Entre présence et disparition : l’univers poétique de Valerio Mello

Par |2026-11-06T10:47:47+01:00 6 novembre 2026|Catégories : Essais & Chroniques, Valerio Mello|

Présen­ta­tion et tra­duc­tion Irène Dubeouf

Vale­rio Mel­lo est un poète ital­ien. Il est né en 1985 en Sicile, à Agri­gente et vit à Milan depuis de nom­breuses années. En 2019, il a reçu le prix inter­na­tion­al « Lord Byron, Por­to Venere, Golfe des Poètes ». En 2023, il a été nom­mé Cav­a­liere Acca­d­e­mi­co di Grazia dall’Accademia de’ Nobili di Firen­ze et, en 2024, Acca­d­e­mi­co Cor­rispon­dente dell’Accademia Cosenti­na. Il fait par­tie de la rédac­tion du men­su­el L’Eracliano, organe de l’Accademia de’ Nobili di Firenze.

Les poèmes choi­sis ici sont extraits de Dis­sol­ven­ze, son dernier recueil. Le mot « dis­sol­ven­ze » fait référence à un terme ciné­matographique que l’on pour­rait traduire par « fon­du enchainé », un titre par­fait qui en un seul mot résume ce livre où tout est super­po­si­tion tran­si­toire, mélange, évanes­cence et dissolution.

C’est un livre « organique » nous aver­tit, dans la pré­face, Mau­r­izio Cuc­chi, le directeur de la col­lec­tion.  Un livre tiré du vivant. Cepen­dant les héros de la mytholo­gie grecque tout comme les philosophes antiques sont au cœur de l’œuvre de Vale­rio Mel­lo. Lire Dis­sol­ven­ze, c’est se laiss­er emporter dans la mou­vance infinie du temps où le passé dia­logue sans cesse avec le présent, où le temps n’existe plus car tout se fond, se con­fond et se dis­sout. Qu’il s’exprime dans de purs poèmes, dans la ful­gu­rance de frag­ments, dans des dia­logues socra­tiques, le poète ne cesse de faire corps avec son écri­t­ure, une écri­t­ure « physique » dans laque­lle tous les sens sont en éveil, où sa pro­fonde sen­si­bil­ité lui per­met de percevoir l’essence de chaque chose et son con­traire, une écri­t­ure char­nelle empreinte d’émotions pour dire l’impalpable, inter­roger la vie, inter­roger la mort, nous don­ner en partage la con­science de vivre entre mémoire et dis­pari­tion. Ain­si l’invisible n’est pas inat­teignable, il naît du vis­i­ble. La poésie de Mel­lo a la den­sité lumineuse de la nuit et de la brume : on y entrevoit une lumière ray­on­nante comme « les jardins, vas­es d’or au-dessus du monde » empreinte de couleurs et de par­fums… Le thème du jardin est très présent dans la poésie de Mel­lo, au point de pren­dre une valeur sym­bol­ique car au-delà des véri­ta­bles jardins qu’il a con­nus (on pense notam­ment à un précé­dent recueil, Gia­r­di­ni pen­sili), on ne peut s’empêcher d’y percevoir l’écho autant divin que sen­suel du jardin du Can­tique des Can­tiques.

 

Mais l’écriture ne sauve rien. Le para­doxe est indicible :

Dému­ni est l’alphabet incon­stant
pour percevoir une flamme dans le gel

En out­re, quand on sait l’importance de la pen­sée grecque dans les écrits du poète, il est égale­ment per­mis d’interpréter les vers de Dis­sol­ven­ze à la lumière de Pla­ton pour qui les mots, lorsqu’ils sont écrits et non plus trans­mis par la parole, per­dent toute vie.  

Le jour obstiné affronte l’écriture,
… dedans, dis­paraître,
dedans
Dis­so­lu­tions.

Indis­pens­able et mor­tel, tel appa­raît l’acte d’écrire.

Je n’aurais jamais dû écrire.
Sans un mot, nous ne sommes plus là.
Avec un mot, je n’y suis plus.

On pour­rait qual­i­fi­er Dis­sol­ven­ze de longue médi­ta­tion lyrique et exis­ten­tielle, par­tant d’une intro­spec­tion pour l’élargir à une réflex­ion plus vaste et philosophique car « l’ex­péri­ence per­son­nelle n’est jamais men­tion­née pour elle-même. Elle est dépouil­lée jusqu’à ce qu’il en reste puisse réson­ner aus­si à l’extérieur. »1

∗∗∗

Poèmes choi­sis

Definizione

Ed è l’ora di assumere il veleno.
Anco­ra vis­i­bile per poco il taglio sul­la lin­gua:
silen­zio o dial­o­go di lun­ga com­pag­nia.
Si avvic­i­na il momen­to e non è pos­si­bile resistere,
l’onda vergine sot­to gli astri,
l’isola che risplende.
.… .… .… …
Si direbbe una pie­ga sot­to il man­to del viot­to­lo,
un nume che apos­tro­fa la conoscen­za
e mis­chia il sangue alla rov­ina.
Pun­to. Pri­ma del cre­pus­co­lo.
Non bisogna dis­tur­bare il sosteg­no di ciò che nasce,
la stat­ua di sale nota come lam­pi­one.
.… .… .… …
E quan­to vivere nel­la litur­gia del venir fuori,
scheletro di trasporto,
come se non esistesse altra definizione.
La passeg­gia­ta a pie­di nudi di un peso
con odore di piante notturne.

Déf­i­ni­tion

L’heure est venue d’ab­sorber le poi­son.
Encore vis­i­ble, pour peu de temps, la coupure sur la langue :
silence et dia­logue de longue com­pag­nie.
Le moment approche et il est impos­si­ble de résis­ter,
la vague intacte sous les astres,
l’île qui resplen­dit.
………………………..
On dirait un pli sous le man­teau du sen­tier,
une divinité qui inter­pelle la con­nais­sance
et mêle le sang à la ruine.
Un point. Avant le cré­pus­cule.
Il ne faut pas entraver le sou­tien de ce qui naît,
la stat­ue de sel con­nue comme lanterne.
………………………….
Et vivre à ce point dans la liturgie de la révéla­tion,
squelette de tran­sit,
comme s’il n’ex­is­tait pas d’autre déf­i­ni­tion.
La prom­e­nade, pieds nus, d’un poids
à l’odeur de plante nocturne.

__________________

Cor­po interno

– Ricor­di la paro­la di oggi?

– Smar­ri­men­to.

– E qual è il suo significato?

– Assen­za.

– L’essere tor­men­ta­to dal deside­rio di…

– Chi vive nel­lo stes­so tem­po del Libro?

– Di quale Libro?

– Del Libro dove ho let­to la paro­la di oggi.

– Smar­ri­men­to.

– È nos­tra carne il Libro.

– Smar­ri­to sot­to la pelle.

– Cor­po interno.

– Dunque, non è nec­es­sario ricor­dare alcu­na parola.

– Doman­dati se sei parola.

*

Un vetro illu­mi­na­to dall’ossigeno dei cieli
incide il ver­so e mi affer­ra le mani.
.… .… .… …
Non tro­verò un me stes­so nell’istante che mi con­duce casual­mente alla vita.
.… .… .… .…
Le cicale furono uomi­ni, pri­ma di perder­si nel tor­men­to rosso del­la poe­sia.
.… .… .… .…
Non avrei dovu­to scri­vere, mai.
Sen­za una paro­la non ci siamo più.
Con una paro­la non ci sono più.
.… .… .… . …
Le ore si aprono in affol­late ten­sioni,
la ron­dine dis­tur­ba un ban­co di inset­ti con il suo miracolo.

È il sospet­to di una lama cal­da,
accer­chi­a­ta dai vicoli.
Si scagliano con­tro la fer­raglia del ven­to
le cicale dai fuochi estin­ti.
Presto è giorno,
anco­ra.

 Corps intérieur

-Te sou­viens-tu du mot d’aujourd’hui ?

 - Égare­ment.

- Et quelle est sa signification ?

- Absence.

- L’être tour­men­té par le désir de…

- Qui vit en même temps que le Livre ?

- Quel Livre ?

- Le Livre où j’ai lu le mot d’aujourd’hui. 

- Égare­ment.

- Le Livre c’est notre chair.

- Égaré sous la peau. 

- Corps intérieur.

- Donc, ce n’est pas néces­saire de se sou­venir de quelque mot.

- Demande-toi si tu es le mot.

*

Un vit­rage qu’éclaire l’oxygène des cieux
grave le vers et me saisit les mains.
.… .… .… …
Je ne trou­verai pas mon véri­ta­ble moi dans l’instant qui me mène for­tu­ite­ment à la vie.
.… .… .… .…
Les cigales furent des hommes, avant de se per­dre dans le tour­ment rouge de la poésie.
 .… .… .… …
Je n’aurais jamais dû écrire. Jamais.
Sans un mot, nous ne sommes plus là.
Avec un mot, je n’y suis plus.
.… .… .… …
Les heures s’ouvrent dans une accu­mu­la­tion de ten­sions,
l’hirondelle trou­ble un essaim d’insectes par son mir­a­cle.
C’est la sus­pi­cion d’une lame d’air chaud
encer­clée de ruelles.
Les cigales tous feux éteints
se pré­cip­i­tent dans le fer­raille­ment du vent.
C’est bien­tôt le jour,
encore.

__________________

 

 Era­cli­to, figlio di Blosone, o, come sosten­gono alcu­ni, di Era­con­te, fu di Efe­so.
Dio­gene Laerzio, Vite dei filosofi, Libro IX

I
Era­cli­to sui mon­ti dimen­ti­ca la vita.

 II
Era­cli­to preferisce l’oscurità del­la soli­tu­dine
all’oscurità dell’uomo. 

III
Era­cli­to chia­ma l’acqua pri­ma di morire.

IV
Ecco, i con­trari. L’anima doman­da per­ché di questo esistere alla lin­gua moz­za­ta dell’oracolo.
Par­la.
Il Sig­nore di Delfi dà fuo­co a tutte le cose, nelle fiamme esprime la vista dell’occulto.
Si apre la vita su e giù.
Nel buio fittissimo.

V
Nell’acqua la fiamma è un dolore spar­so che trema.

VI
La poz­za traspar­ente del­la voce ritor­na alla gola.

 Hér­a­clite, fils de Blo­son, ou, comme l’affirment cer­tains, d’Héracôn fut citoyen d’Éphèse.
Dio­gène Laërce, Vies des philosophes, Livre IX

I
Hér­a­clite dans les mon­tagnes, oublie la vie.

II
Hér­a­clite préfère l’ob­scu­rité de la soli­tude
à l’ob­scu­rité de l’homme.

III
Hér­a­clite réclame de l’eau avant de mourir.

IV
Voici les opposés. L’âme demande le pourquoi de cette exis­tence à la langue tranchée de l’o­r­a­cle.
Il par­le.
Le Seigneur de Delphes met en feu toutes choses, exprime dans les flammes sa vision de l’oc­culte.
La vie s’ou­vre vers le haut et vers le bas.
Dans l’é­pais­seur du noir.

V
Dans l’eau, la flamme est une douleur dif­fuse qui tremble.

VI
La flaque trans­par­ente de la voix remonte à la gorge.

__________________

 

La neces­sità di ques­ta fat­i­ca,
l’anima umi­da sci­ol­ta sui vetri,
l’impronta del disperso.

La néces­sité de cette peine,
l’âme humide dis­soute sur les vit­res,
l’empreinte du disparu.

__________________

Ingres­so

– A Olym­pos si ritor­na
– Ho bisog­no di sapere qual è il des­ti­no dell’uomo
– Scegli un col­ore fra quei fiori e pren­di la sua for­ma
– Non sono pron­to per viag­gia­re
– Entra a occhi bassi
– Nel viag­gio non si rag­giunge l’ultimo gradi­no
– La scala si fer­ma pri­ma del dio

                   oppure

– Le donne di Olym­pos chiedono un volto alle cro­ci del monte
– È impre­ciso l’ingresso
– Le donne entra­no nell’opaco river­bero del sen­tiero
– Rit­mo arcano
– Chi­ude gli occhi la scala di pietra bian­ca e sof­fia sulle can­dele
– Si chia­ma Irene e sis­tema le ultime stoffe rica­mate dietro la por­ta azzur­ra
– In quel des­ti­no la luna è dipinta

                  con inar­riv­abile intensità

Un prete nero rin­un­cia alla fos­chia si aggi­ra con un libro sot­to­brac­cio
pochi gra­di­ni
questi per­son­ag­gi van­no e ven­gono fra mod­este case
den­tro la fines­tra c’è un flut­to che ver­sa reliquie
reg­na sul pari e sul dis­pari nelle penom­bre interne
lab­bra rosse come fiot­ti di sangue e non un sof­fio
che spen­ga la candela.

 *

Per­ché anco­ra mi riduco al pen­sato che non è
descriv­i­bile con ric­chez­za di parole.

 *

Maledi­ci­amo i luoghi seg­reti che sfogliano la pazz­ia
del sangue dei morti.

*

Le vec­chie fotografie si sono fer­mate.
Lascer­esti tut­to com’è, se fos­si al pos­to mio.
Lo so. Non sposter­esti nem­meno la pol­vere
– quan­do la pol­vere si spos­ta,
per­ché è stan­ca di aspettare.

*

Vor­resti dire alle immag­i­ni che hai vis­to…
hai vis­to per tut­ta la vita immag­i­ni.
Il coro par­la fuori cam­po.
Ciò che si vede è più pos­si­bile del­la vista.
Igno­to è il salto del­la luce arti­fi­ciale oltre i vetri del­la fines­tra in una sera di feb­brai
.… .… .… .…
Mi pen­to…
È tut­to qui, ho dato un mor­so al frut­to… l’esito è invi­o­la­bile…
Chi scrive las­cia un’impronta sul­la pol­pa proibita.

*

Entrée

- À Olym­pos, on revient.
- J’ai besoin de savoir quel est le des­tin de l’homme.
- Choi­sis une couleur par­mi ces fleurs et prend sa forme.
- Je ne suis pas prêt à voy­ager. 
- Entre, les yeux bais­sés.
- Dans le voy­age on ne parvient pas à la dernière marche.
- L’escalier s’ar­rête avant le dieu.

                  ou bien 

- Les femmes d’Olympos récla­ment un vis­age aux croix de la mon­tagne.
- L’en­trée est impré­cise.
- Les femmes entrent dans l’opaque reflet du sen­tier.
- Rythme mys­térieux.
- L’escalier de pierre blanche ferme les yeux et souf­fle sur les chan­delles.
- Elle s’ap­pelle Irène et dis­pose les dernières étoffes brodées der­rière la porte bleue.
- Dans ce des­tin la lune est peinte

              avec une inten­sité inatteignable

Un prêtre noir se détache de la brume, erre avec un livre sous le bras
quelques march­es
ces per­son­nages vont et vien­nent par­mi de mod­estes demeures
à tra­vers la fenêtre il y a un défer­lement de reliques
rég­nant sur le pair et l’impair dans les pénom­bres intérieures
des lèvres rouges comme des flots de sang et pas un souf­fle
qui pour­rait étein­dre la bougie.

*

Parce que j’en suis encore réduit à penser que ce n’est pas descriptible avec la seule richesse des mots.

*

Nous maud­is­sons les lieux secrets qui frô­lent la folie du sang des morts.

*

Les vieilles pho­tos sont restées.
Tu lais­serais tout en l’é­tat, si tu étais à ma place.
Je le sais. Tu ne déplac­erais pas même un grain de pous­sière
 — quand la pous­sière se déplace,
parce qu’elle est lasse d’attendre

*

Tu voudrais dire aux images que tu as vues…
que tu as vu des images toute ta vie.
Le chœur par­le hors champs.
Ce que l’on voit est plus prob­a­ble que la vue.
Incon­nu est le sceau de la lumière arti­fi­cielle au-delà des vit­res de la fenêtre un soir de févri­er.
………………..
Je regrette…
Tout est là, j’ai mor­du dans le fruit… le résul­tat est invi­o­lable…
Celui qui écrit laisse une empreinte dans la pulpe interdite.

Note

Inter­view de Sal­va­tore Mas­si­mo Fazio pour la revue l’EstroVerso le 16 mars 2026. 

Présentation de l’auteur

Valerio Mello

Vale­rio Mel­lo est un poète ital­ien. Il est né en 1985 en Sicile, à Agri­gente et vit à Milan depuis de nom­breuses années. En 2019, il a reçu le prix inter­na­tion­al « Lord Byron, Por­to Venere, Golfe des Poètes ». En 2023, il a été nom­mé Cav­a­liere Acca­d­e­mi­co di Grazia dall’Accademia de’ Nobili di Firen­ze et, en 2024, Acca­d­e­mi­co Cor­rispon­dente dell’Accademia Cosenti­na. Il fait par­tie de la rédac­tion du men­su­el L’Eracliano, organe de l’Accademia de’ Nobili di Firenze.

Bibliographie 

  • Ver­si Inferi, Trac­ce, 2010
  • La nobiltà dell’ombra, La Vita Felice, 2013
  • Asfal­to, La Vita Felice, 2014 
  • Gia­r­di­ni pen­sili, La Vita Felice, 2015
  • Cer­can­do Ulisse, Pequod, 2017 
  • Da qualche parte nel­la vita, Pequod, 2019
  • Rive, Ensem­ble, 2022
  • Hyp­sas, Ensem­ble, 2024
  • Dis­sol­ven­ze, Stam­pa, la col­lana, 2026

et plusieurs livrets aux édi­tions Pul­ci­noe­fe­fante d’Alberto Casiraghi.

Poèmes choi­sis

Autres lec­tures

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Irène Duboeuf

Irène Duboeuf, née à Saint-Eti­enne, vit depuis 2022 dans la Drôme, près de Valence. Elle est l’auteure des recueils Le pas de l’ombre, Encres vives, 2008, La trace silen­cieuse, Voix d’encre, 2010 (prix Marie Noël, Georges Riguet et Amélie Murat 2011), Trip­tyque de l’aube, Voix d’encre, 2013 (Grand prix de poésie de la ville de Béziers), Roma, Encres vives, 2015, Cen­dre lis­sée de vent, Unic­ité, 2017 (final­iste du prix des Trou­vères), Bor­ds de Loire, livre pau­vre col­lec­tion Daniel Leuw­ers 2019, Efface­ment des seuils, Unic­ité, 2019, Vol­can, livre pau­vre col­lec­tion Daniel Leuw­ers, 2019, Un rivage qui embrase le jour, édi­tions du Cygne, 2021, Pal­pa­ble en un bais­er, édi­tions du Cygne, 2023. En tant que tra­duc­trice, elle a pub­lié Neige pen­sée, d’Amedeo Anel­li, Libre­ria Ticinum edi­tore, 2020, L’Alphabet du monde d’Amedeo Anel­li, Édi­tion du Cygne, 2020, Kranken­haus suivi de Car­net hol­landais et autres inédits, de Lui­gi Carotenu­to, Édi­tions du Cygne 2021, Hiver­nales et autres tem­péra­tures, d’Amedeo Anel­li, bilingue italien/français, Libre­ria Ticinum Edi­tore, 2022, Quatuors, d’Amedeo Anel­li, Libre­ria Ticinum Edi­tore, 2023, Des voix entourées de silence, Le Cygne, 2023. Ses tra­duc­tions de sept autres poètes ital­iens sont parues dans Babel, sta­ti di alter­azione, antholo­gie mul­ti­lingue d’Enzo Campi, Bertoni Edi­tore, 2022. Ses pro­pres poèmes sont traduits en ital­ien, espag­nol, arabe et chi­nois clas­sique. Site de l’auteure : https://irene-duboeuf.jimdofree.com
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