> POÉSIE /​ GALLIMARD : 50 ANS

POÉSIE /​ GALLIMARD : 50 ANS

Par |2018-08-16T08:50:20+00:00 31 mai 2016|Catégories : Chroniques|

 

La col­lec­tion de poche Poésie /​ Gallimard fut créée en 1966, plus de 500 titres furent publiés depuis le numé­ro 1 (Capitale de la dou­leur de Paul Éluard sui­vi de L'amour, la poé­sie). C'est l'occasion de fêter cet anni­ver­saire et l'éditeur fait paraître quelques titres inté­res­sants dont deux antho­lo­gies.

 

Anise KOLTZ : "Somnambule du jour".

 

            "Somnambule du jour" se pré­sente  comme une antho­lo­gie. Dans sa pré­face, Anise Koltz pré­sente clai­re­ment  sa démarche. "Dieu est mort !" pro­clame-t-elle. Si l'homme est seul face à lui-même, si son expé­rience est fon­dée sur la science et la tech­no­lo­gie, il est comme anal­pha­bète. Et tout lui est alors per­mis pour expri­mer le sens de la vie  et elle cite Guillevic : "La poé­sie c'est une aven­ture colos­sale" et elle ajoute : "Dans notre monde inté­rieur, nous sommes libres. Il n'y a ni contraintes ni obs­tacles […] Notre langue est sacrée, pro­té­geons-la…"

            Ce choix de poèmes per­met un voyage à tra­vers l'œuvre d'Anise Koltz. Si les pre­miers poèmes sont émaillés de mots alle­mands, ils témoignent d'une époque où Anise Koltz fut obli­gée de par­ler alle­mand puisque le Luxembourg dont elle est ori­gi­naire fut occu­pé durant la seconde guerre mon­diale. On peut trou­ver (?) un écho de ce bilin­guisme jusque dans le pré­nom d'Anise Koltz qui semble être une contrac­tion d'Anne-Lise… Mais dès les années 80, elle aban­donne tota­le­ment l'allemand du fait de la mort de son mari suite aux tor­tures infli­gées par les nazis, après avoir publié quelques recueils chez des édi­teurs de langue ger­ma­nique. L'écho de l'aimé se retrouve dans le choix des poèmes extraits d'Un monde de pierres (Arfuyen, 2015), deux poèmes sont inti­tu­lés "À René", tout comme celui du bilin­guisme dans ces vers : "Je rêve /​ dans une langue /​ qui n'est pas la mienne". Si cet aban­don est fon­da­teur, la pré­sente antho­lo­gie montre la cohé­rence d'une œuvre qui a trou­vé son ton et sa voie dès les débuts…

            Dès Le cirque du soleil (Seghers, 1966, édi­tion bilingue), Anise Koltz s'est for­gé l'outil avec lequel elle capte le mys­tère de la pré­sence au monde, c'est-à-dire un poème rela­ti­ve­ment court com­po­sé de vers brefs ayant l'éclat du silex. Tout au plus, le lec­teur peut-il consta­ter une accen­tua­tion de la conci­sion et le pas­sage de la révolte contre Dieu (très nette dans Béni soit le ser­pent, Phi, 2004) à une sorte d'apaisement enfin trou­vé dans Un monde de pierres. Mais il faut sou­li­gner l'approximation de cette affir­ma­tion car Anise Koltz a igno­ré une par­tie de son œuvre poé­tique, celle d'avant 1966, celle publiée en alle­mand… Sans doute faut-il res­pec­ter les rai­sons de ce choix dic­té par des rai­sons extra-lit­té­raires mais il faut être conscient de ces limites. Si cette simple note de lec­ture d'une antho­lo­gie ne se veut pas étude détaillée de l'œuvre d'Anise Koltz, il faut bien mettre en évi­dence quelques carac­té­ris­tiques de la démarche de celle-ci. Dieu tout d'abord. Qu'on y prenne garde : ce n'est pas parce qu'elle le dénonce à plu­sieurs reprises, qu'il existe et qu'elle croit en lui. C'est plus à une idée com­mu­né­ment par­ta­gée qu'elle s'attaque ; si elle s'y réfère sou­vent, c'est pour mieux le condam­ner,  stig­ma­ti­ser son absence et son inuti­li­té, un bref poème dit tout et elle éclaire crû­ment la genèse de cette enti­té : "Dieu nous a créés /​ d'après Son image /​/​ Nous L'avons créé d'après la nôtre /​/​ Mutuellement /​ nous nous sommes mas­sa­crés". L'humour (l'emploi des majus­cules !) n'est pas absent de ce pari car "Il n'y a pas de réponse". Mieux, elle replace le sacré dans l'homme, dans la vie ; Anise Koltz ne manque pas de spi­ri­tua­li­té si elle se passe de Dieu : "Je n'élève plus mes enfants /​ comme des larves /​/​  Dieu n'a pas besoin /​ de les déli­vrer du mal /​/​  Chaque arbre /​ est celui de la connais­sance". L'Histoire et le savoir sous toutes ses formes (y com­pris scien­ti­fique) sont convo­qués : "Mon sang se jette /​ dans la mer /​/​ D'où je suis sor­tie /​ uni­cel­lu­laire" ou "L'océan d'où j'étais sor­tie /​ il y a des mil­lions d'années /​ se réveille en moi /​ quand je t'aime". Reste que l'interrogation sur la langue, les mots, l'écriture est omni­pré­sente dans ce choix de poèmes : "Mon lan­gage […] est mar­qué de com­merce /​ il sent la contre­bande". Il serait fas­ti­dieux de rele­ver toutes les occur­rences où les ques­tions ou les points de vue sur le lan­gage reviennent. C'est que la quête de soi passe jus­te­ment par les mots et le poème, mais Anise Koltz ne dis­si­mule pas la dif­fi­cul­té de mou­rir…

            Entre la figure de la mère qui reste une énigme (à l'image que la vie) et des inter­ro­ga­tions sur son iden­ti­té, Anise Koltz n'en finit pas de tra­cer son por­trait. C'est là l'un des charmes de cette antho­lo­gie. Mais elle ne choi­sit pas la faci­li­té, un recueil comme "Béni soit le ser­pent"  le prouve. Si elle est juive avec eux, c'est pour aus­si­tôt pré­ci­ser qu'elle est pales­ti­nienne avec eux.  (page 126). Anise Koltz refuse le mani­chéisme qui va avec le choix par­ti­san… Sa poé­sie est pro­fon­dé­ment dia­lec­tique  : "Je me puri­fie /​ je ne prie plus" ; ce sera le mot de la fin.

 

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Jacques DARRAS : "L'indiscipline de l'eau".

 

            Préfacée par Georges Guillain, "L'indiscipline de l'eau" est l'anthologie per­son­nelle de Jacques Darras, un choix qui court de 1988 à 2012. Curieusement les œuvres du début  ne sont pas repré­sen­tées dans ce choix. Je reste intri­gué parce que c'est jus­te­ment par ces recueils que j'avais décou­vert Jacques Darras, plus par­ti­cu­liè­re­ment par La Maye en 1981 (n° 16 de la revue In'Hui). Si Georges Guillain signale à juste titre la quan­ti­té éton­nante de tra­vail mené à bien par Darras (les recueils de poé­sie, les tra­duc­tions, les essais, l'animation d'In'Hui), s'il s'acquitte conscien­cieu­se­ment de sa pré­face, il ne met pas suf­fi­sam­ment en lumière, me semble-t-il, l'originalité de Jacques Darras, ce qui revien­drait  à l'opposer à d'autres cou­rants de la poé­sie contem­po­raine… Certes, on peut lire dans cette pré­face que Darras "ne par­ti­cipe pas du grand Chœur affli­gé des impuis­sances dites et redites, des mots, de l'art et de la parole"… Certes, un peu plus loin le lec­teur sai­si­ra que Darras déteste les "actuels enfer­me­ments dans les parcs humains"… Mais il ne sau­ra rien de l'engagement euro­péen de Jacques Darras ou si peu, sauf qu'il lui est conseillé de (re)lire Qui parle euro­péen ? Il ne sau­ra rien de la dif­fé­rence entre la mon­dia­li­sa­tion à laquelle adhère Jacques Darras et l'internationalisme qu'on ne peut ain­si écar­ter d'un revers de main négligent… Sans doute, est-ce le genre pré­face qui fonc­tionne par ellipses et rac­cour­cis…  Reste à lire atten­ti­ve­ment Darras.

            Fort heu­reu­se­ment, ce frag­ment qui témoi­gne­rait d'une men­ta­li­té de bou­ti­quier, "Nous diluons/​distillons tant de réserves ban­caires de paix lai­teuse Nestlé/​Nescafé soluble à doses homéo­pa­thiques quo­ti­diens dans nos tasses à cafés faïen­ce­rie mati­nale suisse", est absent de L'indiscipline de l'eau qui ne reprend qu'un poème (ampu­té d'une par­tie) de Je sors enfin du Bois de la Gruerie 1. Il faut noter éga­le­ment que Jacques Darras ne res­pecte pas l'ordre chro­no­lo­gique : la Volatisation d'Édouard Darras au Bois de la Gruerie le 24 sep­tembre 1914 vient très tôt dans cette antho­lo­gie… qu'il faut donc consi­dé­rer comme un recueil à part entière.

            Les voies de la poé­sie sont mul­tiples. Dans Nommer Namur, Jacques Darras pro­cède par approches suc­ces­sives.  C'est un mani­feste en faveur de l'oralité, du rythme créé par les qua­si-répé­ti­tions. Dans Les Gilles de Binche, je lis ce vers qui explique presque tout : "Il y a la déli­vrance de la répé­ti­tion". La poé­sie de Jacques Darras est fon­dée sur cette der­nière (ou la redite) qui crée le rythme de cette poé­sie tor­ren­tielle qui emporte tout sur son pas­sage. L'indiscipline de l'eau est aus­si un art poé­tique par les expli­ca­tions que donne Darras : "Il faut sor­tir du roman­tisme, pro­cla­mais-tu naguère. /​ J'en sors, j'en sors avec les chaus­sures Méphisto, la bonne poin­ture". Poésie réa­liste ? ou dis­cur­sive ? Si Jacques Darras se pro­clame whi­ma­nien, il prend aus­si ses dis­tances avec les USA, il se consi­dère comme "nou­vel immi­gré d'Europe"… Mais pas un mot sur les vic­times des dik­tats de la bureau­cra­tie euro­péenne ! On est loin du rêve ! Il ne suf­fit pas de pro­cla­mer vou­loir "amol­lir ameu­blir les ima­gi­na­tions" pour que la réa­li­té prenne corps… On peut ne pas être d'accord avec les len­de­mains qui (dé)chantent de Jacques Darras, mais on ne peut éli­mi­ner d'un tran­chant de main négligent ce qu'il écrit qui mérite une dis­cus­sion ser­rée, pour peut-être, faire avan­cer les choses.. Cette poé­sie n'est pas ce vers quoi je vais spon­ta­né­ment par incli­na­tion natu­relle (arti­fi­cielle car je sais qu'elle est le résul­tat de mes lec­tures dues au plus grand des hasards). Et qu'on ne me réplique pas que je ne com­prends rien à rien ; ma défi­ni­tion de (ce que j'aime dans) la poé­sie est consub­stan­tielle à ce que je suis (deve­nu). Reste à sou­hai­ter que la dis­cus­sion dure­ra tant que nous vivrons. Jacques Darras réunit des élé­ments hété­ro­clites pour en faire une matière pre­mière dont sur­git le poème sous diverses thé­ma­tiques (la mort du grand-père et le paci­fisme, la Belgique, les peintres, la bière, les moules, l'eau…). Cela se fait au prix de l'adhésion à la construc­tion euro­péenne telle qu'elle se fait : c'est oublier les anta­go­nismes natio­naux revê­tus par les contra­dic­tions du capi­ta­lisme mon­dial responsable(s) de la bou­che­rie de 14-18, c'est oublier qu'un autre com­mu­nisme était pos­sible, c'est oublier la lutte idéo­lo­gique, c'est, c'est… Mais c'est une autre his­toire !

            Le pré­fa­cier a rai­son d'affirmer que Darras "sait qu'il est de quelque part". C'est pour­quoi plus que d'une antho­lo­gie per­son­nelle, L'indiscipline de l'eau est le livre où se disent les racines du poète en gom­mant soi­gneu­se­ment les polé­miques inutiles, en rai­son­nant "par mar­chan­dage hon­nête, par inté­rêt com­pa­ra­tif bien com­pris", ce qui mérite dis­cus­sion. La poé­sie de Jacques Darras est géné­reuse comme l'eau, elle s'étale sur la page. Le poète s'oppose au sym­bo­lisme et au sur­réa­lisme réduit à un freu­do-laca­nisme ou à une mala­die véné­rienne (page 78). La pre­mière par­tie de Je sors enfin du Bois de la Gruerie inti­tu­lée Mes remon­trances aux fan­tômes André Breton et Louis Aragon était claire, outran­cière et en même temps contre-pro­duc­tive.  Reste à lire atten­ti­ve­ment cette antho­lo­gie per­son­nelle…

 

Note.

1. Jacques Darras, Je sors enfin du Bois de la Gruerie, Arfuyen, page 62.

Le lec­teur inté­res­sé pour­ra (re)lire mon article sur ce livre paru dans le n° 1024-1025 d'Europe (août-sep­tembre 2014).

 

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Zéno  BIANU : "Infiniment proche" et "Le déses­poir n'existe pas".

 

            "Infiniment proche" a été publié en 2000 dans la col­lec­tion  L'Arbalète (Gallimard). "Le déses­poir n'existe pas" l'a été en 2010 chez Gallimard. Ces deux pre­mières publi­ca­tions ont été revues et aug­men­tées à l'occasion de leur sor­tie dans la col­lec­tion de poche Poésie /​ Gallimard ; c'est sans doute l'édition défi­ni­tive (?) de ces deux livres.

            "… tout a entre­te­nu en Zéno Bianu les feux d'un idéa­lisme radi­cal  qui asso­cie la poé­sie à une exi­gence de véri­té en acte…" écrit Alain Borer dans sa pré­face. Remarque qui a au moins le mérite de poser la ques­tion Que peut la poé­sie de Zéno Bianu ? Peut-elle  "encore sau­ver le monde  en modi­fiant les consciences ?" comme le rap­pelle le pré­fa­cier citant Jean-Pierre Siméon… Et ce n'est pas en appe­lant poéZie de Z la poé­sie de Zéno Bianu (un jeu ini­tial comme dirait Borer !) que ce der­nier répond à cette ques­tion. Mais il n'y répond pas plus quant il note que "L'énigme chez Bianu n'est pas le sens ni son absence, mais la parole ouverte vers cela que nous igno­rons". Alors à quoi bon des poètes ? C'est que le poé­tique s'oppose au poli­tique : le poé­tique rêve, le poli­tique légi­fère ! Du moins dans nos socié­tés et pour l'instant. La pré­face d'Alain Borer, bien que fort docu­men­tée, ne donne pas envie de lire Zéno Bianu ; reste donc à le lire…

            Les deux recueils ici réunis semblent emblé­ma­tiques de ce que fut la moder­ni­té à une cer­taine époque. Mais n'ayant pas leurs ver­sions ori­gi­nales sous les yeux, il m'est impos­sible de repé­rer avec cer­ti­tude les ajouts. À moins que ce ne soit les para­graphes de prose en ita­liques ? Celui, limi­naire, de Le déses­poir n'existe pas, a le mérite de la clar­té : "La poé­sie n'aurait-elle plus rien à nous dire ?  Ne serait-elle plus le lieu des inter­ro­ga­tions humaines ? D'Infiniment proche au Désespoir n'existe pas, dix ans ont pas­sé…" Les attri­buts de la moder­ni­té ? l'exaltation de l'ailleurs, la lec­ture du Grand Jeu, l'éclatement du poème en ses mots iso­lés sur la page (Virgules du vide), la cap­ta­tion du rien ("jusqu'à ce trem­ble­ment de vide /​ qui étreint l'horizon"), l'impermanence des choses, le jazz, la fas­ci­na­tion devant la folie, l'absence, le vide… Les Neuf éclats de geste sont pla­cés sous le signe de René Daumal : "On ne s'assied pas deux fois sur le même nuage". Ça peut se lire comme un écho à Héraclite qui affir­mait que jamais deux fois dans le même fleuve on ne se baigne. Matérialisme, ce qui n'irait pas sans obs­cu­ri­té ? Ou remise sur ses pieds (ou mise à l'envers) du frag­ment d'Héraclite ? Le lec­teur atten­tif remar­que­ra encore plu­sieurs tics de la moder­ni­té : ain­si, cette jus­ti­fi­ca­tion par le milieu qui semble être l'expression for­melle d'une pen­sée conve­nue (si Yves Klein est le (ré)inventeur du bleu, Malaval est celui du blanc !), ain­si cette plé­thore de majus­cules mises aux mots, ain­si ce "oui" qui est un vers (mais j'ai sans doute mal com­pris la démarche de Bianu), ain­si cette "colonne sans fin" ( p 160) qui est l'image du poème… Oui, "le monde peut  tour­ner autre­ment" ; mais com­ment ? Que faire alors ? Qu'écrire alors ? Car le poète se heurte à cette ques­tion fon­da­men­tale (peut-être est-elle sans réponse ?) : qu'écrire si l'on veut trans­for­mer le monde ? Le chan­ge­ment de vie venant après, pour le meilleur ou pour le pire. Le pro­blème, c'est que c'est tou­jours pour le pire, du moins pour le plus grand nombre. Et que dire de la rela­ti­vi­té de la poé­sie ou du juge­ment poé­tique ? Quand je lis que tel poète s'est "révé­lé comme l'une des voix les plus impor­tantes de sa géné­ra­tion", j'ai envie de deman­der "pour qui ?"

            Au terme de ma lec­ture, j'avoue mon igno­rance : la poé­sie peut-elle chan­ger la vie ou trans­for­mer le monde ? Je ne sais que répondre à cette ques­tion. À lire Bianu atten­ti­ve­ment, je me dis peut-être qu'elle peut y contri­buer : car com­ment conci­lier l'idéalisme de la poé­sie domi­nante et l'horreur éco­no­mique du monde ? Peut-on y voir un rap­port de cause à effet ? Ce qui est sûr, c'est que Zéno Bianu prouve l'extrême plas­ti­ci­té de la langue en même temps que l'incapacité des mots à cer­ner par­fai­te­ment le mys­tère du monde et de la vie. Je n'ai pas la nos­tal­gie des soviets par­tout ! J'ai la nos­tal­gie de ce qui n'est pas, encore… Mais lisez plu­tôt Zéno Bianu…

 

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            50 ans de poé­sie ! Trois poètes contem­po­rains, trois voix dif­fé­rentes, pour ne pas dire oppo­sées. Ce qui ten­drait à prou­ver l'ouverture de la col­lec­tion Poésie /​ Gallimard… Et la dif­fi­cul­té que peut éprou­ver le cri­tique à la lec­ture de ces livres dès lors qu'il se refuse à éta­ler sa pré­fé­rence, même si cela relève de l'impossible.  Sauf à poser à nou­veau les ques­tions essen­tielles quant à l'utilité de la poé­sie…

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