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Marina Casado, À travers les prismes

Par |2022-01-05T19:08:18+01:00 31 décembre 2021|Catégories : Essais & Chroniques, Marina Casado|

Intro­duc­tion et tra­duc­tion de Miguel Ángel Real

La poésie de Mari­na Casa­do s’in­scrit dans une recherche à tra­vers un monde dans lequel le rôle des miroirs est de nous per­me­t­tre d’ob­serv­er notre pro­pre vie. Dans ses textes, le temps nous est présen­té comme une somme de trans­for­ma­tions insignifi­antes où se dévelop­pent notre curiosité et notre inquié­tude ; un temps où la lumière est sou­vent présente mais qui peut être tein­tée de nos­tal­gie et de désillusion.

Pour faire face aux ombres, l’au­teure espag­nole trace un univers per­son­nel dans lequel poésie et imag­i­naire s’u­nis­sent pour bâtir un refuge. Plus pré­cisé­ment, les espaces creux (« hue­cos ») que la poète nous décrit par exem­ple dans son recueil Este mar al final de los espe­jos (Ed. Tor­re­mozas, 2020) sont des lieux où nous pou­vons trou­ver des raisons de con­tin­uer cette recherche du sens de notre exis­tence. L’un de ces espaces est juste­ment l’amour, présen­té comme « mou et som­no­lent ». Ces adjec­tifs nous mon­trent bien qu’il s’ag­it, dans le ton lyrique de l’œu­vre, de pro­pos­er une poésie qui tente de se déploy­er dis­crète­ment, comme à voix basse, pour con­jur­er la peur face à nos fragilités.

Mari­na Casa­do lit son poème “Todavía” lors de l’hom­mage à José Ángel Casa­do organ­isé au CEIPSO Tir­so de Moli­na le 9 juin 2017.

Dans l’écri­t­ure de Mari­na Casa­do, les miroirs se dressent comme des illu­sions per­dues, mais aus­si comme des prismes qui défor­ment le passé, que ce soit pour révéler la douleur provo­quée par l’ou­bli ou pour s’en éloign­er. C’est ain­si qu’elle va créer des « mon­des indemnes pour recou­vrir la blessure » que nous laisse par exem­ple l’ab­sence des êtres chers, en dévelop­pant une véri­ta­ble étude du temps et de la fragilité qui l’en­toure. Quelles solu­tions avons-nous alors pour con­tin­uer d’a­vancer ? Peut-être pou­vons-nous nous accrocher au tan­gi­ble, par­faite­ment représen­té dans le poème Pour échap­per vers n’im­porte où: pour fuir la mélan­col­ie et lut­ter pour sa pro­pre survie, ce sera la présence de l’autre qui nous aidera, même si nous ne savons pas exacte­ment quelle sera la direc­tion à prendre.

Le regard de Mari­na Casa­do parvient à trans­former son envi­ron­nement et à en faire un objet poé­tique. Ses vers reflè­tent les peurs, la fragilité de ce qui a été vécu, mais le plus impor­tant est qu’ils acquièrent une valeur en tant que tels, devenant indis­pens­ables pour notre salut car la poésie est un mur­mure que dit à la mort de « ne pas ouvrir les yeux » et qui fini­ra par trans­former le passé dont on tir­era mal­gré tout de pré­cieux apprentissages.

Face à la vie con­sid­érée comme un « sin­istre manège de miroirs », et comme pour se pro­téger du jour où la poésie sera dev­enue silence, Mari­na Casa­do écrit avec un style limpi­de et sait con­stru­ire des vers chargés d’un lyrisme sere­in et sans excès afin d’abor­der cer­tains des thèmes tra­di­tion­nels du monde poé­tique : Le jour vien­dra où les poèmes pren­dront fin / et une explo­sion bleue, un précipice, / nous dira ce que nous sommes : / nos yeux s’ou­vriront / dans les yeux du soleil.

 

Le poème Tech­ni­col­or est extrait de l’ou­vrage ” Mi nom­bre de agua ” (Edi­ciones de la Torre, 2016). Extrait du réc­i­tal organ­isé par Ángela Reyes, de l’Aso­ciación Prom­e­teo de Poesía, au Cen­tro Riojano.

AVES MIGRATORIAS
 
Estoy que­rien­do tanto
a una estación desvanecida
que ten­go miedo de extinguirme,
miedo de deshac­erme como las golondrinas
que en las tardes recón­di­tas de octubre
deshabi­tan aldeas.
 
Es nece­saria aho­ra esta nostalgia;
aho­ra que han arran­ca­do la flor de la costumbre
y en las salas oscuras del corazón
estal­lan las primeras
revoluciones.
 
El ver­a­no cabría tam­bién en una lágrima.

 

EL EQUILIBRIO
 
A veces ten­go al vien­to de mi parte
a las puer­tas heladas del invierno.
A veces me lim­i­to a contemplar
la sed anquilosa­da de la vajil­la sucia
y el mun­do tam­bién fin­ge detenerse
para desenredar mis pensamientos.
Una vez me qui­siste bajo la madrugada
y fue como tocar un vals en el piano
sin ensu­ciar la melodía,
como sacar los ojos con cuchara
al sem­blante del miedo.

 

OISEAUX MIGRATEURS

J’aime telle­ment
cette sai­son évanouie
que j’ai peur de m’éteindre,
peur de me défaire comme les hirondelles
qui dans les soirs secrets d’octobre
dépe­u­plent les hameaux.

 Elle est néces­saire cette nos­tal­gie maintenant;
main­tenant qu’on a arraché la fleur de l’habitude
et que dans les salles obscures du cœur
écla­tent les pre­mières 
révolutions.

 L’été tiendrait aus­si dans une larme.

 

 

L’ÉQUILIBRE

Par­fois j’ai le vent de mon côté
devant les portes glacées de l’hiver.
Par­fois je me borne à contempler
la soif anky­losée de la vais­selle sale
et le monde feint aus­si de s’arrêter
pour dénouer mes pensées.
Une fois tu m’as aimée sous l’aube
et ce fut comme jouer une valse au piano
sans salir la mélodie,
comme arracher les yeux avec une cuiller
du vis­age de la peur.

 

Mari­na Casa­do dit le poème Gimme Shel­ter, tiré de son deux­ième recueil de poèmes, Mi nom­bre de agua (Edi­ciones de la Torre, 2016), lors de la présen­ta­tion du livre au Restau­rant EL Espe­jo à Madrid, le 24/6/2016. À la gui­tare, Juan Casa­do et Álvaro Gabaldón.

Poèmes inédits pub­liés dans la revue en ligne espag­nole El Colo­quio de los perros

https://elcoloquiodelosperros.weebly.com/poesiacutea/marina-casado

PARA ESCAPAR A NO IMPORTA DÓNDE 

Esta ciu­dad deshi­lacha­da por los puños,
esta boca caliente donde nacen
todos los hura­canes, 
el tem­blor de tus labios al pro­nun­ciar mi nom­bre 
y volverme tan­gi­ble en un segun­do 
cuan­do todas las horas nos disuelven
en latiga­zos de melancolía;
este tra­je vacío, en fin, mi vida hueca,
son  las cert­eras servidum­bres que te otorgo
para escapar  a no impor­ta dónde.

 

LOS GRITOS CAÍDOS 

Ten­go un amor como ten­go la noche,
de esa for­ma com­ple­ja y olvidada
en la que se desa­tan las espi­gas. 
Ten­go tu nom­bre al bor­de de la boca 
y ten­go un miedo tenaz a pro­nun­cia­r­lo 
sin llen­arme la san­gre de sep­tiem­bres. 
(Sep­tiem­bre a veces se con­funde con un acan­ti­la­do). 
He vis­to mun­dos fab­u­losos en tus ojos, 
                       besos, bar­cas, libélu­las. 
He inva­di­do los bosques de tu ausencia
solo por un instante.

Ten­go un amor como ten­go una muerte 
y los dos se pare­cen en las manos vacías,
en su for­ma sutil de acan­ti­la­do. 
Mi voz es alta y soñolien­ta igual que las espi­gas 
y te gri­ta en silen­cio, 
sin pro­nun­ciar tu nom­bre arrasa­do de miedos, 
bajo la bóve­da implaca­ble de la noche. 

 

 

TODA LA LUZ

No había cono­ci­do aún las espinas del mundo.
Den­tro de aque­l­la mano, grande como un tumulto
de golon­dri­nas vie­jas, 
fui una niña colec­cionista de ver­a­nos, 
ten­dente a la melan­colía, 
que soña­ba con hadas y temía los años 
en los que nadie pudiera pro­te­germe. 

Cuan­do miro mecerse las hojas de los árboles
en los colum­pios amar­il­los que lev­an­ta el otoño, 
los escom­bros de una ciu­dad atarde­ci­da, 
sien­to en mi mano todavía 
la som­bra de su mano, 
regalán­dome, como entonces, 
toda la luz. 

 

 

 

POUR ÉCHAPPER VERS N’IMPORTE OÙ

Cette ville aux poignets effilochés,
cette bouche chaude où nais­sent 
tous les ouragans,
le trem­ble­ment de tes lèvres quand tu prononces mon nom
et que je deviens tan­gi­ble en une seconde
quand à chaque heure on est dissous
dans des claque­ments de mélancolie ;
ce cos­tume vide, bref, ma vie creuse,
voilà les servi­tudes cer­taines que je t’offre
pour échap­per vers n’im­porte où.
 

 

LES CRIS TOMBÉS 

J’ai un amour comme j’ai la nuit
avec cette forme com­plexe et oubliée
où les épis se délient.
J’ai ton nom au bord de ma bouche
et j’ai une peur tenace de le prononcer
sans que mon sang se rem­plisse de septembres.
(On con­fond par­fois sep­tem­bre avec une falaise).
J’ai vu des mon­des fab­uleux dans tes yeux,
                        des bais­ers, des bar­ques, des libellules.
J’ai envahi les forêts de ton absence
rien qu’un instant.

J’ai un amour comme j’ai une mort
et les deux se ressem­blent dans les mains vides,
dans leur forme sub­tile de falaise.
Ma voix est haute et som­no­lente comme les épis
et elle crie vers toi en silence,
sans pronon­cer ton nom dévasté par les peurs,
sous la voûte implaca­ble de la nuit.

 

 

TOUTE LA LUMIÈRE

Je n’avais pas encore con­nu les épines du monde.
Dans cette main, grande comme un tumulte
de vieilles hirondelles,
je fus une petite fille col­lec­tion­neuse d’étés,
prop­ice à la mélancolie,
qui rêvait de fées et craig­nait les années
où per­son­ne ne pour­rait me protéger.

Quand je regarde dans les arbres les feuilles qui se bercent
sur les bal­ançoires jaunes que lève l’automnre,
les décom­bres d’une ville à la nuit tombée,
je sens encore dans ma main
l’om­bre de sa main,
qui m’of­fre, comme alors,
toute la lumière.

 

De Este mar al final de los espe­jos, ©Ed. Tor­re­mozas, Madrid, 2020. Traduit avec l’aimable autori­sa­tion de la mai­son d’édition.

Présentation de l’auteur

Marina Casado

MARINA CASADO (Madrid, 1989) est pro­fesseure de Langue et Lit­téra­ture espag­noles. Diplômée en Jour­nal­isme et doc­teur ès Lit­téra­ture espag­nole, elle a pub­lié qua­tre recueils : Los des­pertares (Edi­ciones de la Torre, 2014), Mi nom­bre de agua (Ed. de la Torre, 2016), De las horas sin sol (Huer­ga y Fier­ro, 2019) et Este mar al final de los espe­jos, (Ed. Tor­re­mozas, 2020, Prix Car­men Conde de Poésie), ain­si que deux essais : El bar­co de cristal. Ref­er­en­cias lit­er­arias en el pop-rock (Líneas para­le­las, 2014) et La nos­tal­gia insep­a­ra­ble de Rafael Alber­ti. Oscuri­dad y exilio en su obra, (Ed. de la Torre, 2017). Elle a été la coor­don­na­trice de divers­es antholo­gies, comme De viva voz. Antología del Grupo Poéti­co Los Bar­dos (Ed. De la Torre, 2018). Elle a obtenu le Pre­mier Prix du Con­cours Lit­téraire SER Madrid Sur et celui du XV Prix de nou­velles Euge­nio Car­ba­jal. Elle a été deux fois final­iste du pres­tigieux Prix Adonáis de Poésie en 2018 y 2019 et elle a gag­né le IIe Prix Jeunes Créa­teurs de la Mairie de Madrid (dans la caté­gorie de poésie) en 2019. Elle a par­ticipé dans dif­férentes pub­li­ca­tions comme El País, Arbor, Actio Nova, Estrel­la Dig­i­tal ou 142 Revista Lit­er­aria.

© @marinacasadoh

Bib­li­ogra­phie

Poésie

Los des­pertares, Edi­ciones de la Torre, 2014.

Mi nom­bre de agua, Edi­ciones de la Torre, 2016.

De las horas sin sol, Huer­ga y Fier­ro, 2019.

Este mar al final de los espe­jos, Tor­re­mozas (Pre­mio Car­men Conde 2020).

Antología dig­i­tal de descar­ga gra­tui­ta, edi­ta­da por la Munic­i­pal­i­dad de Lima en 2020.

Antología dig­i­tal pub­li­ca­da por la edi­to­r­i­al BGR den­tro de la colec­ción «Poesía móvil» dirigi­da por el poeta Anto­nio Arroyo Sil­va en 2021. 

De viva voz. Antología del Grupo Poéti­co Los Bar­dos (2018), Mari­na Casa­do (ed.), Edi­ciones de la Torre, Madrid.

Madrid en tra­zo y ver­so (2019), Séx­ta­sis, Madrid.

Los mejores poe­mas de amor (2013), Antoni­no Nieto y Basilio Rodríguez (eds.), Sial Pig­mal­ión, Madrid.

Valle­jo & Co. (22/7/2021).

Small Blue Library (28/3/2021).

Un poe­ma cada sem­ana (24/10/2020).

Letralia (12/10/2020).

Taller Ígi­tur (4/10/2020).

El Colo­quio de los Per­ros (25/12/2019).

San­ta Rabia Poet­ry (colab­o­rado­ra en Poesía españo­la).

La Gran Belleza, nº 23, p.35 (diciem­bre de 2021).

Estación Poesía, nº 22 (noviem­bre de 2021).

Has­ta el Tué­tano, nº 9 (noviem­bre de 2021).

142 Revista Lit­er­aria, nº 3 (2020).

Piedra del Moli­no, nº 31 (2019).

Ærea, nº 12, p.423 (2018).

Roman

Los doce reinos del Tiem­po, Edi­ciones de la Torre, 2021.

Essais

El bar­co de cristal. Ref­er­en­cias lit­er­arias en el pop-rock, Líneas Para­le­las, 2014.

La nos­tal­gia insep­a­ra­ble de Rafael Alber­ti. Oscuri­dad y exilio ínti­mo en su obra, Edi­ciones de la Torre, 2017.

LA PARTICIPATION À DES OUVRAGES COLLECTIFS UNIVERSITAIRES :

” La memo­ria lit­er­aria de la Gen­eración del 27 en Trilogía de Madrid “, in Fran­cis­co Umbral : memoria(s) : entre men­ti­ras y ver­dades / ed. Béné­dicte de Buron-Brun (Renacimien­to, 2014).
” El fra­ca­so sen­ti­men­tal como móvil crim­i­nal en cua­tro nov­e­las de Patri­cia High­smith “, in La (re)invención del género negro / ed. Alex Martín Escribà, Javier Sánchez Zap­a­tero (Andavi­ra, 2014).
” Amor, traición y cul­pa en un auto sacra­men­tal de Rafael Alber­ti “, in The­atralia, n. 16 : Sexo, amor y adul­te­rio / ed. Jesús Mae­stro (Edi­to­r­i­al Acad­e­mia del His­panis­mo, 2014).
” Un retorno incom­ple­to : la ‘nos­tal­gie insé­para­ble’ de Rafael Alber­ti “, in El exilio repub­li­cano de 1939 : via­jes y retornos / coord. par Manuel Aznar Sol­er, José Ramón López Gar­cía, Fran­cis­ca Mon­tiel Rayo, Juan Rodríguez (Bib­liote­ca del Exilio, 2014).
Casa­do Hernán­dez, M. (2015). “Les ombres d’Aleixan­dre et de Cer­nu­da dans la poésie de Fran­cis­co Umbral”. Arbor, 191 (774).
” Fran­cis­co Umbral y Rafael Alber­ti : recor­ri­do por una relación humana y lit­er­aria “, in Actio Nova : Revista de Teoría de la Lit­er­atu­ra y Lit­er­atu­ra Com­para­da, Mono­gra­phie 1 (2017) : 125–146.
” Alum­brarnos de Alber­ti ” (2018), dans El áti­co de los gatos, Rosario Tron­coso et Car­men Sotil­lo (éd.), n.7, pp 66, 67, Cadix : Takara Editorial.
” Todavía el ide­al­is­mo ” (2019), dans Uni­ver­so León Felipe, Daniel Pacheco (éd.). Madrid : Edi­ciones Panacea, pp 115–117).

Poèmes choi­sis

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Miguel Angel Real

Né en 1965, il pour­suit des études de français à l’Université de Val­ladol­id (Espagne), sa ville natale. Il tra­vaille en 1992 à l’Agence France Presse à Paris. Agrégé d’espagnol, il enseigne au Lycée de Cornouaille à Quim­per. En tant qu’au­teur, ses poèmes ont été pub­liés dans les revues La Gal­la Cien­cia, Fábu­la et Saigón (décem­bre 2018) (Espagne), Letralia (Venezuela), Marabun­ta, El Humo et La Piraña (Mex­ique), ain­si que dans l’an­tholo­gie de poésie brève “Gotas y hac­ha­zos” (Ed. PÁRAMO Espagne, décem­bre 2017). Les revues français­es “Le Cap­i­tal des Mots”, “Fes­ti­val Per­ma­nent des mots” “Lichen”,“La ter­rasse” et “Revue Méninge” ont égale­ment pub­lié cer­tains de ses poèmes en français, orig­in­aux ou traduits de l’es­pag­nol. Il a pub­lié en avril 2019 un recueil per­son­nel, Zoologías, aux édi­tions En Hui­da (Séville). Les édi­tions Sémaphore pub­lieront bien­tôt son recueil bilingue Comme un dé rond. Il fait par­tie du comité de rédac­tion de la revue poé­tique espag­nole Crátera. Il se con­sacre aus­si à la tra­duc­tion de poèmes, seul ou en col­lab­o­ra­tion avec Flo­rence Real ou Marceau Vasseur. Ses tra­duc­tions ont été pub­liées par de nom­breuses revues en France (Pas­sage d’en­cres, Le Cap­i­tal des mots, Mange-Monde), Espagne (La Gal­la Cien­cia, Crátera, El Colo­quio de los Per­rros) et Amérique (Low-Fi Arden­tia, Por­to Rico, La Piraña, Mex­ique). Dans cette dernière pub­li­ca­tion il dirige deux sec­tions de tra­duc­tion nom­mées « Le Piran­ha Transocéanique » (https://piranhamx.club/index.php/le-piranha-transoceanique) et « Ven­tana France­sa » (https://www.piranhamx.club/index.php/quienes-somos‑2/ventana-francesa) Tra­duc­tions pub­liées: — “Fauves” (Edi­to­r­i­al Corps Puce), poèmes de l’au­teur équa­to­rien RAMIRO OVIEDO (Traduit avec Marceau Vasseur, décem­bre 2017) — “Erra­tiques”, poèmes d’ANGÈLE CASANOVA, pho­tos de PHILIPPE MARTIN. Edi­tion bilingue. Édi­tions Pourquoi Viens-Tu Si Tard, octo­bre 2018 — “Les travaux de la nuit”, de PAUL SANDA. Édi­tion bilingue. Ed. Alcy­one, décem­bre 2018.
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