

gourde main encore sen­si­ble, sans con­trainte vers l’eau,

à demi-entraînée, for­mant et effaçant des inter­valles surl’enroulement

de cordes qui son­nent dans ma tête jusqu’à ce que la main droite

reprenne et fasse sa musique. La vue depuis la route du lac.

 

Les spé­cial­istes nous dis­ent que sans repère dans l’e­space vierge, les marcheurs

tour­nent en rond, j’ai oublié, sur la gauche où la droite. La rive d”un lac, contournant

un lac oublié qui oublie l’eau. J’avance

sur ce rivage débous­solée. je pour­rais descendre

plus bas que les bor­ds qui se défont, là où les motifs nais­sent et se diffusent

et une autre intim­ité com­mence. Le lac appelle le parcours,

je voudrais ne pas me détourn­er de ce qu’il offre à voir, de ce qu’il est, pas plus

que de l’indésir­able se dres­sant incer­tain au coin de mon oeil.

Je le dépasse, ce qui vit dans une impré­cise présence.

 

Il y a de la place pour l’e­sprit dans un lac, ce moule mortel.

Une autre rive est tapie hors de vue, elle et son climat.

On peut marcher autour du lac en un laps de temps que l’esprit

peut mesur­er, adap­té à un poème, penser un lac con­tenu dans la vie.

Courir autour en plein jour avec l’om­bre qui raccourcit

jusqu’à la rive plus loin­taine et sur­gir, en courant vers le soleil levant

 

 

Je remer­cie Dominique Hecq et Marie-Chris­tine Mas­set pour leur relec­ture de cette traduction

∗∗∗∗∗∗

 

  1. https://www.3cr.org.au

       2. https://spokenword3cr.podbean.com/e/judith-rodriguez-talks-about-20th-century-poetry-part‑3/

       3. d’abord paru dans Hori­zons philosophiques, vol.3, n.1, pp.103–120, et qu’on retrou­ve ici : http://rhutmos.eu/spip.php?article234

       4. Ibid

       5. L’An­neau de Chill­i­da,Mar­i­lyne Bertonci­ni, L’Ate­lier du Grand Tétras, mars 2018.

 

 

 

 

mm

Marilyne Bertoncini

Mar­i­lyne Bertonci­ni, co-respon­s­able de la revue Recours au Poème, à laque­lle elle col­la­bore depuis 2013, mem­bre du comtié de rédac­tion de la revue <emPhoenix, doc­teur en Lit­téra­ture, spé­cial­iste de Jean Giono, tra­vaille avec des artistes, vit, écrit et traduit de l’anglais et de l’i­tal­ien. Elle est l’autrice de nom­breux arti­cles et cri­tiques ain­si que de tra­duc­tions sur Recours au Poème. Ses textes et pho­tos sont égale­ment pub­liés dans des antholo­gies, divers­es revues français­es et inter­na­tionales, et sur son blog :   http://minotaura.unblog.fr. Prin­ci­pales publications : Tra­duc­tions :  tra­duc­tions de l’anglais (US et Aus­tralie) : Bar­ry Wal­len­stein, Mar­tin Har­ri­son, Peter Boyle (Recours au Poème édi­teurs, 2014 et 2015), Car­ol Jenk­ins ( Riv­er road Poet­ry Series, 2016) autres tra­duc­tions : Secan­je Svile, Mémoire de Soie, Tan­ja Kragu­je­vic, édi­tion trilingue, Beograd 2015 Livre des sept vies , Ming Di, Recours au Poème édi­tions, 2015 His­toire de Famille, Ming Di, édi­tions Tran­signum, avec des illus­tra­tions de Wan­da Mihuleac,  juin 2015 Instan­ta­nés, Eva-Maria Berg, édi­tions Imprévues, 2018 Poèmes per­son­nels :  Labyrinthe des Nuits, suite poé­tique, RaP édi­teur, 2015 La Dernière Oeu­vre de Phidias, Encres Vives, avril 2016 Aeonde, La Porte, 2017 AEn­cre de Chine, livre-ardoise sur un pro­jet de Wan­da Mihuleac Le Silence tinte comme l’angélus d’un vil­lage englouti, édi­tions Imprévues, 2017 La Dernière Oeu­vre de Phidias, suivi de L’In­ven­tion de l’ab­sence, Jacques André édi­teur , mars 2017 L’An­neau de Chill­i­da, L’Ate­lier du Grand Tétras, 2018 Mémoire vive des replis, poèmes et pho­tos de l’autrice, pré­face de Car­ole Mes­ro­bian, édi­tions “Pourquoi viens-tu si tard?”, novem­bre 2018 Sable, livre bilingue (tra­duc­tion en alle­mand d’ Eva-Maria Berg), avec des gravures de Wan­da Mihuleac, et une post­face de Lau­rent Gri­son, Tran­signum , mars 2019. Memo­ria viva delle pieghe/mémoire vive des replis, édi­tion bilingue, tra­duc­tion de l’autrice, pré­face de Gian­car­lo Baroni, éd. PVTST?, mars 2019 (fiche biographique com­plète sur le site de la MEL : http://www.m‑e-l.fr/marilyne-bertoncini,ec,1301 )

Notes[+]