Tristan Cabral : hommage à un poète libertaire

Par |2020-09-23T14:19:34+02:00 4 mai 2019|Catégories : Focus, Tristan Cabral|

Hom­mage à un poète lib­er­taire que son état de san­té ne nous a pas per­mis de ren­con­tr­er autrement que par télé­phone ou par le truche­ment de son infir­mière, nous vous pro­posons la let­tre de Dominique Ottavi adressée à Tris­tan Cabral, qui a sus­cité notre intérêt, et qua­tre poèmes choi­sis par Jean-Michel Sananes, édi­teur de son dernier livre à paraître fin mai —  ain­si que l’ébauche d’un por­trait, née de la lec­ture émue de deux de ses textes auto­bi­ographique, les remar­quables  :  Juli­ette ou le chemin des immortelles1édi­tions du Cherche Midi, con­sacré à sa mère,  et H.D.T, Hos­pi­tal­i­sa­tion à la demande d’un tiers2édi­tions du Cherche Midi livre inclass­able (mélange de réc­its, de poèmes et de témoignages) au titre transparent. 

 

© Didi­er Leclerc

Tris­tan Cabral, est un poète han­té – il vit avec des morts, et leur redonne vie, tan­dis qu’il perd — ou plutôt qu’il sac­ri­fie la sienne : dans un par­fait par­al­lélisme, une ten­ta­tive de sui­cide par naufrage provo­qué en 2004 clôt le livre de Juli­ette, dans lequel il évoque sa mère et sa jeunesse, tan­dis que la « nais­sance » du poète Tris­tan Cabral, et son pre­mier recueil, salué par la cri­tique 3Ouvrez le feu ! : 1964–1972, par Tris­tan Cabral, pré­face de Yann Houssin, cou­ver­ture de Chris­t­ian Bayle, ed. Plas­ma, 1974 pré­tend être l’oeu­vre posthume d’un poète nom­mé Tris­tan Cabral, oeu­vre recueil­lie et présen­tée par le pré­faci­er, un cer­tain Yann Houssin, pro­fesseur de philosophie…

Peut-on faire plus belle entrée dans le monde des mots qu’en s’an­nonçant déjà mo®t — en s’at­tribuant le prénom de Tris­tan, comme dans la légende d’Y­seult — Yseult-Juli­ette, la tou­jours aimée, et le patronyme de Cabral, en hom­mage au révo­lu­tion­naire guinéen Amil­car Cabral ? Les deux axes de la vie — et de l’in­spi­ra­tion, intime­ment mêlées — du poète sont dés ce moment tracés.

Yann Houssin, est né à Arca­chon le 29 févri­er 1944, dirait-on de façon prosaïque. « Né d’une erreur entre le vent et la mer » dira son dou­ble, Tris­tan Cabral — et des amours de Juli­ette et d’un médecin mil­i­taire alle­mand, dans une péri­ode trou­blée par les pas­sions. Ce qu’elle paya très cher : femme ton­due par les excès de l’épu­ra­tion à la Libéra­tion, elle appa­raît fan­tôme éter­nelle­ment saisie dans sa prom­e­nade avec l’en­fant, sur ce chemin des immortelles le long du mur de l’At­lan­tique où l’évoque Tris­tan, ou dans le silence et la honte de la mai­son Flori­da, avec deux autres enfants nés d’un triste mariage de con­ve­nance, dans le sou­venir de l’amour jamais effacé pour l’homme qui, de son côté, a refait sa vie au point de ne recon­naître pas Tris­tan lorsque ce dernier ten­tera de le retrouver…

On porte cer­tains sou­venirs comme une croix, ils vous sur­vivent comme ces fleurs séchées cueil­lies autre­fois dans le sable… Les dire ou les écrire n’en délivre pas, et il faudrait « ne pas rater son naufrage » comme l’écrit le poète… Ne pas rater cette sor­tie, qui vous amène dans les lieux évo­qués au fil de H.D.T, où les sou­venirs recueil­lis de tous les exclus de la vie, les aliénés, les méprisés, les exploités, les bafoués… bour­don­nent et réper­cu­tent l’in­sup­port­able exis­tence de toutes les injus­tices : “Le RÉEL est un CRIME PARFAIT” (p.25)

Tris­tan Cabral n’est pas un poète lyrique penché sur sa douleur : il vibre pour l’homme acca­blé par un des­tin injuste, se range auprès des opprimés, par­court le monde, sou­tient les mou­ve­ment révo­lu­tion­naires, et fera même de la prison en 1976, pour avoir « par­ticipé à une entre­prise de démoral­i­sa­tion de l’ar­mée française »4on con­seille l’ex­cel­lent arti­cle de Christophe Dauphin, dans Les Hommes sans épaules : http://www.leshommessansepaules.com/auteur-Tristan_CABRAL-260–1‑1–0‑1.html

 

Tris­tan Cabral, Juli­ette ou le chemin des immortelles, Le Cherche Midi édi­teur, Col­lec­tion Réc­its, 2013, 112 pages, 10 €.

Si le Recours au Poème a un sens, plus que jamais, comme nous le croyons, c’est à tra­vers des voix comme celle de Tris­tan Cabral — voix insoumise même au pro­fond de la souf­france et de la mis­ère — qu’il faut les écouter, et les transmettre.

Tris­tan Cabral, HDT, hos­pi­tal­i­sa­tion à la demande d’un tiers,Le Cherche Midi édi­teur, col­lec­tion Poésie et chan­son, 2015, 8,99 €.

 

 

Quatre poème à dire

 

 

poèmes con­fiés par Jean-Michel Sananes,
extraits du nou­veau recueil de Tris­tan Cabral 1

Ce rien

Cer­tains soirs,
On appuierait bien sur la gâchette,
On ten­terait bien le trou noir et la ten­dre blessure
Mais on ne le fait pas
Par peur
Par peur qu’après
Il n’y ait plus Rien
Même pas cette fêlure
Qui fait danser la Vie !

 

L’enfant, le tilleul et le moineau

L’été, il court dans les avoines,
Un moineau le conduit ;
L’hiver, il dort au creux d’un arbre, Le moineau le nourrit,

Le tilleul le protège.
Ce tilleul ne perd jamais une de ses feuilles ; Le moineau ne perd jamais l’un de ses chants ; Cet enfant a été 
chas­sé de l’école, L’instituteur n’aimait ni les enfants, ni les tilleuls, ni les moineaux !

 

 

Sa dernière let­tre à Dieu

Le sol tombe…
De l’autre côté du sang
Un cheval n’a pas échap­pé à sa soli­tude… Le sol tombe
Un homme aux mains d’oiseaux
Bien plus seul qu’une étoile
Jette des pier­res dans le ciel

La neige est noire
Le cheval s’est noyé
Sur les charniers
Un homme écrit une dernière let­tre à Dieu : Elle com­mence comme ça :
“À toi le Silen­cieux ! À toi le grand Aveu­gle ! Et elle se finit par ASSEZ, ÇA SUFFIT ! “.

 

 

 

Les arbres de Kiev

Tous les arbres mouraient…
Des men­di­ants de mir­a­cles passaient
Por­tant des sacs de sang ;
Les pilleurs d’étoiles
Cher­chaient refuge sur la mer ;
D’autres tiraient à genoux dans l’or des acacias
Des loups noirs dévalaient de la Loubian­ka Des bouch­ers les suivaient
D’autres hommes met­taient la lumière en joue Et on voy­ait partout

Les vis­ages dénudés des assas­sins tran­quilles Mais où vont les arbres ? 

 

 

Avec les mains brûlées

Je ne suis pas d’ici
Je viens des nébuleuses
J’incise les époques
Et je joue sur les places
Des musiques douloureuses
Des chiens per­dus hurlent dans l’Atlantique Je com­mence un voyage
Avec les mains brulées
Et je fini­rai bien
Par faire de mon visage
Une île intraduisible. 

 

 

 

Un Mot de l’éditeur — Jean-Michel Sananes

TRISTAN CABRAL est l’homme des révoltes et de la ten­dresse ardente. Ses textes nais­sent de son regard posé sur la douleur des hommes. Il a le cri impar­tial, aucune souf­france ne lui est étrangère, aucune de ses indig­na­tions n’est sélective. 

Dans son nou­veau recueil : POÈMES À DIRE, pub­lié aux Édi­tions Chemins de Plume, le poète fait pro­fes­sion de foi en quelques mots : J’aurai l’amour d’aimer et je prendrai le temps ! Pour­tant rien des douleurs du jour ne lui est épargné, ni de savoir “Nathalie” tombée au Bat­a­clan en plein Paris, ni le sang de “Char­lie” Seule­ment un sty­lo pour écrire tous vos noms. Il a l’âme prise dans l’in­ter­na­tionale des douleurs, il sait celle de l’hu­main et de l’enfant : Moi, dit l’enfant, je sais qui m’a tué, Yo sé quien me mato.

Du Chili à Tarbes, de Djé­nine à Alger, de Calais à Birke­nau, en pas­sant par Sara­je­vo, Tris­tan Cabral décline l’im­pa­tience d’aimer dans l’affligeant spec­ta­cle du monde. Dans cette déso­la­tion, aucune haine, aucun lar­moiement, il est de ten­dresse com­mu­ni­cante : Deux hommes beaux sont morts /Qui sig­nent d’un Silence…,  ces mots déter­rent les silences posés sur toutes les vio­lences, c’est un déroulé d’im­ages que l’on regarde, impuis­sant. La force de sa poé­tique nous aide à sup­port­er l’insupportable. 

Tris­tan Cabral le poète, est l’œil posé sur le monde, l’homme du cri, l’homme de la question.

Dans ce monde de vio­lences incom­préhen­si­bles, il et aus­si celui qui s’in­ter­roge jusqu’aux fron­tière du doute : Par­mi les mil­liards de mains / Ma main /Qui es-tu ma main ? Donnes-tu ? Sais-tu saisir une autre main ? Apportes-tu tou­jours la bougie ? 

Au seuil de l’infini, il nous dit :  J’attends la vague immense/  Qui m’ouvrira les yeux !

 

 

___________

Notes : 

1 — Le livre de Tris­tan CABRAL : “Poèmes à Dire” est en souscrip­tion aux Édi­tions Chemins de Plume

- au prix de 10 €, frais de port offerts.

- ou au prix de 12 € avec un livre de Tris­tan Cabral offert : “La petite route”, ain­si que les frais de port offerts,  après paiement de l’ouvrage acheté sur le site de Chemins de Plume, achat par Pay­pal ou carte ban­caire, ou par l’envoi d’un chèque à l’ordre de Poètes & Co, à envoy­er à : Édi­tions Chemins de Plume — 156, Cor­niche des Oliviers V30 — Hameau de St Pan­crace — 06000 Nice

Son prix pub­lic, hors souscrip­tion, sera de 12 euros.

Chez Chemin de plume, Tris­tan CABRAL a déjà publié :

- Requiem en Barcelona, un poème d’amour 
- La petite route

“Poèmes à Dire” sera présen­té au Salon de Livre de Nice, le 31 mai 2019. 

Présentation de l’auteur

Tristan Cabral

Né à Arca­chon en 1944, Tris­tan Cabral (nom de plume de Yann Houssin) enseigne la philoso­phie pen­dant 30 ans au lycée Alphonse Daudet de Nîmes. Il par­ticipe à de nom­breux mou­ve­ments de con­tes­ta­tion poli­tique : celle du comité anti-mil­i­­tariste l’amène quelques mois en prison, à La San­té, en 1976.

Son pre­mier recueil de poésie, en 1974, Ouvrez-le feu, d’un poète sui­cidé à 24 ans, Tris­tan Cabral, est salué par la cri­tique. Yann Houssin en signe la pré­face – ce n’est que plus tard qu’on appren­dra qu’il en est aus­si l’auteur.

Prin­ci­pales publications :

Ouvrez le feu! : 1964–1972, par Tris­tan Cabral, pré­face de Yann Houssin, cou­ver­ture de Chris­t­ian Bayle, ed. Plas­ma, 1974

Du Pain et des pier­res, par Tris­tan Cabral, précédé d’un entre­tien avec François Bott et Pierre Drach­line, ed. Plas­ma, 1977

Ouvrez le feu ! par Tris­tan Cabral, pré­face de Yann Houssin, ed. Plas­ma, 1979

Demain, quand je serai petit / Tris­tan Cabral, ed. Plas­ma, 1979

Et sois cet océan !, par Tris­tan Cabral, ed. Plas­ma, 1981

Et sois cet océan !, par Tris­tan Cabral, ed. Plas­ma, 1983

La Lumière et l’ex­il : antholo­gie des poètes du Sud de 1914 à nos jours pub­lié par Tris­tan Cabral, ed. le Temps par­al­lèle, 1985

Le Passeur de silence, par Tris­tan Cabral, ed. la Décou­verte, 1986

Man­i­festes pour la six­ième République par Jack Ori­ac, Tris­tan Cabral, Hervé Sint­mary, ed. la Mémoire du futur, 1987

Son­nets par Alin Anseeuw, Jean-Pierre Bobil­lot, Xavier Bor­des, Tris­tan Cabral, et al., ed. Ecbo­lade, 1989

Le Quatuor de Prague : 1968–1990, par Tris­tan Cabral, ed. de l’Aube, 1990

Le passeur d’Is­tan­bul : poèmes, par Tris­tan Cabral…, dessins de Ian­na Andréadis, ed. du Gri­ot, 1992

Le désert-Dieu : jour­nal de Jérusalem sous l’In­tifa­da, par Tris­tan Cabral, ed. l’Al­pha l’Omé­ga, 1996

Mourir à Vuko­var : petit car­net de Bosnie, par Tris­tan Cabral, mis en images par Mar­tine Mellinette, ed. Cheyne, 1997

L’en­fant d’eau : jour­nal d’un égaré, 1940–1950, par Tris­tan Cabral, ed. les Cahiers de l’é­garé, 1997

La messe en mort, par Tris­tan Cabral, ed. le Cherche midi, 1999

L’en­fant de guerre : 999‑1999, par Tris­tan Cabral, ed. le Cherche midi, 2002

Les chants de la san­souïre, avec Michel Fal­guières, pho­togra­phies de Didi­er Leclerc, Ate­lier N89, 2011

Si vaste d’être seul, par Tris­tan Cabral, ed. le Cherche midi, 2013

© Didi­er Leclerc

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Marilyne Bertoncini

Biogra­phie Enseignante, poète et tra­duc­trice (français, ital­ien), codi­rec­trice de la revue numérique Recours au Poème, à laque­lle elle par­ticipe depuis 2012, mem­bre du comité de rédac­tion de la revue Phoenix, col­lab­o­ra­trice des revues Poésie/Première et la revue ital­i­enne Le Ortiche, où elle tient une rubrique, “Musarder“, con­sacrée aux femmes invis­i­bil­isées de la lit­téra­ture, elle, ani­me à Nice des ren­con­tres lit­téraires men­su­elles con­sacrées à la poésie, Les Jeud­is des mots dont elle tient le site jeudidesmots.com. Tit­u­laire d’un doc­tor­at sur l’oeu­vre de Jean Giono, autrice d’une thèse, La Ruse d’I­sis, de la Femme dans l’oeu­vre de Jean Giono, a été mem­bre du comité de rédac­tion de la revue lit­téraire RSH “Revue des Sci­ences Humaines”, Uni­ver­sité de Lille III, et pub­lié de nom­breux essais et arti­cles dans divers­es revues uni­ver­si­taires et lit­téraires français­es et inter­na­tionales : Amer­i­can Book Review, (New-York), Lit­téra­tures (Uni­ver­sité de Toulouse), Bul­letin Jean Giono, Recherch­es, Cahiers Péd­a­gogiques… mais aus­si Europe, Arpa, La Cause Lit­téraire… Un temps vice-prési­dente de l’association I Fioret­ti, chargée de la pro­mo­tion des man­i­fes­ta­tions cul­turelles de la Rési­dence d’écrivains du Monastère de Saorge, (Alpes-Mar­itimes), a mon­té des spec­ta­cles poé­tiques avec la classe de jazz du con­ser­va­toire et la mairie de Men­ton dans le cadre du Print­emps des Poètes, invité dans ses class­es de nom­breux auteurs et édi­teurs (Bar­ry Wal­len­stein, Michael Glück…), organ­isé des ate­liers de cal­ligra­phie et d’écriture (travaux pub­liés dans Poet­ry in Per­for­mance NYC Uni­ver­si­ty) , Ses poèmes (dont cer­tains ont été traduits et pub­liés dans une dizaine de langues) en recueils ou dans des antholo­gies se trou­vent aus­si en ligne et dans divers­es revues, et elle a elle-même traduit et présen­té des auteurs du monde entier. Par­al­lèle­ment à l’écri­t­ure, elle s’in­téresse à la pho­togra­phie, et col­la­bore avec des artistes, plas­ti­ciens et musi­ciens. Site : Minotaur/A, http://minotaura.unblog.fr * pub­li­ca­tions récentes : Son Corps d’om­bre, avec des col­lages de Ghis­laine Lejard, éd. Zin­zo­line, mai 2021 La Noyée d’On­a­gawa, éd. Jacques André, févri­er 2020 (1er prix Quai en poésie, 2021) Sable, pho­tos et gravures de Wan­da Mihuleac, éd. Bilingue français-alle­mand par Eva-Maria Berg, éd. Tran­signum, mars 2019 (NISIP, édi­tion bilingue français-roumain, tra­duc­tion de Sonia Elvire­anu, éd. Ars Lon­ga, 2019) Memo­ria viva delle pieghe, ed. bilingue, trad. de l’autrice, ed. PVST. Mars 2019 (pre­mio A.S.A.S 2021 — asso­ci­azione sicil­iana arte e scien­za) Mémoire vive des replis, texte et pho­tos de l’auteure, éd. Pourquoi viens-tu si tard – novem­bre 2018 L’Anneau de Chill­i­da, Ate­lier du Grand Tétras, mars 2018 (man­u­scrit lau­réat du Prix Lit­téraire Naji Naa­man 2017) Le Silence tinte comme l’angélus d’un vil­lage englouti, éd. Imprévues, mars 2017 La Dernière Oeu­vre de Phidias, suivi de L’In­ven­tion de l’ab­sence, Jacques André édi­teur, mars 2017. Aeonde, éd. La Porte, mars 2017 La dernière œuvre de Phidias – 453ème Encres vives, avril 2016 Labyrinthe des Nuits, suite poé­tique – Recours au Poème édi­teurs, mars 2015 Ouvrages col­lec­tifs — Antolo­gia Par­ma, Omag­gio in ver­si, Bertoni ed. 2021 — Mains, avec Chris­tine Durif-Bruck­ert, Daniel Rég­nier-Roux et les pho­tos de Pas­cal Durif, éd. du Petit Véhicule, juin 2021 — “Re-Cer­vo”, in Trans­es, ouvrage col­lec­tif sous la direc­tion de Chris­tine Durif-Bruck­ert, éd. Clas­siques Gar­nier, 2021 -Je dis désirS, textes rassem­blés par Mar­i­lyne Bertonci­ni et Franck Berthoux, éd. Pourquoi viens-tu si tard ? Mars 2021 — Voix de femmes, éd. Pli­may, 2020 — Le Courage des vivants, antholo­gie, Jacques André édi­teur, mars 2020 — Sidér­er le silence, antholo­gie sur l’exil – édi­tions Hen­ry, 5 novem­bre 2018 — L’Esprit des arbres, édi­tions « Pourquoi viens-tu si tard » — à paraître, novem­bre 2018 — L’eau entre nos doigts, Antholo­gie sur l’eau, édi­tions Hen­ry, mai 2018 — Trans-Tzara-Dada – L’Homme Approx­i­matif , 2016 — Antholo­gie du haiku en France, sous la direc­tion de Jean Antoni­ni, édi­tions Aleas, Lyon, 2003 Tra­duc­tions de recueils de poésie — Aujour­d’hui j’embrasse un arbre, de Gio­van­na Iorio, éd. Imprévues, juil­let 2021 — Soleil hési­tant, de Gili Haimovich, éd. Jacques André , avril 2021 — Un Instant d’é­ter­nité, Nel­lo Spazio d’un istante, Anne-Marie Zuc­chel­li (tra­duc­tion en ital­ien) éd ; PVST, octo­bre 2020 — Labir­in­to delle Not­ti (ined­i­to — nom­iné au Con­cor­so Nazionale Luciano Ser­ra, Ital­ie, sep­tem­bre 2019) — Tony’s blues, de Bar­ry Wal­len­stein, avec des gravures d’Hélène Baut­tista, éd. Pourquoi viens-tu si tard ?, mars 2020 — Instan­ta­nés, d‘Eva-Maria Berg, traduit avec l’auteure, édi­tions Imprévues, 2018 — Ennu­age-moi, a bilin­gual col­lec­tion , de Car­ol Jenk­ins, tra­duc­tion Mar­i­lyne Bertonci­ni, Riv­er road Poet­ry Series, 2016 — Ear­ly in the Morn­ing, Tôt le matin, de Peter Boyle, Mar­i­lyne Bertonci­ni & alii. Recours au Poème édi­tions, 2015 — Livre des sept vies, Ming Di, Recours au Poème édi­tions, 2015 — His­toire de Famille, Ming Di, édi­tions Tran­signum, avec des illus­tra­tions de Wan­da Mihuleac, juin 2015 — Rain­bow Snake, Ser­pent Arc-en-ciel, de Mar­tin Har­ri­son Recours au Poème édi­tions, 2015 — Secan­je Svile, Mémoire de Soie, de Tan­ja Kragu­je­vic, édi­tion trilingue, Beograd 2015 — Tony’s Blues de Bar­ry Wal­len­stein, Recours au Poème édi­tions, 2014 Livres d’artistes (extraits) La Petite Rose de rien, avec les pein­tures d’Isol­de Wavrin, « Bande d’artiste », Ger­main Roesch ed. Aeonde, livre unique de Mari­no Ros­set­ti, 2018 Æncre de Chine, in col­lec­tion Livres Ardois­es de Wan­da Mihuleac, 2016 Pen­sées d’Eury­dice, avec les dessins de Pierre Rosin : http://www.cequireste.fr/marilyne-bertoncini-pierre-rosin/ Île, livre pau­vre avec un col­lage de Ghis­laine Lejard (2016) Pae­sine, poème , sur un col­lage de Ghis­laine Lejard (2016) Villes en chantier, Livre unique par Anne Poupard (2015) A Fleur d’é­tang, livre-objet avec Brigitte Marcer­ou (2015) Genèse du lan­gage, livre unique, avec Brigitte Marcer­ou (2015) Dae­mon Fail­ure deliv­ery, Livre d’artiste, avec les burins de Dominique Crog­nier, artiste graveuse d’Amiens – 2013. Col­lab­o­ra­tions artis­tiques visuelles ou sonores (extraits) — Damna­tion Memo­ri­ae, la Damna­tion de l’ou­bli, lec­ture-per­for­mance mise en musique par Damien Char­ron, présen­tée pour la pre­mière fois le 6 mars 2020 avec le sax­o­phon­iste David di Bet­ta, à l’am­bas­sade de Roumanie, à Paris. — Sable, per­for­mance, avec Wan­da Mihuleac, 2019 Galerie Racine, Paris et galerie Depar­dieu, Nice. — L’En­vers de la Riv­iera mis en musique par le com­pos­i­teur Man­soor Mani Hos­sei­ni, pour FESTRAD, fes­ti­val Fran­co-anglais de poésie juin 2016 : « The Far Side of the Riv­er » — Per­for­mance chan­tée et dan­sée Sodade au print­emps des poètes Vil­la 111 à Ivry : sur un poème de Mar­i­lyne Bertonci­ni, « L’homme approx­i­matif », décor voile peint et dess­iné, 6 x3 m par Emi­ly Wal­ck­er : L’Envers de la Riv­iera mis en image par la vidéaste Clé­mence Pogu – Festrad juin 2016 sous le titre « Proche Ban­lieue» Là où trem­blent encore des ombres d’un vert ten­dre – Toile sonore de Sophie Bras­sard : http://www.toilesonore.com/#!marilyne-bertoncini/uknyf La Rouille du temps, poèmes et tableaux tex­tiles de Bérénice Mollet(2015) – en par­tie pub­liés sur la revue Ce qui reste : http://www.cequireste.fr/marilyne-bertoncini-berenice-mollet/ Pré­faces Appel du large par Rome Deguer­gue, chez Alcy­one – 2016 Erra­tiques, d’ Angèle Casano­va, éd. Pourquoi viens-tu si tard, sep­tem­bre 2018 L’esprit des arbres, antholo­gie, éd. Pourquoi viens-tu si tard, novem­bre 2018 Chant de plein ciel, antholo­gie de poésie québé­coise, PVST et Recours au Poème, 2019 Une brèche dans l’eau, d’E­va-Maria Berg, éd. PVST, 2020 Soleil hési­tant, de Gili Haimovich, ed Jacques André, 2021 Un Souf­fle de vie, de Clau­dine Ross, ed. Pro­lé­gomènes, 2021

Notes[+]

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