Le Vent qui souffle soulevant — Sylvie Fabre G.

Par |2026-11-06T10:51:05+01:00 6 novembre 2026|Catégories : Essais & Chroniques, Sylvie Fabre G.|

Il s’agit bien sûr, d’un texte-bilan, d’une sorte de réca­pit­u­la­tion poé­tique, de celles qui ne peu­vent s’écrire qu’à un cer­tain moment de la vie quand bien des choses ont eu lieu, heureuses, étranges, déroutantes ou trag­iques. Quand on a à la fois beau­coup écrit et beau­coup vécu, on a, non seule­ment cette ten­ta­tion, mais aus­si ce besoin de se retourn­er. Avec, par­fois le désir, sinon le devoir, de transmettre.

Ce qui fait la force et la réus­site de ce livre où souf­fle le vent, c’est qu’on sent Sylvie Fab­re G. en pleine pos­ses­sion de sa langue, avec une belle maîtrise d’un style qu’elle s’est créé au fil des décen­nies. Style désor­mais iden­ti­fi­able, et qui, en restant la part essen­tielle et la plus « exacte » de son œuvre, avec ses for­mules, ses tour­nures car­ac­téris­tiques, se trou­ve, dans ce recueil, épuré et puissant. 

C’est un aboutisse­ment. Un petit som­met. Les lieux, les sit­u­a­tions, les sen­ti­ments, les êtres que la poète évoque, sont soudain pris dans cette langue qui les enveloppe comme d’un chaud man­teau, les unit, les révèle à l’aide de quelques détails néces­saires et suff­isants, et finale­ment, avec tout ce que ce que Sylvie Fab­re G. retrou­ve de sa vie, des siens et des autres. C’est donc un auto­por­trait d’une haute teneur poé­tique qu’elle nous offre. Por­trait « Intime-uni­versel » qui répond à ce que la poète, depuis longtemps, cherche dans l’écriture : ascèse, con­fi­dence et communion.

Je sais trop ce que coûte d’efforts men­taux et d’affects para­dox­aux la com­po­si­tion de la moin­dre phrase : je ne peux qu’apprécier cer­taines de celles de Sylvie Fab­re. Cer­taines sont d’authentiques réus­sites poé­tiques, mais elles coulent et parais­sent évi­dentes tan­dis que leur sin­gu­lar­ité nous atteint de façon sub­tile.  Dans le frag­ment « Et la nave va… » on est emporté par une «  Lancée sur le fleuve, avec ses vari­antes som­nam­buliques de pas­sagers qui descen­dent là où la source rejoint l’estuaire et se perd dans la mer d’immensité… » ;

Sylvie Fab­re G., Le Vent qui souf­fle sous le vent, L’Herbe qui trem­ble, Col­lec­tion Trait d’union, Pein­tures de Marie France Cheva­lier 2026, 132 pages, 17 €.

Ou bien, nous confie-t-elle :

« J’écris en un début de siè­cle, où l’humanité sem­ble choisir de per­dre, se per­dant. J’écris son oubli du sang et des pleurs… » etc.). D’ailleurs, c’est aus­si cette den­sité de la phrase, jamais pesante, à la fois pro­fonde et com­plexe, qui en fait la beauté.

Bien sûr, en tant que lecteur con­nais­sant une bonne par­tie de l’œuvre de Sylvie Fab­re, je suis plus sen­si­ble à cer­tains frag­ments, comme :

« Une bataille sans âge règne sur la terre, qui lie la sourde clameur des vies bâil­lon­nées au silence des vies fauchées », « etc…), surtout lorsque ces frag­ments glis­sent avec pudeur et élé­gance, du con­fi­den­tiel au très vaste, du lieu fam­i­li­er ou famil­ial, avec l’humeur d’un instant par­ti­c­uli­er, à l’impact des événe­ments géopoli­tiques. Mais ce glisse­ment ou ce va-et-vient, là encore, est par­faite­ment opéré, et mal­gré la var­iété des sit­u­a­tions c’est sa flu­id­ité et son unic­ité, qui font le charme de ce livre. 

Sur un tout autre plan, dis­ons plus méta­physique, il y a, au fil des pages, en dépit d’une indé­ni­able mélan­col­ie, en dépit d’une prise en compte de la vieil­lesse et de l’état funeste du monde, en dépit des morts, des éloigne­ments, des pertes et des regrets, la per­sis­tance de ce que j’appellerais, faute de mieux, une « croy­ance en la vie ».

Il y a, chez Sylvie Fab­re G., l’attente, ou « l’espoir sans espoir », qu’une promesse sera mal­gré tout tenue.

Il y a, au fond de la soli­tude, inex­orable et omniprésente, la recon­nais­sance éblouie du « plus grand que soi ». Et ceci dans la sen­si­bil­ité, ou la récep­tiv­ité, à ce qu’émettent les choses les plus sim­ples, les plus naturelles, comme le vent, juste­ment, les saisons, l’air qu’on respire près d’un col, en mon­tagne, une lumière, une couleur, ou comme telle parole envolée, inou­bli­able parce qu’elle a touché juste.

À l’époque où toute idée de tran­scen­dance, même pro­fane, tend à s’abolir, à l’heure où, regar­dant le ciel on pense aux mil­liers de satel­lites qui y tournoient, à la pol­lu­tion, aux tem­péra­tures dérèglées, aux tem­pêtes inédites, en des jours où con­sid­érant les plantes ou les arbres on songe à leur assèche­ment, ou bien, pen­sant aux bêtes, on envis­age l’extinction de tant d’espèces, à la mer qui appa­raît au mieux comme char­ri­ant des bris de matière plas­tique et au pire comme tombeau de migrants, Sylvie Fab­re G. garde, avec infin­i­ment de mod­estie, cette capac­ité de voir encore les choses et les gens avec un ances­tral regard humain, un regard mesuré et reconnaissant.

Cette « prose poé­tique » si sin­gulière devient alors un bloc qui résiste à l’aplatissement et à l’affadissement général­isé. Femme, la poète main­tient une croy­ance en la vie et en l’écriture. Elle offre un tré­sor de mots qui visent beau­coup plus haut et plus loin, des mots qui sont encore capa­bles de répon­dre au désir de résis­ter aux « rafales du temps » :

Devant les rafales du temps, mon corps incré­d­ule s’hypnotise pour con­tr­er ce qui le malmène, l’écriture vole à son sec­ours. 

Sous le vent, sous tous les vents, l’écriture de Sylvie Fab­re G. est cet autre vent qui nous propulsera jusqu’à la chute.

Nous ? Feuilles tombées de quel rêve de branche ? De quel arbre imaginaire ? 

Présentation de l’auteur

Sylvie Fabre G.

Sylvie Fab­re G. est née à Greno­ble en 1951. Longtemps pro­fesseur de let­tres, elle se con­sacre désor­mais à la création.

© Crédits pho­tos (sup­primer si inutile)

Bib­li­ogra­phie

  • Pays per­du d’avance, Édi­tions L’Herbe qui trem­ble, 2019.
  • La mai­son sans vit­res, Édi­tions La Passe du Vent, 2018.
  • Ce que tu nommes ta mai­son, Édi­tions Le Pré car­ré, 2018.
  • Nos feux per­sis­tent dans le noir (encres de Patrick Navaï), Édi­tions Le Verbe et L’Empreinte, 2017.
  • Tombées des lèvres, Édi­tions L’Escampette, 2015.
  • L’intouchable, Édi­tions Le Pré Car­ré, 2016.
  • Absolue jeunesse de la lit­téra­ture, Édi­tions La Porte, 2015.
  • De petite fille, d’oiseau et de voix, Édi­tions Le Pré Car­ré, 2013.
  • Neiges (gravures Marc Pessin), Édi­tions Édi­tions Le Verbe et L’Empreinte, 2012.
  • Frère humain, suivi de L’autre lumière en réédi­tion, Édi­tions L’Amourier, 2012. Prix Louise Labé 2013.
  • L’inflexion du vivant,Édi­tions Le Pré Car­ré, 2011.
  • Corps Sub­til, Édi­tions L’Escampette, 2009.
  • Le pas­sage (aquarelle Thémis), Édi­tions L’Atelier des grames, 2008.
  • Quelque chose, quelqu’un , Édi­tions L’Amourier, 2006.
  • Pays de pein­tres, Édi­tions La Porte, 2006.
  • D’un mot, d’un trait (accom­pa­g­né de poème de François Cheng et de gravures de Marc Pessin) Édi­tions Le Verbe et L’Empreinte, 2005.
  • Le Génie des ren­con­tres, Édi­tions L’Amourier, 2003.
  • Les Yeux lev­és, Édi­tions L’Escampette, 2005.
  • Deux Ter­res, un jardin, Édi­tions Le Pré Car­ré, 2002.
  • Let­tre hor­i­zon­tale, Édi­tions La Porte, 2002.
  • L’Approche infinie , Édi­tions Le Dé Bleu, 2002.
  • L’Entre-deux, Édi­tions La Porte, 2001.
  • Le Livre du vis­age (lavis de Colette Deblé), Édi­tions Voix d’encre, 2001.
  • Let­tre de la mémoire (pho­togra­phie S.Bertrand), Édi­tions Le Verbe et L’Empreinte, 2000.
  • Le Livre, Édi­tions La Porte, 1999.
  • Dans La Lenteur , Édi­tions Unes, 1998.
  • Le Bleu , Édi­tions Unes, 1997.
  • L’Heureuse Défaite (gravures M. Pessin), Édi­tions Le Verbe et L’Empreinte, 1997.
  • L’Isère , Édi­tions Félin, col­lec­tion P. Lebaud- Kiron, 1999.
  • La Vie secrète, Édi­tions Unes, 1996.
  • Pre­mière Éter­nité , Édi­tions Paroles d’Aube, 1996, Réédité en numérique aux édi­tions Recours au poème (Nou­velle ver­sion 2015).
  • L’Autre Lumière , Édi­tions Unes, 1995.

Livres d’artistes

  • Le poème, comme l’amour, encre d’Anne-Marie Don­aint-Bonave, 2019.
  • Ensem­ble, col­lages de Max Partezana, Col­lec­tions « le sin­guli­er imprévis­i­ble », Sophie Cham­bard, 2018.
  • Nos feux per­sis­tent dans le noir, encres de Patrick Navaï, Édi­tions Le Verbe et l’empreinte, 2018.
  • Le mois divin, in Les yeux lev­és, pas­tels et craies de Ray­monde Godin, col­lec­tion Livres pau­vres, Édi­tions Mai­son de la poésie Rhône-Alpes, 2017.
  • Sur l’atelier du ciel et A l’ombre du temps, pho­togra­phies d’Isabelle Lévesque, 2017.
  • 7 Lita­nies de la vieille enfant, encres et pein­ture sur tis­su de Patri­cia Pinzu­ti-Gintz, 2017.
  • Ton geste, pur élan, pein­tures d’Aaron Clarke, Col­lec­tion Jamais, Livres pau­vres de Daniel Leuw­ers, 2016.
  • Dans la bib­lio­thèque de ma mère, pein­tures de Fab­rice Rebey­rolle, Édi­tions Mains soleil, 2016.
  • Ailes du regard, poèmes de Claude Mar­gat, pho­togra­phies de Sylvie Fab­re G., Édi­tions Les Cahiers du museur, 2015.
  • A mesure d’enfance, encres de Colette Deblé, Édi­tions Les Cahiers de L’Adour, 2014.
  • D’une neige, l’autre et Un accord dans l’inachevé, livres de verre et encres de Lô, Édi­tions Lau­rence Bour­geois, 2014.
  • Piero, l’arbre, pein­tures d’Anne Slacik, Édi­tions Æncrages and Co, 2014.
  • L’Enfance est un bal­bu­tiement, pein­tures de Colette Deblé, Édi­tions Les Cahiers du museur, 2013.
  • Les portes de la trans­parence, pein­tures de Jean-Gilles Badaire, Édi­tions Les Cahiers du museur, 2013.
  • Feuille à feuille, encres de Guer­ryam, Édi­tions Ate­lier de l’artiste, 2012.
  • Voix d’extinction, pho­togra­phies d’Eole, 2011.
  • Neiges, gravures de Marc Pessin, Édi­tions Le Verbe et l’Empreinte, 2011.
  • L’envol, c’est un pays, cal­ligra­phies de Claude Mar­gat, Édi­tions Les Cahiers du museur, 2011.
  • Enfant mon incon­nu, livre-objet de Mari­ette, 2009.
  • Ce qui se passe en nous, pein­tures de Fab­rice Rebey­rolle, Édi­tions Mains-soleil, 2007.
  • Les yeux lev­és, livre peint de Fab­rice Rebey­rolle, 2006.
  • Car­nets, encres d’Isabelle Ravi­o­lo, 2006.
  • Les hiron­delles, encres et pein­tures de Guer­ryam, Édi­tions Ate­lier de l’artiste, 2006.
  • Let­tre du geste, avec des poèmes de François Cheng et des gravures de Marc Pessin, 2005.
  • Sur le front pur de la toile, livre man­u­scrit peint d’Anne Slacik, 2005.
  • Gran Cor­pas, pein­tures de Fab­rice Rebey­rolle, col­lages peints de Leon Ron­­da-Diaz, Édi­tions Mains-soleil, 2004.
  • Quelque chose, quelqu’un, 4 gravures de Frédéric Ben­rath, Édi­tions Urd­la, 2004.
  • Nous avons ce des­tin d’être appelés, gravures Marc Pessin, Édi­tions Le Verbe et l’Empreinte, 2003.
  • Les Excès du présent, pho­togra­phies de S. Fab­re G., accom­pa­g­nées de poèmes de Mau­rice Ben­hamou, 2003
  • La mesure, l’infini, livre-objet avec dessins, encres et col­lages de Juan Fru­tos, 2003.
  • Let­tre du bleu, livre man­u­scrit peint d’Anne Slacik, 2002.
  • Le Scribe, gravures et estam­pages Marc Pessin, Édi­tions Le Verbe et l’Empreinte, 2001.
  • Let­tre hor­i­zon­tale pour Bernard Noël, aquarelle Frédéric Ben­rath, Édi­tions Ate­lier de l’artiste, 2000.
  • Dans La Lenteur, (exem­plaires de tête), pein­tures de Solange Triger, Édi­tions Unes, 1998.
  • Icône de la femme, dessins de Colette Deblé, Édi­tions Cahiers de L’Adour, 1998.
  • Le Vis­age, col­lages Sylvie Planche, Édi­tions Ate­lier de l’artiste, 1997.
  • Le Bleu, aquarelles Mau­rice Rey, Édi­tions Unes, 1997.
  • L’île, man­u­scrit peint d’Anne Slacik, 1997.
  • La Fugi­tive, gravures de Mari­ette, Édi­tions La mai­son de Mari­ette, 1996.
  • La Vie secrète, (exem­plaires de tête), pho­togra­phies de Léopold Trouil­las, Édi­tions Unes, 1996.
  • L’Autre Lumière, (exem­plaires de tête), pein­tures de Solange Triger, Édi­tions Unes, 1995.
  • Mono­gra­phie Jean-Claude Bligny, Poèmes de Sylvie Fab­re G., 1995.

Cat­a­logues :

  • La Per­sis­tance des traces, Fabi­enne Bur­det-Ichtchenko, 2016.
  • Entre stèles et ciels, Odile de Frayssinet, Fab­rice Rebey­rolle, 2015.
  • Un pein­tre, gar­di­en du feu, pein­ture de Fab­rice Rebey­rolle, 2014.
  • La source et les souf­fles, pein­ture d’Anne Slacik, 2014.
  • Encore un jour à regarder le ciel, pour Fab­rice Rebey­rolle, 2013.
  • Anne la sour­cière, Anne Slacik, site Ter­res de femmes, 2012.
  • Pays per­du d’avance, Fab­rice Rebey­rolle, 2011.
  • Tout ce que je peins c’est moi, Berthe, 2009.
  • Let­tre de la tra­ver­sée, Frédéric Ben­rath, 2007.
  • Le chant frag­ile, Isabelle Ravi­o­lo, 2007.
  • Gran Cor­pas, pour Fab­rice Rebey­rolle et Leon Ron­­da-Diaz, 2006.
  • Ta peau d’homme, pour Fab­rice Rebey­rolle, 2003.
  • L’habité, pour Fran­cis Hel­gorsky, 2003.
  • Un seul voy­age, pour Anne slacik 2002.
  • La Mai­son de Mari­ette, pour Mari­ette 2002.
  • Let­tre du regard, pour Anne Slacik 2001.

Antholo­gies :

  • Le lieu exact, antholo­gie Faire part, revue lit­téraire, 2019.
  • Appa­raître, Antholo­gie Terre à ciel, 2019.
  • Un soir j’ai assis la beauté sur mes genoux, antholo­gie Rim­baud, Édi­tions La Passe du vent, 2018.
  • Poètes, une antholo­gie par­ti­c­ulière, de Lydia Padel­lec, Édi­tions Hen­ry, 2016.
  • Voix inter­mé­di­aires, antholo­gie de poésie con­tem­po­raine de François Ran­nou, Édi­tions Publie.net, 2016.
  • Rivages, Édi­tions de l’Aigrette, 2015.
  • Il n’y a pas de meilleur ami qu’un livre, Édi­tions Voix d’encre, 2015.
  • Sur la guerre et la paix, 86 poètes d’aujourd’hui, Édi­tions Mai­son de la poésie Rhône-Alpes, 2014.
  • Voix de la Méditer­ranée, Édi­tions La Passe du vent, 2013.
  • Pas d’ici, pas d’ailleurs, antholo­gie de la poésie fémi­nine fran­coph­o­ne, Édi­tions Voix d’encre, 2012.
  • Eros émer­veil­lé, Édi­tions Poésie Gal­li­mard, 2012.
  • Rousseau au fil des mots, Édi­tions La Passe du vent, 2012.
  • Nuovi poeti france­si, Édi­tions Ein­au­di, Ital­ie, 2011.
  • Das Fest des Lebens, Édi­tions Ver­lag Im Wald, Alle­magne, 2011.
  • Couleurs femmes, Édi­tions Le Cas­tor astral, 2010.
  • Au nom de la fragilité, Édi­tions Erès, 2010.
  • Pays per­du d’avance, Édi­tions Voix d’encre, 2010.
  • L’année poé­tique, Édi­tions Seghers, 2009.
  • Antholo­gie émo­tiviste de la poésie fran­coph­o­ne, Édi­tions Le Nou­v­el Athanor, 2009.
  • Voix du Basil­ic, entre­tiens avec Alain Freixe, Édi­tions L’Amourier, 2008
  • Rêver Québec, Édi­tions L’Arbre à paroles, Bel­gique et Cana­da, 2008
  • Cal­en­dri­ers de la poésie fran­coph­o­ne, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, Édi­tions Alham­bra Pub­li­ca­tions, Belgique.
  • Dans le priv­ilège du soleil et du vent, pour saluer R. Char, Édi­tions La passe du vent, 2007.
  • Mémoires d’eau, Édi­tions Bac­cha­nales, Mai­son de la poésie Rhône-Alpes, 2006.
  • 111 Poètes en Rhône-Alpes, Édi­tions Mai­son de la poésie- Le Temps des ceris­es, 2005.
  • Rumeurs de ville, Édi­tions Le Cer­tu, Lyon, 2005.
  • Le jardin de l’éditeur, Édi­tions L’Amourier, 2005.
  • La coupure du parc, Édi­tions Tara­buste, 2004.
  • Ce que dis­ent les mots, P. Maubé, Édi­tions Eclats d’encre, 2004.
  • Sept écrits de femmes, Édi­tions CIDELE, revue de Sémaphore, 2003.
  • Écri­t­ure de femmes, Édi­tions Poésie ren­con­tre, 2003.
  • Char­treuse, corps mys­tique, Guide Gal­li­mard, 2002.
  • Une sai­son en poésie A Dhô­tel, Édi­tions BM Charleville-Méz­ières, 2001.
  • Antholo­gie S. Stétié, Édi­tions Blanc Silex, 2001.
  • Poétri, Édi­tions Autrement, 2000.
  • Samiz­dat, Édi­tions Le Pré car­ré, 1999.
  • Antholo­gie amoureuse, Édi­tions Parole d’aube, 1989.
  • Paroles de poètes, Édi­tions Le Dé bleu, 1985.
  • Antholo­gie 80, Édi­tions Le Cas­tor astral, 1980.

Travaux sur sites : 

Antholo­gies, notes de lec­ture, chroniques et cri­tique pic­turale in Ter­res de femmes, Poez­ibao, Recours au poème, Terre à ciel, Ce qui reste (…).

Tra­duc­tions

Poèmes extraits de : 

  • Quell’andarsene nel buio dei cor­tili, Milo De Ange­lis (Édi­tions Mon­dadori), S’en aller dans le noir des cours, 2011, Thau­ma et Europe.
  • Incon­tri e agguati, Milo de Ange­lis (Édi­tions Mon­dadori), Ren­con­tres et guet-apens, 2016, Antholo­gie du fes­ti­val de Sète.
  • La Gre­cia è morte, Fabio Scot­to, éd Pas­sigli, La Grèce est morte, 2014, Europe.
  • La rosa del mat­ti­no, Fabio Scot­to, Édi­tions NEM, La rose du matin, 2016, Voix d’encre
  • La Nudità del vesti­to, Fabio Scot­to, Édi­tions NEM, La nudité du vête­ment, 2018, Ter­res de femmes et Voix d’encre.

Livres traduits

  • Milo De Ange­lis, Incon­tri e aguat­ti, Ren­con­tres et guet-apens, Édi­tions Cheyne, 2019, recueil traduit en col­lab­o­ra­tion avec Angèle Paoli.
  • Sylvie Fab­re G., L’approche infinie, L’infinito approssi­mar­si, tra­duc­tion de Gabriel­la Ser­rona, Édi­tions Maca­bor, 2019, Italie.

Dis­tinc­tions :

  • Bourse d’encouragement du Cen­tre nation­al du livre (1997).
  • Bourse de créa­tion du Cen­tre nation­al du livre (2003).
  • Prix Louise Labé, Frère humain, 2013.

Pub­li­ca­tions en revues depuis 1977 :

Dip­tyque N°2, Bel­gique 2014/ Europe 993 et 995, 2011, 2012, 2013/ Thau­ma « Patience » 2013/ Diérèse N. Diéter­lé, 2013/ Coup de soleil, 2013/Nunc, 2013, Enfances/ Europe n°1012–1013/ Thau­ma « Couleurs, lumière », 2013/ Arpa N°108, 2013/ Ecrits du Nord N°23–24/ Thau­ma « L’air » 2012/ Diérèse, inédits, 2009 / Le corps 2008 /Nunc, 2005, 2009/Estuaire, 2006, Le chant des villes ( Québec)/Lieux d’être 2006/Thauma, Eros, 2007/Le corps 2008/La joie 2009 / Ser­ta ( Espagne)/Une tâche ter­restre 2007/Il Seg­nale (Ital­ie, Milan) Les yeux lev­és tra­duc­tion F Scot­to 2008/Lieux d’être, la soli­tude 2008/L’arbre à paroles ( Belgique)/ Rêver Québec 2008/Les Cahiers de la danse / Lyon cap­i­tale / Coup de soleil 58, 60 / Le Nou­veau Recueil / Estu­aire, 2006 / Nunc, 2005 / Le chant des villes ( Québec) / Lieux d’être / Thau­ma, Eros / La joie 2009 / Ser­ta ( Espagne) / Une tâche ter­restre 2007/ Il Seg­nale (Ital­ie, Milan) Les yeux lev­és tra­duc­tion F Scot­to 2008 / Lieux d’être, la soli­tude 2008 / Le Cro­quant / Poésie en voy­age : Le livre, L’entre-deux, Let­tre hor­i­zon­tale / Sémaphore 2002,2003, 2004 / Midi 2000–2OO3, 2004, 2005 / Ver­so 2003 / Cahiers de la Mapra, Lyon 2003 / Lib­erté ( Québec) / Ver­sodove ( Ital­ie) / Hablar, Falar de poe­sia ( Espagne, Por­tu­gal) Sor­cières / Aube-Mag­a­zine / Le Jour­nal des poètes / Aires / Poésie-Ren­­con­tre : 98, 02 / Lieux d’être / Poésie 98 / Voix d’encre / Bac­cha­nales : numéro 6 / Arpa : numéro 60, 69, 75 / L’Arbre à paroles

Poèmes choi­sis

Autres lec­tures

Sylvie Fabre G., Nos voix persistent dans le noir

« Nous sommes sans pro­tec­tion, et la mort nous con­traint à la parole inachevée comme au pas de la sépa­ra­tion. » Sous le signe du « Nous », Sylvie Fab­re G. dédie à des enfants et […]

Le Vent qui souffle soulevant — Sylvie Fabre G.

Il s’agit bien sûr, d’un texte-bilan, d’une sorte de réca­pit­u­la­tion poé­tique, de celles qui ne peu­vent s’écrire qu’à un cer­tain moment de la vie quand bien des choses ont eu lieu, heureuses, étranges, […]

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Pierre Péju

Pierre Péju est romanci­er. Il est l’au­teur de La Part du Sphinx, ( Ed. Robert Laf­font ), de Nais­sances, de La Petite Char­treuse ( Ed. Gal­li­mard; Prix du Livre Inter 2003), traduite en plusieurs langues et portée à l’écran par Jean Pierre Denis en 2005, avec Olivi­er Gourmet et Marie-José Croze; du Rire de l’O­gre ( Ed. Gal­li­mard; Prix du Roman Fnac 2005) adap­tée en bande dess­inée par San­drine Mar­tin. ( Ed. Cast­er­man); de Cœur de pierre, La Diag­o­nale du vide, L’É­tat du Ciel, Recon­nais­sance, L’œil de la Nuit (adap­té en bande dess­inée, par Lionel Richerand Ed. Cast­er­man) ‚Effrac­tions, Échap­pées, ( Prix Montluc 2025) etc… (Tous aux édi­tions Gal­li­mard, col­lec­tion Blanche. Pen­dant de nom­breuses années, il a enseigné la philoso­phie en class­es ter­mi­nales ( à Paris puis à Greno­ble), puis il a été directeur de recherch­es, au Col­lège Inter­na­tion­al de Philoso­phie ( Paris), sur le thème ” Penser l’en­fance”. Il est aus­si l’au­teur de plusieurs essais, sur l’in­ter­pré­ta­tion des con­tes ( La Petite Fille dans la forêt des con­tes, Ed. Robert Laf­font), sur le Roman­tisme Alle­mand ( E.T.A Hoff­mann, l’om­bre de soi-même, Ed. Phébus) ( Lignes de Vies, Ed. José Cor­ti) , et sur l’en­fance (Enfance obscure, Ed. Gal­li­mard), Méta­mor­phoses de la Jeune Fille, Ed. Robert Laf­font . Il a pub­lié plusieurs mono­gra­phies sur des artistes con­tem­po­rains ( Miquel Barce­lo, Anselm Kiefer, etc…) ain­si que des ouvrages de phi­lo pour la jeunesse ( Le Mon­strueux, “Sommes-nous tous nar­cis­siques?”). Il a tenu pen­dant plusieurs années la rubrique ” ques­tions d’en­fance” dans Philoso­phie Mag­a­zine. Il a dirigé pen­dant plusieurs années, un “Ate­lier d’écri­t­ure NRF” aux édi­tions Gal­li­mard, sur l’écriture romanesque.
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