Accueil> Sylvie Fabre G., Nos voix persistent dans le noir

Sylvie Fabre G., Nos voix persistent dans le noir

Par |2022-04-21T06:30:56+02:00 20 avril 2022|Catégories : Critiques, Sylvie Fabre G.|

« Nous sommes sans pro­tec­tion, et la mort nous con­traint à la parole inachevée comme au pas de la séparation. »

Sous le signe du « Nous », Sylvie Fab­re G. dédie à des enfants et à leurs Pourquoi, ce recueil de poèmes ou plutôt de « dizains », puisque tous ces textes ont cha­cun dix vers. Trois par­ties le com­posent, la pre­mière « Nous, sommes un seul com­mence­ment » con­tenant 19 dizains, la deux­ième « Le lien reste un vœu inac­com­pli » en con­tenant 20, la troisième, elle, « Nos voix allu­ment des feux » en con­tenant 19, comme la première.

J’ai été tout d’abord intrigué par l’arythmie appar­ente des vers, le plus sou­vent impairs, tour­nant beau­coup autour de 15 syl­labes ; on trou­ve par­fois quelques alexan­drins, mais ils sont rares et telle­ment per­dus dans un ensem­ble de vers atyp­iques, qu’ils s’y con­fondent. Il n’est pas indif­férent, du reste, que Gia­co­mo Leop­ar­di et Dante soient con­vo­qués l’un et l’autre, il y a dans ces vers quelque chose de l’endécasyllabe. A coup sûr, une métrique entre le vers et le ver­set, orig­i­nale et expres­sive quoique déroutante à pre­mière vue. Peut-être la volon­té de rester « hors des bass­es méta­physiques des cadences patriarcales » ?

La poésie ain­si dévelop­pée ressem­blerait assez à la poésie didac­tique d’un Lucrèce, la poète s’adresse à un « tu » et elle lui enseigne un « nous », ses pou­voirs et ses lim­ites. Une enseignante aimante, prodiguant con­stats, con­seils et mis­es en garde.

Sous l’ascendance des astres et le sceau de l’espèce,
tu subis l’emprise d’une chair ‑ter­restre,
et tu endoss­es un genre : nos bais­ers nos sanglots
ne trou­vent pas même incarnation (…) 

Sylvie Fab­re G., Nos voix per­sis­tent dans le noir, L’herbe qui trem­ble, 2021, 100 pages, 15 €.

La deux­ième par­tie du recueil sem­ble par­ler, tout d’abord, à une jeune fille, des dan­gers et des risques du « lien » avec « le père le mari ou le fils »

des hommes igno­rants humil­iés s’exténuent
à exis­ter en exténu­ant plus faibles qu’eux. 

Mais la con­di­tion fémi­nine rejoint celle de tous les dom­inés, et la poète, se tour­nant vers sa pro­tégée lui demande :

n’aurons-nous droit qu’à l’imposture ou inventeras-tu
l’aube claire sans esclaves ni tam­bours et trompettes ? 

Les dizains évo­quent donc tous les mal­heurs de notre monde, les exilés, les « pandémies », la con­di­tion ani­male, le réchauf­fe­ment climatique :

(…) tem­pêtes canicules gelées
ne changent-elles pas tous tes espaces intérieurs ? 

La dernière par­tie du recueil, quant à elle, célèbre les feux que nos voix per­sis­tent à allumer.

« Enfant qui cherch­es ma main sur les sen­tiers ». La poète est tou­jours accom­pa­g­née de cette présence juvénile qui ne l’a jamais quit­tée et à laque­lle elle s’adresse. Peut-être cette élève est-elle, au fond, une part d’elle-même ? A la « volon­té de dom­i­na­tion débridée » évo­quée en deux­ième par­tie s’opposent « les trois syl­labes du mot/ensemble (…) trois syl­labes chrysalides d’où sur­git le nous ». La poète enseigne à l’enfant, son sem­blable son frère la force et la fragilité de ce nous « fini sachant l’infini », elle lui apprend les doutes, les ambiva­lences dont la poésie rend compte.

Quand la ligne de partage entre humain et inhumain
s’embrume, le phare du poème devient balise. 

Un texte sen­si­ble et plein d’espoir, au fond, puisque la poésie se trans­met et « persiste ».

 

Présentation de l’auteur

Sylvie Fabre G.

Sylvie Fab­re G. est née à Greno­ble en 1951. Longtemps pro­fesseur de let­tres, elle se con­sacre désor­mais à la création.

© Crédits pho­tos (sup­primer si inutile)

Bib­li­ogra­phie

  • Pays per­du d’avance, Édi­tions L’Herbe qui trem­ble, 2019.
  • La mai­son sans vit­res, Édi­tions La Passe du Vent, 2018.
  • Ce que tu nommes ta mai­son, Édi­tions Le Pré car­ré, 2018.
  • Nos feux per­sis­tent dans le noir (encres de Patrick Navaï), Édi­tions Le Verbe et L’Empreinte, 2017.
  • Tombées des lèvres, Édi­tions L’Escampette, 2015.
  • L’intouchable, Édi­tions Le Pré Car­ré, 2016.
  • Absolue jeunesse de la lit­téra­ture, Édi­tions La Porte, 2015.
  • De petite fille, d’oiseau et de voix, Édi­tions Le Pré Car­ré, 2013.
  • Neiges (gravures Marc Pessin), Édi­tions Édi­tions Le Verbe et L’Empreinte, 2012.
  • Frère humain, suivi de L’autre lumière en réédi­tion, Édi­tions L’Amourier, 2012. Prix Louise Labé 2013.
  • L’inflexion du vivant,Édi­tions Le Pré Car­ré, 2011.
  • Corps Sub­til, Édi­tions L’Escampette, 2009.
  • Le pas­sage (aquarelle Thémis), Édi­tions L’Atelier des grames, 2008.
  • Quelque chose, quelqu’un , Édi­tions L’Amourier, 2006.
  • Pays de pein­tres, Édi­tions La Porte, 2006.
  • D’un mot, d’un trait (accom­pa­g­né de poème de François Cheng et de gravures de Marc Pessin) Édi­tions Le Verbe et L’Empreinte, 2005.
  • Le Génie des ren­con­tres, Édi­tions L’Amourier, 2003.
  • Les Yeux lev­és, Édi­tions L’Escampette, 2005.
  • Deux Ter­res, un jardin, Édi­tions Le Pré Car­ré, 2002.
  • Let­tre hor­i­zon­tale, Édi­tions La Porte, 2002.
  • L’Approche infinie , Édi­tions Le Dé Bleu, 2002.
  • L’Entre-deux, Édi­tions La Porte, 2001.
  • Le Livre du vis­age (lavis de Colette Deblé), Édi­tions Voix d’encre, 2001.
  • Let­tre de la mémoire (pho­togra­phie S.Bertrand), Édi­tions Le Verbe et L’Empreinte, 2000.
  • Le Livre, Édi­tions La Porte, 1999.
  • Dans La Lenteur , Édi­tions Unes, 1998.
  • Le Bleu , Édi­tions Unes, 1997.
  • L’Heureuse Défaite (gravures M. Pessin), Édi­tions Le Verbe et L’Empreinte, 1997.
  • L’Isère , Édi­tions Félin, col­lec­tion P. Lebaud- Kiron, 1999.
  • La Vie secrète, Édi­tions Unes, 1996.
  • Pre­mière Éter­nité , Édi­tions Paroles d’Aube, 1996, Réédité en numérique aux édi­tions Recours au poème (Nou­velle ver­sion 2015).
  • L’Autre Lumière , Édi­tions Unes, 1995.

Livres d’artistes

  • Le poème, comme l’amour, encre d’Anne-Marie Don­aint-Bonave, 2019.
  • Ensem­ble, col­lages de Max Partezana, Col­lec­tions « le sin­guli­er imprévis­i­ble », Sophie Cham­bard, 2018.
  • Nos feux per­sis­tent dans le noir, encres de Patrick Navaï, Édi­tions Le Verbe et l’empreinte, 2018.
  • Le mois divin, in Les yeux lev­és, pas­tels et craies de Ray­monde Godin, col­lec­tion Livres pau­vres, Édi­tions Mai­son de la poésie Rhône-Alpes, 2017.
  • Sur l’atelier du ciel et A l’ombre du temps, pho­togra­phies d’Isabelle Lévesque, 2017.
  • 7 Lita­nies de la vieille enfant, encres et pein­ture sur tis­su de Patri­cia Pinzu­ti-Gintz, 2017.
  • Ton geste, pur élan, pein­tures d’Aaron Clarke, Col­lec­tion Jamais, Livres pau­vres de Daniel Leuw­ers, 2016.
  • Dans la bib­lio­thèque de ma mère, pein­tures de Fab­rice Rebey­rolle, Édi­tions Mains soleil, 2016.
  • Ailes du regard, poèmes de Claude Mar­gat, pho­togra­phies de Sylvie Fab­re G., Édi­tions Les Cahiers du museur, 2015.
  • A mesure d’enfance, encres de Colette Deblé, Édi­tions Les Cahiers de L’Adour, 2014.
  • D’une neige, l’autre et Un accord dans l’inachevé, livres de verre et encres de Lô, Édi­tions Lau­rence Bour­geois, 2014.
  • Piero, l’arbre, pein­tures d’Anne Slacik, Édi­tions Æncrages and Co, 2014.
  • L’Enfance est un bal­bu­tiement, pein­tures de Colette Deblé, Édi­tions Les Cahiers du museur, 2013.
  • Les portes de la trans­parence, pein­tures de Jean-Gilles Badaire, Édi­tions Les Cahiers du museur, 2013.
  • Feuille à feuille, encres de Guer­ryam, Édi­tions Ate­lier de l’artiste, 2012.
  • Voix d’extinction, pho­togra­phies d’Eole, 2011.
  • Neiges, gravures de Marc Pessin, Édi­tions Le Verbe et l’Empreinte, 2011.
  • L’envol, c’est un pays, cal­ligra­phies de Claude Mar­gat, Édi­tions Les Cahiers du museur, 2011.
  • Enfant mon incon­nu, livre-objet de Mari­ette, 2009.
  • Ce qui se passe en nous, pein­tures de Fab­rice Rebey­rolle, Édi­tions Mains-soleil, 2007.
  • Les yeux lev­és, livre peint de Fab­rice Rebey­rolle, 2006.
  • Car­nets, encres d’Isabelle Ravi­o­lo, 2006.
  • Les hiron­delles, encres et pein­tures de Guer­ryam, Édi­tions Ate­lier de l’artiste, 2006.
  • Let­tre du geste, avec des poèmes de François Cheng et des gravures de Marc Pessin, 2005.
  • Sur le front pur de la toile, livre man­u­scrit peint d’Anne Slacik, 2005.
  • Gran Cor­pas, pein­tures de Fab­rice Rebey­rolle, col­lages peints de Leon Ron­­da-Diaz, Édi­tions Mains-soleil, 2004.
  • Quelque chose, quelqu’un, 4 gravures de Frédéric Ben­rath, Édi­tions Urd­la, 2004.
  • Nous avons ce des­tin d’être appelés, gravures Marc Pessin, Édi­tions Le Verbe et l’Empreinte, 2003.
  • Les Excès du présent, pho­togra­phies de S. Fab­re G., accom­pa­g­nées de poèmes de Mau­rice Ben­hamou, 2003
  • La mesure, l’infini, livre-objet avec dessins, encres et col­lages de Juan Fru­tos, 2003.
  • Let­tre du bleu, livre man­u­scrit peint d’Anne Slacik, 2002.
  • Le Scribe, gravures et estam­pages Marc Pessin, Édi­tions Le Verbe et l’Empreinte, 2001.
  • Let­tre hor­i­zon­tale pour Bernard Noël, aquarelle Frédéric Ben­rath, Édi­tions Ate­lier de l’artiste, 2000.
  • Dans La Lenteur, (exem­plaires de tête), pein­tures de Solange Triger, Édi­tions Unes, 1998.
  • Icône de la femme, dessins de Colette Deblé, Édi­tions Cahiers de L’Adour, 1998.
  • Le Vis­age, col­lages Sylvie Planche, Édi­tions Ate­lier de l’artiste, 1997.
  • Le Bleu, aquarelles Mau­rice Rey, Édi­tions Unes, 1997.
  • L’île, man­u­scrit peint d’Anne Slacik, 1997.
  • La Fugi­tive, gravures de Mari­ette, Édi­tions La mai­son de Mari­ette, 1996.
  • La Vie secrète, (exem­plaires de tête), pho­togra­phies de Léopold Trouil­las, Édi­tions Unes, 1996.
  • L’Autre Lumière, (exem­plaires de tête), pein­tures de Solange Triger, Édi­tions Unes, 1995.
  • Mono­gra­phie Jean-Claude Bligny, Poèmes de Sylvie Fab­re G., 1995.

Cat­a­logues :

  • La Per­sis­tance des traces, Fabi­enne Bur­det-Ichtchenko, 2016.
  • Entre stèles et ciels, Odile de Frayssinet, Fab­rice Rebey­rolle, 2015.
  • Un pein­tre, gar­di­en du feu, pein­ture de Fab­rice Rebey­rolle, 2014.
  • La source et les souf­fles, pein­ture d’Anne Slacik, 2014.
  • Encore un jour à regarder le ciel, pour Fab­rice Rebey­rolle, 2013.
  • Anne la sour­cière, Anne Slacik, site Ter­res de femmes, 2012.
  • Pays per­du d’avance, Fab­rice Rebey­rolle, 2011.
  • Tout ce que je peins c’est moi, Berthe, 2009.
  • Let­tre de la tra­ver­sée, Frédéric Ben­rath, 2007.
  • Le chant frag­ile, Isabelle Ravi­o­lo, 2007.
  • Gran Cor­pas, pour Fab­rice Rebey­rolle et Leon Ron­­da-Diaz, 2006.
  • Ta peau d’homme, pour Fab­rice Rebey­rolle, 2003.
  • L’habité, pour Fran­cis Hel­gorsky, 2003.
  • Un seul voy­age, pour Anne slacik 2002.
  • La Mai­son de Mari­ette, pour Mari­ette 2002.
  • Let­tre du regard, pour Anne Slacik 2001.

Antholo­gies :

  • Le lieu exact, antholo­gie Faire part, revue lit­téraire, 2019.
  • Appa­raître, Antholo­gie Terre à ciel, 2019.
  • Un soir j’ai assis la beauté sur mes genoux, antholo­gie Rim­baud, Édi­tions La Passe du vent, 2018.
  • Poètes, une antholo­gie par­ti­c­ulière, de Lydia Padel­lec, Édi­tions Hen­ry, 2016.
  • Voix inter­mé­di­aires, antholo­gie de poésie con­tem­po­raine de François Ran­nou, Édi­tions Publie.net, 2016.
  • Rivages, Édi­tions de l’Aigrette, 2015.
  • Il n’y a pas de meilleur ami qu’un livre, Édi­tions Voix d’encre, 2015.
  • Sur la guerre et la paix, 86 poètes d’aujourd’hui, Édi­tions Mai­son de la poésie Rhône-Alpes, 2014.
  • Voix de la Méditer­ranée, Édi­tions La Passe du vent, 2013.
  • Pas d’ici, pas d’ailleurs, antholo­gie de la poésie fémi­nine fran­coph­o­ne, Édi­tions Voix d’encre, 2012.
  • Eros émer­veil­lé, Édi­tions Poésie Gal­li­mard, 2012.
  • Rousseau au fil des mots, Édi­tions La Passe du vent, 2012.
  • Nuovi poeti france­si, Édi­tions Ein­au­di, Ital­ie, 2011.
  • Das Fest des Lebens, Édi­tions Ver­lag Im Wald, Alle­magne, 2011.
  • Couleurs femmes, Édi­tions Le Cas­tor astral, 2010.
  • Au nom de la fragilité, Édi­tions Erès, 2010.
  • Pays per­du d’avance, Édi­tions Voix d’encre, 2010.
  • L’année poé­tique, Édi­tions Seghers, 2009.
  • Antholo­gie émo­tiviste de la poésie fran­coph­o­ne, Édi­tions Le Nou­v­el Athanor, 2009.
  • Voix du Basil­ic, entre­tiens avec Alain Freixe, Édi­tions L’Amourier, 2008
  • Rêver Québec, Édi­tions L’Arbre à paroles, Bel­gique et Cana­da, 2008
  • Cal­en­dri­ers de la poésie fran­coph­o­ne, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, Édi­tions Alham­bra Pub­li­ca­tions, Belgique.
  • Dans le priv­ilège du soleil et du vent, pour saluer R. Char, Édi­tions La passe du vent, 2007.
  • Mémoires d’eau, Édi­tions Bac­cha­nales, Mai­son de la poésie Rhône-Alpes, 2006.
  • 111 Poètes en Rhône-Alpes, Édi­tions Mai­son de la poésie- Le Temps des ceris­es, 2005.
  • Rumeurs de ville, Édi­tions Le Cer­tu, Lyon, 2005.
  • Le jardin de l’éditeur, Édi­tions L’Amourier, 2005.
  • La coupure du parc, Édi­tions Tara­buste, 2004.
  • Ce que dis­ent les mots, P. Maubé, Édi­tions Eclats d’encre, 2004.
  • Sept écrits de femmes, Édi­tions CIDELE, revue de Sémaphore, 2003.
  • Écri­t­ure de femmes, Édi­tions Poésie ren­con­tre, 2003.
  • Char­treuse, corps mys­tique, Guide Gal­li­mard, 2002.
  • Une sai­son en poésie A Dhô­tel, Édi­tions BM Charleville-Méz­ières, 2001.
  • Antholo­gie S. Stétié, Édi­tions Blanc Silex, 2001.
  • Poétri, Édi­tions Autrement, 2000.
  • Samiz­dat, Édi­tions Le Pré car­ré, 1999.
  • Antholo­gie amoureuse, Édi­tions Parole d’aube, 1989.
  • Paroles de poètes, Édi­tions Le Dé bleu, 1985.
  • Antholo­gie 80, Édi­tions Le Cas­tor astral, 1980.

Travaux sur sites : 

Antholo­gies, notes de lec­ture, chroniques et cri­tique pic­turale in Ter­res de femmes, Poez­ibao, Recours au poème, Terre à ciel, Ce qui reste (…).

Tra­duc­tions

Poèmes extraits de : 

  • Quell’andarsene nel buio dei cor­tili, Milo De Ange­lis (Édi­tions Mon­dadori), S’en aller dans le noir des cours, 2011, Thau­ma et Europe.
  • Incon­tri e agguati, Milo de Ange­lis (Édi­tions Mon­dadori), Ren­con­tres et guet-apens, 2016, Antholo­gie du fes­ti­val de Sète.
  • La Gre­cia è morte, Fabio Scot­to, éd Pas­sigli, La Grèce est morte, 2014, Europe.
  • La rosa del mat­ti­no, Fabio Scot­to, Édi­tions NEM, La rose du matin, 2016, Voix d’encre
  • La Nudità del vesti­to, Fabio Scot­to, Édi­tions NEM, La nudité du vête­ment, 2018, Ter­res de femmes et Voix d’encre.

Livres traduits

  • Milo De Ange­lis, Incon­tri e aguat­ti, Ren­con­tres et guet-apens, Édi­tions Cheyne, 2019, recueil traduit en col­lab­o­ra­tion avec Angèle Paoli.
  • Sylvie Fab­re G., L’approche infinie, L’infinito approssi­mar­si, tra­duc­tion de Gabriel­la Ser­rona, Édi­tions Maca­bor, 2019, Italie.

Dis­tinc­tions :

  • Bourse d’encouragement du Cen­tre nation­al du livre (1997).
  • Bourse de créa­tion du Cen­tre nation­al du livre (2003).
  • Prix Louise Labé, Frère humain, 2013.

Pub­li­ca­tions en revues depuis 1977 :

Dip­tyque N°2, Bel­gique 2014/ Europe 993 et 995, 2011, 2012, 2013/ Thau­ma « Patience » 2013/ Diérèse N. Diéter­lé, 2013/ Coup de soleil, 2013/Nunc, 2013, Enfances/ Europe n°1012–1013/ Thau­ma « Couleurs, lumière », 2013/ Arpa N°108, 2013/ Ecrits du Nord N°23–24/ Thau­ma « L’air » 2012/ Diérèse, inédits, 2009 / Le corps 2008 /Nunc, 2005, 2009/Estuaire, 2006, Le chant des villes ( Québec)/Lieux d’être 2006/Thauma, Eros, 2007/Le corps 2008/La joie 2009 / Ser­ta ( Espagne)/Une tâche ter­restre 2007/Il Seg­nale (Ital­ie, Milan) Les yeux lev­és tra­duc­tion F Scot­to 2008/Lieux d’être, la soli­tude 2008/L’arbre à paroles ( Belgique)/ Rêver Québec 2008/Les Cahiers de la danse / Lyon cap­i­tale / Coup de soleil 58, 60 / Le Nou­veau Recueil / Estu­aire, 2006 / Nunc, 2005 / Le chant des villes ( Québec) / Lieux d’être / Thau­ma, Eros / La joie 2009 / Ser­ta ( Espagne) / Une tâche ter­restre 2007/ Il Seg­nale (Ital­ie, Milan) Les yeux lev­és tra­duc­tion F Scot­to 2008 / Lieux d’être, la soli­tude 2008 / Le Cro­quant / Poésie en voy­age : Le livre, L’entre-deux, Let­tre hor­i­zon­tale / Sémaphore 2002,2003, 2004 / Midi 2000–2OO3, 2004, 2005 / Ver­so 2003 / Cahiers de la Mapra, Lyon 2003 / Lib­erté ( Québec) / Ver­sodove ( Ital­ie) / Hablar, Falar de poe­sia ( Espagne, Por­tu­gal) Sor­cières / Aube-Mag­a­zine / Le Jour­nal des poètes / Aires / Poésie-Ren­­con­tre : 98, 02 / Lieux d’être / Poésie 98 / Voix d’encre / Bac­cha­nales : numéro 6 / Arpa : numéro 60, 69, 75 / L’Arbre à paroles

Poèmes choi­sis

Autres lec­tures

Sylvie Fabre G., Nos voix persistent dans le noir

« Nous sommes sans pro­tec­tion, et la mort nous con­traint à la parole inachevée comme au pas de la sépa­ra­tion. » Sous le signe du « Nous », Sylvie Fab­re G. dédie à des enfants et […]

image_pdfimage_print
mm

Alain Nouvel

1998, pre­mier recueil de poèmes : Trois noms her­maph­ro­dites, puis deux nou­velles : Octave Lamiel, dépuceleur suivi de Edouard et Alfred au val de l’eau. En 1999, suiv­ent His­toires d’ISLES, Con­tre-Voix, Mots ani­més recueil d’aphorismes, et, en 2000, Maux ani­maux, recueil de six nou­velles, aux édi­tions « L’Instant per­pétuel ». En 2001, pub­li­ca­tion aux édi­tions « La Chimère » créées pour l’occasion de D’Etrangère, puis Dames des trois douleurs en 2004, Vari­a­tions sur une femme don­née, et reprise en 2005, Con­tre-voies en 2008 et Nou­velles d’Eurasie en 2009. En 2014, il com­pose avec sa com­pagne des chan­sons qu’ils inter­prè­tent tous deux. Maud Leroy des « Édi­tions des Lisières », pub­lie Au nom du Nord, du Sud, de l’Est et de l’Ouest, un recueil de sept nou­velles sur les Baron­nies provençales où il vit désor­mais. Une suite à ces sept nou­velles voit ensuite le jour avec pour titre Anton. Sur les bor­ds de l’Empire du milieu (texte sur la Chine où A. Nou­v­el a vécu qua­tre ans, de 1981 à 1985, longtemps resté inédit mais dont cer­tains extraits étaient parus dans la revue « Corps écrit », numéro 25, de mars 1988 : Vues de Chine), paraît pour la fête du Print­emps 2021. Les deux ouvrages aux édi­tions « La Chimère ». Il col­la­bore régulière­ment, désor­mais, à la revue « Recours au poème ». En 2020, les édi­tions « La Cen­tau­rée » à Rennes, ont pub­lié un pre­mier recueil : Pas de rampe à la nuit ? suivi, en 2021 de Comme un chant d’oubliée.
Aller en haut